La nouvelle situation devrait relancer un peu de volatilité à court terme. Mais les investisseurs restent avant tout fixés sur les résultats des entreprises et sur les baisses de taux attendues.
Après un record à 2.484 dollars/once mercredi, certains spécialistes sont persuadés de voir le métal jaune profiter de taux réels plus bas à court terme, et de meilleurs fondamentaux ensuite. Les marchés de futures n’en sont pas encore complètement certains.
Malgré les précautions oratoires de certains gouverneurs plus «faucon», le Conseil de la BCE semble faire consensus sur la désinflation en cours et l’idée d’une nouvelle baisse de taux en septembre, déjà intégrée par les marchés.
L’inflation globale s’est inscrite à 2,8% en juin, celle hors produits alimentaires frais et celle des services sont même légèrement remontées. De quoi maintenir les espoirs de hausse des taux de la Banque du Japon pour l’automne.
Le Conseil des gouverneurs a été unanime pour reporter la discussion sur la baisse de taux au 12 septembre, quand il aura davantage de données économiques. Mais la confiance affichée sur l’inflation ouvre clairement une porte pour cette échéance.
Le marché locatif poursuit sur sa tendance malgré le contexte politique et les Jeux olympiques. Les acteurs de l’investissement semblent entrevoir de premiers signes positifs.
Pour la première fois depuis le deuxième tour des législatives, l’Agence France Trésor a pu emprunter 11,5 milliards d’euros dans des conditions qui continuent à être bonnes malgré le contexte politique.
Plusieurs banques comme la Société Générale et BNP Paribas ont mené ces derniers mois des opérations de transfert de risque avec pour but d’allouer les capacités de financement ainsi dégagées à des programmes sociaux ou environnementaux.
Les conditions des prêts devraient moins se resserrer désormais, selon l’enquête trimestrielle de la BCE. Mais la demande des entreprises tarde encore à redémarrer.