Les cours du cuivre ont atteint des records mercredi sur les marchés américains. Ils ont baissé à Londres dans le même temps, accentuant la dislocation du marché au niveau mondial.
La hausse des taux souverains a eu tendance à diminuer l’intérêt des «covered bonds» pour les investisseurs. Après un lent démarrage cette année, le resserrement des spreads semble pouvoir relancer le marché primaire.
Cette économiste spécialiste du secteur bancaire chez BNP Paribas a produit la semaine dernière une note très complète sur la deuxième opération de réduction du bilan de la Fed (QT) et tous les facteurs à prendre en compte pour avoir une vue globale des risques.
La banque centrale américaine a décidé de réduire son bilan à un rythme plus lent à partir d’avril, abaissant de 25 à 5 milliards de dollars le montant des obligations d’Etat qu’elle ne réinvestit plus chaque mois. Au-delà du débat sur les raisons de cette mesure, notamment liées aux perturbations du blocage du plafond de la dette américaine, la Fed cherche le bon tempo.
Pour mieux comprendre les mouvements sur l’inflation et la croissance, les économistes s’apprêtent à regarder d’autres signaux que les indicateurs habituels. La cause ? Le chamboule-tout amorcé par l’administration Trump.
Chaque mois, les observateurs attendent d’abord l’indice CPI, alors que la Fed regarde plutôt l’indice PCE «core» sans l’énergie ni l’alimentation, publié avec trois semaines de retard.
Le sujet est au coeur des discussions macroéconomiques depuis au moins trois ans. Certains observateurs espèrent voir une partie de l’épargne réallouée vers la consommation en Europe.
Tenant compte des spécificités de l’économie suisse, avec une monnaie et des gains de productivité forts, la BNS se dirige petit à petit vers des taux négatifs.