La société d’investissement ThreeSixty Investments, dont Generali est l’actionnaire majoritaire, vient de recevoir son agrément de gestion de la part de la Banque d’Italie. Le premier fonds, dans lequel l’assureur italien a misé un milliard d’euros, devrait commencer à investir au cours du semestre. ThreeSixty Investments va être intégrée à la galaxie de boutiques partenaires de Generali. L'équipe est composée d’anciens de Pioneer Investments, dont Giordano Lombardo, l’ancien directeur général, qui a pris les rênes de la nouvelle structure.
Le spécialiste de produits de défiscalisation a annoncé ce 18 février avoir noué un partenariat avec l’ancien membre de l'équipe de France de handball Daniel Narcisse. Le quadruple champion du monde, d’origine réunionnaise, représentera le groupe, qui développe et distribue de nombreux véhicules d’investissements dans les DOM-COM, sur l’année 2020. «Le groupe est très heureux d’accueillir Daniel Narcisse comme nouvel ambassadeur de sa marque en 2020. Des opérations de communication à ses côtés viendront rythmer l’année 2020 dont une campagne de publicité TV qui devrait voir le jour d’ici la fin de l’année», a déclaré dans un communiqué Jérôme Devaud, directeur général délégué du Groupe Inter Invest.
L’allemand Bantleon vient de fermer trois fonds pour cause d’encours trop faibles, a appris Fondsprofessionell. Il s’agit des fonds Bantleon Dividend, Bantleon Dividend AR et Bantleon Select Global Technology. Ils totalisaient à eux trois à peine plus de 20 millions d’euros. Les deux premiers fonds avaient presque cinq ans, et le troisième allait avoir trois ans en juin. Le gérant du fonds technologique, Andreas Dagasan, a depuis rejoint le gérant de fortune Huber Reuss & Kollegen comme directeur de la gestion actions.
La multi-boutique anglo-saxonne BennBridge vient de nommer son nouveau directeur général, Doug Stewart, qui était dernièrement directeur général d’OppenheimerFunds pour l’EMEA (Europe, Middle East, Asia). Il avait quitté la société en juillet 2019, alors qu’elle venait d'être entièrement intégrée à Invesco. Lancée en 2018, BennBridge regroupe quatre jeunes boutiques spécialisées sur différents segments mondiaux des marchés actions. Elle distribue aussi huit fonds de Bennelong Funds Management, sa maison-mère.
En 2019, la gestion d’actifs française a retrouvé des performances positives, effaçant le mauvais millésime de 2018. Selon le bulletin «Stat Info» de la Banque de France, seuls les véhicules monétaires ont délivré une performance négative (-0,27% sur un an en moyenne). Les fonds actions affichent une performance annuelle nette des frais de gestion de 23,5%, soit 35,5 points de plus qu’en 2018. Les fonds mixtes (ex-fonds «diversifiés») ont progressé de 9,8% (+15,7 points). La gestion obligataire a connu sa meilleure performance annuelle en cinq ans, avec un gain de 3,8% (+4,7 points).
La société de gestion Ossiam, filiale de Natixis IM, a annoncé ce 18 février l’obtention du label ISR (Investissement socialement responsable) pour sa gamme de fonds ESG (environnement, social et gouvernance). Spécialiste du «smart beta», Ossiam a développé une offre ESG depuis 2016. A fin décembre, elle totalisait 770 millions d’euros d’encours. Les fonds labellisés sont : - Ossiam US Minimum Variance ESG NR - Ossiam World ESG Machine Learning UCITS ETF - Ossiam ESG Low Carbon Shiller Barclays CAPE®US Sector UCITS ETF - Ossiam US ESG Low Carbon Equity Factors UCITS ETF
Le spécialiste américain de la dette décotée, Oaktree Capital, vient de mettre sur pied une filiale chinoise, a appris Reuters ce 17 février auprès du régulateur local. La société sera totalement détenue par la maison-mère, une spécificité récente dans le droit chinois, qui imposait jusqu’à peu un partenaire local aux firmes étrangères. Oaktree (Beijing) Investment Management Co., Ltd aura un accès direct au marché chinois des prêts non-performants. La firme de Howard Marks n’est pas débutante en Chine, puisqu’elle y a déjà investi 6,5 milliards de dollars dans des dettes d’entreprises en difficulté financière depuis 1995. Elle y a noué plusieurs partenariats, dont un avec la société de gestion détenue par l’Etat, China Cinda Asset Management. Première firme étrangère autorisée sur ce segment, Oaktree pourra profiter de la nouvelle plateforme de transfert et de règlement de dettes décotées mise en place l’année dernière par la China Securities Regulatory Commission (CSRC) et le Shenzhen Stock Exchange.
Le suisse Vontobel vient de recruter Jeff Klepacki pour prendre la tête des équipes de distribution auprès des intermédiaires en Amérique du Nord, un poste nouvellement créé. Jeff Klepacki arrive d’Aberdeen Standard Investments, où il était depuis 2017 le responsable de la distribution dans la région. Ce triple champion du monde d’aviron, qui a représenté les Etats-Unis lors de trois Jeux Olympiques (1992, 1996 et 2000), travaille dans le secteur depuis 23 ans. Il est notamment passé par AllianzGI et Capital Group.
En 2019, la gestion d’actifs française a retrouvé des performances positives, effaçant le mauvais millésime de 2018. Selon les données de la Banque de France, publiées dans son bulletin « Stat Info », seuls les véhicules monétaires ont délivré une performance négative (-0,27% sur un an en moyenne).
Les annonces de regroupement s’enchainent dans le monde de la gestion d’actifs. Après le rapprochement de Jupiter et Merian au Royaume-Uni lundi, c'était au tour mardi de Franklin Resources et Legg Mason d’annoncer leur projet d’union aux Etats-Unis. Plus précisément, Franklin Resources se porte acquéreur de Legg Mason pour former un ensemble de 1.500 milliards de dollars d’actifs gérés. L’opération est valorisée à 4,5 milliards de dollars. Franklin Resources propose 50 dollars par action Legg Mason dans une transaction entièrement en numéraire. La société reprendra également une dette de 2 milliards de dollars de Legg Mason. Ce dernier possède un portefeuille de neuf sociétés de gestion d’investissement opérant sous leurs propres marques qui gèrent collectivement 806 milliards de dollars. Le communiqué assure qu’il n’y aura aucun changement dans les équipes de direction des filiales d’investissement de Legg Mason. Le siège social mondial restera à San Mateo, en Californie, et la société combinée opérera sous le nom commercial de Franklin Templeton. Seul un affilié sur les neuf que compte Legg Mason a refusé de suivre le mouvement. Il s’agit d’EnTrust Global, une filiale spécialisée sur les investissements alternatifs qui gère environ 20 milliards. La direction d’EnTrust va donc racheter son capital à la clôture de l’opération entre Legg Mason et Franklin. Jennifer Johnson aux manettes Basé en Californie, Franklin Resources gère près de 700 milliards de dollars d’actifs et est également cotée en Bourse. Son directeur général, Greg Johnson, vient tout juste d'être remplacé dans ses fonctions par sa soeur Jennifer Johnson, jusqu’ici directrice des opérations (COO) du groupe américain, fondé par leur grand-père en 1947. C’est elle qui va désormais piloter cette étape majeure. Tout autant que Legg Mason, Franklin Templeton est confronté à un marché américain totalement déprimé en matière de fonds collectifs gérés de manière active. Les ETF, des produits low-cost cotés en Bourse et gérés de manière passive, emportent la totalité de la collecte nette des fonds actions depuis des années aux Etats-Unis. Et les deux protagonistes cherchant à se regrouper ne sont pas des fournisseurs d’ETF. Dans un tel environnement, les trimestres de rachats nets, c’est-à-dire lorsqu’il y a plus d’argent des clients qui sort des offres d’investissement qu’il n’en rentre, se succèdent pour eux.Entre septembre et décembre par exemple, Franklin Resources a décollecté 12,3 milliards de dollars après -12,8 milliards le trimestre précédent. Pour la période correspondante de 2018, le groupe avait enregistré 7,3 milliards de dollars de décollecte. La situation n’est pas forcément plus enviable du côté de Legg Mason qui a fait état d’une décollecte de 1,6 milliard de dollars entre septembre et décembre 2019 (exercice décalé) sur ses produits long terme. Legg Mason est, en outre, l’objet de pressions depuis plusieurs mois de la part d’un fonds activiste baptisé Trian et fondé par un certain Nelson Peltz. Celui-ci, qui avait déjà par le passé fait des aller- retour au capital de Legg Mason, avait obtenu un siège au conseil d’administration du groupe américain avec un autre de ses associés. Il avait alors clairement expliqué que son objectif, pour Legg Mason, était qu’il réduise ses coûts de manière significative, pilote mieux sa croissance et améliore sa rentabilité. Dans son communiqué, Franklin a bien précisé que Trian, qui détient 4,5% de Legg Mason, avait d’ores et déjà donné son accord à son offre de rachat.
Le gestionnaire d’actifs américain Franklin Resources a annoncé avoir conclu un accord pour acquérir son concurrent et compatriote Legg Mason. L’ensemble formerait un groupe de 1.500 milliards de dollars d’actifs.
La plus grosse banque d’Europe s’inflige une cure d’amaigrissement drastique. HSBC a annoncé ce 18 février qu’elle visait une diminution de plus de 100 milliards de dollars d’actifs bruts pondérés du risque d’ici à fin 2022 à travers le monde mais plus spécifiquement en Europe et aux Etats-Unis, pour amortir les effets du Brexit et de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. « La performance du groupe en 2019 a bien résisté, mais certains pans de nos activités ne produisent pas des rendements acceptables », a déclaré Noel Quinn, le directeur général par intérim depuis le départ surprise de John Flint. Dans un entretien à Bloomberg, Noel Quinn a précisé qu’il envisageait de supprimer 15% des effectifs à l'échelle mondiale, soit 35.000 postes. Les effectifs passeraient de 235.000 actuellement à 200.000 au cours des trois prochaines années. Les activités mondiales actuelles de banque de détail et de gestion de patrimoine et de banque privée au niveau mondial seront fusionnées pour créer une nouvelle activité de banque de patrimoine et de banque personnelle courant 2020. En Europe, elle compte réduire ses activités de courtage et de recherche sur les actions et transférer ses capacités en matière de produits structurés du Royaume-Uni vers l’Asie. La banque a l’intention de concentrer ses activités de banque d’investissement au Royaume-Uni sur les clients de taille intermédiaire britannique et des entreprises internationales depuis Londres. Aux Etats-Unis, elle veut repositionner son activité américaine en tant que banque d’affaires internationale, avec une offre de détail ciblée. Elle va consolider certaines activités de Fixed Income avec celles de Londres afin d’optimiser les effets d'échelle. Elle compte réduire les charges d’exploitation de 10 à 15 % et recentrer ses activités de banque de détail vers les clients mobiles à l'échelle mondiale. Le réseau de succursales aux États-Unis sera réduit d’environ 30 % et un programme de consolidation des activités de middle et de back-office sera lancé. HSBC a publié un résultat net en baisse de 53% à 5,97 milliards de dollars au titre de l’exercice 2019 pour un produit net bancaire de 56,10 milliards de dollars. Elle indique qu’en 2020, l’impact du coronavirus sur l’activité en Asie pourrait peser sur ses performances.
Le spécialiste britannique du venture-capital Atomico a annoncé ce 18 février avoir levé 820 millions de dollars pour Atomico V, son cinquième millésime. Le profil des investisseurs est varié avec des fonds de pensions, des assureurs, des banques, des family offices, des fonds souverains, et des fonds de dotation du monde entier, a fait savoir Atomico. Le véhicule va investir dans des start-ups européennes, principalement en série A, mais également en séries B et C. Les encours sous gestion du londonien Atomico atteignent désormais les 2,7 milliards de dollars.
La banque italienne Intesa Sanpaolo a annoncé avoir fait une offre publique d'échange en vue de l’acquisition de sa compatriote Unione di Banche Italiane (UBI) Banca, pour un montant de 4,86 milliards d’euros. Selon l’offre proposée, les actionnaires d’UBI Banca recevront 17 actions nouvellement émises par Intesa Sanpaolo pour 10 titres UBI Banca détenus. «Les perspectives du secteur financier et bancaire pour les prochaines années sont caractérisées par une consolidation dans laquelle les principaux opérateurs seront des champions tant en Europe qu’en dehors de l’Europe», a expliqué Intesa, ajoutant que l’entité combinée pourrait réaliser des bénéfices consolidés supérieurs à 6 milliards d’euros à partir de 2022. UBI Banca est le quatrième groupe bancaire d’Italie en nombre d’agences, avec une part de marché d’environ 7%. Intesa a indiqué que la transaction devrait être finalisée d’ici à la fin de cette année et qu’elle était soumise à l’obtention des autorisations réglementaires. Une fois l’opération achevée, Intesa prévoit de retirer UBI Banca de la cote italienne. «Le groupe combiné possèdera plus de 1.100 milliards d’euros d’actifs financiers, avec environ trois millions de clients d’UBI Banca, qui détiennent environ 200 milliards d’euros d’actifs financiers», a expliqué Intesa.
Credit Suisse vient de nommer Mischa Tschopp à la tête des marchés allemand et autrichien de la gestion de fortune, a appris Finews. Il va remplacer Henrik Herr, qui quitte la banque après 17 ans passés à la banque de Zurich. Mischa Tschopp, qui a rejoint Credit Suisse en 2005, était jusqu’ici directeur du conseil et du développement commercial au Luxembourg. Par le passé, il fut notamment le directeur général de la branche singapourienne.
Après avoir terminé 2019 à un peu plus de2milliards d’euros d’encours sous gestion (mandats inclus) et une collecte nette de 15 millions d’euros, Cobas AM garde la foi en sa gestion value. Le fondateur et dirigeant du gestionnaire espagnol, FranciscoGarcía Paramés, a indiquéà ses investisseurs, lors de sa conférence annuelle le 17 février, qu’il n’y avait «aucune raison de penser qu’acheter des actions à bas coût avait cessé d'être logique», selon des propos rapportés par plusieurs médias espagnols.Le prix et la valorisation vont «inexorablement converger», a-t-il déclaré. Le «Warren Buffett» espagnol a désigné la gestion passive comme une cause majeure de la distorsion des marchés. «Les marchés ont arrêté de réfléchir. 50% des décisions ne sont plus réfléchies», selon le gérant star, faisant référence au fait que la gestion passive représentait peu ou prou 50% du marché américain. Parmi les éléments quipermettrontla convergence duprix et de la valorisation de sestitresen portefeuille, FranciscoGarcía Paramés a listéles rachats d’actions, la simplification des structures d’entreprises et la grande décorrélation entre les indices et les portefeuilles de Cobas AM. FranciscoGarcía Paramésa admis quelques erreurs, notamment sur les titresDia etHard Felguera, et a expliqué que les fonds de Cobas n’avaient pas encore recouvrer entièrement leurs pertes en dépit de «rendements raisonnables» en 2019. Il a ajouté que les potentiels de revalorisation de ses portefeuilles actions de la péninsule ibérique et internationales atteignaient respectivement 84% et 126%.
Le prix a été fixé à 390 millions de livres. L’opération s’accompagnera d’une augmentation de capital permettant aux actionnaires actuels de Merian de détenir 17% de l’ensemble.
La holding financière japonaise Nomura étudie la vente de son activité de gestion d’actifs taïwanaise, selon Bloomberg, qui cite des sources proches. Elle travaille avec Goldman Sachs Group sur cette vente potentielle. Elle cherche à la valoriser environ 500 millions de dollars. Elle l’avait rachetée en 2014 à ING Groep NV pour un montant non dévoilé, devenant la première société japonaise à entrer sur le marché taïwanais de l’asset management.
Le fournisseur de données de marché FE fundinfo vient de nommer David Blumer, l’ex-directeur monde de BlackRock Alternative Investors, au poste de président. Ce dernier conserve parallèlement un rôle de conseiller senior et de président Suisse de BlackRock. Il remplace Peter Little, qui conserve un siège au conseil d’administration, ainsi qu’un rôle de conseiller spécial et de directeur senior indépendant. FE fundinfo a également nommé un nouveau directeur général, Hamish Prudey, qui était jusqu’ici DG d’Intelliflo, une société d’informatique dédiée aux conseillers financiers.
En 2019, la gestion d’actifs hexagonale a retrouvé le chemin de la performance. Et a effacé, dans le même temps, la contreperformance générale de 2018. Selon les données de la Banque de France, publiées dans son bulletin « Stat Info », seuls les véhicules monétaires ont délivré, dans l’ensemble, une performance en-dessous de zéro. Un an plus tôt, l’ensemble des classes d’actifs était en territoire négatif. Après un mois de décembre 2018 catastrophique, les fonds actions hexagonaux ont effectué en douze mois une remontada spectaculaire, avec une performance annuelle nette des frais de gestion de 23,5%, soit 35,5 points de plus qu’en 2018 ! Les fonds mixtes (ex-fonds «diversifiés») ne sont pas en reste, avec 9,8% (+15,7 points), tout comme la catégorie «Fonds autres» (1), qui enregistre une performance annuelle agrégée de 7,9% (+8,1 points). Les fonds obligataires ont connu leur meilleure performance annuelle de ces cinq dernières années, avec 3,8% (+4,7 points). A l’inverse, les fonds monétaires ont subi leur troisième performance annuelle négative de suite, avec -0,27% en moyenne pour 2019. En termes d’encours, l’ensemble des catégories se tiennent en quelques dizaines de milliards d’euros. Les fonds actions réunissaient, à fin décembre 2019, 330 milliards d’euros, dont 32 milliards en ETF. Les fonds mixtes demeurent les plus importants, avec 354 milliards, contre 343 milliards pour la catégorie «autres», et 315 milliards pour les fonds monétaires. Un peu à l'écart se trouvent les fonds obligataires, avec 284 milliards d’euros. (1) Fonds d'épargne salariale, fonds immobiliers, fonds de capital investissement, fonds à formule, « hedge funds »
L'équipe allemande de Danske Bank AM a décidé de concentrer ses efforts commerciaux sur les investisseurs institutionnels, a appris Das Investment. Ce changement d’orientation stratégique a provoqué le départ de deux responsables commerciaux, Michael Dazian et Andreas Schneeberger. Ils avaient rejoint la filiale danoise de gestion d’actifs en 2015 et 2016 respectivement. La succursale allemande de Danske Bank AM, située à Francfort, demeure dirigée par Marc Homsy, responsable du développement commercial en Allemagne, en Autriche, en Suisse et au Luxembourg.
L’ancienne député européenne britannique,Kay Swinburne, estime que la volonté de l’Union européenne de mettre en place sa propre infrastructure de stockage des données pour rivaliser avec les géants américains Amazon et Google menace les accords d’externalisation qui sous-tendent les modèles d’activité des gestionnaires d’actifs à l’international, rapporte le Financial Times. Désormais responsable des services financiers chez KPMG, elle estime que l’UE pourrait mettre un frein à la délégation de gestion «par la porte de derrière» en limitant le transfert des données des clients européens en dehors de l’Union. La délégation de gestion, qui permet aux gestionnaires d’actifs opérant à partir de centres financiers tels que Hong Kong, Boston et Londres de gérer des fonds pour des investisseurs du monde entier, a été attaquée par des pays européens désireux de transférer les activités de gestion d’actifs dans leur pays. En 2017, la France avait pris la tête d’une initiative visant à limiter la délégation vers des pays tiers, estimant que les règles pourraient amener les gestionnaires d’actifs britanniques à échapper à la surveillance européenne après le Brexit en externalisant l’essentiel de leur activité au Royaume-Uni.
Credit Suisse Asset Management ambitionne de revenir dans le Top 10 des fournisseurs d’ETF (fonds cotés gérés de manière passive) en Europe, six ans après avoir vendu son activité spécialisée à BlackRock, écrit le Financial Times. La banque suisse a en effet annoncé la semaine dernière qu’elle convertirait trois de ses fonds passifs en ETF. Il s’agit de fonds suivant les indices américains et qui gèrent actuellement 700 millions de francs suisses. Le groupe a annoncé au journal britannique qu’il allait aussi convertir plus de 20 fonds existants pour des encours de 15 milliards de francs. Puis il lancera des ETF intégrant des critères ESG ainsi que des ETF thématiques. Enfin, des ETF gérés de manière active seront aussi proposés avec l’ambition de construire une gamme de plus de 30 produits en deux ans. «L’importance stratégique des ETF va s’accroître au fur et à mesure que les plateformes digitales prennent de l’importance», explique Michel Degen, responsable de la Suisse et de la région EMEA (Europe, Moyen Orient et Asie) pour Credit Suisse AM.
La gestion value est un peu à la peine en Espagne en ce début 2020. Les sociétés de gestion Azvalor, Cobas AM et Magallanes ont perdu entre 7 et13% de leurs encours sur le seul mois de janvier 2020, rapporte l’agence de presse espagnole Europa Press, qui s’appuie sur les données d’Inverco, l’association des professionnels de la gestion d’actifs en Espagne. Les encours d’Azvalor ont ainsi chuté de 13,76% à 872,8 millions d’euros fin janvier après avoir baissé de 24,4% sur l’année 2019. C’est la première fois en quatre ans que la boutique se retrouve sous la barre du milliard d’euros d’actifs sous gestion. Cobas AM, la boutique de Francisco García Paramés, a, elle, vu ses encours baisser de 13,22% le mois dernier à 1,16 milliardd’euros, après une diminution d’actifs sous gestion de 11,94% enregistrée sur les deux mois précédents, constate Europa Press. Même situation pourMagallanes, qui a perdu 7,88% au cours du mois de janvier 2020, pour terminer le mois à 783 millions d’euros d’encours après une baisse de 11% enregistrée sur les deux mois précédents.
Le dirigeant de Vision Fund, le fonds à 100 milliards de dollars du conglomérat japonais Softbank, a aligné des milliards de dollars d’investissements extérieurs pour un nouveau véhicule de type fonds spéculatif, ce qui menace de faire monter les tensions au sein du plus gros investisseur tech au monde, rapporte le Financial Times. Rajeev Misra, qui pilote le Vision Fund, pousse pour essayer de bâtir un fonds à plusieurs milliards de dollars permettant de faire des paris sur des sociétés cotées et non plus seulement sur des sociétés non cotées. Il est soutenu par le fonds souverain Mubadala qui lui a obtenu le soutient du gouvernement du Kazakhstan et de son fonds. Ces deux fonds souverains pourraient investir jusqu'à 4 milliards de dollars.
Nouvelle opération de regroupement au Royaume-Uni. Après un week-end de rumeurs de presse, la société de gestion britannique Jupiter Asset Management a confirmé ce 17 février son intention de racheter son compatriote Merian Global Investors pour un montant de 370 millions de livres auxquels viendront s’ajouter 20 millions supplémentaires en fonction des futurs résultats de Merian dans quatre et cinq ans. L’opération doit passer par une augmentation de capital de Jupiter, une société cotée en Bourse, devant permettre aux dirigeants actuels actionnaires de Merian de détenir 17% du capital élargi de Jupiter AM. Merian est l’ancien nom de Old Mutual Global Investors, une société rachetée par ses dirigeantset TA Associates au groupe Old Mutual en 2018 lors d’un " management buy-out». Après l’opération, la firme de capital investissement TA Associates détiendra 16% de Jupiter AM. Les deux protagonistes se connaissent bien puisque TA Associates avait déjà participé au «management buy-out» de Jupiter AM en 2007. Il s’agit là d’une pure opération de croissance, les deux groupes revendiquant la même culture basée sur la gestion active et opérant quasiment sur les mêmes marchés. Pour Jupiter, il s’agit d’une «opportunité attractive d’acquérirun gestionnaire indépendant de haute qualité en parfaite adéquation avec la culture et la philosophie d’investissement de Jupiter.» Les discussions avaient lieu depuis un certain temps déjà. Merian gérait 22,4 milliards de livres(27 milliards d’euros) fin 2019 et son acquisition va permettre à Jupiter AM de devenir le deuxième acteur sur le marché du retail au Royaume-Uni avec 65 milliards de livres gérés. Elle va lui permettre aussi d'être moins dépendante de ses cinq plus grands fonds actuels, puisque leur poids devrait passer de 46% des actifs sous gestion à 33% des actifs du groupe élargi. Le nombre de fonds dont l’actif sous gestion est supérieur à 1 milliard de livres sterling va aussi passer de 10 à 16. L’acquisition doit aussi permettre à Jupiter AM de renforcer ses capacités d’investissement sur les actions internationales systématiques, les actifs alternatifs liquides et les obligations convertibles à conversion obligatoire («CoCo», contingent convertible capital), et renforcer sa présence sur la dette des marchés émergents, les obligations d’entreprise et les actions. L’acquisition, qui devrait avoir lieu au second semestre 2020, comprend aussi une dette cible de 29 millions de livres sterling. A noter, la présence d’une protection contre les risques de baisse du prix d’achat assurée par un mécanisme d’ajustement du prix à régler en numéraire, jusqu'à une valeur maximale de 100 millions de livres sterling.
L’association de la gestion d’actifs britannique, The Investment Association, a nommé Keith Skeoch, directeur général de Standard Life Aberdeen, en qualité de président. Il remplace ainsi Peter Harrison, le directeur général de Schroders, qui occupait cette fonction depuis trois ans. Michelle Scrimgeour, directrice générale de Legal & General Investment Management, et Patrick Thomson, directeur général de la région EMEA chez JPMorgan Asset Management, ont été nommés vice-présidents de l’IA. Ils prendront leurs nouvelles fonctions le 1er mai 2020.