Au terme d’une année 2019 placée sous le signe de la «croissance rentable», Arkéa Investment Services, qui regroupe les activités de gestion d’actifs et de banque privée du groupe Arkéa, veut poursuivre dans cette voie en 2020 avec de très nombreux projets en gestation. Sébastien Barbe, président du directoire d’Arkéa IS, a notamment souligné son intention de relancer le segment de l’immobilier même si les liens avec Primonial, vendu l’an dernier, restent forts. Les compétences dans l’immobilier étant toujours là dans le groupe, un projet de niche est en cours d’agrément et pourrait voir le jour vers la fin février , avec des réflexions sur l’opportunité de faire ou non de la croissance externe. De ce point de vue, « l’environnement pour faire de la croissance externe est plus intéressant maintenant qu’il y a deux ans», a-t-il indiqué en ajoutant qu’il visait en priorité le marché français et qu’il fallait être opportuniste en la matière. En attendant, il est vrai que Sébastien Barbe peut se retourner avec satisfaction sur une année 2019 durant laquelle les actifs sous gestion ont affiché une progression de 10% à 55 milliards d’euros. Une hausse de 4,8 milliards d’euros favorisée par la bonne tenue des marchés mais également par une collecte nette de 2,6 milliards d’euros dont 1,5 milliard d’euros hors fonds monétaires. Sur cinq ans, les encours ont enregistré une hausse de 34%. La principale société de gestion du groupe, Federal Finance Gestion a passé l’an dernier la barre des 39 milliards d’euros d’actifs à 39,2 milliards d’euros, suite à une progression des encours de 3,1 milliards d’euros, liée notamment à une «collecte significative». Le lancement d’un fonds à capital protégé est envisagé pour le courant du deuxième trimestre. La société de gestion prépare également le lancement d’un fonds Global Green Bonds et d’un fonds de private equity sur le segment de la dette non cotée. Schelcher Prince Gestion, dont les actifs sous gestion s’élèvent à 5,6 milliards d’euros, va continuer la promotion du fonds Schelcher –IVO Global Yield 2024, lancé en juin 2019, et faire campagne pour le segment des convertibles, qui vient de recevoir le renfort d’un expert en la matière, Benoît Le Pape (ex-Scor). Swen Capital Partners, qui se présente comme le spécialiste de la multigestion responsable en non coté et dont les encours ont atteint la barre des 5 milliards d’euros, va poursuivre le déploiement de la TCFD (Task Force on Climate-related Financial Disclosures), avec de nouvelles générations de fonds infra et private equity. Dans cette perspective, Jérôme Delmas, directeur général de Swen Capital Partners, a indiqué qu’il allait rejoindre l’initiative NEC, la métrique propriétaire lancée par Sycomore AM. «L’objectif est d’utiliser cet outil de mesure pour l’ensemble de nos investissements», a souligné Jérôme Delmas. Swen Capital Partners devrait en outre boucler vers la mi-février le premier closing du fonds MAIF Transition, une stratégie qui devrait favoriser la transition agricole vers le bio. Jérôme Delmas espère bien attirer jusqu’à 200 millions d’euros pour ce produit «qui devrait montrer à tous que nous agissons dans les territoires au service de l’économie circulaire». Du côté de la banque privée, Arkéa Banque Privée, dont les encours s’élèvent à 2,7 milliards d’euros, veut poursuivre son expansion géographique en France. Après la création des bureaux de Marseille et Lyon en 2019, la banque privée prévoit d’ouvrir deux à trois nouveaux bureaux en 2020. Mandarine Gestion, qui gère quelque 3 milliards d’euros, va poursuivre son développement international avec l’entrée en lice d’un TPM sur le marché australien. Enfin, le gérant quantitatif Vivienne Investissement, qui gère 160 millions d’euros, a vu l’an dernier son fonds phare Ouesssant franchir la barre des 100 millions d’euros. L’objectif est de dépasser les 200 millions d’euros.
Dans son étude sur le comportement des épargnants, l’AMF relève que la majorité d'entre eux économisent en vue de subvenir à leurs besoins pour leur retraite.
La Commission européenne, marquant sa «profonde préoccupation» quant au respect de l’Etat de droit en Pologne, a déposé une demande auprès de la Cour de justice de l’Union européenne afin qu’elle prenne des mesures provisoires. Cela fait suite à l’adoption définitive la veille par les députés polonais d’une loi amendant l’organisation des tribunaux ordinaires. Si elle est promulguée, elle permettra notamment au pouvoir exécutif de prendre des sanctions disciplinaires contre les juges trop critiques à l'égard des réformes judiciaires déjà mises en oeuvre. La loi entrera en vigueur si elle est promulguée par le président Andrzej Duda.
Banca Sella a recruté Sara Kraus pour lui confier la responsabilité du nouveau pôle de développement de la clientèle privée et des family office. Sara Kraus rejoint Banca Sella après avoir été head of partner & fundraising au sein de l’incubateur de startup «Le Village» de Crédit Agricole. Elle a aussi travaillé chez Indosuez Wealth Management et UBS.
Comgest a confirmé le départ de la spécialiste des marchés émergents Galina Besedina, rapporte Citywire Selector. L’intéressée travaillait au sein de la société depuis 12 ans, avant de partir en octobre 2019. Elle avait rejoint la société en tant qu’analyste avant de devenir gérante en 2010.
La Commission européenne a affiché vendredi sa « profonde préoccupation » quant au respect de l’Etat de droit en Pologne. Elle a déposé une demande auprès de la Cour de justice de l’Union européenne afin qu’elle prenne des mesures provisoires.
Tom Caddick, le directeur des investissements de Santander Asset Management au Royaume-Uni, a quitté la société, croit savoir Investment Week. Il serait parti en juillet 2019, après avoir été CIO pendant près de deux ans. Il avait rejoint Santander en 2011, initialement en tant que responsable de la gestion pour l’équipe multi-manager.
La société de gestion italienne Anima a lancé début janvier Anima Crescita Italia New, un fonds éligible au nouveau plan d’épargne individuel italien PIR, rapporte Funds People Italia. Cela vient compléter l’offre PIR de la société de gestion qui se composait déjà d’Anima Crescita Italie (lancé en 2017) et Anima Iniziativa Italia, Anima Crescita Italia et Anima Pro Italia. Anima Crescita Italia New est un fonds diversifié obligataire. Il est investi à 30 % en actions (dont 22 % italiennes) et à 70 % dans des obligations (dont 50 % d’obligations d’entreprises italiennes).
La société de gestion britannique Majedie Asset Management a créé une compétition pour encourager les femmes à travailler dans le secteur de la gestion d’actifs. Elle a dévoilé le 23 janvier les quatre équipes d’étudiantes qui tenteront de remporter le titre de «l’investisseur de la nouvelle génération 2020». Les équipes viennent des universités de Bath, Cambridge, Exeter, et de la London School of Economics, et sont composées uniquement de femmes. Chaque équipe se voit confier un portefeuille virtuel de 25.000 livres pour investir dans des actions cotées. La compétition a commencé le 23 janvier et se terminera le 30 juin. Majedie fournira aux équipes concurrentes une formation approfondie en matière de sélection de titres, de construction de portefeuilles, de modélisation financière, d’intégration ESG, ainsi qu’un mentorat de la part de ses gérants sur la période. Le gain virtuel réalisé pendant la compétition par chaque équipe sera transformé en espèces sonnantes et trébuchantes et versé à des organisations caritatives. L’équipe ayant affiché la meilleure performance recevra aussi 5.000 livres qui seront donnés à une œuvre caritative au Royaume-Uni.
Quelques jours après le rachat de Banco Sabadell AM pour 430 millions d’euros, le directeur général d’Amundi Yves Perrier a réalisé un tour d’horizon stratégique, lors d’un long entretien accordé aux Echos. Pour le patron du géant français, l’accès au réseau bancaire de Sabadell lui permettra de devenir le 4è gérant d’actifs en Espagne. Il précise qu’Amundi est déjà numéro un en France, numéro deux en Italie, et numéro trois en Allemagne. A côté de ce succès européen, l’Asie est la deuxième priorité stratégique du groupe. Et Yves Perrier de rappeler qu’Amundi vient de créer une co-entreprise avec Bank of China, dans laquelle il est majoritaire, une première pour un étranger en Chine. Concernant l’important accord de distribution de produits avec la Société Générale, dont le contrat arrive à échéance en novembre, le directeur général a déclaré avoir confiance en une issue favorable pour les deux parties. Les analystes d’UBS avaient publié une note cette semaine dans laquelle ils estimaient que le prochain deal allait probablement avoir des conséquences négatives sur les marges brutes sur frais de gestion. En matière de finance verte, le dirigeant a déclaré qu’il voulait que ses fonds ouverts soient tous ESG (soit 600 milliards d’encours) et doubler la taille de la gestion passive en ESG, sans toutefois donner de calendrier. Il a également dévoilé une partie de la politique de vote de la maison pour 2020. Deux sujets seront particulièrement suivis : la transition énergétique et la décarbonisation d’une part, et l'équilibre salarial d’autre part. «Nous demandons la publication de données surles émissions de gaz à effet de serre, et celle du « ratio d’équité » et de son évolution – le rapport entre la rémunération du dirigeant et la rémunération moyenne», a-t-il déclaré. Enfin, concernant les risques financiers qui planent au-dessus des marchés, Yves Perrier a insisté sur le risque de la dette. Pour lui, les fonds doivent par ailleurs disposer d’une poche de trésorerie suffisante pour faire face au risque de liquidité, un des thèmes majeur de l’année 2019, et les maisons de gestion doivent disposer d’une surface financière solide qui lui «permette[ent] d’assurer cette liquidité en cas de risques extrêmes».
Le groupe Primonial a annoncé avoir enregistré une collecte brute de 11,4 milliards d’euros en 2019, contre 9,7 milliards d’euros en 2018. La collecte nette 2019 s’établit à 6,67 milliards d’euros. Le groupe précise que sur le montant de la collecte brute, 6,6 milliards ont été souscrits par les particuliers (+13%) et 4,8 milliards par les clients institutionnels (+23%). Au 31 décembre, la collecte de l’assurance-vie atteint 1,3 milliard d’euros, celle de l’asset management OPCVM 3,9 milliards, et la collecte immobilière s’élève à 6 milliards d’euros. Enfin, l’activité produits structurés enregistre une collecte de 231 millions d’euros. Dans la partie asset management, la part revenant à La Financière de l’Echiquier représente une collecte de 3,511 milliards d’euros. En parallèle de ce niveau de collecte brute sur la classe d’actifs OPCVM, l’année 2019 a connu un volume de rachats important du fait de la montée rapide des marchés au 1er trimestre - engendrant des prises de bénéfices -, et la désaffection des stratégies value et diversifiées. La collecte nette OPCVM s’établit à -500 millions d’euros, plus que compensée par un effet performance de +1,5 milliard d’euros.
Le groupe américano-luxembourgeois Lombard International Group vient d’annoncer la nomination de StuartParkinson au poste de directeur général. Il remplace JohnHillman, qui assurera la présidence du conseil d’administration du groupe.à partir du 1er avril prochain. StuartParkinson arrive de HSBC, où il a passé 27 ans dans les filiales en Asie, en Europe, en Amérique latine et aux États-Unis. Il était dernièrement directeur des investissements de HSBC Private Banking. Détenu par Blackstone depuis cinq ans, Lombard International Group propose des solutions de structuration patrimoniale à l’international basées sur l’assurance-vie, et gère 44,9 milliards de dollars d’actifs au 30 juin 2019.
George Soros s’est engagé à investir 1 milliard de dollars pour soutenir un réseau mondial d’études supérieures visant à former les étudiants au civisme en réponse à la montée des nationalismes dans le monde, rapporte le Financial Times. Dans un discours à Davos, le financier et philanthrope a fustigé le populisme et s’en est pris à Donald Trump, Xi Jinping, Narendra Modi et au Brexit. Son organisation Open Society Foundations va développer des partenariats entre des universités de premier plan, des think tanks et institutions culturelles en Occident et ceux dans les pays plus éloignés, pauvres et moins stables. Le nouveau réseau s’appellera Open Society University Network.
Swiss Life Asset Managers a indiqué ce 23 janvieravoir fait l’acquisition d’actifs à Dortmund, Offenbach en Allemagneet La Haye aux Pays-Baspour son fonds immobilier Swiss Life REF (CH) European Properties, portant l’encours sous gestion total du fonds à plus de 500 millions d’euros, soit environ 537 millions de francsfin 2019. Afin de soutenir cette croissance, une nouvelle augmentation de capital est prévue à l'été 2020, sans plus de détails. Deux actifs situés à Dortmund et à Offenbach ont été acquis à l’automne. Un immeuble résidentiel comprenant 111 appartements se trouve dans le nord de Dortmund. A Offenbach, près de Francfort, il s’agit de deux immeubles de logement comprenant 317 appartements. Ensuite, à la mi-décembre, le fonds a fait l’acquisition de son premier actif aux Pays-Bas, à La Haye. L’immeuble de cinq étages compte plus de 10.000 mètres carrés de surface de bureaux et ses 300 places de stationnement sont loués à des acteurs du secteur industriel et tertiaire. «Ces acquisitions ont une fois de plus permis d’accroître considérablement la diversification du fonds en termes d’emplacement et d’utilisation ainsi que de consolider la stratégie qualitative choisie», selon le communiqué. Le fonds immobilier, lancé il y a deux ans, détient essentiellement des biens en Allemagne, Grande-Bretagne, Finlande ou France.
Les agences de notation Moody’s et S&P ont accueilli de façon positive l’acquisition de Sabadell AM, filiale de gestion de Banco Sabadell, par Amundi pour un montant de 430 millions d’euros. Les deux entités ont également scellé un partenariat de distribution d’une durée de 10 ans. Pepa Mori, vice-président etsenior credit officer chez Moody’s, estime que cette transaction est bénéfique d’un point de vue crédit pour Banco Sabadell car elle générera un gain de capital de 351 millions d’euros et permettra d’améliorer ses indicateurs de capital réglementaire.Elle estime néanmoins que la vente de Sabadell AM n’aura qu’un effet «relativement modeste» sur la profitabilité du groupe. La filiale de gestion de Banco Sabadell avait généré un profit net de 34 millions d’euros pour 2019, dont 65 millions d’euros de commissions nettes et 17 millions d’euros de dépenses. Ce qui formait au total environ 4% du profit net annualisé de Banco Sabadell en septembre 2019. Une vente non dénuée de risques pour Banco Sabadell L’agence de notation S&Pestime que l’opération peut paraître «étrange» d’un point de vue stratégique dans la mesure où dans un contexte de taux bas, les activités d’assurance, retraite et de fonds sont un moyen important pour les banques de diversifier leurs revenus. Cependant,S&P juge que l’alliance de Banco Sabadell avec Amundi pourrait lui permettre de pénétrer encore davantage dans le marché de la gestion d’actifs. Pepa Mori, de Moody’s, explique que la perte de cette source de revenus que constituait Sabadell AM pour BancoSabadell risque d’ajouter de la pression sur la capacité de la banque espagnole à générer des bénéfices. Mais les économies de coûts découlant de l’allègement en risque du bilan de la banque et du plan de rentabilité de Banco Sabadell vont compenser cerisque.L’analyste s’attend également à ce que Banco Sabadell bénéficie d’une hausse des commissions de distributionrésultant de son partenariat avec Amundi.
La SCPI vise à constituer un patrimoine foncier agricole composé de différentes propriétés viticoles qui seront louées par bail rural à long terme à des exploitants
Le fondateur de Renaissance Technologies, Jim Simons, a nommé son fils co-président du conseil d’administration de la société de hedge funds et ajouté cinq nouveaux administrateurs, rapporte le Financial Times. Cette décision place Nathaniel Simons, qui gère le hedge fund Meritage Group et est vice-président de Renaissance depuis 2006, en position de succéder à son père. Le fils Simons a passé 13 ans au sein de la société en tant que «principal» avant de la quitter pour s’occuper de projets liés au climat. L’un des nouveaux administrateurs est par ailleurs le beau fils de Jim Simons, Mark Heising. Le plan de succession de Renaissance, 75 milliards de dollars d’encours, est jusqu’ici considéré comme un succès dans un secteur où les fondateurs ont eu du mal à passer le flambeau à une génération plus jeune, observe le FT. Agé de 82 ans, Jim Simons s’est retiré de la gestion au jour le jour de Renaissance et a confié la direction de l’entreprise à Peter Brown et Robert Mercer en 2010. Ce dernier a démissionné en 2017 et Peter Brown est désormais seul directeur général.
Le secteur de la gestion de fortune avait jusqu’ici été épargné par les troubles dans la cité portuaire. Mais depuis peu, tous les voyants sont au rouge. Le mouvement de contestation qui agite Hongkong depuis plus de sept mois commence à toucher sa place financière, dominée par les banques suisses, rapporte le quotidien suisse Le Temps. «Certains clients réévaluent leur décision de faire de Hongkong leur hub préféré pour la gestion de fortune», souligne l’association Hong Kong Private Wealth Management dans un récent rapport. «Ce n’est pas un exode, mais bon nombre de nos clients se sont mis à envisager des scénarios alternatifs pour baser leur fortune dans une autre juridiction», confirme Philippa Huckle, qui dirige le gestionnaire de fortune Aria Forum.
RAM Active Investments, société de gestion systématique basée à Genève, a recruté Tian Guo en tant que data scientist senior, spécialiste du Traitement naturel du langage (NLP). Tian Guo vient de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), où il a été post-doctorant de 2017 à 2019. A ce poste, il a travaillé sur le deep learning interprétable, le traitement naturel du langage, l’apprentissage automatique, l’apprentissage multi-tâches et l’apprentissage par transfert. Avant cela, il a été assistant de recherche doctorale de 2015 à 2017 à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), où ses recherches portaient sur les réseaux neuronaux liés aux données temporelles, l’exploration des flux de données en continu et l’apprentissage machine distribué. En 2015, Tian Guo a accompagné NEC Laboratories Europe dans le cadre du Network Data Analytics Research Group. Diplômé de l’Université Jiao Tong de Shanghai (SJTU) et de l’Université de Sciences et Technologies de Chine orientale (ECUST), Tian Guo détient un doctorat informatique de l’EPFL.
Montpensier Finance cible le marché italien, rapporte Funds People Italia. Avec la nomination de Lorenzo Gazzoletti en tant que directeur général, la société de gestion parisienne a l’intention de se développer à l’étranger, en se concentrant sur l’Italie. «Le projet d’exporter en Italie Montpensier Finance, société dont je suis aussi actionnaire, est un élément fondamental de notre développement futur», affirme Lorenzo Gazzoletti. «L’ambition est d’arriver à bâtir une structure franco-italienne qui opère sur les deux marchés», ajoute-t-il. «Actuellement, nous avons une équipe de près de 36 collaborateurs, dont 11 gérants. Notre structure est déjà très focalisée sur l’Italie et l’intention est aujourd’hui d’accroître concrètement notre présence». Montpensier gère 2 milliards d’euros. «Le marché italien est un marché très concurrentiel, mais il réserve de grandes opportunités pour les gestions indépendantes et en particulier pour les spécialistes du stock picking. Les segments que nous ciblons sont les institutionnels et les family office», conclut-il.
La société de gestion britannique M&G Investmentsa nommé Alexandre Allanic en qualité de responsable distribution. Basé à Paris, il sera rattaché à Benjamin de Frouville, directeur commercial de M&G France. Selon un communiqué de M&G, Alexandre Allanic aura pour mission de développer les activités de conseils auprès des CGPI, banques privées et family offices dans les régions PACA, Occitanie et Corse. L’intéressé avait auparavant exercé les fonctions despécialiste FX Senior chez Kantox, fintech spécialisée dans la gestion du risque de change à Barcelone et de commercial sur les produits structurés chez Société Générale Private Banking à Luxembourg. Il a également travaillé chezSaxo Bank à Paris au sein de l’équipe de distribution institutionnelle pour l’Europe de l’Ouest et chez LCL en tant qu’assistant commercial. L'équipe de M&G en France se compose de 10 membres, plusde 5 milliards d’euros sont gérés par la société pour le compte d’investisseurs français.
Dans son étude sur le comportement des épargnants, l’AMF relève que la majorité d'entre eux économisent en vue de subvenir à leurs besoins pour leur retraite.
Muriel Blanchier, l’ancienne cofondatrice d’Alta-Rocca AM qui était passée dans le giron de La Financière de l’Echiquier, a rejoint Trusteam Finance en tant que gérante convertibles et crédit, a annoncé la société. Elle travaillera notamment avec Jean-Luc Allain, co-fondateur de Trusteam Finance, et Laure Oriez, responsable de la gestion de taux, tous deux gérants du fonds Trusteam Optimum. Muriel Blanchier a débuté sa carrière en qualité d’analyste actions (1993) puis analyste convertibles chez Exane. En poste chez Société Générale (1996) puis BNP Paribas (2005) en qualité de responsable de la recherche obligations convertibles, elle a ensuite été gérante obligations convertibles pour LCF Edmond de Rothschild (2007), chargée de la gestion des fonds d’obligations convertibles et du lancement des fonds obligataires datés au sein d’Oddo AM (2008-13), puis gérante chez Oddo AM avant de devenir analyste-gérante du groupe Primonial (2013) au sein de la structure multi boutiques de gestion. Elle a été, enfin, co-fondatrice d’Alta-Rocca AM avec Xavier Hoche en 2014. «Ce recrutement marque la volonté forte de Trusteam Finance de développer encore ses expertises en gestion diversifiée et gestion obligataire toujours avec son approche unique à savoir la sélection de valeurs « Satisfaction Client »", explique un communiqué.
Encore une année compliquée… En 2019, Carmignac a accusé des rachats nets de 9,9 milliards d’euros, après avoir déjà vu sortir 9 milliards en 2018. «La décollecte ralentit», a nuancé Didier Saint-Georges, managing director et membre du comité d’investissement de la société de gestion, au cours d’un point presse qui s’est tenu le 23 janvier. Au quatrième trimestre, elle a été de 1,2 milliard d’euros, contre 1,5 milliard d’euros au troisième trimestre. Résultat, malgré la hausse des marchés actions, les encours sont descendus à 35 milliards d’euros fin 2019, contre 42 milliards d’euros fin 2018… loin des sommets de 56 milliards d’euros atteints en 2016 et 2017. Carmignac est presque revenu au niveau de fin 2009, où ses encours s’établissaient à 33 milliards d’euros. Selon Accelerando Intelligence, la société de gestion de la Place Vendôme a été la troisième à avoir affiché les plus fortes sorties l’an dernier pour l’activité wholesale en Europe, derrière Invesco et Aberdeen. Didier Saint-Georges a expliqué la décollecte de 2019 par les performances décevantes de 2018. Les deux principales «victimes» ont été les fonds Carmignac Patrimoine et Carmignac Sécurité. Le premier a vu sortir 4,6 milliards d’euros sur l’année dernière et vu ses encours diminuer à 12,9 milliards d’euros fin 2019. Pour le second, la décollecte a été de 3,1 milliards, et les encours de 10,6 milliards. Mais l’amélioration des performances l’an dernier suscite l’espoir pour 2020. Carmignac Patrimoine a gagné 10,55 % et Carmignac Sécurité a progressé de 3,58 % en 2019. «Cette année sera une année de redressement pour nous», a affirmé Edouard Carmignac, le fondateur et directeur des investissements de la société de gestion, dans une courte allocution au début de la conférence. «Le redressement ne se fera pas sans les performances et l’an dernier la plupart de nos fonds ont affiché des performances plus que louables», a-t-il ajouté. Un code ESG en préparation Le dirigeant a rappelé que sa société avait procédé à des «recrutements clés» dans les actions et l’obligataire. «Nous avons désormais l’une des meilleures équipes actions et obligataires en Europe », se félicite-t-il. Edouard Carmignac a aussi annoncé que ses équipes « mettaient la dernière main à un code ESG ». Il s’agira d’un «système d’analyse ESG propriétaire», détaille une porte-parole. «Nos principaux fonds se conformeront à ce code d’ici au printempsprochain », a déclaré le fondateur. La société de gestion n’investit plus «depuis longtemps» dans l’armement, le tabac et dans les sociétés «qui ont une gouvernance douteuse», précise une porte-parole. Plusieurs fonds ont aussi un label durable.En France, deux fonds supplémentaires viennent d’obtenir le label ISR: Carmignac Grandchildren et Carmignac Family Governed. Ils s’ajoutent à Carmignac Emergents, Carmignac Portfolio Grande Europe et Carmignac Portfolio Emerging Patrimoine qui le détiennent déjà. Enfin, concernant le futur, «sa préoccupation principale», Edouard Carmignac a brièvement évoqué sa fille, Maxime, qui pilote actuellement les activités britanniques de la société de la Place Vendôme. «Nous avons préparé l’avenir sous la houlette de ma fille Maxime», a-t-il simplement dit.
La société de gestion alternative Ares Management Corporation vient d’acquérir la majorité du capital de son concurrent hongkongais SSG, spécialisé dans le crédit et les situations spéciales asiatiques. La prise de participation a été effectuée par la filiale Ares Holdings, qui pourra acquérir la totalité du capital, que ce soit à son initiative ou à celle des minoritaires de SSG. La transaction initiale doit être terminée au troisième trimestre 2020. SSG gère environ 6,2 milliards d’encours pour des clients institutionnels. L’américain Ares vient pour sa part de recruter Stéphane Etroy, l’ex-vice-président et chef des placements de la Caisse de dépôt et placement du Québec, comme partner et directeur du private equity européen.
BNP Paribas vient d’annoncer une série de nominations, dont la promotion de Sofia Merlo, qui était jusqu’ici co-directrice de BNPParibas Wealth Management. Celle-ci sera désormais responsable des ressources humaines du groupe et membre du comité exécutif de BNP Paribas. En conséquence, Vincent Lecomte va assumer seul la direction générale de la gestion de fortune, ce à partir du 4 mai prochain. Il demeure membre du comité exécutif d’International Financial Services et est rattaché à Jacques d’Estais, directeur général adjoint de BNPParibas. Dans le même temps, Anne Pointet, actuelle directrice de la région Sud-Est de la Banque de détail en France, a été promue au poste de directrice générale adjointe de BNPParibas Wealth Management. Elle prendra ses fonctions également ce 4 mai, et supervisera les activités de gestion de fortune pour les marchés domestiques et les banques de détail internationales. Elle est rattachée à Vincent Lecomte et sera membre du comité exécutif de Domestic Markets, dirigé par Thierry Laborde, directeur général ajoint de BNPParibas, à qui elle sera fonctionnellement rattachée.