BMO Global Asset Management prévoit de sortir du marché des ETF à Hong Kong et de céder ses sept ETF cotés localement à China Asset Management (Hong Kong), rapporte Ignites Asia, citant deux sources proches du dossier. BMO n’a levé que 2,86 milliards de dollars de Hong Kong, soit 369,4 millions de dollars, sur ses sept stratégies locales. Vanguard a annoncé le mois dernier qu’il quitterait aussi le marché des ETF à Hong Kong, n’ayant pas non plus réussi à réunir suffisamment de capitaux. Seuls six fournisseurs d’ETF à Hong Kong sur près de 30 gèrent plus de 1 milliard de dollars dans leur gamme locale. Parmi eux figurent State Street Global Advisors, Hang Seng Investment Management, BlackRock et CSOP.
BNP Paribas Capital Partners a annoncé ce 24 septembre le closing du fonds de fonds Singularity I, à hauteur de 80 millions d’euros. Le véhicule suivra une stratégie de capital-investissement associée à un impact positif mesurable, articulée autour des Objectifs de développement durable (« ODD ») de l’ONU. Il se concentrera sur des tendances de croissance durable, notamment les évolutions démographiques, technologiques et les enjeux liés au changement climatique. Les gérants, Anne Sophie Kerfourn et Emmanuel Haumesser, investiront dans des fonds de capital-investissement traditionnels et à impact. Il s’agira principalement d’investissements primaires en fonds de buyout et de growth capital actifs sur le lower mid market européen. L'équipe pourra également effectuer des opérations secondaires en fonction des opportunités de marché. BNP Paribas Capital Partners compte commercialiser ce fonds de fonds auprès d’investisseurs institutionnels et de family offices européens.
Le numéro deux mondial de la gestion d’actifs Vanguard veut mettre toutes ses chances de son côté pour réussir son atterrissage en Chine. La firme aux 6.200 milliards de dollars d’encours sous gestion vient de recruter Luo Dengpan, un ancien responsable de l’innovation au sein de la China’s Securities Regulatory Commission (CSRC) de 2009 à 2012, pour prendre la direction de sa filiale locale. Cet ancien élève du prix Nobel d'économie Robert Shiller sera notamment chargé de piloter l’obtention de l’agrément de distribution de fonds retails. Luo Dengpan possède déjà une première expérience de dirigeant dans le secteur, puisqu’il fut directeur général de Dacheng Fund Management de 2014 à 2019. Vanguard a récemment annoncé sa volonté de se réorienter en Asie vers le marché intérieur chinois, en déplaçant son hub continental de Hong Kong à Shanghaï.
Après le départ de Sonia Fasolo et de Matthieu Détroyat de La Financière de l’Echiquier, c’est Adrien Bommelaer qui assure la relève. Ce gérant, arrivé en décembre 2017 au sein de la société française, a été nommé responsable des actions européennes ISR de croissance. Il prend en charge le fonds Echiquier Major SRI Growth Europe (751,3 millions d’euros) qu’il gérait avant avec le duo qui a quitté LFDE. Il a repris le fonds Echiquier Positive Impact Europe (269,1 millions d’euros) avec Luc Olivier. Ce fonds était auparavant géré par Sonia Fasolo. Il continue à gérer enfin le fonds Echiquier Alpha Major SRI (92,1 millions d’euros). LFDE souligne que Luc Olivier travaille à ses côtés, que l'équipe ISR a été renforcée avec deux analystes et que le service clients aussi avec l’arrivée d’une personne dédiée aux reportings ISR. Enfin, plusieurs recrutements vont être effectués prochainement. Sonia Fasolo et Matthieu Détroyat sont partis de LFDE pour rejoindre Eleva Capital, la société de gestion créée par Eric Bendahan.
Séparer le bon grain de l’ivraie dans la masse toujours croissante des sociétés de gestion qui se disent ISR (investissement socialement responsable). C’est un des objectifs d’EOS Allocation, une sociétéqui s’est spécialisée dans l’allocation d’actifs et la sélection de fonds auprès des conseillers en gestion de patrimoine, des banquiers privés et des investisseurs institutionnels. A l’occasion d’une conférence dédiée à ses clients, son fondateur Pierre Bermond, a annoncé le lancement d’une notation des process ESG des sociétés de gestion. «Il s’agit de noter le process ESG, la sincérité de son approche et le respect des valeurs affichées par la société de gestion. On ne note pas la performance financière des fonds, ni la pertinence des choix de gestion, ni son approche plutôt qu’une autre comme le best in class, le best in universe ou l’impact», a explique Pierre Bermond. L’objectif est de faire gagner du temps et de donner des outils aux conseillers en gestion sur leur sélection des meilleurs fonds ISR et de s’y retrouver dans la jungle des labels. Et pour cela, il estime important que les conseillers puissent juger de la sincérité des gestionnaires à travers une analyse indépendante. L’idée est d’identifier le côté obscur des sociétés de gestion. Il cite ainsi l’exemple d’une grande banque qui a nommé récemment un responsable de la communication comme responsable ESG. «C’est très révélateur de la vision de la banque sur l’ESG» a-t-il expliqué. De même, on peut douter de la sincérité d’une approche lorsque la société dit seulement que «tous les 5 millions d’euros, ils vont construire des ruches sur les toits». EOS Allocation estime aussi qu’un fonds qui ne note en critères ESG qu’une partie de son portefeuille ne va pas au bout de la démarche " On pense qu’il faut que la totalité du portefeuille soit notée». De même, une société de gestion qui n’aurait aucune politique interne ESG qu’elle applique à elle-même, ne va pas au bout de ses convictions. «C’est un peu du faites ce que je dis mais pas ce que je fais». Et de citer encore, les sociétés de gestion qui ont une approche uniquement quantitative par rapport à une approche qualitative.» Certaines sociétés comparent les notes ESG de leur portefeuille avec l’indice et disent j’ai une meilleure note, donc je fais de l’ESG. On ne pense pas que ce soit une approche sincère», a-t-il commenté. Approches idéales Selon lui, il existe des approches idéales qui mixent plusieurs critères, mais qui sont encore peu répandues. Telle serait le cas d’une société qui cumulerait par exemple une certaine harmonie de sa politique ESG externe avec ses propres valeurs de gouvernance (comme sur l'égalité hommes femmes, la politique de rémunération, ...), ou d’environnement (ses politiques de déplacements, le contrôle de ses émissions carbones, ). La société ESG «idéale» aurait aussi une équipe de gestion expérimentée, une approche fondée sur le positif plus que sur le négatif, noterait toutes les sociétés détenues en portefeuille, aurait des reporting de qualité et transparents, et enfin, reverserait une partie des frais de gestion ou de son résultat à une association ou une fondation. Elle aurait enfin, «une politique claire de vote en assemblées générale et une approche ESG étendue à toute sa gamme de fonds» a-t-il ajouté L’outil mis en place par EOS Allocation ambitionne de donner une note globale sur 100 grâce notamment à des rencontres régulières avec les gérants. Cette note serait pondérée à 30% sur la société elle-même (l’expérience de son équipe, sa politique RSE, sa contribution, etc), à 50% sur le process (en analysant la relation des analystes ESG avec les gérants, son approche quantitative et qualitative, sa politique de vote en AG, etc) et à 20% sur les fonds (qualité du reporting, structure les frais, etc). «Lorsqu’on fait de l’ISR, la finalité c’est de faire bouger les choses. C’est ce que nous voulons faire en orientant les sociétés de gestion vers les meilleures pratiques», a-t-il conclu. Contrairement à certaines agences de notation et afin d'éviter tout conflit d’intérêt, EOS Allocation ne sera pas rémunéré par les sociétés notées mais par ses clients CGP, banques privées et investisseurs institutionnels.
Après la découverte cet été de mauvaises pratiques, le groupe de prêt-à-porter britannique s'engage à améliorer sa gouvernance et le contrôle de ses fournisseurs.
Philippe Lespinard va quitter Schroders où il était responsable de la gestion obligataire depuis 2010. Il sera remplacé par Andy Chorlton à compter du 1er octobre. Une période transitoire sera mise en place jusqu’à fin mars, date du départ de Philippe Lespinard. Andy Chorlton est jusqu’à présent responsable US multi-sector & fixed income solutions. Philippe Lespinard avait rejoint Schroders il y a dix ans après avoir travaillé chez Brevan Howard. Il a aussi été CIO de BNP Paribas Asset Management à Paris (2002-2006) et directeur général adjoint de Fischer, Francis Trees et Watts (2006-2008), une des filiales de BNP Paribas AM spécialisées en gestion obligataire.
L’association allemande des sociétés de gestion (BVI) vient d'élire un nouveau conseil d’administration, et a porté Alexander Schindler à sa présidence. Celui-ci est un ancien président de l’Efama (2015-2017), l'équivalent européen de l’AFG et la BVI, et est managing director, chargé des relations institutionnelles, du développement international et de la compliance chez Union Asset Management Holding, la branche de gestion d’actifs d’Union Investment. Il a récemment été impliqué dans plusieurs initiatives au niveau européen. Il a ainsi participé, entre 2019 et 2020, au groupe de réflexion représentant les parties prenantes des marchés auprès de l’Esma, et au CMU High-Level Forum, lieu d'échange de la Commission européenne concernant l’Union des marchés de capitaux. Le conseil d’administration de la BVI comprend désormais Manfred Bauer (DWS Investment), Dirk Degenhardt (Deka Vermögensmanagement), Sebastian H.Lohmer (Patrizia Immobilien), Michael Reinhard (Universal-Investment), Alexander Schindler (Union Investment), Thomas Schindler (Allianz Global Investors) et Jörg Stotz (Hansainvest).
Les variations de collecte sur les fonds actions américaines ont récemment pris une ampleur quasi-inégalée. Après une semaine à +23,7 milliards de dollars, ces fonds ont cette fois subi une décollecte de 25,8 milliards de dollars entre le 17 et le 23 septembre. Selon les données du «Flow Show», le rapport hebdomadaire du BofA Global Research sur les flux mondiaux dans les fonds d’investissements, il s’agit de la troisième plus importante décollecte de l’histoire sur les fonds actions US. Fait remarquable, les fonds en actions tech ont connu leur premier véritable coup d’arrêt depuis l’explosion des valeurs technologiques, avec une décollecte d’un milliard de dollars, qui n’a pas connu d'équivalent depuis 15 mois. Mais l’inquiétude ne se limite pas à ces catégories d’actifs. Sur l’obligataire, les fonds investment grade ont enregistré leur plus petite collecte du semestre, avec 3,2 milliards de dollars. Autre signe d’inflexion de la part des allocataires, les fonds d’obligations à haut rendement ont rendu 5,4 milliards de dollars de parts, soit le chiffre le plus important depuis le début de la crise du Covid-19 en mars. Le cash n’est pas non plus épargné, puisque les fonds monétaires ont aussi décollecté, de 6,9 milliards de dollars. Un montant qui s’avère cependant bien inférieur aux dernières statistiques. A l’inverse, l’or retrouve son attrait, avec un flux net de 1,4 milliard de dollars. Prise dans son ensemble, la classe des fonds actions a rendu 22,8 milliards de dollars. Outre les fonds US, dont seuls les contracycliques ont reçu des flux positifs, les fonds européens ont également cédé, avec -0,9 milliard. Les fonds Japon et pays émergents ont reçu des collectes quasi-nulles. Sur l’obligataire, qui a connu sa plus petite collecte sur six mois avec +1,3 milliard de dollars, les flux sont très faibles sur la majeure partie des sous-catégories, à l’exception du high yield et de l’investment grade, ainsi que du souverain (+1,7 milliard).
Un cadre du producteur d’indices S&P Dow Jones serait impliqué dans un schéma de délit d’initié, a appris Bloomberg. Le mis en cause, James Yang, un responsable des indices Dividend Aristocrats, Select Dividend et Dividend 100, aurait profité de sa connaissance des changements de compositions de ces indices pour parier sur les entreprises entrantes et sortantes. Afin de rester sous les radars, il se serait associé à un responsable de restaurant pour réaliser les investissements à sa place. Les gains s'élèveraient à 912.000 dollars.
Legroupe financier américainPrincipal a annoncé la promotion de Pat Halter au poste de président de Principal Global Asset Management, entité qui chapeaute la gestion d’actifs de Principal (701,8Md$ d’actifs à fin juin 2020) à travers Principal Global Investors et les fonds généraux de la firme. Pat Halter continuera en parallèle d’exercer la fonction de directeur général de Principal Global Investors, qui gère 450,1 milliards de dollars d’actifs dans plus de 80 pays. Pat Halter succède à Tim Dunbar à la présidence de Principal Global Asset Management. Tim Dunbar se retire après 34 ans de carrière au sein de Principal. Autre promotion à noter, celle de Kamal Bhatia, président de Principal Funds, qui devient responsable des opérations de Principal Global Investors. Pat Halter et Kamal Bhatia prendront leurs nouvelles responsabilités le 7 novembre.
La société de gestion espagnole Bestinver a annoncé l’intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans la gestion de l’ensemble de ses fonds et stratégies d’investissement. L’annonce, rapportée par plusieurs médias hispaniques,a eu lieu lors d’une conférence investisseurs de Bestinver. La firme a précisé qu’elle commencerait à appliquer ces critères d’ici la fin de l’année. Par ailleurs, Bestinver lance une plateforme de produits sur les actifs privés. Le premier fonds d’infrastructures de la boutique est attendu pour la fin 2020. La société de gestion espagnole a récemment recruté Francisco del Pozo de Macquarie Capital au poste de responsable des fonds d’infrastructure.
PGGM Investment Management a recruté Geraldine Leegwater en tant que directrice de la gestion des investissements. Elle débutera ses fonctions le 1er novembre et rejoindra le comité exécutif de la société néerlandaise. Elle succède à Eloy Lindeijer, qui occupe ces fonctions depuis 2011 et les quittera le 1er octobre. Geraldine Leegwater est actuellement administratrice du fonds de pension néerlandais ABP où elle préside le comité des investissements. Elle est aussi membre du comité des investissements de De Nederlandsche Bank. Elle quittera ces deux postes lorsqu’elle rejoindra PGGM.
La société de gestion américaine Franklin Templeton est sur le point de regrouper les expertises de sonunitéde solutions d’investissement multi-actifs et de QS Investors, une boutique actions quantitative affiliée à Legg Mason, groupe que Franklin Templeton a racheté cette année pour 4,5 milliards de dollars. Le rassemblement des capacités des deux entités s’opérera le 1er octobre et donnera lieu à la création de Franklin Templeton Investment Solutions (FTIS). Cette nouvelle division, qui comptera120 employés, supervisera 120 milliards de dollars d’actifs investis en stratégies multi-actifs. QS Investors continuera néanmoins d’exister en tant qu’entité propre et ses employés seront toujours salariés de QS.
Le groupe DWS et Zurich Allemagne ont prolongé leur partenariat stratégique ciblant les investisseurs particuliers jusqu’en 2032. Les deux sociétés peuvent ainsi poursuivre leur coopération dans la distribution de fonds et dans le développement de produits d’assurance en unités de compte, en place depuis 2001. Ce partenariat, qui a déjà conduit au développement de nombreux produits, devrait continuer à contribuer au développement de la collecte et des actifs gérés par DWS.
Marshall Wace, l’un des plus gros gérants de hedge funds du monde, prévoit d’ouvrir un bureau à Singapour, rapporte le Financial Times. C’est la dernière société de gestion en date à s’établir dans la ville Etat alors que l’avenir de Hong Kong, le centre financier concurrent, est de plus en plus incertain. La société basée à Londres, qui gère plus de 48 milliards de dollars d’actifs, a récemment obtenu une licence à Singapour. Elle prévoit maintenant d’ouvrir un bureau et d’y installer des gérants, selon une source proche du dossier. Marshall Wace n’a pas souhaité faire de commentaires.
Le numéro deux mondial de la gestion, Vanguard, a annoncé ce 24 septembre le lancement d’un fonds indiciel coté obligataire composé de titres d’entreprises américaines avec des critères ESG d’exclusion. Le Vanguard ESG U.S. Corporate Bond ETF va tendre à répliquer l’indice Bloomberg Barclays MSCI U.S. Corporate SRI Select Index, avec des frais de 0,12% des encours investis. Les critères d’exclusion couvrent de nombreux domaines. Dans le secteur primaire, ils concernent les énergies fossiles et les OGM. Ils excluent également les sociétés liées aux «vices» comme la pornographie, la production de boissons alcoolisées, les jeux et le tabac, ainsi que les entreprises liées aux armes. L’indice exclut également les entreprises qui ne respectent pas certains critères de diversité managériale ainsi que celles impliquées dans certains types de controverses. Le véhicule sera géré par Josh Barrickman, un vétéran de la firme qui dirige aujourd’hui le pôle Vanguard Fixed Income Indexing Americas.
Le suédois Swedbank Robur a annoncé ce 24 septembre avoir aligné les stratégies d’investissement d’une gamme de fonds sur les objectifs écologiques des Accords de Paris. Les fonds de la gamme Access Edge devront désormais avoir une empreinte carbone inférieure d’au moins 50% à celle du marché en général, et les entreprises investies devront réduire leurs émissions en moyenne de 7% par an. Les stratégies couvrent l’univers des actions dans cinq zones géographiques : le monde (Global), la Suède, les Etats-Unis, le Japon et les marchés émergents.
Promotion éclaire pour Heike Fürpaß-Peter. Six mois après avoir pris la direction des ETF pour l’Allemagne et l’Autriche, la spécialiste des ventes outre-Rhin depuis 2007 chez Lyxor est promue directrice de la filiale allemande. Basée à Francfort-sur-le-Main, elle est rattachée à Lionel Paquin, le directeur général de Lyxor AM, et à Guido Zoeller, le responsable pays Allemagne et Autriche pour le Groupe Société Générale. Heike Fürpaß-Peter remplacera à partir d’octobre Guillaume de Martel, qui est amené à prendre de nouvelles responsabilités au sein du groupe Société Générale. Cet ex-gérant d’ETF évoluait au sein de la filiale allemande depuis 2014.
Drakai Capital vient de lancer son premier véhicule, Drakai Systematic Credit Fund, une stratégie d’arbitrage systématique. Le fonds, qui opère depuis le 17 août, compte tirer parti de la récente transparence, de la croissance des données accessibles et de l'électronification des marchés de crédit. L'équipe de gestion réunit des polytechniciens, diplômés et étudiants, sous la direction du fondateur Samer Comair, ex-proprietary trader sur les marchés crédit européens et américains de la Société Générale, et de son associé Guillaume Boulanger, directeur des risques. Le fonds, immatriculé en Irlande, et agréé par l’AMF, vise une clientèle d’investisseurs qualifiés. La société ne communique pas sur ses encours actuels, mais indique vouloir les limiter à 500 millions d’euros.
Le gérant d’actifs néerlandais Robeco a annoncé jeudi sa décision d’exclure de tous ses fonds communs de placement les investissements dans le charbon thermique, les sables bitumineux et le forage dans l’Arctique. «Les entreprises qui tirent 25% ou plus de leurs revenus du charbon thermique ou des sables bitumineux, ou 10% ou plus des forages dans l’Arctique, ne pourront plus faire partie des portefeuilles d’investissement», précise le groupe dans un communiqué. L’exclusion s’applique à tous les fonds communs de placement de Robeco, y compris les fonds bénéficiant de conseillers auxiliaires, exceptés les fonds et mandats spécifiques à un client. Le processus sera achevé d’ici la fin du quatrième trimestre 2020.
Un outil pour mesurer l'impact des gestions sur la biodiversité est développé par Axa IM, BNP Paribas AM, Mirova et Sycomore. Il pourra, à terme, être utilisé par la place.
Robeco a annoncé qu’elle allait exclure les investissements dans le charbon thermique, les sables bitumineux et le forage dans l’Arctique de tous ses fonds communs de placement, à l’exclusion des fonds et mandats dédiés aux clients, mais y compris les fonds sous-conseillés. La société de gestion néerlandaise prévoit de se désengager totalement des combustibles fossiles d’ici la fin du quatrième trimestre 2020. Concrètement, les entreprises dont les revenus proviennent de 25% ou plus du charbon thermique ou des sables bitumineux, ou de 10% ou plus du forage dans l’Arctique seront retirées des portefeuilles d’investissement. Robeco estime que le charbon thermique reste «de loin la source d'énergie la plus émettrice de carbone dans le mix énergétique mondial». Elle ajoute que «les sables bitumineux sont parmi les moyens de production de pétrole brut les plus intensifs en carbone, et le forage dans l’Arctique présente des risques plus élevés de déversements par rapport à l’exploration pétrolière et gazière conventionnelle. Il a également des impacts potentiellement irréversibles sur l'écosystème arctique sensible.» Au 30 juin 2020, Robeco gérait 155 milliards d’euros d’actifs dont 144 milliards d’euros intégraient des critères ESG.
«Le thème post-Covid au sein du secteur de l’asset management sera celui de l’alignement des intérêts entre les sociétés de gestion et les investisseurs», a estimé Thomas Friedberger, co-Chief Investment Officer et directeur général de Tikehau Investment Management. A l’occasion d’une conférence de presse sur ses perspectives macro-économiques, le dirigeant a fait le pari qu'à l’avenir, la différence de performance entre les fonds où les gérants qui les gèrent sont «massivement investis» et ceux où l’asset manager n’a pas investi «sera massive». Pour appuyer son raisonnement, il a sans surprise donné l’exemple de Tikehau. Ainsi, en pleine crise sanitaire et pendant le confinement, «cela nous a aidé pour les fonds que nous gérons. Nous avons donné une intensité dans notre travail et nous avions une motivation que d’autres n’ont pas eu». Pour le dirigeant, cette association d’intérêt prendra d’autant plus d’importance dans le futur pour les régulateurs que l’asset management devient de plus en plus systémique, surtout aux Etats-Unis. Il a rappelé ainsi qu’après la crise de 2008, les régulateurs avaient identifié les CLO (titrisations de prêts) comme l’un des principaux vecteurs de la crise financières de 2008. Depuis, les régulateurs ont imposés aux gérants d’investir aux côtés de leur clients pour diminuer les risques d’une mauvaise gestion. «C’est le seul cas dans la gestion où le co-investissement a été imposé» a-t-il regretté. Selon lui, Tikehau pratique cette politique de co-investissement avec ses clients pour chaque nouveau fonds. «Le bilan de Tikehau, c’est environ 3 milliards de fonds propres et un milliard environ de dette. L’objectif est d’investir entre les deux tiers et trois quarts de ces montants dans les fonds qu’on gère dans l’asset management», a expliqué Thomas Friedberger. Il a rappelé par exemple que Tikehau avait investi 230 millions dans le fonds Ace Aero Partenaires (géré via sa filiale Ace Management dans le cadre du plan de soutien à la filière aéronautique en France). Tikehau investit en général des tickets de 100 à 200 millions d’euros dans plusieurs stratégies de dette privée ainsi que dans l’immobilier. «On veut être un investisseur qui a les doigts dans la prise, a-t-il déclamé, afin d'éviter le désalignement d’intérêts ou d'être trop agressif sur la liquidité de l’actif par rapport au passif».
Le gérant d’actifs néerlandais Robeco a annoncé jeudi sa décision d’exclure de tous ses fonds communs de placement les investissements dans le charbon thermique, les sables bitumineux et le forage dans l’Arctique.