Binance vient de lancer des contrats à option «vanille» sur le bitcoin avec un «style européen». Les options sont pricées et conçues en Thether USD et offrent aux utilisateurs plus de choix pour diversifier leur portefeuille et gérer leur exposition au marché, selon Institutional Asset Manager. Les utilisateurs peuvent à la fois acheter les options pour se couvrir et les échanger et pour émettre et vendre des options en tant qu’émetteurs. Les options «style européen» peuvent seulement être exercées par le détenteur de l’option à la date d’expiration du contrat. Binance avait précédemment lancé des options «style américain» en avril 2020, qui peuvent elles être exercées à n’importe quel moment jusqu’à leur expiration.
Le projet defusion entre les groupes financiers espagnols Unicaja Banco et Liberbank a été autorisémardi par les conseils d’administration des deux banques et devrait être clôturé à la fin du deuxième trimestre 2021 ou au troisième trimestre 2021. Dans les faits, Unicaja Banco absorbe Liberbank et cela va donner naissance à la cinquième banque espagnole en termes d’encours (100M€). Les actionnaires, tout comme les autorités administratives concernées,devront valider le projet de fusion au cours du T1 2021. L’opération n’est pas sans effet sur la gestion d’actifs espagnole puisque les deux entités vont aussifusionner leurs activités dans ce domaine - Unigest et LiberbankGestión -créant un gestionnaire d’actifs à 7,65 milliards d’euros d’encours, dont plus de4pour les seuls fonds d’investissement. La nouvelle entité intégrera le top 10 des plus gros gestionnaires d’actifs en Espagne. Le média Funds People rappelle en outre que Liberbank et JP Morgan AM ont signé un partenariat stratégique en juin 2017 dans la gestion de l'épargne long-terme. JP Morgan AM gère trois fonds de Liberbank, qui de son côté, commercialise des fonds de la société de gestion américaine.
La société de gestion Amundi a fait savoir aux investisseurs du fonds Amundi Multi-Gérants PEA PME que la classification AMF de ce dernier va passer d’ «Actions de l’Union européenne» à «Actions Internationales». Cela aura pour conséquence que l’investissement dans des titres de l’Union européenne sera limité à 30% maximum de l’actif net. Les encours du fonds Amundi Multi-Gérants PEA PME, géré par Nicolas-François Muller,s'élevaient à220,6 millions d’euros.La gestion du fonds estdéléguée à Sycomore AM, Oddo BHF AM et Montanaro AM.Lancé en 2017, son objectif consistait jusqu’alorsà participer à l'évolution du marché des petites et moyennes entreprises et/ou des entreprises de taille intermédiaire de l’Union européenne.
Daniel Loeb, le gérant de hedge funds connu pour ses batailles d’activistes éprouvantes dans les entreprises cotées, se tourne vers le capital-risque, rapporte le Financial Times. Sa société Third Point lève son premier fonds dédié au venture capital, ciblant jusqu’à 300 millions de dollars pour le véhicule, selon des sources bien informées. Third Point cherche à boucler le premier tour de levée de fond dès février, selon ces sources. Daniel Loeb sera le seul general partner du nouveau fonds, qui sera aussi dirigé par Robert Schwartz, un directeur associé basé dans la Silicon Valley qui supervise les investissements en capital-risque de Third Point depuis 2000.
La société de gestion suédoise AIFM Group a obtenu l’autorisation de l’autorité locale des marchés financiers pour gérer des fonds immobiliers. Le gestionnaire devient ainsi le premier en Suède à détenir un agrément pour gérer tous les types de fonds, souligne un communiqué. En plus des fonds immobiliers, AIFM est déjà autorisé à gérer des fonds Ucits, des hedge funds, des fonds de capital-risque, des fonds de fonds... En outre, la société nordique propose des services de gestion des risques, d’administration, de valorisation et de comptabilité aux sociétés de gestion et autres institutions financières en Europe. En 2020, AIFM a lancé 10 fonds. Avec ce nouvel agrément, un fonds immobilier doit être lancé au premier semestre 2021.
La deuxième plus grande société de courtage du Japon cherche à réaliser jusqu’à 15 milliards de yens (118 millions d’euros) d’économies de coûts supplémentaires durant les trois prochaines années, a déclaré hier son directeur général, Seiji Nakata. L’entreprise compte notamment poursuivre la digitalisation de ses activités au service des investisseurs particuliers nippons. Entre 2017 et 2020, Daiwa Securities a déjà diminué ses coûts annuels de 17,5 milliards de yens en procédant à la fusion de certaines succursales dans l’Archipel. Elle a par ailleurs actuellement d’importantes ambitions de croissance en Chine.
Le Royaume-Uni a annoncé hier la signature d’un accord commercial avec la Turquie permettant de prolonger les arrangements douaniers existants avec l’Union européenne après le 1er janvier, avec l’espoir d’arriver par la suite à un accord plus global de libre-échange. Cet accord permet de «garantir les droits de douane préférentiels existants pour 7.600 entreprises qui ont exporté vers la Turquie en 2019», a expliqué le ministère britannique du Commerce dans un communiqué.
BLI - Banque de Luxembourg Investments et sa filiale Conventum Asset Management vont fusionner à compter du 1er janvier 2021, indiquent plusieurs lettres aux actionnaires de fonds administrés par Conventum AM. Fondée en 2008, cette dernière estspécialisée dans l’administration, enregistrement,domiciliation, gestion des risques et gouvernancede fonds Ucits.
Le hedge fund new-yorkais Caxton Associates a ouvert une succursale en principauté de Monaco, Caxton (Monaco) SAM, autorisée par le gouvernement princier depuis le 3 décembre, a appris NewsManagers. La société, fondée par Bruce Kovner en 1983, se spécialise dans les stratégies global macro. Caxton dispose de bureaux à New York, Londres, Princeton dans l'état du New Jersey ainsi qu'à Singapour. Caxton (Monaco) SAM dispose d’un capital initial de 450.000 euros. La sociétéa pour objet le conseil et l’assistance dans la gestion, pour le compte de tiers, de portefeuilles de valeurs mobilières ou d’instruments financiers à terme; dans la réception et la transmission d’ordres sur les marchés financiers, portant sur des valeurs mobilières ou des instruments financiers à terme, pour le compte de tiers; ainsi que la gestiond’organismes de placement collectif de droit étranger.
Le gendarme des marchés financiers aux Etats-Unis, la Securities and Exchange Commission, a obtenu le gel des actifs de la société Virgil Capital et ses affiliéspar la justice américaine en raison d’une fraude liée au fonds phare de celle-ci sur les crypto-actifs, leVirgil Sigma Fund LP. Le fondateur et directeur général de Virgil Capital, Stefan Qin, citoyen australien résidant une partie de l’année àNew York, est soupçonné d’avoir escroqué les investisseurs du Sigma Fund depuis au moins 2018 en procédant à des représentations biaisées à propos de la stratégie, des encours et de la santé financière du fonds. Stefan Qin a utilisé l’argent des investisseurs à des fins personnelles ou d’autres investissements à haut risque non dévoilés aux investisseurs au lieu de l’investir sur le segment des cryptomonnaies. De plus, depuis juin 2020, Stefan Qin et Virgil Capital indiquent aux investisseurs souhaitant sortir du fonds que leur argent sera plutôttransféré dans un autre fonds. Or, aucun transfert n’a été effectué et les demandes de rachats demeurent en suspens.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a rappelé dans une communication lundi les impacts de la fin de la période de transition duBrexit pour le secteur de la gestion d’actifs. A compter du 1er janvier 2021, le Royaume-Uni deviendra un pays tiers vis-à-vis des membres de l’Union européenne, dont il s’apprête à sortir. Le régulateur français rappelle que la loi n°2020-734 du 17 juin 2020 relative à diverses dispositions liées à la crise sanitaire, à d’autres mesures urgentes ainsi qu’au retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne prévoit, en son article 59, une habilitation permettant au gouvernement de légiférer par ordonnance afin d’«introduire des règles adaptées pour la gestion de placements collectifs et pour les plans d'épargne en actions dont l’actif ou l’emploi respecte des ratios ou règles d’investissement dans des entités européennes». Une ordonnance(n° 2020-1595) publiée le 16 décembre 2020 etprécisée par arrêté du 22 décembre 2020, liste des mesures transitoires concernant les fonds de capital investissement,les plans d’épargne en actions (PEA) et les plans d’épargne en actions destinés au financement des petites et moyennes entreprises et des entreprises de taille intermédiaire (PEA PME-ETI). Mesures destinées « à procéder à une transition sans précipitation et dans le meilleur intérêt des investisseurs»après le 31 décembre 2020 et qui doivent permettreaux sociétés de gestion d’ajuster leur stratégie d’investissement et les actifs sous gestion « afin de prévenir les risques de non-conformité à l’issue de la période de transition.» Concernant les titres inscrits sur les PEA et PEA PME-ETI et les titres éligibles pour les organismes de placement collectif (OPC) pouvant êtreinscrits dans ces plans, Ainsi après le31 septembre 2021, plusieurs titresdeviendront inéligibles dans les plans PEA et PEA PME-ETI ainsi que dans les OPC pouvant être inscrits dans ces plans. Cela concerne les titres vifs britanniques régulièrement souscrits ou acquis avant le 31 décembre 2020 ; les titres vifs britanniques au quota de 75% des OPC, pour autant que ces OPC étaient éligibles au 31 décembre 2020; et les parts ou actions d’OPCVM britanniques régulièrement souscrites ou acquises avant le 31 décembre 2020. En outre, les sociétés de gestion gérantdes OPC éligibles au PEA ou PEA PME-ETI devront informer les teneurs de compte de ces plans de leur intention de respecter ou non les règles d’éligibilité à l’issue du délai transitoire de 9 mois mentionné ci-dessus. Cette information devra intervenir avant le 28 février 2021, soit dans un délai de 2 mois, et ce quelle que soit la décision prise par la société de gestion, indique l’AMF. Le régulateur précise qu’en cas uniquement de perte d’éligibilité d’un titre ou d’un OPC, ce délai d’information passe à 4 mois, soit jusqu’au 30 avril 2021. FCPR, FCPI et FCP aussi concernés Les fonds communs de placement à risques (FCPR), lesfonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) et les fonds d’investissement de proximité (FIP) sont également concernés par des mesures liées au Brexit. Pour les FCPR, l’AMF rappelle qu’ils bénéficieront d’un délai transitoire de 12 mois, soit jusqu’au 31 décembre 2021, pendant lequel les titres admis aux négociations sur un marché du Royaume-Uni et émis par des sociétés dont la capitalisation boursière est inférieure à 150 millions d’euros, souscrits ou acquis avant le 31 décembre 2020, restent éligibles à l’actif de ces fonds, dans la limite de 20% du quota de 50% de titres non cotés. Concernant les FCPI et les FIP,une clause de grand-père a été mise en place pour les titres émis par des sociétés britanniques détenus, directement ou indirectement, par les FCPI ou les FIP au 31 décembre 2020. « Les titres de ces sociétés demeureront éligibles, sans limite dans le temps, à l’actif des FCPI et des FIP dans le cadre du quota de 70%.Cette clause de grand-père s’étend aux titres émis par des sociétés britanniques que les FCPI ou les FIP sont tenus d’acquérir dans le cadre d’un accord conclu avec d’autres associés ou avec l’émetteur avant le 31 décembre 2020. Ces dispositions sont également applicables aux avances en compte courant»,explique l’AMF. Plus de commercialisation d’OPCVM ou de FIA britanniques L’AMF rappelle par ailleurs que la fin de la période de transition du Brexitmettra fin à la possibilité, d’une part, pour les sociétés de gestion de portefeuille agréées en France de bénéficier du passeport prévu par les directives OPCVM et AIFM pour gérer des OPCVM et des FIA établis au Royaume-Uni et, d’autre part,pour les sociétés de gestion agréées au Royaume-Uni de bénéficier du même passeport pour gérer des OPCVM et des FIA établis en France. Néanmoins, la délégation de gestion de fonds OPCVM et FIA de gestionnaires français à des établissements britanniques n’est pas impactée. Autre conséquence du Brexit, les passeports de commercialisation de produits ou services liés aux directives OPCVM et AIFM prendront fin vis-à-vis du Royaume-Uni au 31 décembre 2020. Les actuels OPCVM britanniques deviendront ainsi des FIA de pays tiers le 1er janvier 2021 et cesserontdonc debénéficier du passeport européen. « Les investisseurs existants avant le 31 décembre 2020 dans des OPCVM britanniques, devenus des FIA de pays tiers, pourront toutefois conserver leurs parts ou actions mais ils ne bénéficieront plus des règles protectrices issues de la directive OPCVM, en particulier en matière d’information », spécifie l’AMF. Les FIA britanniques ou gérés par des gestionnaires britanniques ne pourront plus non plus bénéficier du passeport commercialisation leur permettant d’être commercialisés en France auprès d’investisseurs professionnels après le 31 décembre 2020.
L’assureur espagnol Mutua Madrileña va acquérir 40% de la société de gestion d’Orienta Capital pour un montant non dévoilé. La transaction doit être clôturéeau cours du premier trimestre 2021, sous réserve de l’approbation des régulateurs concernés. L’opérationprévoit Mutua pourra acquérir au moins 40% supplémentaires du capital d’Orienta Capital d’ici fin 2023. Orienta Capitaldispose de bureaux à Madrid, BilbaoetSaint-Sébastien ainsi que des succursales à Murcie,Pampelune, ValenceetVitoria. La société gère et conseille 1,82 milliard d’euros.
Le conseiller en investissementsaméricainSimplify Asset Management, co-fondépar Paul Kim et David Berns en septembre dernier, a dévoilé le lancement de sespremiersETF sur la bourse de New York. Les produits de Simplify visent les thématiques suivantes: fintech, médias et pop culture, véhicules robotiques et énergie propre, cloud et cybersécurité. Avant de co-fonder Simplify, Paul Kim a officié chez Principal Global Investors de 2015 à 2020 où il a créé et supervisé l’activité ETF. Son compère, David Berns, a fondé Portfolio Designer, société spécialisée dans la construction de portefeuille et était managing director de Nasdaq Dorsey Wright.
La société de gestion suédoise Catella a lancé en partenariat avec le Nasdaq un nouvel indice composé des principales sociétés de gestion de biens immobiliers sur le Stockholm Stock Exchange. Baptisé Nasdaq Catella Sweden Property, cet indice servira de base pour deux fonds: un fonds indiciel appelé Catella Property Index Fund Sweden et un fonds systématique Catella Systematic Property Fund Active. Les fonds seront lancés en 2021 par Catella. L’indice comprend des sociétés de gestion de biens immobiliers cotées sur le Nasdaq Stockholm et First North Sweden. Les pondérations sont définies par la capitalisation boursière et la liquidité de chaque entreprise. «Grâce au Nasdaq Catella Sweden Property Index, nous voulons différencier les sociétés de gestion immobilière et leurs caractéristiques des sociétés de construction et des promoteurs», a expliqué Carl Wingmark, responsable du conseil immobilier chez Catella.
La société de gestion norvégienne Storebrand AM a obtenu le feu vert de l’AMF pour la commercialisation de sa Sicav luxembourgeoise en France le 18 décembre, a appris NewsManagers. La Sicav comprend sept fonds. Jusqu'à présent,trois fonds de Skagen (société norvégienne rachetée par Storebrand) étaientenregistrés sur le marché français. Le directeur général de StorebrandJan Erik Saugestad avait dévoilé les plans de la firme pour l’Europe continentaleà NewsManagers en mars dernier où elle visait notamment entre autres le Benelux et l’Allemagne, où Storebrand dispose d’une antenne à Francfort. La société de gestion gère plus de 80 milliards d’euros d’encours.
Pietro Giuliani, le président d’Azimut, a présenté ses projets dans une «lettre aux épargnants» publiée dans Il Sole 24 Ore du 27 décembre. Il veut continuer à croître dans les actifs alternatifs et vise 10 milliards d’euros d’ici à 2024, soit environ 15 % des encours totaux. Au 30 novembre, les actifs alternatifs représentaient 2 milliards d’euros. Dans le même temps, Azimut souhaite que ses actifs gérés à l’international atteignent 35 % des encours d’ici à 2024 (objectif déjà atteint). Des acquisitions sont encore prévues. Par ailleurs, Azimut va lancer un fonds obligataire multi-stratégies, qui pourra contenir des actifs liés au «direct lending», en 2021.
Axa Investment Managers a nommé Marcello Arona directeur général de ses activités au Royaume-Uni (Axa IM UK et Axa IM GS). Il succède à Philippe d’Orgeval, qui est parti début décembre chez Amundi pour diriger les activités britanniques du groupe français. Basé à Londres, Marcello Arona supervisera les activités d’Axa IM UK et GS, sous la responsabilité de Marco Morelli, le président exécutif, et de Godefroy de Colombe, le directeur des opérations (COO) global. Marcello Arona travaille chez Axa IM depuis 2005. Il dirige Axa IM Americas depuis 2017, en plus de ses responsabilités de directeur financier aux Etats-Unis. Avant cela, il était COO d’Axa IM Italie après avoir travaillé pour HSBC et PWC.
Un nouveau champion se taille la part du lion dans l’industrie de 5.300 milliards de dollars des ETF. Selon les données compilées par Bloomberg, Vanguard devrait battre BlackRock pour la première fois depuis 2013 en attirant un record de 194 milliards de dollars en 2020. La plus grande société de gestion au monde a de son côté réuni 113 milliards de dollars cette année, alors que State Street se place bon troisième avec seulement 32 milliards. La firme de Boston voit sa part de marché se réduire pour la cinquième année consécutive après que 29 milliards se sont détournés de son produit star, le SPDR S&P 500 ETF Trust de 324 milliards de dollars.
GQG, la société de gestion fondée par l’ancienne star de Vontobel Rajiv Jain, a plus que doublé ses actifs à 62 milliards de dollars cette année, rapporte le Financial Times. Cela en fait l’un des gagnants de la crise du coronavirus dans le secteur de la gestion d’actifs. GQG Partners a vu le jour en 2016 et se spécialise sur les actions des marchés émergents, des Etats-Unis et du monde. La société a enregistré une collecte nette de 18,2 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de l’année. Ces flux, ajoutés à l’effet performance, ont dopé les actifs de 30,7 % fin 2019 à 55,7 milliards de dollars fin septembre. Les actifs ont depuis augmenté à 62,2 milliards de dollars en décembre.
Dix des plus grandes sociétés de gestion au monde ont musclé leurs effectifs dans l’Union européenne de 38 % sur les cinq dernières années en réponse à la croissance du marché, au Brexit et au renforcement de la réglementation, selon les calculs du Financial Times. Ces sociétés de gestion, qui comprennent Amundi, Vanguard et Invesco, emploient désormais environ 7.000 personnes en Europe, hors Royaume-Uni. Les chiffres n’incluent pas BlackRock, Fidelity International ou Capital, qui n’ont pas souhaité donner de chiffres. Les effectifs des sociétés de gestion au Royaume-Uni ont augmenté de 35 % sur la même période, selon l’analyse du FT. Schroders a ajouté environ 250 postes dans l’UE pour atteindre près de 900. Amundi emploie plus de 3.600 personnes dans la région, soit une hausse de plus de 1.000 (ce qui est lié en partie à l’acquisition de Pioneer en 2016). S’agissant des sociétés américaines, Franklin Templeton a environ 1.240 employés dans l’UE, soit plus de 200 personnes en plus. Vanguard emploie 65 personnes, contre 9 il y a cinq ans.
Comme dans tout mariage l’union n'était pas parfaite. Lorsque OTC Agregator et Ardens se sont regroupées pour fonder Apicap en 2015, OTC Agregator avait en son sein une quarantaine de fonds fiscaux (FCPI, Fonds Commun de Placement Innovation) qui ne correspondent désormais plus au positionnement insufflé par son président depuis 2019, Alain Esnault. C’est le cas plus particulièrement du fonds OTC Entreprises 4 dont la valeur liquidative, calculée de façon bi-annuelle, est négative depuis plusieurs années. Dans un courrier adressé à ses clients à la fin de 2019 et que NewsManagers a pu consulter, Apicap indiquait avoir de nouveau sollicité l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour proroger la durée de vie réglementaire de ce fonds, qui devait être liquidé en 2018, soit dix ans après sa création. Problème, toutes les entreprises à l’intérieur du produit n’ont pas trouvé repreneur avant la date d'échéance, bien avant l'éclatement de la crise sanitaire. L’objectif de cette prorogation du fonds était donc «de pouvoir céder dans des conditions favorables les participations détenues dans quatre sociétés non liquidées à la date prévue de fin de vie du fonds». La société indiquait alors estimer pouvoir vendre ces participations d’ici le 31 janvier 2021. Le prélèvement des frais de gestion a été suspendu en attendant ces cessions, et une partie de l’argent a été redistribuée aux clients en 2018 dans le cadre des opérations de fin de vie du fonds. Sauf qu’un deuxième problème est venu se greffer, explique le courrier. Il a en effet été attribué aux porteurs du fonds en question 6,80 euros par part, soit un niveau trop important par rapport aux montants des liquidités disponibles. L’excédent de capacité a été évalué à 1,30 par part, soit plus de 3 millions d’euros au total. C’est l'équivalent des fonds propres d’Apicap. «Apicap a mené toutes les investigations nécessaires afin de déterminer l’origine et les responsabilités exactes de cet incident qui est susceptible de causer au Fonds, voire à Apicap, un préjudice significatif» écrivait alors Alain Esnault. La société avait décidé d’assumer sur ses fonds propres l’erreur de distribution plutôt que de réclamer le remboursement aux porteurs de parts. Elle a aussi bloqué toutes les demandes de rachats des parts sur la valeur liquidative du 31 décembre 2018, mais aussi celle du 30 juin 2019 et toutes les suivantes jusqu'à aujourd’hui. Le tout «dans l’attente des démarches entreprises auprès des acteurs concernés, soit le dépositaire du fonds et le prestataire externe en charge de la détermination du montant de la distribution», écrit Apicap dans son courrier. D’après les documents du fonds, le dépositaire est le Crédit Mutuel. Interrogée, la société à indiqué à NewsManagers qu’elle avait toujours agi en toute transparence envers ses clients pour leur expliquer la situation. Elle a mobilisé sa compagnie d’assurance et court un risque financier qui serait en fait très limité, et loin des 3 millions d’euros évoqués. La somme tournerait probablement autour de 100.000 euros, correspondant au montant de la franchise. La société, en discussion avec ses prestataires, espère en outre pouvoir rembourser ses clients du fonds d’un minimum global de 9,30 euros par part en 2021 (6,80 euros de capital + 2,50 euros d’avantage fiscal), voire d’ajouter un complément, sur 10 euros investis par les clients. Apicap, qui se consacre désormais au capital développement et transmission et à l’immobilier et vise 2 milliards d’encours d’ici 2024, a mis en liquidation tous les fonds fiscaux hérités d’OTC. Il en restait une dizaine à l’automne...
Un an après avoir annoncé la création d’une société de gestion, le lyonnais Albarest Partners a obtenu son agrément. Selon des informations vues par NewsManagers (Groupe L’Agefi), l’Autorité des marchés financiers a décerné son agrément le 16 décembre dernier. Albarest Partners, qui compte 5 professionnels, est dédiée à l’investissement dans des projets de transmission (LBO) ou de rebond (capital-développement), sur le segment du small cap dans le grand quart Sud-Est de la France. Elle a déjà investi 97 millions d’euros sur 16 opérations, selon son site Internet. Elle a été créée dans le cadre d’un spin-off du bureau lyonnais de MBO Partenaires, par Edouard Malandrin, Laure Thibierge et Médéric Gaillard.
BNP Paribas Asset Management a annoncé la semaine dernière la nomination de Luiz Sorge au poste de responsable de la région Amérique latine. A ce titre, il est responsable des opérations de BNPP AM en Argentine, au Chili, en Colombie, au Mexique et au Pérou, et conserve ses fonctions actuelles de directeur général de BNPP AM Brésil. Il est également nommé membre duGlobal Head of Client Group Management Committee et du Global Business Committee de BNPP AM, et rejoindra aussi les comités de gouvernance régionaux. Il est rattaché à Sandre Pierri, Global Head of Client Group. Luiz Sorge a rejoint BNPP AM en 2001 en tant que directeur des produits au Brésil. En 2007, il devient responsable des ventes et du développement de produit pour les investisseurs institutionnels et individuels, les distributeurs externes et les investisseurs étrangers. En juillet 2013, il est nommé directeur général de BNPP AM Brésil et membre du Comité exécutif de Banco BNP Paribas Brasil. Avant de rejoindre BNPP AM, Luiz Sorge était directeur associé de CCF Brasil Asset Management et responsable des produits de retraite.
Le private equity était dans tous ses états en cette année 2020. La valeur des deals réalisés par les fonds de capital investissement dans le monde atteint près de 560 milliards de dollars, en croissance de près d’un cinquième par rapport à l’an dernier, rapporte le Financial Times, sur la base des chiffres de Refinitiv entre le 1er janvier et le 22 décembre. Plus de 8.000 opérations ont été annoncées cette année, un record depuis le début du recensement de ce type d’opérations au début des années 80. Les énormes stimulus provoqués par l’afflux massif d’argent des gouvernements et des banques centrales a permis au secteur de résister malgré le coup d’arrêt historique à l’activité économique provoqué par la pandémie. Les firmes ont profité de la dislocation des marchés, de la volatilité, du fort besoin de financement des entreprises et de la baisse de la concurrence pour mettre en vente, ou au contraire acheter de très belles entreprises. Le secteur technologique a représenté 28% des deals de private eqtuity cette année.