Nouveauté. BNP Paribas Asset Management (BNPPAM) a annoncé la création d’une plateforme de délégation de gestion en architecture ouverte, sous réserve d’autorisations. Ce genre de « catalogue » – nouveau en France mais développé au Royaume-Uni, en Suisse ou en Italie – sera « central pour le développement du secteur de la gestion d’actifs dans les années à venir », estime BNPPAM : il combine « stratégies à forte conviction », « économies d’échelle » et « mode d’utilisation simplifié ». Qu’en pense le numéro un européen ? « L’offre sera lancée d’ici à la fin de l’année », répond l’interne. Structurée dans une Sicav luxembourgeoise, la plateforme AMSelect repose ainsi sur dix stratégies best-in-class, avec chacune son manager. Parmi les gérants retenus, BlackRock, AllianzGI, Amundi ou encore HSBC AM. Son offre devrait être accessible aux clients de BNPPAM en juin et, « ultérieurement », aux « autres entités du groupe ».
Est-il un problème qui résiste à la finance ? La Banque mondiale planche sur une émission destinée à financer la protection des rhinocéros noirs, dont le nombre s’effondre. Un total de 65 millions de dollars, avec une maturité de 5 ans, seront empruntés sur les marchés. Et pour aligner intérêts des investisseurs et des bêtes, le coupon sera relevé si la population de rhinos augmente. Mieux vaut ne pas imaginer à quelles extrémités un investisseur avide de rendement pourrait être réduit. Les titres devraient être émis en milieu d’année, mais la Banque mondiale réfléchit déjà à étendre le programme à d’autres espèces menacées – lions, tigres, orang-outangs… De quoi faire du danger d’extinction un facteur de risque comme les autres sur les prospectus d’émission.
A quand l’intégration dans les indices ESG ? Aux critiques de Bernie Sanders, Dave Clark, le nouveau patron d’Amazon, a en effet rappelé que le groupe offrait couverture médicale, salaire horaire de 15 dollars, environnement de travail « sûr et inclusif »... Autant de promesses du malheureux candidat à la présidentielle, a perfidement ajouté Dave. Au-delà de sa virulence, la réponse a étonné : Amazon n’a pas pour habitude de lutter pied à pied pour son image. Faut il y voir la tension d’un groupe inquiet des ambitions syndicales de ses salariés ? Avec tous ces avantages, cela serait malheureux…
C’est un mauvais remake de Margin Call, le film qui retraçait la chute de Lehman Brothers. La déconfiture du fonds Archegos Capital fait passer un frisson bien connu à Wall Street. Incapable de répondre aux appels de garanties de ses contreparties, le hedge fund a forcé ses banques à liquider en quelques jours plusieurs dizaines de milliards de dollars de positions, avec de lourdes pertes à la clé pour au moins deux d’entre elles, Credit Suisse et Nomura. Les ingrédients de la catastrophe ont un goût de déjà-vu : des paris concentrés sur quelques valeurs boursières grâce à des produits dérivés taillés sur mesure, un usage immodéré de la dette pour les financer, des banques qui font passer la rentabilité avant la gestion fine de leurs risques, et des autorités de surveillance toujours aussi myopes.
Credit Suisse a annoncé à ses investisseurs détenteurs de fonds exposés à Greensill la création d’une classe de fonds spécifique regroupant les actifs soumis «à une incertitude considérable quant à leur valorisation». Concrètement, les investisseurs détenteurs des fonds concernés recevront une part de fonds distincte en plus de la classe d’origine. Ils détiendront donc deux classes d’actions «pendant une certaine période», précise la banque. La classe d’actions d’origine reflétera la partie liquide des actifs du fonds et la classe supplémentaire reflétera la partie non liquide. Cette séparation de la partie non liquide de l’actif du fonds permettra de rouvrir les fonds pour des souscriptions et des rachats, pour les parts qui ne sont pas constituée des actifs illiquides.
Emmanuel Macron a annoncé mercredi, dans une allocution télévisée, un nouveau renforcement des mesures de lutte contre le Covid-19, qui passe par un élargissement à tout le pays des mesures de restrictions et la fermeture des écoles, collèges et lycées pendant trois semaines. Le président a annoncé une extension à tout le pays, déjà soumis à un couvre-feu à partir de 19h00, des mesures en vigueur dans 19 départements depuis le 18 mars : fermeture des commerces non-essentiels, télétravail fortement encouragé, interdiction de se déplacer à plus de 10 kilomètres de chez soi. Le ministère de l’Economie à indiqué dans la foulée que ces nouvelles dispositions se traduiraient par la fermeture de 150.000 commerces à travers le territoire, pour un coût estimé à 11 milliards d’euros. Ces 11 milliards correspondent aux dépenses pour le fonds de solidarité, le chômage partiel - pour les parents ne pouvant télétravailler - et les exonérations de charge pour un mois. Les mesures présidentielles seront détaillées jeudi au Parlement par le Premier ministre, Jean Castex, dont le discours sera suivi d’un débat et d’un vote dans les deux chambres.
BNP Paribas Asset Management (« BNPP AM ») a annoncé ce 31 mars la nomination d’Inés de Trémiolles au poste de directrice mondiale du trading au sein du département Global Trading Function (« GTF »), à compter du 6 avril. Basée à Paris, elle est rattachée à Sophie Lugiez, responsable de la GTF. Dans ses nouvelles fonctions, Inés de Trémiolles est responsable de la gestion des trois plateformes de trading de BNPP AM, situées à Paris, Hong Kong, et aux Etats-Unis (New York et Boston). Elle travaillera notamment à la poursuite de l’automatisation de la négociation des transactions au sein de la GTF. L’intéressée travaillait précédemment pour BNP Paribas CIB à Londres, où elle était Global Head of Credit Trading Desk Analysts. Elle a rejoint le groupe BNP Paribas en 2000 et a occupé des postes dans la vente et le négoce de titres obligataires et sur les marchés primaires à Paris et à Londres. Auparavant, elle a travaillé pour Lehman Brothers à New York et à Londres, et pour Citibank à Madrid.
AllianzGI a débauché deux collaborateurs d’Axa Investment Managers pour travailler au sein de l’équipe de Matt Christensen, son responsable mondial de l’investissement responsable et à impact, qui travaillait lui aussi précédemment chez Axa IM. Il s’agit de Thomas Roulland, qui dirigera l'équipe Sustainability Methodologies & Analytics, et de Julien Bertrand, qui le secondera en tant qu’analyste ESG pour les méthodologies et les analyses. Chez Axa IM, Thomas Roulland était responsable des solutions d’investissement responsable, des modèles et des outils, et Julien Bertrand travaillait comme analyste ESG. Ces recrutements s’inscrivent dans le cadre de la réorganisation de l’équipe d’investissement responsable, qui sera découpée en trois pôles. Le nouveau pôle Sustainability Methodologies & Analytics est appelé à innover dans le domaine des données ESG grâce à des technologies de pointe, telles que l’intelligence artificielle et le traitement du langage naturel, afin de soutenir la recherche, développer de nouvelles méthodologies dans l’ensemble des classes d’actifs et élaborer des solutions pour les clients. L'équipe supervisera également les efforts d’intégration ESG d’AllianzGI, la méthode de notation ESG et développera l’ensemble des données pour la stratégie climatique. Cette équipe sera donc dirigée par les nouvelles recrues d’Axa. Le deuxième pôle, appelé Sustainability Research & Stewardship, gérera la recherche thématique et la stratégie d’engagement. Il sera dirigée par Mark Wade, qui était auparavant codirecteur de la recherche crédit. Isabel Reuss continuera à piloter l'équipe Sustainability Research, qui développera également une approche thématique sur les sujets du climat, des frontières planétaires et du capitalisme inclusif. Antje Stobbe, membre de l'équipe Sustainability Research depuis 2019, est promue responsable du stewardship et dirigera les activités d’engagement et de vote d’AllianzGI à l'échelle mondiale. Isabel Reuss et Antje Stobbe codirigeront l’approche Climate Engagement with Outcome, qui vise à dialoguer avec les entreprises en transition vers une économie à faible émission de carbone. Enfin, un Sustainable Investment Office sera chargé d'élaborer les stratégies et les politiques globales d’AllianzGI en matière d’investissement durable, de produits responsables et de coordination des thèmes transversaux liés à la durabilité au sein de l’entreprise. L'équipe sera dirigée par Nina Hodzic, qui était directrice de l’intégration et des solutions ESG depuis 2019.
Depuis l’affaire H2O, la technique est bien connue. Credit Suisse a annoncé aujourd’hui à ses investisseurs détenteurs de plusieurs fonds multi-stratégie exposés à Greensill la création d’une classe de fonds spécifique regroupant les actifs soumis « à une incertitude considérable quant à leur valorisation ».
Deux fonds négociés en bourse (exchange-traded funds) lancés au mois de mars sont entrés au classement des dix meilleurs lancements d’ETFs de tous les temps aux Etats-Unis selon Bloomberg. Cela inclut l’ETFVanEck Vector Social Sentiment, coté depuis le 2 mars 2021 et dont les parts négociées ont atteint 440 millions de dollars dès le premier jour de cotation. Une performance qui le classe derrière l’ETF XTrackers MSCI USA ESG Leaders Equity, lancé le 7 mars 2019 (843M$ de parts négociées le premier jour), et l’ETF iShares Exponential Technologies, coté depuis le 23 mars 2015 (565M$ de parts négociées le premier jour). Le nouvel ETF d’Ark Investment Management sur la thématique de l’espace,Ark Space Exploration ETF, qui a été coté mardi 30 mars, a vu ses parts être échangées à hauteur de 294 millions de dollars pour son premier jour de cotation (malgré une baisse de 0,98% de son cours), ce qui le classe en huitième position du classement.
Cathie Wood n’a pas réussi à réitérer ses excellentes performances de 2020 avec les fonds ARK Invest au premier trimestre, mais la célèbre gérante a tout de même réussi à attirer une masse constante de liquidités dans ses fonds, écrit l’agence Reuters. Cathie Wood a surpassé tous les autres gérants de fonds actions ou d’ETF l’année dernière, selon Morningstar, contribuant à propulser les actifs sous gestion de la société de son fonds phare ARK Innovation de 1,86 milliard de dollars à la fin de 2019 à près de 22 milliards de dollars en mars, selon les données de Lipper. Mais pour le premier trimestre, son fonds phare est en baisse de 10,7 % au 29 mars, se classant dans le pire décile des 601 fonds américains de croissance à moyenne capitalisation, selon les données Morningstar. Sur une période de cinq ans, son gain annualisé est de 44,6 %. L’ETF Space Exploration & Innovation d’ARK a également baissé mardi 30 mars lors de son premier jour de cotation à Wall Street. Malgré ses mauvaises performances cette année, ARK continue d’attirer les investisseurs particuliers à une époque où beaucoup ont abandonné les sélectionneurs d’actions au profit de l’investissement indiciel passif. L’ETF ARK Innovation géré par Cathie Wood a attiré près de 5,5 milliards de dollars depuis le début de l’année, soit le montant le plus élevé de tous les fonds d’actions gérés activement, tandis que trois autres fonds ARK ont attiré des flux qui se sont classés parmi les 10 premiers, selon Morningstar.
BNY Mellon Investment Management a recruté Kristina Najjar-Wahlgren en tant que responsable de la distribution en Europe du Nord, rapporte Realtid.se. La nouvelle recrue sera responsable de diriger la stratégie de distribution de la société de gestion américaine dans tout le Nord de l’Europe. Kristina Najjar-Wahlgren vient de Pimco où elle occupait un poste similaire. Avant cela, elle a travaillé pour Aberdeen Asset Management pendant 10 ans.
Le broker et tierce-partie marketeur brésilien XP Investimentos, est en pourparlers pour acquérir une part minoritaire d’AZ Quest Investimentos, la succursale de gestion d’actifs de l’Italien Azimut au Brésil, rapporte Bloomberg. Les discussions n’en seraient qu'à leurs prémices et aucun accord n’a encore été trouvé selon des sources proches du dossier citées par le média. D’autres investisseurs ont été sollicités par AZ Quest, dont Azimut est actionnaire majoritaire à 81% et quigère 16,5 milliards de réals brésiliens (2,6Md€). AZ Quest a récemment acquis le hedge fund local MZK Investimentos et cette acquisition, selon les sources citées par Bloomberg, aurait été effectuée pour renforcer AZ Quest en amont de l'éventuelle ouverture de son capital. Plusieurs sociétés de gestion indépendantes brésiliennes ont vu des grands groupes locaux débarquer en tant qu’actionnaires minoritaires dans leur capital. XP a notamment acquis des parts dans la boutique de gestioncrédit Augme Capitalet dans Grimper Capital, un hedge fund établi par d’anciens banquiers privés de Credit Suisse. L’opération la plus attendue dans la gestion d’actifs au Brésil reste néanmoins la future acquisition par un acteur étranger deBB DTVM, la filiale de gestion de Banco Do Brasil et plus grande société de gestion locale. Bloomberg rapportait récemment qu’UBS était aux prises avec Franklin Templeton,BlackRock ou encore Principal pour mettre la main sur BB DTVM. Le gagnant devait être choisi d’ici fin mars.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a annoncé mardi 30 mars avoir infligé un total de 3,7 millions d’euros d’amendes à cinq entités européennes de l’agence de notation américaine Moody’s pour des manquements aux règles concernant la prévention des conflits d’intérêts. La branche britannique de Moody’s a écopé de l’amende la plus élevée (2,735 millions d’euros), suivie par l’entité allemande (340.000 euros), celle basée en France (280.000 euros) et enfin les branches italienne et espagnole (174.000 euros chacune).
Deux hedge funds accusent le conseil d’administration de William Hill de ne pas avoir divulgué d’informations sur le rachat du bookmaker par le groupe de casinos Caesars et font pression pour que les actionnaires obtiennent un deuxième vote sur l’opération, rapporte le Financial Times. GWM Asset Management et HBK Capital Management ont écrit au conseil d’administration du bookmaker avant une audience au tribunal pour approuver l’opération mercredi. GWM, qui a révélé lundi son intention de contester l’acquisition, a déclaré dans une lettre consultée par le Financial Times que le conseil d’administration n’avait pas dévoilé des informations «potentiellement importantes» sur la capacité de Caesars à mettre fin à sa coentreprise avec William Hill aux États-Unis si un autre acquéreur tentait d’acheter le bookmaker britannique. Le hedge fund a déclaré que si cette information avait été révélée aux actionnaires, ceux-ci auraient peut-être voté différemment et que cela avait également empêché une éventuelle vente aux enchères de la société qui aurait pu aboutir à un prix plus élevé.
Belfius Investment Partners vient de nommer Sofie Geukens à la direction des solutions d’investissement et de sélection de fonds, a appris Citywire Selector. Cette jeune trentenaire, ex-Goldman Sachs, est arrivée il y a moins de trois ans dans l'équipe. Elle va remplacer Jean-François Masure, qui va quitter la banque après dix ans de services, dont près de deux à ce dernier poste.
La Banque Postale Asset Management (LBP AM) met en commun sa direction commerciale avec celle de sa filiale Tocqueville Finance. Elle se compose désormais de 15 commerciaux répartis en trois pôles : investisseurs institutionnels, distributeurs et clients particuliers des réseaux partenaires. Dans le cadre de cette réorganisation, Caroline Frelet-Desclaux est nommée directrice des ventes clientèle institutionnelle LBP AM en plus de ses fonctions de directrice du développement Tocqueville Finance. Dans ses nouvelles fonctions, elle a pour mission de superviser la commercialisation des solutions d’investissement des deux marques par les deux pôles de vente dédiés, aux clients institutionnels d’une part, et aux distributeurs d’autre part. Avec Laurent Bouvier, directeur du développement, en charge du troisième pôle consacré aux réseaux partenaires, elle sera rattachée à Mathilde Sauvé, directrice développement et marketing du groupe LBP AM. Sous la direction de Caroline Frelet-Desclaux, le pôle dédié aux clients institutionnels est renforcé par les arrivées de Frédéric Didelot, Philippe Guérin et Cyril Jemain, aux postes de responsables relations investisseurs institutionnels. Frédéric Didelot a rejoint LBP AM en janvier en provenance d’Allianz Global Investors. Philippe Guérin est arrivé en décembre 2020 après avoir travaillé au sein du groupe OFI. Enfin, Cyril Jemain a intégré la société en janvier dernier après avoir officié chez Exane.
Meeschaert Capital Partners a annoncé ce 30 mars le recrutement de Jean-Christophe Bourreille comme directeur associé pour son activité immobilière. Celui-ci arrive de LaSalle Investment Management, dont il dirigeait les investissements en France depuis 16 ans. Auparavant, il a travaillé chez Féau Hampton Entreprises, Weatherall Green & Smith, et Crédit Lyonnais Asset Management Immobilier, dont il fut directeur général.
Amundi a annoncé ce 30 mars le lancement d’un nouveau fonds indiciel coté obligataire, «Amundi Euro Corp 0-1Y ESG - UCITS ETF DR. » Coté sur Xetra, l’ETF offre une exposition à des obligations d’entreprises de qualité («Investment Grade»), libellées en euros, avec une échéance comprise entre 1mois et 1an. La sélection ESG des titres exclut les entreprises impliquées dans des activités controversées telles que le divertissement pour adultes, le tabac, les armes et le charbon thermique. Le véhicule est ainsi sous l’article 8 de la règlementationSFDR. Les frais courants du fonds s'élèvent à 0,08% des encours.
La société de gestion américaine Principal Global Investors (PGI), basée dans l’Iowa, a nomméÅsa Norrie en qualité de directrice générale régionaleet responsable de la distribution en Europe. Basée à Londres, l’intéressée supervisera la distribution pour les activités de gestion de fortune et institutionnelle de la firme. Son rôle de directrice générale européenne de PGI doit encore être approuvé. Sa nomination fait suite aux départsde Timothy Stumpff, jusqu’alors directeur général de Principal Global Investors Europe, et de Nick Lyster, responsable international des services de conseil en gestion de fortune. Åsa Norrie évoluait précédemment au sein d’Aberdeen Standard Investments où elle supervisait les alliances stratégiques de la société de gestion britannique à l’international. Avant la fusion entre Standard Life Investments et Aberdeen Asset Management, elle dirigeait le développement européen de SLI. Elle a aussi travaillé chezBritannic Asset Management ainsi que chezEdinburgh Fund Managers. Principal Global Investorsgère 544,9 milliards de dollars d’encours (464,5Md€).
Candriam s’est lancée dans une nouvelle initiative d’engagement collaboratif concernant les technologies de reconnaissance faciale. Il s’agit d’un travail de réflexion entre plusieurs acteurs qui devrait durer deux ans et s’intéresse aux produits et services liés à la reconnaissance faciale entre les entreprises qui les développent et les investisseurs. Ces derniers sont invités par Candriam à signer la « Déclaration des investisseurs sur la reconnaissance faciale », qui a été «saluée» par les Principes pour l’investissement responsable (PRI) des Nations-unies. A l’occasion du lancement de cette nouvelle initiative, Candriam publie un guide d’évaluation des risques et des opportunités d’investissement liés à ces nouvelles technologies. « L’adoption rapide de la technologie de reconnaissance faciale, associée au nombre croissant de caméras de surveillance, offre aux Etats et aux entreprises des pouvoirs incontrôlés pour surveiller la société au quotidien. La règlementation accusant un retard par rapport au déploiement et à l’utilisation de la reconnaissance faciale, il existe des risques crédibles de violation des droits humains. La Déclaration des investisseurs sur la reconnaissance faciale permettra aux investisseurs d’engager de manière collaborative un dialogue avec les entreprises à propos de leur conformité aux droits humains, des mécanismes de contrôle et de réparation lorsqu’il s’agit de la vie privée et des libertés individuelles », commente Benjamin Chekroun, analyste Proxy Voting et Engagement chez Candriam. La société indique avoir effectué début 2021 un sondage auquel 300 investisseurs ont répondu : pour 30% d’entre eux, la reconnaissance faciale est un outil pratique et utile, tandis que 70% des investisseurs exprimaient des réserves. Une dizaine d’investisseurs auraient déjà exprimé leur intérêt pour cette initiative, selonBenjamin Chekroun interrogé par NewsManagers. «Pour que cette initiative soit une succès nous avons besoin d’investisseurs représentatifs non seulement des régions où sont domiciliés les entreprises développant ou utilisant la technologie, mais également d’actionnaires desdites sociétés: comme pour toute autre initiative collaborative, le poids des actifs sous gestion associés jouera un rôle important dans la prise de contact avec les entreprises ciblées par le dialogue. La diversité des investisseurs est d’autant plus souhaitable qu’on observe de réelles différences culturelles sur ce sujet, d’une région à l’autre», ajoute-t-il. Le chiffre d’affaire mondiale de la reconnaissance faciale serait de l’ordre de 9,6 milliards de dollars en 2022 et concernerait tout autant des entreprises américaines et chinoises que des entreprises issues d’autres régions du monde.
Le Fonds monétaire international (FMI) va relever la semaine prochaine sa prévision de croissance mondiale pour 2021 et 2022, a annoncé mardi sa directrice générale Kristalina Georgieva. Selon le Fonds, l'économie mondiale va mieux grâce notamment aux 16.000 milliards de dollars mis sur la table par les gouvernements de la planète pour amortir les retombées économiques de la crise sanitaire. Dans ses dernières prévisions, publiées en janvier, le FMI prédisait une croissance économique mondiale de 5,5% en 2021 suivie d’une expansion de 4,2% en 2022 à la faveur notamment du plan de relance américain et d’une reprise alimentée par un retour à la normale favorisé par les vaccinations. «Les vaccins ne sont pas encore disponibles partout et pour tout le monde», a toutefois rappelé Kristalina Georgieva au Council on Foreign Relations.
L’Italie va imposer jusqu’au 6 avril une période d’isolement de cinq jours à toute personne arrivant sur son territoire en provenance d’un autre pays de l’Union européenne, a annoncé mardi le ministère italien de la Santé. Cette mesure s’appliquera aussi aux Italiens de retour d’un voyage en Europe. Ils devront effectuer un premier test de dépistage du Covid-19 avant leur départ et un deuxième à l’issue de l’isolement, a précisé le ministère. Le décret devrait entrer en vigueur mardi soir ou mercredi.
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’est plaint mardi des restrictions d’accès aux données imposées à ses inspecteurs par les autorités chinoises lors de leur séjour à Wuhan pour enquêter sur les origines de la pandémie de Covid-19. Dans leur rapport d’enquête publié, coécrit avec des scientifiques chinois, les experts de l’organisation désignent comme scénario le plus probable un coronavirus présent chez les chauves-souris et transmis à l’homme via un animal intermédiaire. La Maison blanche a jugé que cette enquête n'était pas «à la hauteur de la situation» et réclamé des études supplémentaires. Les Etats-Unis ont également signé une déclaration commune avec l’Union européenne et 13 pays pour dénoncer «le manque d’accès à des données complètes et à des échantillons».