Didier Reynders a annoncé mardi que la Belgique est disposée à un surcroît de transparence dans la lutte contre l'évasion fiscale et qu’elle envisage d’améliorer sa coopération avec ses partenaires de l’UE, selon Reuters relayé par Fondsprofessionell. Le ministre des Finances semble disposé à assouplir les dispositions régissant le secret bancaire et indique que ce ne sera pas un problème pour son pays que de fournir davantage d’informations aux autres pays de l’UE sur les investisseurs étrangers.
Pour la Banque Sarasin, les apports nets de fonds se sont accrus l"an dernier de 30% par rapport à 2007 pour atteindre le niveau record de 14,5 milliards de francs suisses. Toutefois, les actifs gérés par le groupe Sarasin s"élevaient fin décembre à 69,7 milliards de francs suisses, un montant inférieur de 16% au chiffre de l"exercice précédent. Ce recul résulte de moins-values de 19 milliards imputables à la mauvaise performance des marchés et d"effets change de 8,8 milliards dus à la fermeté du franc suisse. Le bénéfice consolidé de l"exercice s"élève à 114,4 millions de francs suisses contre 173,5 millions l"année précédente.Durant l"exercice écoulé, la croissance du groupe Sarasin a été soutenue par l"engagement de 122 nouveaux conseillers clientèle de haut niveau. En l"espace d"un an, le nombre de conseillers s"est ainsi accru de 41% à 416 collaborateurs (2007: 294). Ces investissements dans la croissance future de la banque ont déjà porté des fruits en 2008: le résultat d"acquisition moyen par conseiller a encore progressé de 3% pour s"établir à 40,8 millions de francs. Avec le renforcement de ses équipes de conseillers en 2008, la Banque Sarasin compte à nouveau avec une croissance de 10% en 2009 et un afflux d"argent frais correspondant en dépit de l"environnement toujours difficile. L"évolution bénéficiaire à court et à moyen terme est difficilement prévisible dans la situation actuelle des marchés. Sur la base du volume actuel des affaires et dans l"hypothèse d"une stabilisation des marchés, la Banque Sarasin table pour 2009 sur un bénéfice opérationnel ajusté de l"ordre de celui réalisé en 2008, des mesures de réduction des coûts sont inévitables dans le contexte actuel. La direction a déjà ouvert la voie en renonçant volontairement au versement d"un bonus pour l"exercice 2008. S"agissant du développement de l"organisation, la Banque Sarasin se concentrera en 2009 sur un nombre ciblé de projets d"expansion ? notamment l"implantation en Autriche, en Pologne et en Inde ? et agira avec retenue en ce qui concerne l"engagement de nouveaux chargés de clientèle, le but étant d"obtenir une amélioration qualitative des équipes de conseillers au gré des fluctuations naturelles, sans augmentation de leur effectif. Au lieu de verser l"habituel dividende prélevé sur le bénéfice résultant du bilan, le conseil d"administration proposera à l"assemblée générale du 22 avril 2009 d"émettre des options sur cash ou sur titres (COTO) en combinaison avec une réduction de la valeur nominale des actions. Les actionnaires auront ainsi la possibilité de choisir entre le retrait de nouvelles actions nominatives, la vente en Bourse des options sur cash ou sur titres ou l"encaissement d"une distribution en espèces de 0,65 franc par action nominative B. Sous cette forme, les options sur cash ou sur titres ne sont soumises ni à l"impôt fédéral anticipé, ni à l"impôt sur le revenu frappant les personnes physiques domiciliées en Suisse.
Récemment invité à siéger au board de l"ISDA (Association internationale des swaps et dérivés qui regroupe les principaux intervenants sur ces marchés), Pierre-Emmanuel Juillard, responsable de la finance structurée chez AXA Investment Managers, inscrit sa nomination, ainsi que celle de deux autres représentants de la communauté buy side (Ted MacDonald, de D. E. Shaw group, et Bill Powers de Pimco), dans la continuité de son activité au sein de l"association. «C"est effectivement la première fois que l"ISDA convie des investisseurs à siéger au board mais nous sommes représentés depuis longtemps dans l"association, au travers des nombreux comités techniques et groupes de travail. Notre arrivée au board constitue de mon point de vue une reconnaissance de notre contribution à la réflexion de l"industrie», explique Pierre-Emmanuel Juillard. Après les avatars des dernières années, comme l’engorgement des plates-formes opérationnelles, et le discrédit jeté sur les produits dérivés à l’occasion de la crise financière, il conçoit sa mission au sein du board comme celle d"un «facilitateur du développement des dérivés sur des bases saines et efficaces». Dans cette perspective, quatre grands thèmes devraient présider aux réflexions de l"ISDA. Tout d"abord, il convient de favoriser un énorme travail de pédagogie auprès de tous les acteurs qui interviennent sur le marché des dérivés. «Cette nécessité d"un effort d"éducation a été complètement sous-estimée et a pu contribuer aux excès récents. Il faut que tant les acheteurs que les vendeurs de produits dérivés comprennent bien le fonctionnement de ces produits et toutes les implications fiscales, comptables et juridiques qui s"y attachent», souligne Pierre-Emmanuel Juillard.Deuxième grand axe de réflexion, la transparence. « «La transparence des opérations est déjà bien avancée, grâce notamment à la standardisation des contrats. Les contrats ad hoc sont de moins en moins nombreux, la plupart des contrats sont désormais des contrats ISDA. Mais il faut aussi continuer de progresser sur les problèmes de reporting et de netting des opérations afin de mieux encadrer le risque opérationnel». Troisième grand thème générique, la compensation, qui fait l"objet d"intenses débats des deux côtés de l"Atlantique. En Europe, la Commission pousse l’idée d’un clearing centralisé des CDS au niveau européen. «Les utilisateurs buy side sont particulièrement au fait de ces sujets et souhaitent que soit créée au plus vite une structure de contrepartie centrale». Dernier grand thème, la surveillance. «C’est un fait, l’autorégulation ne suffit pas. Mais la bonne réponse ne passe pas forcément par plus de régulation. C’est d’une meilleure régulation dont nous avons besoin, avec davantage de coopération et de coordination».En attendant, le marché devrait continuer de se développer. «La crise n’a fait qu’accélérer la modernisation de l’industrie des dérivés. Les erreurs de jeunesse seront corrigées. Sur tous les nouveaux marchés, comme celui des dérivés catastrophe, la standardisation deviendra la norme dès leur début. Et puis, la liquidité sur les dérivés est meilleure que sur le cash».
«Nous devons tout de suite nous mettre au travail». Une petite phrase qui figure dans l’avant-propos et en conclusion du rapport rédigé par un groupe d’experts sous la houlette de Jacques de Larosière, ancien gouverneur de la Banque de France, et présenté mercredi à la Commission européenne. Quatre mois de travail qui ont abouti à la présentation de 31 recommandations pour réformer sans tarder la régulation et la supervision en Europe. Sur le dossier très attendu de la supervision, le rapport suggère qu'#un système européen de superviseurs financiers (European System of Financial Supervisors, ESFS) devrait être mis en place. Cet ESFS devrait être un réseau décentralisé#. Autrement dit, la supervision quotidienne continuerait d'être assurée par les superviseurs nationaux en place qui garderaient l’essentiel de leurs compétences. Mais l’ESFS serait amené à travailler main dans la main avec des comités de niveau 3 renforcés. #Trois nouvelles Autorités européennes seraient constituées# qui remplaceraient les entités existantes, CEBS pour la banque, CEIOPS pour l’assurance et CESR pour les marchés, et dont la mission serait de coordonner l’application des standards de supervision et d’assurer une forte coopération entre superviseurs nationaux. Pour tous les grands établissements transfrontières, des collèges de superviseurs seraient mis en place. Et comme la remise en état est non seulement #nécessaire# mais #urgente#, Jacques de Larosière a décidé d’assortir ses propositions d’un programme de travail à mettre en ?uvre dans les plus brefs délais. Dans un premier temps (2009-2010), les autorités de supervision nationales devraient être renforcées afin d’améliorer la qualité de la supervision dans l’Union et #la Commission européenne devrait immédiatement débuter ses travaux# pour élaborer le cadre juridique des trois nouvelles Autorités. Dans l’intervalle, les comités de niveau 3 devraient de toute façon être renforcés (avec à la clé une augmentation #significative# de leurs ressources) et les collèges de superviseurs devraient être mis sur pied d’ici à la fin de 2009.Le rapport propose par ailleurs la création d’une nouvelle instance, le conseil européen du risque systémique (European Systemic Risk Council, ESRC), qui serait dirigé par le président de la Banque centrale européenne et qui comprendrait des membres du Conseil général de la banque centrale, les présidents des comités de niveau 3 ainsi qu’un représentant de la Commission européenne. Sa mission serait de rassembler et d’analyser toutes les informations pertinentes relatives à la stabilité financière. Et sous l'égide de l’ESRC et de la Commission économique et financière (EFC), un système d’alerte sur les risques devrait être mis en place.A l’occasion de la présentation officielle du rapport, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, tout à fait en phase avec Jacques de Larosière, a souligné sa volonté de passer à l’action dès cette année avec des réformes importantes. Dans cette perspective, la Commission devrait présenter, dès le 4 mars, une première évaluation du rapport, les réponses à ses principales conclusions et son calendrier de travail. La Fédération bancaire française (FBF) a pour sa part salué la contribution essentielle du rapport #pour faire progresser la supervision des groupes bancaires transfrontières en Europe#.
Mercredi, Adair Turner, président de la Financial Services Authority, a promis aux membres du Parlement britannique une «révolution» dans le domaine de la régulation financière, rapporte le Financial Times. Les banques seraient ainsi tenues de détenir des réserves en capital correspondant à trois fois leurs actifs de trading. Les hedge funds de grande taille seront soumis aux mêmes règles que les banques en termes de fonds propres et de liquidité.
Selon Les Echos, la société de gestion britannique F&C Investments (F&C) milite pour que les investisseurs soient particulièrement vigilants quant à la rémunération des patrons. «Nous pensons que les manquements des institutions financières en matière de gouvernance sont à l’origine de la crise bancaire. Les événements des derniers mois ont démontré que l’escalade des salaires et des bonus versés aux dirigeants des banques a été générée par une prise de risque extraordinaire plutôt que par la production de bénéfices réels et durables», estime Karina Litvack, responsable de l'équipe gouvernance et investissement socialement responsable (ISR) chez F&C.
Le rapport remis mercredi à la Commission européenne par le groupe d’experts présidé par Jacques de Larosière insiste sur la nécessité de continuer à développer des règles communes pour les fonds d’investissement en Europe, notamment en ce qui concerne les définitions, la classification des actifs et les modalités de délégation.Suite à l’affaire Madoff, le rapport estime que plusieurs mesures semblent #appropriées#. Tout d’abord, les délégations de gestion ne devraient intervenir qu’après une due diligence en bonne et due forme et une surveillance continue de la part de l’entité qui délègue. Ensuite, un dépositaire indépendant devrait être désigné, de préférence une entité tierce. Troisième point, le dépositaire devrait garder la responsabilité de la conservation de tous les fonds à tout moment afin de pouvoir réaliser efficacement ses fonctions de conformité. Autrement dit, la délégation de fonctions dépositaires à une entité tierce devrait être interdite. Le recours à un sous-conservateur, complètement indépendant du fonds ou du gérant, ne modifie en rien les responsabilités du dépositaire. Enfin, les délégations à des institutions hors de l’Union européenne ne devraient pas être utilisées pour #pervertir# la législation européenne Ucits qui prévoit des murailles de Chine entre les fonctions de gestion d’actifs et les fonctions de dépositaire-conservateur.
Le Comité européen des régulateurs a dévoilé lundi, lors d’une conférence à Paris, les contours que pourrait avoir le futur document d’informations des OPCVM pour les particuliers (Key Information Document ou KID). Ce document, qui à terme doit remplacer le prospectus simplifié, vise à simplifier et souligner les éléments décisifs qu’un particulier doit prendre en compte lorsqu’il investit dans des fonds UCITS.Cela fait suite à la publication, le 15 février, des recommandations à la Commission européenne concernant le contenu et la présentation du KID. Un premier document soumis à consultation sera publié en mars 2009, et une version finale sera diffusée cet été. L’idée est que le CESR soumette ses conseils finaux à la Commission européenne d’ici au 30 octobre. Ce nouveau document devra notamment présenter le profil de risque, la performance et les frais de l’OPCVM en question. S’agissant du profil de risque, il est envisagé d’introduire un indicateur synthétique. Dans cette perspective, une méthodologie a été mise au point en coopération étroite avec un groupe d’experts du secteur de la gestion d’actifs. Cet indicateur serait fondé sur la volatilité historique et serait présenté sous la forme d’une échelle numérique allant de 1 à 7. Il s’accompagnerait d’une explication écrite qui décrirait les limites et les raccourcis de la méthodologie. La méthodologie distingue trois grandes catégories d’OPCVM : les fonds de marché (investis dans des segments fixes des marchés de capitaux), les fonds de stratégie (dont la performance résulte principalement de l’allocation d’actifs et qui incluent notamment les fonds à rendement absolu) et les fonds structurés (y compris les fonds garantis). Hubert Reynier secrétaire général adjoint de l’Autorité des marchés financiers (AMF), qui a participé aux travaux sur le KID, estime que la méthodologie présente plusieurs avantages, et notamment celui que la volatilité est un concept bien connu, facile à saisir et constitue une mesure objective du profil de risque d’un fonds. De plus, elle couvre les produits les plus sophistiqués. Enfin, la méthodologie pourra être facilement mise en place par le secteur, et permettra des comparaisons. En revanche, cela pourrait coûter cher au secteur. Autre inconvénient : un tel indicateur pourrait conduire à de mauvaises perceptions. Enfin, la question reste de savoir comment gérer les innovations financières. Concernant la performance, le CESR a travaillé sur une présentation sous forme d’histogrammes, avec des pourcentages plutôt que des montants. Enfin, sur la question des frais, il est envisagé de mettre au point un chiffre récapitulant l’ensemble des charges supportées par un fonds, qui soit plus complet que le Total des frais sur encours (TFR ou TER).
Selon Le Temps, le président de la Confédération et ministre des Finances Hans-Rudolf Merz a annoncé mercredi la mise sur pied d"une «délégation stratégique» pour défendre les intérêts de la Suisse vis-à-vis des Etats-Unis et de l"UE et sécuriser la place financière suisse. Cet organe se compose des chefs des trois départements concernés, à savoir Hans-Rudolf Merz pour les Finances, et les conseillères fédérales Eveline Widmer-Schlumpf et Micheline Calmy-Rey, en charge respectivement de la Justice et des Affaires étrangères. Cette délégation, a annoncé le président de la Confédération, pourra s"appuyer sur un groupe d"experts dépassant le seul cadre des banques, de la finance ou du droit. Il comportera également des spécialistes de la sécurité et des diplomates. La délégation étudiera notamment la possibilité d"étendre aux personnes morales l"accord sur la fiscalité de l"épargne avec l"UE, qui échoira en 2013. L"opportunité d"étendre ce type d"instruments à «d"autres pays non membres de l"UE», dont les Etats-Unis, sera elle aussi analysée. En revanche, la Suisse ne compte pas en priorité pointer du doigt les paradis fiscaux rattachés à certains pays de l"UE ou aux Etats-Unis, une telle stratégie n"ayant pour l"heure pas porté ses fruits.
Dans un entretien à L"Agefi suisse, le fiscaliste Jaap Zwaan (Loyens & Loeff) estime que «la Suisse devrait réfléchir à d"éventuels amendements du secret bancaire. Et ce d"autant plus que la pression ne va cesser de s"accroître. L"idée n"est pas de modifier les principes du secret bancaire, mais les dirigeants suisses devraient essayer de mieux faire comprendre aux gouvernements étrangers pourquoi la Suisse différencie la fraude fiscale de l"évasion fiscale. C"est une notion difficile que tout le monde n"arrive pas à comprendre». De son point de vue, la Suisse devrait pouvoir résister aux pressions européennes sur des sujets de concurrence fiscale ou d"évasion fiscale car «le pays a toujours su défendre correctement sa vision des choses, et en matière de négociation elle s"en est toujours bien sortie. Si la Confédération a parfois cédé sur certains points, elle a toujours su en tirer parti. Comme par exemple, avec la mise en place d"un système qui permette d"exonérer d"impôt les dividendes distribuées par une société suisse à une société européenne ou vice versa».
Dans un entretien au Temps, Bruno Gurtner, qui préside Tax Justice Network (TJN), un réseau international d"organisations non gouvernementales, de professionnels de la finance et de juristes, militant contre la concurrence fiscale sans règle, la corruption et la fuite des capitaux, estime que «la Suisse a eu tort ces dernières années de croire que le secret bancaire était inébranlable, et parfois même de refuser de participer aux forums qui prônent la transparence dans la finance internationale». En revanche, la place financière suisse ne sera pas menacée si elle s"appuie sur ses vrais atouts: son expertise, son expérience ainsi que la stabilité financière et politique de la Suisse.
Dans un entretien avec la Frankfurter Allgemeine Zeitung, Pierre Mirabaud, associé senior de Mirabaud & Cie et président de l’Association suisse des banquiers (ASB), estime que les procédures d’assistance administrative dans les affaires de fraude fiscale durent trop longtemps et devraient être limitées à trois mois, quitte à créer une division spéciale à l'échelon du Tribunal administratif fédéral. Dans l’affaire UBS, aucune décision n’a encore été prise sept mois après la demande américaine. Le banquier, qui se dit par ailleurs très déçu et en colère du mauvais service qu’UBS a rendu aux banques suisses, critique indirectement les deux dirigeants de cet établissement. Il rejette aussi l’idée d’adopter un régime différent pour les Suisses et les étrangers en matière d'évasion fiscale, soulignant que cela nécessiterait une votation et que de toute façon la Suisse n’a pas à sacrifier unilatéralement un avantage compétitif. Enfin, Pierre Mirabaud estime qu’un accord sur l’imposition des revenus de l'épargne entre la Suisse et les Etats-Unis ne serait pas une mauvaise idée.
Mercredi soir, l’UBS a réfuté les accusations portées contre elle dans la journée par la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) luxembourgeoise au sujet de son manquement au rôle de dépositaire du fonds Luxalpha lié à l’affaire Madoff.La banque suisse souligne qu’il était clair dès le départ pour les investisseurs avertis qui avaient demandé la création du fonds, pour les conseillers ainsi que pour la CSSF, que l’unique objet du Luxalpha était de permettre d’investir chez Madoff. Dans la documentation du fonds, il y avait une mention expresse selon laquelle UBS Luxembourg (UBSL) n’assumait pas la responsabilité des dépôts.La CSSF avait peu auparavant enjoint à UBSL #de mettre en place l"infrastructure nécessaire, c"est-à-dire les moyens humains et techniques suffisants et les règles internes nécessaires, pour accomplir l"ensemble des tâches liées à sa fonction de banque dépositaire d"OPC luxembourgeois# et de lui en fournir les preuves et garanties sous 3 mois.Le régulateur luxembourgeois relève dans le contexte de l’affaire Luxalpha #que la mauvaise exécution de l"obligation de due diligence constitue un manquement grave au devoir de surveillance d"une banque dépositaire et peut par conséquent constituer une violation d"une obligation contractuelle substantielle dans le contexte de la responsabilité de UBSL#.Enfin, en réponse à certaines accusations de laxisme qui ont pu être adressées aux autorités du Grand-Duché, la CSSF #tient à rappeler qu’elle continue toujours ses investigations dans l’affaire Madoff et qu’elle ne limite pas ses recherches aux seules banques dépositaires concernées mais vérifie que tous les autres intervenants à l'égard des fonds concernés ont répondu à la conduite diligente à laquelle ils sont tenus par la législation luxembourgeoise.#
La Deutsche Bank détenait déjà environ 2,1 % de la Deutsche Postbank. Mercredi, elle a acquis 22,9 % de cet établissement auprès de la Deutsche Post moyennant 50 millions d’actions Deutsche Bank. De ce fait, la Deutsche Bank poosède désormais une minorité de blocage de 25 % plus une action dans la Postbank tandis que la Deutsche Post devient le plus gros actionnaire de la Deutsche Bank, avec 8 %.Parallèlement, la Deutsche Bank a souscrit un emprunt obligatoirement convertible au bout de trois ans émis par la Deutsche Post et remboursable à échéance sous forme de 60 millions d’actions de la Postbank, ce qui correspond à 27,4 % du capital de cette dernière.Enfin, la Deutsche Post s’est vue ménager une option d’achat sur les quelque 12 % de la Postbank encore dans le portefeuille de la Deutsche Post.Cette dernière précise que la cession des 22,9 % et le produit de l’emprunt représentent au total 4,2 milliards d’euros, dont 3,1 milliards ont été versés lors de la conclusion de l’accord le 14 janvier, mais que la recette nette se limite à 3,8 milliards compte tenu de 400 millions d’euros affectés à des opérations de maintien de cours.
L’action Hannover Rück (Hanovre Ré) a opéré un bond en avant d’environ 30 % depuis fin janvier, ce qui la place de manière surprenante parmi les favoris pour entrer le 23 mars dans le Dax, dont le comité se réunit mercredi, note le Handelsblatt. L’autre promu sera probablement Fresenius. Ils remplaceront Infineon et Postbank, le grand perdant de la sélection étant cette fois le groupe technologique Gea, qui a longtemps fait figure de favori pour une sélection en première division.
Certains fonds spécialistes des obligations d’Etat en euros affichent des performances supérieures à 10 % sur un an, ce qui laisse quelque chose après impôt et inflation. Mais ce n’est qu’une question de temps jusqu'à ce que les souscripteurs se demandent pourquoi préférer ces fonds à des obligations en direct ou à des ETF, estime la Frankfurter Allgemeine Zeitung. En effet, la hausse des performances liée à la fuite vers les valeurs refuge ne cachera plus longtemps que le taux du bund (10 ans) est tombé à 3 %. Si l’on compte la commission de gestion (1 %), le prélèvement libératoire de 25 % plus l’impôt de solidarité, l’inflation de 1 % et le droit d’entrée de 3 %, les fonds obligataires ne peuvent soutenir la comparaison avec un placement direct en bunds ou en Schätze. Sentant la menace, DWS et Schroders ont été les premières sociétés de gestion à abaisser leurs commissions de gestion. Mais chez Schroders le droit d’entrée peut tout de même atteindre 5,26 %.
La Deutsche Börse veut profiter de la crise pour renforcer sa position par des fusions et acquisitions, a indiqué le président de son directoire, Reto Francioni. L’entreprise de marché allemande a l’intention d’intensifier sa recherche de partenaires, mais la priorité reste à la profitabilité, souligne le Handelsblatt, rapportant que la Deutsche Börse est l’un des quatre repreneurs en lice pour 51 % de la Bourse de Varsovie. Reto Francioni se dit serein face à la concurrence des MTF (multilateral trading facilities) comme Chi-X, Turquoise, Equiduct ou Bats, des systèmes «parasitaires» qui n’apportent aucune liquidité supplémentaire au marché et dont on peu se demander si leurs initiateurs vont continuer de les soutenir en cette période de crise.
Il reste de bonnes affaires parmi les sociétés du secteur pétrolier, estime Stephen Thornber, gérant chez Threadneedle. #Certaines petites et moyennes capitalisations, notamment dans l’exploration et la production, ont été vendues agressivement par le marché et offrent aux investisseurs de long terme des points d’entrée intéressants#. A titre d’exemple, il cite Tullow Oil, une société #qui a remporté un succès extraordinaire dans l’exploration en Afrique ces derniers mois. De plus, ces semaines passées, il a levé des capitaux qui lui permettront de développer ces trouvailles et de piloter la croissance de la société sur la prochaine décennie#. #Même si les cours du pétrole sont faibles actuellement, le pétrole reste une ressource rare et les sociétés qui peuvent en trouver et élargir leurs réserves créeront de la valeur pour les actionnaires sur le temps#, pense Stephen Thornber.Les énergies alternatives ne sont pas non plus en reste, compte tenu de la quantité limitée de pétrole qui existe. #Pour le moment, la demande chute et les pressions sur la production de pétrole s’apaisent. Mais lorsque l'économie commencera à repartir, on retrouvera le problème de la pénurie fondamentale dans l'énergie#. Parmi les valeurs du secteur, Threadneedle cite Vestas Wind Systems, le principal fabricant de turbines à vent.
Les banques européennes pourraient faire face à des pertes sur les crédits domestiques de plus de 600 milliards d’euros, soit 6,5 % du PIB de la zone euro, estime Nomura, dans sa dernière étude sur les perspectives de la région. #Cela pourrait paralyser l’octroi de crédit pendant un moment, mais ce n’est pas nécessairement insurmontable#, précise l'étude.Par ailleurs, Nomura n’anticipe pas un seul trimestre de croissance positive du PIB en 2009, même si en fin d’année les soutiens monétaires et budgétaires pourraient commencer à débloquer l'économie.
Bank of New York Mellon indique avoir mis au point en interne un service breveté de netting, Derivatives Collateral Net, qui permet aux opérateurs sur dérivés de limiter leurs engagements bruts envers les autres participants du système à leur montant net, ce qui permet de réduire le collatéral nécessaire tout en réduisant le risque et le coût des transactions sur dérivés. Selon Art Certosimo, executive vice-president et head of broker-dealer services de BNY Mellon, ce service correspond à la concrétisation de la #vision stratégique# de l’International Swaps and Derivative Association (ISDA) en matière de diminution des risques opérationnels liés aux processus de marges entre contreparties.
Depuis décembre 2007, Atlas Capital n’avait plus lancé aucun produit. Mais la société de gestion vient de déclarer à la CNMV, le 20 février, l'émission du fonds obligataire de droit espagnol Atlas Capital Renta Fija, qui investira surtout en obligations d’entreprises et dont l’exposition maximale au risque doit être inférieure à 5 %. Le portefeuille sera placé en titres d'émetteurs de la zone euro notés au moins BBB- et la duration moyenne pourra évoluer entre 2 et 7 ans. L’indice de référence du Renta Fija est le Citigroup Eurobig 3-5 years. Atlas Capital facturera une commission de gestion de 0,9 %.
L’actif net des fonds de retraite complémentaire ouverts en Italie a augmenté à 4,66 milliards d’euros au quatrième trimestre 2008, contre 4,3 milliards fin 2007. Le nombre d’adhérents a progressé de 780.000 à 847.884.Sur les trois derniers mois de 2008, les fonds de pension ouverts ont enregistré des souscriptions nettes de 335 millions d’eruos. Sur l’ensemble de l’année, la collecte nette est ressortie à 1 milliard d’euros.
Selon Les Echos, Natixis devrait vendre à Crédit Agricole une partie de sa part dans Caceis, sa filiale commune avec la Banque verte, spécialisée dans l’administration et la conservation de fonds. Les deux groupes sont entrés en négociations exclusives en vue de la cession de 35 % du capital et des droits de vote de Caceis pour un montant de 595 millions d’euros, valorisant Caceis 1,7 milliard d’euros.
Au titre de 2008, Royal Bank of Scotland (RBS) a déclaré jeudi une perte nette part du groupe de 24,05 milliards de livres contre un bénéfice net de 6,82 milliards pour l’année précédente. Ce montant s’entend après pratiquement 16,2 milliards de livres d’amortissements de survaleurs et sur d’autres actifs immatériels. Avant impôt et ces amortissements de survaleurs, la perte ressort à 8,13 milliards de livres contre un bénéfice de 8,96 milliards. Quant au coefficient d’exploitation, avant exceptionnels, il se détériore à 59,2 % contre 49,5 %. Hors éléments exceptionnels, le PNB a diminué pour sa part à 26,87 milliards contre 33,56 milliards.
Selon le Financial Times, Royal Bank of Scotland s’apprêtait mercredi soir à injecter des prêts et autres crédits pour plus de 300 milliards de livres dans un plan d’assurances soutenu par le gouvernement. L’objectif de l’opération, qui devrait être annoncée jeudi, est de stabiliser la banque sans la nationaliser. Lloyds Banking Group devrait dévoiler une transaction similaire.
Deka Immobilien a annoncé avoir acheté pour un montant non divulgué l’hôtel 4 étoiles nh Hotel Frankfurt City (256 chambres dont 45 de luxe et 8 suites) auprès d’une filiale commune de l’allemand FOM Real Estate et de l’irlandais Quinlan Private. Cet actif situé dans le centre ville de Francfort est affecté au portefeuille du fonds sectoriel WestInvest Target Select Hotel, un produit réservé exclusivement aux investisseurs institutionnels.
Les stratégies d’arbitrage de convertibles, qui avaient enregistré la plus mauvaise performance en 2008 (-31,6 %), ont réalisé en janvier leur plus forte performance mensuelle depuis leur création (+5,72 %), note L’Agefi dans son édition de 7 heures, citant les statistiques de Natixis. «A l’inverse, les CTA (...) avaient constitué la stratégie la plus performante en 2008 (+18,3 %) et se retrouvent en janvier en bas de tableau (-0,56 %)», constate le quotidien électronique.
Professional Pensions rapporte que Brevan Howard Asset Management (BHAM) vient de lancer le Brevan Howard Absolute Return Bond Plus Fund, un produit obligataire de performance absolue géré de manière active et destiné aux investisseurs institutionnels, notamment les fonds de pension. L’objectif est de générer une performance nette de 350 points de base au-dessus du cash en veillant à une liquidité élevée et en minimisant le risque de crédit. C’est le premier fonds de BHAM conforme à la directive OPCVM III.La société de gestion verse un amorçage de 250 millions de dollars. Le portefeuille, diversifié, comprendra des obligations d’Etat et appliquera des stratégies de taux pour les principaux marché les plus liquides ; l'équipe de gestion pratiquera aussi des stratégies #opportunistes# en matière de taux de change.
La gamme EasyETF commune à Axa Investment Managers et à BNP Paribas Asset Management comporte désormais 56 produits dont 54 cotés sur NextTrack à Paris. En effet, les deux sociétés de gestion et Euronext ont annoncé mercredi le lancement de cinq nouveaux trackers synthétiques, dont un produit double dans la catégorie géographique, l’EasyETF Topix, qui sera coté en euros et en dollars. Les trois autres ETF sont des #double-shorts# (EasyETF CAC 40 Double Short, EasyETF DJ Euro Stoxx 50 Double Short et EasyETF Stoxx 600 Double Short) qui sont censés fournir deux fois la performance inverse de trois grands indices de marché.Les frais de gestion annuels se situent à 0,50 % pour chacun de ces produits, sauf celui répliquant en double-short le Stoxx 600, qui est facturé à 0,60 %. Ces cinq ETF, tous des FCP de droit français, sont gérés par BNPP AM.L’encours total de la gamme EasyETF représentait fin janvier près de 3,15 milliards d’euros.
L’agence Fitch a indiqué mercredi qu’elle place sous surveillance avec implication négative la note de Sal. Oppenheim et de sa filiale BHF-Bank, rapporte le Handelsblatt. Cette mesure est justifiée par l’incertitude persistante sur les marchés financiers mondiaux qui risque de pénaliser les revenus et des actifs importants du groupe.