The Grande Ecole Sup de Co Reims (Groupe Reims Management School) program is offering an elective course in Islamic finance. The new course, entitled ?Islamic Banking and Finance,? is coordinated by Ghassen Bouslama, professor of finance at RMS, and is given entirely in English. It aims to provide an understanding of the fundamental concepts of Islamic finance and their most recent applications. Professionals and specialists will give presentations to the course, such as Dr. Mohammad Damak, credit analyst at Standard & Poor’s, Valéry Fousse, a partner at KPMG Financial Services and correspondent on Islamic finance for KPMG France, Anouar Hassoune, vice president, Senior Credit Officer at Moody"s, and others.
Selon les informations d’Expansión, Caja Castilla-La Mancha (CCM) a accusé l’an dernier des pertes supérieures à 800 millions d’euros alors que les résultats présentés par la caisse d'épargne affichaient un bénéfice de 30 millions d’euros. L'établissement a été sauvé par un prêt de 3 milliards d’euros de la Banque d’Espagne ce week-end, le Trésor ayant débloqué des garanties de 9 milliards d’euros.
La CNMV a obligé SOS à lever une partie du voile sur les négociations qu’il mène depuis le début de l’an dernier et qui, si elles aboutissent, se traduiront par l’entrée d’un fonds souverain arabe non encore identifié (vraisemblablement saoudien) dans le capital du groupe agroalimentaire espagnol, rapporte Expansión. En tous cas, SOS a dû indiquer qu’il a concédé un prêt de 212,7 millions à échéance 10 mars 2013, à Condor Plus, une société liée à ses propres administrateurs, la famille Salazar moyennant la fourniture en nantissement de 26,8 % des actions de SOS. Condor Plus est selon les proches du dossier un véhicule destiné à assurer la confidentialité des opérations, mais SOS a reconnu qu’un fonds souverain détient un pourcentage significatif de Condor Plus. A terme, l’objectif est de créer une joint-venture avec l’Etat derrière ce fonds souverain pour constituer une plantation de 100.000 hectares d’oliviers.
Selon Standard & Poor’s qui a analysé les bilans de 550 de ses clients, les grandes entreprises européennes doivent trouver des financements d’environ 330 milliards d’euros cette année et de 235 milliards en 2010, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le risque le plus élevé concernera les entreprises notées BB+ et en-dessous, notamment dans les secteurs dépendant de la consommation des ménages comme la distribution, l’automobile et la construction.
Le tribunal de Düsseldorf a confirmé mardi avoir enregistré une plainte en dommages et intérêts d’un fonds de la Deutsche Postbank contre l’IKB et son ancien président du directoire pour propagation de fausses information sur sa situation financière à la mi-2007, indique la Frankfurter Allgemeine Zeitung. L’IKB avait en effet déclaré n'être que marginalement affectée par la crise des subprime, alors que son exposition à ce problème a obligé la KfW à la renflouer dès juillet 2007.
Le spécialiste de l’investissement dans le développement durable SAM, le fournisseur d’indices Dow Jones Indexes et l’agence coréenne chargée d’accroître la productivité au sein de l’industrie locale, ont annoncé leur projet de lancer un indice du développement durable dédié à la Corée. Le Dow Jones Sustainability Korea Index, qui devrait voir le jour au quatrième trimestre 2009, suivra les leaders du développement durable parmi les 200 plus grandes sociétés coréennes en termes de capitalisation. Cette annonce fait suite aux initiatives prises par les autorités coréennes en matière de développement durable, notamment la création d’une commission présidentielle pour la croissance verte.
Le fonds souverain d’Abou Dhabi International Petroleum Investment Company (IPIC) a acheté pour 33 euros par actions les 32,5 % de Cepsa détenus par le Santander et les 5 % de la compagnie que possédait Unión Fenosa, rapporte Cinco Días. Cela représente au total un peu plus de 3,49 milliards d’euros. L’IPIC devient le second actionnaire par importance de Cepsa avec 47 %, derrière le français Total qui en détient 48,8 %. Le Santander percevra plus de 2,86 milliards d’euros, de sorte que sa présence au capital lui aura valu un rendement de 13 % par an. Pour Fenosa, la plus-value se situe à 257 millions d’euros sur les 529 millions de recette.
Le spécialiste de la gestion alternative GAM vient de nommer Rupert Cecil directeur de clientèle au sein de son équipe de gestion active à Londres. Rupert Cecil était précédemment chez Credit Suisse Private Bank depuis 2007.
Selon Les Echos, la médiatrice du groupe BNP Paribas, Annie Batlle, a reçu l"an dernier 2.876 demandes d’intervention de clients, contre 2.689 en 2007, soit une progression de près de 7 %. Les réclamations concernant les placements financiers et boursiers ont grimpé de 11 % (à 326) et les avis rendus ont été multipliés par trois. Les réclamations sur la gestion courante des comptes et les moyens de paiement restent le plus grand catalyseur des demandes (40 %). Nouveauté pour 2009, un médiateur spécialisé sur les clients entrepreneurs a pris ses fonctions hier au sein du groupe.
Dans un entretien avec la Frankfurter Allgemeine Zeitung, le ministre du Budget luxembourgeois Luc Frieden affirme que le Grand-duché refusera l'échange automatique d’informations fiscales exigé par l’Allemagne. Il indique être parvenu à un compromis provisoire avec le ministre fédéral des Finances Peer Steinbrück, sur la base d’un prélèvement à la source complété d’un échange d’informations à la demande expresse et circonstanciée du fisc allemand.
Selon Le Temps, l"Autorité suisse de surveillance des marchés financiers (Finma), sur la sellette pour avoir assoupli le secret bancaire, estime avoir évité le pire. «L"opinion publique, même manifestée à grande échelle, ne peut pas être la référence pour nos décisions. Une autorité de surveillance est responsable de sa seule mission. Cela implique de prendre des décisions sans influences extérieures et en toute indépendance», a déclaré mardi le président de la Finma, Eugen Haltiner, De son point de vue, «même rétrospectivement, et à la lumière d"un examen autocritique, nous pouvons dire que la Finma agirait, c"est-à-dire déciderait, à nouveau, de la même façon qu"aujourd"hui». La proximité entre son autorité et le secteur bancaire lui paraît tout simplement «incontournable» pour bénéficier de la «solide pratique professionnelle et même internationale» nécessaires pour exercer la surveillance du secteur. La décision de transmettre les noms de clients d"UBS à la justice américaine le 18 février dernier a été «préparée soigneusement». Elle est «intervenue aussi tard que possible et a permis d"écarter le danger bien réel et immédiat d"une crise menaçant l"existence même de nos institutions».
Le UK Financial Investments (UKFI) du gouvernement britannique a déclaré mardi qu"il prévoyait de voter contre le rapport des rémunérations de Royal Bank of Scotland lors de l"assemblée générale de la banque, rapporte le Wall Street Journal.
Le conseil d’administration d’UBS a nommé le germano-suisse Ulrich Körner, qui était CEO de la région Suisse chez Credit Suisse, au poste de group chief operating officer et de CEO du corporate center. Il s’agit dans ce dernier cas d’une fonction nouvellement créée et l’impétrant entrera à ce titre au directoire du groupe ainsi qu’au group executive committee. Walter Stuerzinger, actuellement COO du corporate center,quitte le directoire du groupe. UBS regroupe les fonctions d’infrastructure et les services fonctionnels (informatique, ressources humaines, achat, gestion immobilière et gestion technique des bâtiments) au sein du Corporate Center et centralise la direction des fonctions de contrôle (finances, risque, service juridique et compliance) à l'échelle du groupe tout entier.
Dans un entretien au Temps, Jeremy Grantham, président de GMO, estime que «la crise devrait prendre fin ces tout prochains mois, mais le malaise général restera de longues années. Il est probable que vous puissiez obtenir des rendements boursiers décents, mais improbable que vous fassiez fortune. Le marché boursier, qui réagit plus vite que l"économie, pourrait fortement s"apprécier dans l"anticipation que tout redeviendra beau. Une opportunité s"offrira alors pour prendre ses bénéfices. Dès que l"on attendra une reprise conjoncturelle de quelques trimestres, les indices vont monter. Mais tout est très compliqué. Le marché devrait d"abord établir un plus bas. Mais s"il ne le fait pas ces trois prochains mois, il y a une petite probabilité que la situation empire et que la bourse passe au mode panique et touche alors un nouveau plus bas. Ensuite la reprise économique se matérialiserait un peu et les bourses partiraient exagérément à la hausse. On pourrait revenir à un environnement proche des années 1970". Jeremy Grantham explique par ailleurs que le modèle de GMO «consiste à minimiser les regrets. Si nous achetons trop vite, nous pourrions souffrir quelque temps, mais le rebond ultérieur ne se produira pas beaucoup plus tard. Par contre si vous ratez la hausse, vous perdrez de jolies chances de rendement ou vous chasserez un marché haussier. Ce qui n"est jamais simple». Le président de GMO indique en outre : «Notre pire crainte, c"est une résurgence de l"inflation, même s"il est possible que le spectre de l"inflation soit contenu par la faiblesse de l"économie. Aujourd"hui c"est notre principal thème de recherche».
Actuellement, l’indicateur avancé de croissance mondiale établi par Pictet continue de pointer à la baisse et annonce un recul du PIB compris entre 2,5 % et 3 %. Pourtant, l’indice MSCI des marchés émergents en moyenne glissante sur six mois est déjà reparti à la hausse en novembre : après avoir touché le fond à - 60 %, il ressort à seulement - 30 %, constate Stephen Burrows, senior investment manager chez Pictet Asset Management Ltd. Dès lors, ces marchés se trouvent en lévitation. Si le flux de nouvelles vient confirmer les indices avancés de reprise, la hausse se poursuivra. Mais les marchés restent pour l’instant vulnérables.Pour ce qui les concerne, les gérants marchés émergents de Pictet (20 personnes, dont 3 recrutées en 2008, couvrant 60 marchés avec une base de donnée sur 6.500 valeurs) surpondèrent l’Asie et notamment la Chine, qui est le seul pays pouvant espérer une reprise par une relance de sa consommation intérieure, même si -en l’occurrence- l’Etat doit prendre le relais des particuliers et donc investir massivement dans les infrastructures. Pour des considérations de valorisation, Pictet privilégie l’Inde et la Turquie, mais aussi la Thaïlande et l’Indonésie. Il favorise aussi le Pérou, qui affiche les meilleures perspectives de croissance économique. En revanche, le groupe helvétique demeure prudent sur l’Europe de l’Est et n’a par exemple aucune valeur polonaise ou hongroise en portefeuille. Stephen Burrows souligne que les fonds marchés émergents de Pictet, qui utilisent une base de données de valorisations, sont obligés d’appliquer aussi une approche macro-économique, vu que les firmes industrielles représentent 70 % de l'échantillon des valeurs. C’est d’ailleurs l’analyse top-down et les risques économiques qui font exclure pour l’instant les valeurs polonaises et hongroises. Le fonds Global Emerging Markets de Pictet ne compte que 104 lignes réparties sur 20 pays tandis que le fonds Asie comprend 90 actions sur 13 pays. L’ensemble des fonds marchés émergents chez Pictet représente un encours de l’ordre de 4 milliards d’euros, soit un peu moins de 2 % du total des actifs (211 milliards d’euros). Sur le plan sectoriel, Pictet estime indispensable de «jouer local» et de privilégier les valeurs des télécoms, des utilities et les financières, qui vont profiter du regain d’activité alors que les biens de consommation, les industrielles et les valeurs de l’informatique figurent dans la case «sous-pondération».
Selon les estimations de Standard & Poor’s, 329,9 milliards d’euros de dette émise par les entités notées en Europe arriveront à échéance en 2009 et 235,3 en 2010. Les sociétés dans les catégories A et BBB devront refinancer en 2009 les montants de dette les plus élevés soit respectivement 130,5 et 115,4 milliards d’euros. Une tendance que l’on retrouve pour les dettes à échéance 2010.Selon l’agence, le risque de refinancement est, dans les trimestres à venir, plus grand pour les émetteurs notés dans la catégorie spéculative. Parmi eux, les sociétés les plus exposées aux conditions macroéconomiques actuelles comme la distribution, l’automobile et la construction devront probablement rencontrer le plus de difficultés pour refinancer leurs dettes. Dans la catégorie investissement, les sociétés notées dans la catégorie BBB montrent le risque de refinancement le plus élevé. Ceci concerne particulièrement les secteurs les plus exposés à la récession comme l’automobile, les entreprises gazières et pétrolières, les télécoms et les «utilities». Les «utilities» affichent le montant le plus élevéde dette à refinancer en 2009 (62,3 milliards d’euros). Les télécoms, les sociétés gazières et pétrolières, l’industrie de automobile et des poids lourds ont également de larges besoins de refinancement allant de 28,8 à 40 milliards d’euros. Standard & Poor’s observe la même tendance pour les dettes à échéance 2010, quoique dans une moindre mesure. L’agence prévoit cette année un ralentissement de la croissance des prêts des banques européennes aux entreprises en raison des difficultés économiques. Pour autant, une contraction des prêts des entreprises n’est pas envisagée. Standard & Poor’s souligne enfin que les ruptures de covenants et les défauts pour les entités notés en dessous de BBB+ ont tendance à s’accélérer. Le taux de défaut pour la catégorie spéculative sur les douze mois à fin juin devrait plus que doubler par rapport aux douze mois précédents, estime Standard & Poor’s.
Crédit Agricole Structured Asset Management (Casam) poursuit le développement de sa gamme ETF avec le lancement de Casam ETF Eonia (Euro Over Night Index Average), le premier ETF monétaire de Casam.Casam ETF Eonia combine les avantages d"un fonds monétaire et la liquidité d"un produit négociable en continu en Bourse. Du fait de son exposition à 100% au taux monétaire, il constitue un placement transparent et efficace qui permet de réduire le risque de perte en capital. C"est un outil simple qui permet de placer des liquidités à moyen terme ou de se protéger contre les fluctuations des marchés obligataires ou actions. Les frais de gestion annuels de 0,14% TTC maximum affichés par Casam ETF Eonia sont, à ce jour, les plus faibles des ETF monétaires cotés sur NYSE Euronext. Casam ETF Eonia réplique au plus près l"évolution de l"indice EuroMTS Eonia Investable, intérêts capitalisés, en euros. La gamme Casam ETF se compose désormais de 36 produits. De même que les autres ETF de la gamme Casam ETF, ce produit est distribué par une équipe de vente dédiée de CA Cheuvreux et par les équipes commerciales de Crédit Agricole Asset Management.
EFG Gestion Privée lance Cipango Monétaire Etat zone Euro, un FCP monétaire construit dans le but de répondre aux besoins de sécurité des investisseurs. Le fonds, qui dispose d"un encours proche de 75 millions d"euros, est géré par délégation par Stelphia Asset Management, société de gestion notamment spécialisée dans la gestion d"emprunts d"Etat européens.Cette initiative découle de la volonté d"EFG Gestion Privée de disposer d"une brique d"allocation tactique qui soit à la fois très sécuritaire et parfaitement liquide. Pour parvenir à ce niveau de sécurité extrême, seuls sont éligibles des titres de créance émis par des Etats de la zone euro bénéficiant du rating à court terme maximum (A-1 / P1). Des règles de gestion plus contraignantes que la réglementation AMF ont par ailleurs été édictées en ce qui concerne la durée de vie des titres choisis. Cette méthodologie permet au FCP de proposer une performance régulière et certaine quelles que soient les conditions de marché, même en cas de scénario catastrophe. Elle répond ainsi aux besoins de sécurité des investisseurs, dans un contexte de volatilité durablement élevée sur toutes les classes d"actifs.
Pour ce spécialiste de la géopolitique, la sortie de crise sera laborieuse mais l’Europe qui, contrairement aux Etats-Unis, dispose d’amortisseurs sociaux ne doit pas s’engager dans un nouveau plan de relance.NM : L’euro est attaqué, notamment en raison de la fragilité de certains pays d’Europe de l’Est. Peut-il s’effondrer ?HV : Je ne pense pas. Je crois que l’Union européenne trouvera des solutions pour venir en aide à ces pays. L’euro n’est pas menacé.NM : La BCE est-elle à la hauteur de la crise ?HV : Certains ont reproché à la BCE de n’avoir pas vu venir les événements actuels. En fait, tous les acteurs du système mondial étaient partisans de la dérégulation financière et ils n’avaient donc aucune raison de s’en inquiéter. Et ce n"est pas le rôle premier de la BCE. Tous croyaient avoir inventé le mouvement perpétuel, la croissance à crédit. Depuis, je pense que la BCE est à la hauteur de la situation.NM : La crise est-elle derrière nous ? HV : C’est trop tôt pour le dire car, pour en sortir, il faudrait que les bilans bancaires soient purgés de leurs actifs toxiques ? et personne ne sait à quel point les actifs sont touchés et combien de temps cela peut prendre encore ? et que la confiance soit revenue.De toute façon, Je ne crois pas que l’on en revienne après au système antérieur. Ceux qui prétendent le contraire sont des illusionnistes. La sortie de crise sera laborieuse. Il faudra s’habituer à une croissance faible durant une longue période. Peut-être se préparer à un changement de contenu de la croissance. NM : L’Europe doit-elle faire un nouveau plan de relance ?HV : Je ne le pense pas. La situation des Etats-Unis et des pays européens n"est pas la même car nous disposons d’amortisseurs sociaux qu’ils n’ont pas. Washington doit donc injecter plus de crédit pour soutenir une population moins protégée, plus vulnérable. Commençons par voir ce que donnent les premiers efforts européens. NM : Les Chinois ont récemment demandé aux Américains de prendre soin de l'épargne qu’ils leur confient. Est-ce un signal important ?HV : Oui, très important. C"est le début de quelque chose. La Chine a fait savoir qu’elle ne placera plus aveuglément ses excédents dans des bons du Trésor américain. Nous sommes au début d’un processus qui remettra en cause la situation hégémonique des Etats-Unis ? monétaire et autre - et celle des occidentaux et qui débouchera peut-être sur une co-direction de la planète, entre les occidentaux et les émergents, en tout cas sur une co-gestion du monde multipolaire instable. L’occident a perdu le contrôle exclusif du système mondial. Le fait que la réunion programmée pour demain soit celle d"un G20 et non d"un G7 traduit bien ce nouvel état de fait. Pour en revenir à l’Asie, je pense que les Américains devront tenir compte de l’avertissement des Chinois que le creusement du déficit US préoccupe. Mais jusqu"à quel point peuvent-ils corriger leur mode de vie ?NM : L'écologie est-elle assez prise en compte dans le traitement de la crise ?HV : Non. Les résultats des travaux de la commission Stiglitz devraient nous donner une nouvelle base financière et comptable pour ce calcul de la croissance qui devrait permettre de réorienter le marché. Il y a beaucoup à attendre de l’administration Obama qui tente de hâter la transformation de l'économie traditionnelle prédatrice, en économie durable. Au lieu d"attendre 10 ou 20 ans, elle voudrait le faire en 5 ou 10 ans. Elle a raison. Vouloir sortir de la crise au plus vite pour recommencer comme avant serait irresponsable, et même dangereux.
Le programme Grande Ecole Sup de Co Reims (Groupe Reims Management School) propose un cours électif de spécialisation dans la finance islamique. Ce nouveau cours, appelé «Islamic Banking and Finance» est coordonné par Ghassen Bouslama, professeur de finance à RMS, et entièrement dispensé en anglais. Il vise à fournir une compréhension des fondements de la finance islamique et de ses applications les plus récentes. Des professionnels et spécialistes interviendront tels que le Dr. Mohammad Damak, credit analyst chez Standard & Poor"s, Valéry Fousse, associé chez KPMG Financial Services, correspondant Islamic finance KPMG France, Anouar Hassoune, vice-président, Senior Credit Officer chez Moody"s, etc?
D’après JP Morgan Chase, les banques d’investissement, hors RBS et Natixis, seront obligées cette année de passer des charges exceptionnelles de 17 milliards de dollars sur des crédits structurés, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Les plus fortes affecteront la Deutsche Bank (pour 4,9 milliards de dollars), qui va devoir lever des capitaux frais, et Barclays (3 milliards). En revanche, BNP Paribas et Credit Suisse s’en tireraient à relativement bon compte avec respectivement 1,1 milliard et 1,2 milliard de dollars.
Selon Hugo Bäniger, responsable de la gestion du risque au directoire de la Deutsche Bank, la crise du crédit est loin d'être terminée, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. D’après cet expert, les banques ont jusqu'à présent supporté des pertes, des dépréciations d’actifs et des provisions pour créances douteuses de 1,3 billion de dollars, mais ce montant pourrait atteindre les 3 billions d’ici à la fin de la crise. Hugo Bänziger estime aussi que la confiance ne reviendra que si les responsables politiques imposent de vastes réformes. Dans ce cadre, il accepterait que les établissements comme la Deutsche Bank, qui revêtent une importance particulièrement pour le système, soient plus strictement régulés que d’autres et soient astreints le cas échéant à des ratios prudentiels plus élevés.
La crise a porté un coup très dur aux produits structurés, notamment aux plus complexes d’entre eux, mais l’activité reprend timidement alors que la demande privilégie désormais les produits simples et transparents. Selon une étude réalisée par le centre de recherche sur les services financiers de la Steinbeis-Hochschule Berlin pour le compte de la Commerzbank, la part des produits structurés à échéance de cinq ans reste constante dans les portefeuilles, avec par exemple une proportion de 38% pour les actions.Ces produits sont surtout utilisés dans des stratégies long terme, notamment aux fins de couverture des risques. Mais les experts, qui ont interrogé 122 responsables institutionnels, soulignent aussi que les investisseurs recherchent désormais des produits simples, transparents et compréhensibles. Les structures simples sont utilisées par 36% des investisseurs actions, et même par 47% des investisseurs en obligations. Autre conséquence de la crise, la majorité des responsables interrogés considèrent la solvabilité de l'émetteur, et donc le risque de défaut, comme cruciale pour le succès d’un produit structuré. L'étude indique par ailleurs que dans les cinq prochaines années, la part des produits de gestion passive dans les portefeuilles, notamment les ETF, devrait progresser de plus de 50%. A noter enfin que 33% de l'échantillon estime que, grâce à Ucits III, les possibilités accrues de recours aux dérivés dans les fonds devraient donner un coup de pouce à la demande de produits dérivés.
Henderson Global Investors vient de nommer David Turner à la tête de son fonds immobilier commercial paneuropéen Herald qui pèse quelque 900 millions d’euros. David Turner travaillait précédemment chez ProtegoReal Estate Investors en tant que responsable de l’investissement en Europe et de la gestion du fonds fermé Nordic Retail Fund
D’après les premières estimations de Lipper, les fonds d’actions mondiales ont accuse une perte de 11,5 % durant le premier trimestre. Les fonds d’actions latino-américaines n’ont perdu que 0,2 % après avoir plongé de 57,3 % pour l’ensemble de 2008 et les fonds d’actions marchés émergents ont perdu 3,6 %. Mais les plus fortes chutes ont été enregistrées par les fonds d’actions européennes (16,3 %) et japonaises (17,2 %).
La note FoHF M2 de gestionnaire de fonds de hedge funds attribuée au français Olympia Capital Management (OCM) a été confirmée mardi par Fitch Ratings. Ce maintien reflète notamment la solidité du processus de sélection de hedge funds, de la construction du portefeuille et de la gestion du risque. Il tient également compte de l’augmentation des risques pour la stabilité financière d’OCM au terme d’un exercice 2008 difficile en matière de performance et de développement, surtout compte tenu de l’effet de levier consécutif au LMBO de 2006. De plus, le gestionnaire est entré dans la phase finale d’une transition par laquelle les fondateurs vont renoncer à leurs prérogatives opérationnelles pour se consacrer à un rôle de surveillance à partir de juin 2009.
Selon une étude de Credit Suisse Liquid Alternatives, Alpha Strategies, le moment est probablement venu d’investir dans des hedge funds global macro, du moins si l’on en juge par les performances de cette stratégie après les précédentes phases de disclocation des marchés.En effet, les fonds global macro sont ceux qui affichent la meilleure performance depuis le lancement de l’indice Credit Suisse/Tremont, avec une performance annuelle moyenne de 12,57 % entre début 1994 et fin janvier 2009. Cinq éléments expliquent cette surperformance. D’abord, la #flexibilité# et l’allocation tactique, le style d’investissement top-down et l’accent mis sur l’analyse macroéconomique, les possibilités offertes par un environnement mondial, l’aversion aux investissements peu liquides et, enfin, un #risque de participation# faible dans les #crowded trades# (concentration sur des actifs identiques).Derniers éléments en faveur des global macro : cette catégorie de hedge funds a affiché en général des performances à deux chiffres dans les douze mois suivant une dislocation de marché, et ils ont préservé cette performance à deux chiffres sur une base annualisée durant les trois ans qui ont suivi chacune de ces disclocations. Enfin, cette stratégie a en règle générale surperformé les autres hedege funds de 5 points de pourcentage en moyenne dans l’année suivant une disclocation de marché.
Mardi, Fitch Ratings a annoncé qu’elle abaisse à FoHF M2+ contre FoHF M1 la note de gestionnaire de fonds de hedge funds de RMF Investment Management, filiale de Man Group. Cette dégradation s’explique par la baisse des encours depuis le deuxième trimestre 2008 à cause de remboursements et de l’effet de marché, par une perte de 360 millions de dollars sur une exposition indirecte à la fraude Madoff et à une détérioration de la performance. Ces facteurs ont obligé Man Group a intégrer ses deux filiales de gestion de fonds de hedge funds, RMF et l’américain Glenwood, au sein d’une seule société de gestion.
La banque privée Hauck & Aufhäuser (H&A) a souscrit pour un montant non divulgué une augmentation du capital de Cazenove AG (50 personnes) à 2,7 millions d’euros et détient à présent 40 % de cette banque d’investissement. Ces prochaines semaines, elle portera sa participation à 60 % en achetant des parts aux trois membres du directoire qui avaient acquis la société auprès de JP Morgan en octobre, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cazenove AG prendra le nom de H&A Corporate Finance. La société n’effectuera aucun négoce en compte propre et n’opérera pas sur les dérivés.Pour sa part, H&A est parvenue à maintenir ses actifs sous gestion stables à 18 milliards d’euros en 2008, grâce à 500 millions d’entrées nettes.
Inka a annoncé mardi que le portefeuille de son fonds de droit allemand HSBC Trinkaus Croporate Bonds Europa ne compte désormais plus aucune obligation du secteur financier. Actuellement, ce produit géré par Max Baumann est investi dans 90 valeurs, les lignes les plus lourdes étant des utilities comme E.On, EDF et GDF Suez ainsi que des émissions d’opérateurs de télécommunications comme Deutsche Telekom, Telefónica et France Télécom. Le gérant a également investi dans des titres comme Bayer, Henkel ou Merck. Actuellement, la notation moyenne des obligations en portefeuille est de A- et la duration se situe à 4,35 ans avec un rendement courant de 6,17 %, ce qui représente un spread de 382 points de base par rapport aux bunds.L’indice de référence est le iBoxx EUR Corporates Non-Financials Index. Le droit d’entrée et la commission de gestion ressortent à respectivement 3 % et 0,70 %.