Pour janvier-mars, les sociétés de gestion communiquant leurs statistiques à l’association allemande BVI ont fait état de souscription nettes de 4,24 milliards d’euros contre des sorties nettes de 40,59 milliards en octobre-décembre et des souscriptions nettes de 18,86 milliards pour la période correspondante de l’an dernier. Cependant, le résultat n’est positif que grâce aux 5,32 milliards des fonds institutionnels (Spezialfonds), alors que les fonds offerts au public accusaient des remboursements nets de 1,07 milliard, parce que les fonds immobiliers ont drainé 1,03 milliard. Les fonds de valeurs mobilières ont subi des retraits nets de 2,1 milliards d’euros. Cela vaut pour les fonds d’actions (509,7 millions), les fonds obligataires (1,79 milliards, les fonds diversifiés (1,19 milliard) et les fonds monétaires (1,59 milliard). En revanche, les fonds hybrides et garantis ont enregistré des souscriptions nettes de respectivement 1,32 milliard et 682,9 millions, les fonds alternatifs recueillant 657,3 millions.
Pour le premier trimestre, les fonds de valeurs mobilières offerts au public ont accusé des sorties nettes de 2,1 milliards d’euros, selon l’association allemande BVI des sociétés de gestion d’actifs. Des grandes maisons, seul DWS/DB (Deutsche Bank) affiche des souscriptions nettes, pour 2,01 milliards d’euros, mais cela tient uniquement aux rentrées nettes de 2,2 milliards d’euros correspondant aux ETF de db x-trackers. Barclays Global Investors, avec iShares, a capté 96 millions d’euros et ETFlab (Deka, caisses d'épargne) a levé 169,36 millions d’euros. En revanche, même avec cominvest rachetée à la Commerzbank, Allianz Global Investors (AGI) subit des sorties nettes de 1,43 milliard d’euros, tandis quz Pioneer (UniCredit) et Union Investment (banques populaires) accusent des remboursements nets de 655 millions d’euros et 419 millions, respectivement. Mais les plus forts rachats ont été enregistrés par Deka, avec 2,62 milliards d’euros. En ce qui concerne les encours, DWS/DB arrive en tête avec 117,36 milliards d’euros au 31 mars, devant Deka (98,34 milliards), Union (74,4 milliards) et AGI (69,56 milliards).
Initialement, DWS (Deutsche Bank) aurait dû annoncer mercredi matin qui aura son mot à dire dans la deuxième société allemande de gestion de fonds. Mais il a été retardé à probablement mardi en raison de consultations de dernières minute au sein du groupe et d’incertitudes quant au rôle mondial du patron de DWS au sein de la gestion d’actifs de la banque, selon les proches du dossier, rapporte le Handelsblatt. Pour le journal, une partie du problème tiendrait au fait que si la gestion d’actifs du groupe a perdu de l’argent (? 173 millions au premier trimestre et 525 millions pour 2008), DWS a réalisé un bénéfice à trois chiffres en millions d’euros et les pertes sont imputables aux mauvais investissements effectués ailleurs qu’en Allemagne sous la responsabilité de Kevin Parker, le patron mondial de l’asset management. Stefan Kunze qui dirigeait les activités européennes de DWS, a dû quitter l’entreprise en début de mois, apparemment parce qu’il refusait à Kevin Parker de faire les économies dans son secteur, au motif qu’il est bénéficiaire.
Le gestionnaire de fortune munichois Mayr Investment Managers a obtenu le mandat de conseil du fonds WM Fund Sachwertportfolio qui a été lancé en avril par Hauck & Aufhäuser Investment Gesellschaft (HAIG)., rapporte Das Investment. Le fonds est investi dans des entreprises de secteurs relativement résistants aux crises et avec le moins de liens possible avec les financières. Il faut aussi qu’elles soient peu endettées, que leur valeur d’entreprise comporte des actifs matériels et que leur réserve de cash soit minime. L’objectif n’est pas la performance et la constitution d’un portefeuille susceptible d'être préservé en cas de crise économique et financière.
Selon La Tribune, Michael Diekmann, patron de l’assureur allemand Allianz, a déclaré mercredi lors de l’assemblée générale du groupe que les charges liées à la cession de son ancienne filiale, Dresdner Bank, allaient résulter en une perte pour Allianz au premier trimestre.
La crise financière a entraîné un recul d’environ 21% de la valeur des actifs gérés en Europe (gestion sous mandat et fonds d’investissement) à environ 10.700 milliards d’euros à fin 2008 selon les premières estimations de l’association européenne de la gestion d’actifs (Efama). Dans son deuxième rapport annuel (avril 2009), l’association précise qu'à la fin 2007, les actifs gérés en Europe s'élevaient à 13.600 milliards de d’euros, dont 49% pour la gestion sous mandat.
Il y a un an, Giovanni Perissinotto, administrateur délégué de Generali, annonçait un investissement de 8 milliards d"euros dans les hedge funds et le private equity. L"assureur envisageait même de lancer un hedge fund de droit italien. Crise oblige, ce projet a été annulé, annonce Il Sole ? 24 Ore. La joint venture créée à cet effet en partenariat avec Mangart, Mangart Capital Partners, s"est retirée de la liste des sociétés de gestion.
France Télécom ne déçoit pas autant que KPN ou Deutsche Telekom, mais cela ne veut pas dire que ses comptes aient été épargnés par la crise. Cela tient entre autres à l’Espagne, mais le groupe français n’en a pas moins désintéressé ses partenaires dans sa filiale locale Orange España (ex Amena), en l’occurrence le Credit suisse, la Deutsche Bank, le Santander, la CAM et Unicaja moyennant 1,37 milliard d’euros. Cinco Días rapporte qu’ainsi l’opérateur français acquiert 18,2 % supplémentaires de sa filiale, dont il détient 99,85 %. 618 millions sont allés à Credit Suisse et à la Deutsche Bank et 337,6 millions au Santader.
Bilbao Bizkaia Kutxa (Caja de Ahorros de Bilbao y Vizcaya) a finalisé l’acquisition de 60% du capital de la société de gestion Fineco, qui devient désormais la banque privée de BBK. Fineco gère actuellement 20 fonds d’investissement pour un encours de 345 millions d’euros et 25 sicav. A la fin 2008, l’encours total de ses actifs sous gestion s'élevait à 1 milliard d’euros.
Fuite des cerveaux de chez Caja Madrid : deux directeurs, celui de la gestion de portefeuille Juan Fernández Jaquotot et celui de la division obligataire Carlos Barceló Mendiguchía, ont quitté la caisse d'épargne pour créer la family office Attitude, selon des proches du dossier cités par Expansión. Ils démarreront avec un encours voisin de 100 millions d’euros.Attitude va demander à la CNMV son agrément comme conseiller financier (EAFI).
SIA Group, une société de gestion indépendante helvético-suisse, a décidé de fermer certains de ses fonds à la souscription, qui continueront à être gérés, tout en en ouvrant de nouveaux du même type. La société se rémunère en effet au moyen de commissions de performance, qui s'élèvent par exemple à 15% pour son fonds Clasic, dont la performance a chuté de 67% l’an passé. Continuant dans leur style de gestion «value», les dirigeants Carlos Jarillo et Walter Scherck assurent que cette opération, autorisée par l’autorité de marché CNMV, n’entraînera aucun préjudice pour leur clientèle.
Selon L"Agefi suisse, la croissance à long terme de l"industrie des hedge funds reste intacte alors que 40% des acteurs risquent de disparaître d"ici l"année prochaine. Après des retraits de fonds de 152 milliards dollars au 4ème trimestre 2008 et de 103 milliards au 1er trimestre 2009, les actifs gérés pourraient se stabiliser aux alentours de 1000 milliards de dollars, avant de repartir à la hausse, notamment en termes d"afflux nets de capitaux.
Nordea Bank a publié une baisse de 8,7 % de son bénéfice net à 627 millions d"euros au premier trimestre, rapporte le Wall Street Journal. Ses résultats se sont avérés meilleurs que prévu et la banque nordique a confirmé ses perspectives annuelles.
Gartmore va lancer une offensive sur le marché des hedge funds pour les particuliers, rapporte Ignites Europe, citant Reuters. A ce titre, la société de gestion britannique compte recruter 10 personnes.
Directeur au sein du de l’activité de gestion de fortune de Barclays, Marc Bulstrode rejoint Skandia Investment Group (SIG, 53 milliards de livres) comme chief commercial and finance officer. Il sera subordonné à Jamie MacLeod, le CEO de SIG.
Le fonds souverain d’Abou Dhabi, Mubadala est sur le point d'émettre un emprunt de $ 2 milliards sur le marché international, ce qui est une première pour un fonds souverain. La première tranche (5 ans) est rémunérée à 400 points de base au-dessus des Treasuries américains et la seconde, sur 10 ans, offre un rendement supérieur de 470 points de base au papier américain, rapporte le Handelsblatt. L'émission a été arrangée par Citigroup, Goldman Sachs et Royal Bank of Scotland. Parmi les 14 milliards investis par Mubadala figurent des participations dans Ferrari et AMD. Mubadala a aussi des partenariats avec EADS, General Electric et Rolls-Royce.
«Il est évident que la configuration des marchés a évolué, avec la césure de la crise. Il faut désormais s’attendre à des rendements neutres au lieu de constamment positifs ainsi qu'à une volatilité et une dispersion élevées, au lieu de faibles», constate en substance Christophe Lemarié, directeur de la gestion actions, allocation et arbitrage de Crédit Agricole Asset management (CAAM). Pour tenir compte de ce nouvel environnement, la société de gestion a réfléchi à un reprofilage de son offre. Maintenant que les écarts de performance deviennent importants, elle est convaincue que l’heure de la gestion active a sonné, en y ajoutant des approches nouvelles et avec le cas échéant des long/short equity. D’autre part, dans des marchés agités où le risque s’est accru, les investisseurs recherchent également des produits pour profiter des périodes de croissance? en minimisant le risque. Tel est exactement l’ambition d’un nouveau FCP de droit français, CAAM Actions Objectif Variance, lancé pour sa partie retail le 29 décembre 2008. Ce fonds d’actions européennes, concocté en fonction du cahier des charges réglementaire d’un investisseur institutionnel, a été à l’origine lancé le 7 décembre 2007 et il affiche environ 30 millions d’euros d’encours, répartis sur 52 lignes actuellement (85,6 % du portefeuille), le reliquat étant placé en monétaire. Pour couvrir le risque, le gérant, Melchior Dechelette, vend des futures sur indices (actuellement 60,4 %), ce qui réduit en fait l’exposition nette à 25-30 %. L’idée de départ consiste à limiter la volatilité subie à 10 % et de générer une performance régulière, avec des variations de valeur liquidative qui ne dépassent pas 0,6 % dans les deux sens. La volatilité du portefeuille actions se situe en ce moment aux alentours de 25-26 %, pour une volatilité du marché à 40 %. Un processus à trois étages Comme socle, Melchior Dechelette utilise la méthode de la variance minimale appliquée à une sélection d’actions européennes en fonction du risque. «Autrement dit, plus un titre est volatil, moins il a de chances de se trouver ou de se maintenir dans le portefeuille», précise le gérant, qui «vend quand la volatilité, donc le risque, augmente». Cette partie du processus est gérée par un optimiseur dans lequel ont été intégrés, comme deuxième étape, certains paramètres correcteurs pour éviter les biais indésirables (value, petites capitalisations, sociétés endettées). Il en résulte un portefeuille de 50-60 lignes puisées dans la sélection effectuée par l'équipe de gestion sectorielle européenne (3,8 milliards d’euros d’encours pour «actions Europe et thématiques»). Cela dégrade certes la volatilité par rapport à l’optimum, mais pour augmenter l’espérance de rendement. Les principales lignes au 31 mars étaient BP (2,80 %), Roche et GlaxoSmithkline (2,35 % chacun), BAT et Carrefour (2,33 % et 2,29 %). La troisième étape est celle de la couverture en vendant des futures pour demeurer dans la limite des 10 % de risque absolu qui constitue le budget initial, ce qui réduit l’exposition aux actions (actuellement cette volatilité se situe à moins de 11 %). Le risque de change n’est pas couvert. Historiquement, l’exposition moyenne nette aux actions est voisine de 39 %. En bref, la volatilité est présentement d’environ un tiers de celle du marché et la perte d’un cinquième. En rétropolation sur 10 ans, cette stratégie participe à 30 % des marchés baissiers et capte 70 % des hausses. Depuis la création au 7 décembre 2007 (part I2) jusqu’au 31 mars 2009, le fonds affiche une volatilité de 10,4 % contre 29,7 % pour le MSCI Europe (la référence) et une perte de 11 % contre 50,7 % pour l’indice. La sélection de titre a généré 36 % de la surperformance, la gestion de l’exposition produisant les 64 % restants. La commission de souscription pour la part P se situe à 2,50 % et la commission annuelle de gestion à 1,50 %. CAAM facture par ailleurs 20 % au maximum de commission de surperformance pour un rendement supérieur à l’indice MSCI Europe dividendes réinvesti, le tout plafonné à 1,5 % de l’actif net, sachant que la période d’observation est d’un an minimum à 3 ans maximum.
Selon le Wall Street Journal, les négociations entre le Trésor américain et les créanciers de Chrysler ont échoué, ce qui rend certaine une faillite du constructeur américain. La plupart des hedge funds ont refusé de réduire une partie de la dette du groupe US, indiquent des personnes proches du dossier. Le chapitre 11 devrait ouvrir la voie à une reprise de Chrysler par Fiat.
L’AG de Bank of America a voté mercredi l'éviction de Kenneth Lewis en tant que chairman. Mais, bien qu’affaibli, il demeure president & CEO, rapporte The Wall Street Journal. La résolution a été adoptée par 50,34 % des voix. C’est la première fois qu’un tel phénomène se produit, d’après RiskMetrics. Cela posé, dans la pratique, cela ne limitera pas sensiblement les pouvoirs de Ken Lewis, dont le remplaçant comme chairman, Walter E. Massey, est l’un des proches. Ken Lewis a aussi annoncé qu’il quittera son poste de CEO dès la crise terminée et au plus tard dans trois ans.
Après deux années passées chez Oddo, Laurent Mignon rejoint Natixis. Sa nomination en tant que directeur général sera proposée au Conseil de Natixis qui se tiendra le 30 avril 2009 à l"issue de l"assemblée générale des actionnaires du même jour, a indiqué Natixis mercredi dans un communiqué. Il sera également membre du comité de direction générale. Natixis indique par ailleurs que, sur décision de François Pérol, président du directoire de la Caisse Nationale des Caisses d"Epargne (CNCE) et directeur général de la Banque Fédérale des Banques Populaires (BFBP), le renouvellement de Dominique Ferrero comme directeur général de Natixis ne sera pas proposé au conseil d"administration du 30 avril appelée à statuer sur le mode d"administration de la société. Dominique Ferrero sera nommé conseiller de François Pérol, président du conseil d"administration du nouvel organe central.
Daniel Bouton, président de la Société Générale, présentera sa démission au conseil d’administration le 6 mai. Selon Les Echos, celui-ci pourrait désigner Anthony Wyand, l’un de ses administrateurs. Une solution externe n’est pas exclue, admet le quotidien, et le nom de Philippe Lagayette, président de JP Morgan France, est évoqué. Parmi les autres candidats possibles figure Jean-Martin Folz, ex-patron de PSA préside le comité de sélection et de rémunération de la Société Générale.
Selon La Tribune, BNP Paribas annonce qu’elle a obtenu des mandats de la part de trois sociétés du Golfe en vue d’arranger des émissions d’obligations islamiques (maturité entre 3 et 5 ans, pour des montants compris entre 200 et 300 millions de dollars). BNP Paribas espère pouvoir lancer les émissions d’ici la fin du mois de juin.
Dans un entretien aux Echos, Henri de Castries, le président du directoire d’Axa, défend la solidité de son groupe. " AXA a dégagé 8 milliards d’euros de cash-flow en assurance-vie, gagné plus de 1 million de nouveaux contrats individuels en dommages et dégagé un résultat net de près de 1 milliard d’euros», souligne-t-il. Il s’explique également sur les résolutions soumises ce jeudi à l’assemblée générale des actionnaires l’autorisant à émettre pour 2 milliards d’euros d’actions préférentielles. Malgré cette résolution, Henri de Castries affirme ne pas avoir l’intention de faire une augmentation de capital.
Jean-Manuel Richier rejoint Jean-Michel Steg pour développer l’activité de Blackstone Advisory en France et en Europe. En dernier lieu managing director et deputy head of investment banking chez Citigroup pour la France, il intégère le bureau de Paris de The Blackstone Group comme senior managing director. On peut s’attendre que le bureau parisien, d’ouverture tout récente, compte assez vite quelque cinq personnes.