Le gérant d’actifs hongkongais FountainCap Research and Investment vient de domicilier un fonds actions Chine et Hong Kong à Dublin, pour le distribuer auprès des investisseurs européens, a appris Citywire. Ce véhicule, dénommé FountainCap Greater China Select Ucits, suivra la même stratégie que le fonds Global China Opportunity Master, basé aux Îles Cayman et comptant 445 millions de dollars (377 millions d’euros) d’encours. Le nouveau fonds, qui a été lancé avec 40 millions de dollars de capitaux initiaux, a été financé avec l’aide du spécialiste de la levée Aravis Capital. La stratégie compte trois thèmes d’investissement : l’innovation technologique, la transition vers une économie propre, et la consommation des classes moyennes. Elle favorisera les actions qualité-value, le MSCI China All Share Total Return pour benchmark. Le fonds est distribué en France, en Autriche, en Allemagne, au Luxembourg, en Espagne, en Suède, en Suisse, au Royaume-Uni, et à Hong Kong.
La société de gestion allemande DWS a présenté ce 28 juillet ses résultats financiers trimestriels, avec des bénéfices quasiment stables par rapport au premier trimestre, à 625 millions d’euros. La somme des six premiers mois, qui s’élève à 1,23 milliard d’euros, est toutefois en hausse de 17% par rapport au premier semestre 2020. Ses encours sous gestion ont progressé de 39 milliards d’euros entre avril et juin, pour atteindre 859 milliards. La collecte nette s’est élevée à 19,7 milliards, bien supérieure au petit milliard du premier trimestre, dû à la décollecte massive d’alors sur le monétaire. Celle du deuxième trimestre a été principalement alimentée par la demande des investisseurs institutionnels pour les fonds passifs, avec +7,9 milliards d’euros (+6,8 par rapport au T1-2021). Parmi les stratégies actives, les fonds actions ont apporté 4,5 milliards d’euros, les fonds alternatifs 1,8 milliard, et les fonds monétaires 5,4 milliards. Les fonds ESG, pris de manière transversale, ont collecté 4 milliards d’euros. Dans le détail des gestions hors ETF, la gestion multi-classes d’actifs a enregistré une collecte de +2 milliards d’euros, dont la majorité s’est dirigée sur le fonds DWS Concept Kaldemorgen. Parmi les autres équipes, la gestion obligataire a reçu 1,7 milliard et la gestion quantitative 1,1 milliard, tandis que la gestion fondamentale actions a rendu 0,3 milliard. Sur les alternatifs, les deux-tiers des 1,8 milliard d’euros de collecte se sont dirigés sur les fonds liquides, et le reste sur les fonds illiquides, principalement dans l’immobilier.
Deutsche Bank a présenté des résultats financiers en léger repli pour ce deuxième trimestre 2021, avec des revenus de 6,2 milliards d’euros, en baisse de 1% par rapport au T1-2020. Le résultat net est lui de 828 millions d’euros, contre 61 millions au 30 juin 2020. Ce dernier avait toutefois été grevé par une importante provision pour risque de crédit. Au sein de la banque privée, les revenus ont progressé de 3% pour atteindre 2 milliards d’euros. Le département a toutefois présenté une perte avant impôts de 11 millions d’euros, notamment due à une décision de justice allemande sur le consentement fictif des clients en matière de changement des termes et conditions. Cette décision, qui a pénalisé les banques du pays, a forcé la banque privée de Deutsche Bank à reconnaître une provision légale de 128 millions d’euros. Côté collecte, la banque privée a enregistré 7 milliards de flux nets positifs. Les encours s'élèvent désormais à 535 milliards d’euros.
Curt Custard, le directeur des investissements de Newton Investment Management, va désormais diriger l'équipe mondiale de solutions clients, a appris Das Investment. Ce changement de poste résulte d’une décision personnelle pour des raisons familiales, et permettra à Curt Custard de se relocaliser aux Etats-Unis. Depuis son arrivée d’UBS GAM en 2017, dont il fut le directeur mondial des solutions d’investissement, il travaillait à Londres. La filiale de BNY Mellon n’a pas encore annoncé le nom de son remplaçant.
Robinhood, la plateforme de trading en ligne, se valorise 31,7 milliards de dollars (26,7 milliards d’euros)à l’occasion de son introduction en Bourse sur le Nasdaq aux Etats-Unis. L’opération a la caractéristique inhabituelle de faire la part belle à l’investissement des particuliers: 35 % des actions sont réservées à ses propres clients. La cotation se réalise sur la base d’un prix de 38 dollars par action, en bas de la fourchette de prix de 38 à 42 dollars, reflétant un appétit modéré pour l’application pourtant populaire. L’entreprise californienne est très prisée des investisseurs débutants grâce à son offre sans commission. La moyenne d’âge de ses utilisateurs s’établit à 31 ans. Elle a connu une croissance explosive en doublant le nombre de comptes utilisateurs depuis le début de l’année pour atteindre 31 millions. La société est controversée, accusée de rendre les transactions trop ludiques et donc addictives, tout en offrant un service client limité. Robinhood a écopé d’une amende de 70 millions de dollars de la part de l’autorité de régulation financière pour avoir ainsi causé du tort à ses clients.
Korys, le family office de la famille belge Colruyts, a abondé un fonds à impact de ses concitoyens d’Incofin, a appris Citywire Asia. Le véhicule India Progress, qui a levé 60 millions d’euros, va investir dans la chaîne de valeur agricole et alimentaire en Inde. Parmi les autres investisseurs, on retrouve notamment la CDC, Proparco, la Fondation Roi Baudouin. L’objectif final de levée se situe entre 80 et 100 millions d’euros. La famille Colruyts, dont le family office supervise 4,5 milliards d’euros, est elle-même propriétaire d’une grande chaîne de distribution alimentaire en Belgique. Outre des capitaux, elle apportera également une aide non-financière aux entrepreneurs indiens, en leur donnant accès à des marchés européens. La société de gestion Incofin gère un milliard d’euros d’encours.
Tout à une fin, selon Enrique Marazuela, le directeur des investissements de la banque privée BBVA. Celui-ci a déclaré sur LinkedIn son départ après dix-sept années à ce poste. D’après plusieurs médias, cet ancien président du CFA Society en Espagne se concentrera sur une mission liée à l’éducation financière. Avant de travailler chez BBVA,Enrique Marazuela fut directeur des investissements chez Aegon et Banco Urquijo, acquise par Banco Sabadell, ainsi que responsable de la recherche actions chez Ahorro Corporation. Álvaro Manteca, responsable des stratégies d’investissement de la banque privée, et Roberto Hernanz, analyste de marché, reprendront ses fonctions, selon CityWire Selector.
Et de sept. iM Global Partner a annoncé ce 28 juillet sa septième prise de participation dans une société de gestion, la sixième aux Etats-Unis. La plateforme de multi-boutiques fondée par le français Philippe Couvrecelle vient en effet de signer pour l’acquisition de 45% de Richard Bernstein Advisors (RBA), une société de gestion basée à New York, fondée en 2009 par Richard Bernstein, et spécialisée dans l’allocation d’actifs, principalement entre actions et obligations avec une approche de gestion macro «top-down». «Nous cherchions un gérant en allocation d’actifs car ce type de spécialités, relativement rare, intéresse beaucoup les clients privés et les plateformes de gestion privée. Il nous fallait aussi une société complémentaire des expertises que nous avons déjà car nous ne souhaitions pas créer de la concurrence dans notre réseau de partenaires», explique à NewsManagers Philippe Couvrecelle. RBA gère près de 15 milliards de dollars et compte une trentaine de salariés. Elle a été découverte par les équipes d’iM Global Partner grâce à leur expertise de recherche et la première rencontre entre les dirigeants a eu lieu fin 2018. Ensuite, « plus on a creusé leur process d’investissement, plus ils nous ont plu», indique Philippe Couvrecelle. RBA a bénéficié d’une belle croissance organique ces dernières années et pourra désormais s’appuyer sur le réseau européen d’IM Global Partner pour grandir encore tout en gardant son indépendance de gestion (les équipes sont maintenues) et sans devoir investir massivement en forces commerciales puisqu’IM Global Partner est déjà doté d’une centaine de salariés. La plateforme, qui a accueilli deux nouveaux actionnaires en début d’année avec IK Investment Partners et Luxempart aux côtés d’Amundi et Eurazeo (Dassault et La Maison étant sortis), nourri toujours de fortes ambitions. Il y a quelques jours Philippe Couvrecelle n’avait pas caché son objectif de porter les encours de ses partenaires à 65 milliards de dollars d’ici à 2025 et 150 milliards d’ici à 2030, contre environ 26 milliards en juin. Il n’est pas impossible qu’il annonce encore une nouvelle prises de participation dans une autre société de gestion d’ici la fin de l’année.
La barre des 20 billions d’euros d’encours sous gestion a été tout juste franchie fin mai par les fonds UCITS et AIF, selon le rapport mensuel de l’European Fund and Asset Management Association (EFAMA). La collecte nette de ces véhicules s’est élevée à 64 milliards d’euros, en recul par rapport aux 96 milliards d’avril. La majorité de ces flux mensuels se sont dirigés vers les fonds UCITS, avec +55 milliards d’euros. Parmi ceux-ci, les fonds actions ont été les plus attractifs, avec +29 milliards, contre +17 milliards pour les fonds multi-classes d’actifs, et +15 milliards pour les fonds obligataires. Les fonds monétaires UCITS ont eux rendu 8 milliards d’euros.
BlueBay Asset Management a annoncé ce juillet 28 la promotion d’Elena Koycheva au poste nouvellement créé de gérante de portefeuilles institutionnels ESG. Elena Koycheva évolue chez BlueBay AM depuis cinq ans, où elle était dernièrement la rédactrice principale pour les appels d’offres au sein de l’équipe Global Business Development. Basée à Londres, elle sera rattachée à Simon Chennell, gérant de portefeuille institutionnel. Auparavant, elle a travaillé chez Goldman Sachs en tant qu’associate pour l’équipe Global Portfolio Solutions, et chez Dexia AM comme rédactrice d’appels d’offres. La société de gestion anglaise, spécialisé dans les obligations avec 75.5 milliards de dollars d’encours sous gestion (64 milliards d’euros), a également nommé Emma Whiteacre au rang d’analyste senior ESG afin de renforcer la thématique du changement climatique. Elle sera rattachée à My-Linh Ngo, responsable de l’investissement ESG à Londres. Emma Whiteacre était dernièrement analyste risque-pays chez Beazley Group, ainsi que présidente de son comité d’entreprise responsable. Au cours de sa carrière, elle a participé à des projets de recherche sur le climat et les enjeux ESG, notamment en participant aux rapports de marché de la Lloyd’s sur les instruments financiers pour les infrastructures résilientes et la transition vers une économie à faible émission de carbone.
Credit Suisse Group AG devrait publier jeudi 29 juillet les résultats de l’enquête sur les manquements qui ont conduit à des pertes massives liées au family office Archegos Capital Management, selon le Wall Street Journal. Le rapport pourrait être publié en même temps que les résultats trimestriels de la banque et se concentrera sur les défaillances de son département de gestion du risque, les erreurs humaines de jugement et le fait d’avoir ignoré le risque de concentration sur certaines positions. Credit Suisse est l’établissement qui a le plus souffert de l’écroulement d’Archegos à Wall Street, accusant une perte de 5,5 milliards de dollars. Elle a licencié ses responsabledu risque et de la banque d’investissement et s’est tourné vers ses investisseurs pour lever 2 milliards de dollars pour consolider son bilan. Le régulateur suisse, la Finma, a ouvert une procédure à son encontre. Les régulateurs américain et anglais mènent des investigations sur plusieurs banques dans ce cadre.
Le projet américain de système d’échanges de cryptomonnaies Bullish Global, soutenu par plusieurs milliardaires, a lancé un pilote de sept semaines de sa plateforme. Des investisseurs professionnels et particuliers vont tester le produit en simulant des échanges d’actifs digitaux et classiques. La société, récemment valorisée à 9 milliards de dollars, a pour ambition de se débarrasser des intermédiaires traditionnels sur les marchés pour permettre aux acheteurs et aux vendeurs de se connecter directement dans un environnement de finance décentralisée. La maison mère de Bullish, qui a entamé son processus d’introduction en Bourse aux Etats-Unis à travers un special purpose acquisition company (SPAC), est soutenue par un groupe de milliardaires dont Peter Thiel, Michael Novogratz et Richard Li. Plusieurs autres initiatives de finance décentralisée sont nées récemment, dont celles de Goldman Sachs qui a enregistré une demande de création d’ETF dédié aux actifs digitaux ou de Grayscale qui a lancé un fonds lié aux dix principaux réseaux utilisés dans le domaine.
Goldman Sachs Asset Management a déposé un dossier de candidature lundi dernier auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) afin de lancer un ETF sur les titres de sociétés liées aux cryptomonnaies. Baptisé Goldman Sachs Innovate DeFi and Blockchain Equity ETF, il aura pour objectif de suivre l’indice Solactive Decentralized Finance and Blockchain. Le fonds investira au moins 80 % de ses encours (hors garanties détenues dans le cadre de prêts de titres), dans des titres, des certificats de dépôt et des actions de sociétés cotées qui composent l’indice.
La City montre les muscles dans la course à l’attractivité auprès des spac (special purpose acquisition companies). La Financial Conduct Authority (FCA), le régulateur britannique, a annoncé ce 27 juillet plusieurs assouplissements réglementaires concernant les spac afin d’attirer davantage de sociétés vers la Bourse londonienne. La principale évolution consiste en la suppression de la règle de suspension de cotation des spac lors de l’annonce de l’acquisition, une spécificité qui ne s’applique qu’au Royaume-Uni. Jusqu’à présent, il n’était pas possible d’acheter ou vendre des parts de spac à partir du moment où le nom de la cible était connu. Les entreprises «chèque en blanc» devront toutefois publier des informations détaillées sur la cible pour éviter la suspension de cotation. Pour être éligible à ces nouvelles règles, les spac devront inclure une option de retrait des fonds, afin de permettre aux investisseurs de sortir de l’entité avant l’acquisition. Les spac devront aussi garantir que les fonds collectés auprès des investisseurs soient utilisés pour l’acquisition proposées et passent par le vote des actionnaires pour la confirmer. Ce changement de règles donne également une option de prolongation de la durée vie du spac de six mois, normalement limitée à deux ou trois ans, et ce sans devoir passer par l’approbation des actionnaires. « Les 6 mois supplémentaires ne seront disponibles que dans des circonstances limitées. Cette mesure vise à donner plus de temps à un spac pour conclure une transaction lorsqu’elle est bien avancée », a expliqué le FCA. Entrant en vigueur dès le 10 août prochain, ces nouvelles règles ne concernent que les véhicules dont la cotation initiale est supérieure à 100 millions de livres sterling (117 millions d’euros). «Nos règles finales visent à offrir plus de souplesse aux spac de plus grande taille, à condition qu’ils intègrent certaines caractéristiques qui favorisent la protection des investisseurs et le bon fonctionnement de nos marchés », a précisé le régulateur. La régulation des spac fait actuellement cogiter les autorités financières mondiales. L’Organisation internationale des commissions de valeurs (Iosco), qui réunit plus de cent régulateurs nationaux, vient de créer ce 9 juin un « Spac network » pour surveiller les développements de ces véhicules financiers. Ce réseau est dirigé par Jean-Paul Servais, le vice-président de l’Iosco et président du régulateur belge. Sur le Vieux continent, l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a rappelé mi-juillet les obligations de transparence exigées de la part des spac afin de respecter la réglementation sur les prospectus. L’Esma a demandé aux régulateurs nationaux de s’assurer que les spac présentent divers scénarios de dilution potentielle, après la fusion ou acquisition de la cible, quand le spac devient une société cotée « normale ». Les spac devront également détailler dans ce document les conflits d’intérêts entre les sponsors à l’initiative du véhicule et les investisseurs.
Goldman Sachs a revu à la baisse ses anticipations de consommation pour le deuxième semestre 2021 aux Etats-Unis et par ricochet sa prévision de croissance.
Ancien gérant de Mandarine Gestion qui avait rejoint C-Quadrat Asset Management en 2019, Sébastien Lagarde va lancer une nouvelle société de gestion baptisée Alphajet Fair Investors. Il en a fait l’annonce sur son fil LinkedIn voici quelques jours. Il est associé sur ce projet avec Yassine Oussana et Thierry Le Clercq. Sébastien Lagarde aura le rôle de directeur général et directeur de la gestion. Yassine Oussana sera directeur général délégué et gérant de portefeuille. Il vient d’Allianz Global Investors où il a passé 17 ans. Thierry Le Clercq, qui se présente comme président-fondateur de la nouvelle structure, travaillait jusqu'à présent chez Mandarine Gestion comme gérant spécialisé sur les actions. Il est aussi passé par Allianz Global Investors.
Les deux nouveaux propriétaires de Wells Fargo Asset Management, les capital-risqueurs américains GTCR et Reverence Capital Partners, ont décidé d’un nouveau nom pour cette entité : Allspring Global Investments. La nouvelle dénomination sociale devrait entrer en vigueur à la date de clôture de la transaction, prévue au second semestre 2021. L’actuel président annoncé de la structure, Joseph A. Sullivan (ex-dirigeant de Legg Mason) va par ailleurs également endosser le rôle de directeur général, en remplacement de Nico Marais. Ce dernier, en poste depuis 2019, a finalement décidé de prendre sa retraite. Il conservera un rôle de conseiller senior au sein de l’entreprise.
Turgot Asset Management a annoncé ce 27 juillet l’entrée de Generali au capital de son fonds d’immobilier résidentiel en viager SCI ViaGénérations. L’assureur rejoint une myriade d’institutionnels déjà actionnaires de ce véhicule, comme Ageas France, Apicil, UNMI, Swiss Life, Choralis (Mutuelle Le Libre Choix), Mutuelle MOAT, et La Française REM. Generali distribuera ce fonds sous forme d’unités de compte dans ses contrats d’assurance-vie, de capitalisation et d’épargne retraite. Selon la société de gestion parisienne, l’entrée au capital de Generali permettra de porter le montant de la collecte mensuelle sur ce fonds à 65 millions d’euros. La distribution sera effectuée par l’ensemble des réseaux de distribution de Generali, tels que les conseillers en gestion de patrimoines, les réseaux de conseillers financiers, les courtiers partenaires et en ligne, ainsi que par les principales banques privées et family offices français, et des plateformes conceptrices de solutions d’épargne. « La part des arbitrages et des versements affectés à cette unité de compte chez Generali n’est pas limitée en montant sans toutefois pouvoir excéder 30% de l'épargne acquise sur le contrat », précise un communiqué. Au 20 juillet 2021, ce fonds comptait 435 millions d’euros d’encours.
GTCR et Blackstone ont annoncé conjointement un nouveau partenariat dans lequel des fonds gérés par GP Stakes, qui appartiennent à Blackstone, vont acquérir une participation minoritaire dans GTCR. GP Stakes est spécialisée dans les partenariats à long terme et à valeur ajoutée avec les principales sociétés de gestion d’actifs alternatifs du marché privé, explique un communiqué. GTCR se présente comme étant une société de capital-investissement axée sur la croissance et la création d’entreprises. Basée à Chicago et fondée en 1980, GTCR a clôturé l’an dernier son treizième fonds en actions, GTCR Fund XIII, avec 7,5 milliards de dollars d’engagements. Elle s’est surtout faite remarquée cette année en s’alliant avec le hedge fund Reverence Capital Partners pour la reprise de l’activité de gestion d’actifs de Wells Fargo pour 2,1 milliards de dollars. Cette dernière a été rebaptisée Allspring. Le mois dernier mois dernier, Blackstone s’est joint à GTCR en tant qu’actionnaires majoritaires de Simpli.fi, une entreprise qui aide les agences de publicité et les médias à gérer leurs campagnes. La transaction a valorisé l’entreprise à environ 1,5 milliard de dollars. De son côté, Blackstone a précédemment pris des participations dans New Mountain Capital, Francisco Partners et Leonard Green & Partners, entre autres. Ce nouveau partenariat doit permettre aux sociétés du portefeuille de GTCR d’accéder «au programme d’achats groupés de Blackstone». GTCR aura également accès à d’autres services que Blackstone fournit en interne à ses sociétés en portefeuille, notamment ses capacités en matière d’ESG, de durabilité, de gestion du capital humain, de cybersécurité et de développement de produits.
Les fonds articles 8 et 9 représentent respectivement 30,3% et 3,7% des actifs des fonds examinés par Morningstar dans son rapport publié ce 27 juillet et intitulé« SFDR : quatre mois après son introduction », qui fournit une mise à jour sur l’univers des fonds durables européens conformément à la nouvelle classification des articles 8 et 9 du règlement SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation) de la Commission européenne, entrée en vigueur le 10 mars. Le total de ces fonds articles 8 et 9 s'élèvent à 3.000 milliards d’euros selon Morningstar (hors fonds monétaires, fonds de fonds et fonds nourriciers). «Nous estimons que les fonds des articles 8 et 9 pourraient atteindre la moitié des actifs totaux dans le champ d’application du SFDR dans les 12 prochains mois», écrivent les auteurs du rapport. Au 10 juillet, Morningstar a collecté des données SFDR de niveau 1 sur près de 82% des fonds disponibles à la vente dans l’Union européenne (22.972 sur 28.145 fonds). L’agence de notation et d’analyse financière précise que la gestion active domine largement le paysage des fonds ESG post-SFDR. Les fonds passifs ne représentent respectivement que 11% et 10% des actifs des fonds articles 8 et 9. Les sociétés de gestion ont abordé différemment la classification des produits en fonction de leur propre interprétation de la réglementation, résultant en un large éventail d’approches ESG représentées dans les fonds des articles 8 et 9, avec des fonds similaires figurant dans les deux catégories, poursuit l’agence. Dans l’ensemble, les fonds articles 8 et 9 obtiennent de meilleurs résultats en termes d’indicateurs ESG que le reste de l’univers, les fonds article 9 affichant, comme prévu, des références de durabilité plus élevées. Les trois quarts des fonds de l’article 9 sont notés 4 ou 5 globes ESG (Morningstar Sustainability Rating) contre 56% de l’article 8 Pour rappel, dans le cadre du SFDR, l’univers entier des fonds européens est classé par leurs gestionnaires dans l’une des trois catégories suivantes : article 6, 8 ou 9, en fonction de l’objectif de durabilité des produits. La nomenclature découle du texte réglementaire, et tous les fonds seront tenus de fournir certaines informations ESG, conformément à l’article 6, tandis que les fonds des articles 8 et 9 devront fournir des informations ESG plus détaillées aux investisseurs. Les fonds article 6 promeuvent des caractéristiques environnementales ou sociales tandis que les fonds article 9 ont des objectifs clairs d’investissements durables.
La banque privée suisse Vontobel a présenté ce 27 juillet des résultats financiers semestriels en hausse. Son résultat d’exploitation s'élève à 779,6 millions de francs suisses (720,8 millions d’euros), en progression de 25% par rapport au premier trimestre 2020. Le résultat net est lui en hausse de 48% à 191,8 millions de CHF. En gestion d’actifs, les encours sous gestion ont progressé de 11% en six mois, pour atteindre 274,5 milliards de francs suisses. La collecte nette s'élève à 6,6 milliards de francs suisses. Les revenus de l’activité sont en hausse de 17% à 290,5 millions de francs, contre 235 millions de francs pour la gestion de fortune (+9%). La banque a confirmé ses objectifs stratégiques et les a prolongé pour 2022 avec notamment une croissance annuelle de la collectenette de 4 à 6 % et un ratio d’exploitation sous les 72%.
St. James Place Wealth Management va prochainement ouvrir deux bureaux à Hong Kong et Singapour pour servir une clientèle fortunée asiatique, a appris Citywire Asia. L’entité, dénommée Private Clients Asia, fournira des services de conseil en investissement personnalisé, de planification, d’expatriation et de «lifestyle» à des clients disposant d’un patrimoine supérieur à un million de dollars.
SEB Investment Management vient de promouvoir Andreas Wollheim au poste de directeur des actions fondamentales. Il remplace Per Trygg, parti pour le gérant suédois Lannebo Fonder. Andreas Wollheim travaille chez SEB IM depuis une dizaine d’années, et en était le directeur du trading et de la trésorerie depuis 8 ans. Auparavant, il a évolué comme gérant chez les fonds de pensions suédois AP1 et AP4, ainsi que comme trader chez HSBC et Erik Penser Bank.
Aegon UK a annoncé la semaine dernière avoir recruté Hilkka Komulainen comme directrice de l’investissement responsable, un poste nouvellement créé. Elle travaillera plus spécifiquement sur le segment retail et sur l’intégration des facteurs ESG dans les décisions d’investissement. Hilkka Komulainen sera rattachée à Lorna Blyth, la nouvelle directrice des propositions d’investissement au sein de l'équipe Investment Solutions qui gère 186 milliards de livres sterling (217 milliards d’euros). Par le passé, Hilkka Komulainen a notamment travaillé à l’OCDE, et dans l’univers ESG pour les Principles for Responsible Investment, dans les services liés au changement climatique chez EY, et dernièrement comme responsable de l’ESG et de l’investissement responsable chez IH International Advisors.
21Shares,fournisseurde produits négociés en bourse (ETP) sur les cryptomonnaies, a engagé Isabell Moessler en tant que responsable de la distribution pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA). Isabell Moessler travaillait auparavant chez Euronext d’abord au poste de responsable des ventes ETF avant qu’elle ne devienne responsable de la gestion des services de l'équipe des marchés internationaux. Avant cela, elleavait occupé plusieurs positions relatives au monde des ETF chez ETF Securities et BlackRock iShares. Quatre autres personnes ont également été recrutées : Maria Cannizzo, Garrison Gibbons, Elizabeth McCracken etCraig Searle.
Après des attaques des régulateurs à travers le monde et celle de plusieurs grandes banques d’investissements qui ont conseillé à leurs clients de s'écarter de la plateforme de crypto-actifs Binance, c’est au tour des hedge funds de s’en éloigner, écrit le Financial Times. Le quotidien britannique cite le spécialiste des cryptos Tyr Capital ainsi que le hedge fund ARK36 qui préfèrent diminuer leur exposition à la plateforme alors que Binance semble l’objet «d’une attaque orchestrée des régulateurs». La plateforme n’a pas de siège social spécifique et est pilotée par le crypto mogul Changpeng Zhao. Elle a indiqué au quotidien qu’elle n’avait vu aucun signe de baisse de l’activité institutionnelle, «au contraire».
Allianz Global Investors (Allianz GI) a annoncé son intention d’acheter le gérant d’actifs indonésien RHB Asset Management auprès de RHB Banking Group et RHB Sekuritas Indonesia. La filiale de l’assureur éponyme voit dans l’Asie du Sud-Est le nouveau relai de croissance pour le monde de la gestion d’actifs, derrière la Chine. La cible comptait 480 millions de dollars (407 millions d’euros) d’encours sous gestion à la fin 2020. La transaction devrait être finalisée à la fin de l’année, et reste sujette à l’approbation de l’Indonesian Financial Services Authority.
HSBC vient de promouvoir Georgios Leontaris au poste de directeur des investissements pour l’Europe internationale, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord pour sa banque privée et sa gestion de fortune. Basé à Genève, il sera rattaché au directeur mondial des investissements Willem Sels, et au directeur régional des solutions d’investissement et de gestion de fortune Karl Faivre. Georgios Leontaris travaille chez HSBC depuis 14 ans. Il était dernièrement responsable du conseil en investissement obligataire de la banque privée suisse.