Artemis Investment Management a recruté Paras Anand en tant que directeur de la gestion. L’intéressé, qui rejoindra la société de gestion britannique début 2022, arrive en provenance de Fidelity International, où il est actuellement directeur de la gestion pour la région Asie Pacifique. Paras Anand succédera à Matthew Beesley, qui quittera Artemis à la fin de cette année pour rejoindre Jupiter. Paras Anand a intégré Fidelity en Janvier 2012 en tant que directeur de la gestion pour les actions, en Europe, avant de se transférer à Singapour en 2018. Il est membre du comité des opérations monde de Fidelity International, dirige la stratégie du groupe en matière de développement durable et il est le parrain mondial pour la diversité culturelle.
Et si les entreprises payaient leur facture carbone? Alors que la Cop 26 a finalement défini les règles du marché international du prix du carbone, le fameux article 6 des accords de Paris, la facture reste globalement supportée par les Etats. Les dommages associés aux émissions de CO2 ne sont pas supportés par l’entreprise alors qu’elle en est à l’origine, à l’exception de certains secteurs spécifiques (centrales thermiques, cimentiers…). C’est en partant de ce constat qu’Axylia, cabinet de conseil spécialisé dans la finance responsable, a réalisé un travail scientifique permettant de convertir en euros les émissions de CO2 des entreprises présentes dans les portefeuilles des 50 plus gros fonds actions Europe et zone euro immatriculés en France (1). Le constat est sans appel, 72% de ces fonds ne survivraient pas à un prix du carbone supporté par les entreprises. Leurs souscripteurs risqueraient alors gros.. Si tout cela reste hypothétique, la trajectoire actuelle du climat fait peser un réel risque sur le futur. Ce qui est aujourd’hui de la science-fiction pourrait rapidement devenir réalité. 108 euros par tonne de CO2 En partant des travaux du GIEC, qui valorise le prix de la tonne de carbone à 200 euros en 2030, soit 108 euros aujourd’hui, Axylia a calculé la facture pour les entreprises et l’a comparée à leur Ebitda afin de vérifier leur solidité. La réaction à ce stress test a été répartie en six catégories de Score Carbone, un modèle développé par Axylia, allant de A à F. Le score matérialise la capacité d’une entreprise à rester rentable après paiement de la facture carbone. Cette dernière représente les dommages associés aux tonnes d’émissions de CO2 sur l’ensemble du cycle de vie des produits et services de l’entreprise. Là encore, les résultats sont criants. «Si le législateur décidait d’appuyer sur le bouton, la moitié des entreprises que nous avons étudiées ne survivraient pas», s’alarme Vincent Auriac président d’Axylia. Des chiffres qui auraient donc un impact terrible sur les fonds puisque près des trois-quarts plongeraient avec les sociétés. Ainsi, aucun des 50 fonds n’obtient le score A et seuls 28 % un score positif B ou C. A l’inverse elles sont 38 % avec un score très alarmantde E et F. Pire, les fonds ISR de l’échantillon (2) font à peine mieux que le reste puisque 64 % d’entre eux passeraient également à la trappe. «Le label ISR est un leurre qui nous fait aller dans la mauvaise direction. Il ne permet pas de prendre en compte les émissions, notamment du scope 3», s’insurge Vincent Auriac. Pourtant, les émissions du scope 3, liées à l’usage des produits et service, sont responsables «de près de 80 % des émissions dans de très nombreuses industries et même de 93 % dans le secteur bancaire par exemple», rappelle le dirigeant. Or, ce fameux scope 3 n’est que très peu pris en compte par les gérants de la Place. Les fonds respectant la réglementation SFDR ne font guère mieux puisque 69 % d’entre eux seraient également en très grandes difficultés. Parmi les bons élèves, on retrouve des sociétés de gestion comme Comgest, La Financière de l’Echiquier ou Axa IM. A l’inverse, Métropole Gestion, récemment racheté par Oddo BHF, ou Lazard Frères Gestion sont très en retard. A un pas de la réalité Ces résultats, bien que théorique pour l’instant, doivent amener les gérants à réfléchir sur les critères ESG qu’ils prennent en compte dans leur processus d’investissement. Car la théorie pourrait bien passer à la pratique dans quelques années. «Danone présente depuis deux ans un bénéfice net par action ajusté du prix du carbone (3) et la plupart des entreprises du CAC 40 commencent à prendre en compte le scope 3 car elles savent que cela risque d’arrivée», explique Vincent Auriac, précisant que la plupart font ce calcul pour leurs nouveaux projets et pas forcément sur la globalité de leur activité. Face au risque systémique que pose le changement climatique, Axylia a mis en place une plateforme affichant le «score carbone» des entreprises et des fonds, aidant particuliers et professionnels à identifier les structures qui créent le moins d’externalités climatiques. Une démarche collaborative permettra aux internautes de rendre exploitables les inventaires des fonds pour les importer sur le site scorecarbone.fr. «A terme, avec l’aide des internautes, le site pourra couvrir les 10.000 fonds offerts sur le marché français», estime Vincent Auriac, qui espère que cette initiative permettra de «dire stop au greenwashing». Liste des fonds de l'échantillon (1) Ces fonds représentent 65% des encours sur le marché selon les catégories de l’Autorité des Marchés Financiers. (2) L’échantillon observé est composé de 25 fonds ISR et 25 fonds conventionnels (3) Danone a retenu un prix vraisemblablement sous-estimé à 35 euros la tonne, contre les 60 euros retenus par le quota européen et les 108 euros du GIEC.
La banque privée liechtensteinoise LGT vient d’ouvrir un bureau à Tokyo, a-t-elle annoncé ce 18 novembre. Dénommé LGT Wealth Management Trust (LGT Japan), l’entité est dirigée par Yoshitaka Nagakura, qui est rattaché à Henri Leimer, le directeur général de LGT Private Banking Asia Pacific.
Le directeur du développement commercial de Sanso IS, François L’Hénoret, vient de rejoindre la Financière Arbevel. Il sera chargé de la stratégie marketing et de la communication. François L’Hénoret a précédemment œuvré audéveloppement commercial chez Janus Henderson Investors (2015-2018), Rothschild & Co AM Europe (2012-2015), Tocqueville Finance (2011-2012), Axa IM (2010-2011), et Oddo (2006-2010).
Twenty First Capital a annoncé ce 18 novembre le recrutement de Mathieu Thepault comme responsable de la gestion immobilière.Mathieu Thepault arrive d’EY, où il a commencé sa carrière en 2012 dans le conseil aux directions financières.
Axa IM vient de promouvoir Mathieu L’Hoir au poste de directeur de la gestion institutionnelle multi-classes d’actifs. Il gérait depuis sept ans des portefeuilles multi-classes d’actifs, d’un encours total d’environ 2,5 milliards d’euros, pour des clients institutionnels et particuliers. Il conserve la direction du groupe Equity Alpha, composé de sept gérants et stratégistes, chargé de définir l’allocation en actions au sein du département multi-classes d’actifs. Il cède la responsabilité de la recherche quantitative au Quant Lab. Mathieu L’Hoir a débuté sa carrière comme analyste quantitatif chez Standard & Poor’s en 2002, avant de rejoindre l’année suivante la Société Générale comme analyste quantitatif de risque de crédit. Entre 2006 et 2010, il fut directeur adjoint de la recherche en investissement de HSBC AM. Après deux nouvelles années chez Société Générale comme directeur adjoint de la gestion du capital réglementaire, il a rejoint AXA IM en 2012 comme stratégiste. Docteur en économie, il nous a présenté sa thèse il y a deux ans, qui porte sur les impacts que peut avoir la distribution des revenus au sein d’un pays sur la détermination des niveaux d’imposition, des choix de dépenses publiques, et in fine sur les dépenses publiques d’éducation et sur la demande d’éducation.
La société de gestion américaine State Street Global Advisors (SSGA) a annoncé, jeudi 18 novembre, l'établissement d’un bureau pour le sud de l’Europe à Milan, combinant les franchises italiennes et espagnoles impliquées dans la distribution dela gamme de produits indiciels cotés SPDR ETF sur ces marchés. Francesco Lomartire, jusqu’alors responsable des ventes de SPDR ETF en Italie,dirigera ce bureau et sera assisté d’Ana Concejero, directrice adjointe pour l’Europe du Sud et responsable des ventes de SPDR ETF en Espagne. Le bureau inclutégalementAndrea Calandra, qui se concentrera sur la croissance de SPDR ETF sur lemarché italien, et Arturo De Cataldo, qui couvrira le segment des intermédiaires financiers dans le sud de l’Europe.
Lazard Frères Gestion a annoncé ce 18 novembre avoir reçu le Label ISR pour le fonds Lazard Alpha Euro. Ce fonds actions, qui compte 820 millions d’euros d’encours, va par ailleurs changer de dénomination pour devenir «Lazard Alpha Euro SRI». La société possède désormais une gamme de 11 fonds labellisés ISR. «Certains changements ont été opérés dans la politique de gestion du fonds afin de mieux intégrer les dimensions ESG et obtenir la labellisation ISR. Les valeurs bénéficiant des meilleures notations ESG sont désormais surpondérées, alors que le fonds se caractérisait jusqu’alors par une politique d’équipondération entre chaque valeur du portefeuille», a précisé la société dans un communiqué.
Allianz Global Investors a annoncé ce 18 novembre la nomination de Marie Fromaget au poste d’analyste stewardship. Rattachée à Antje Stobbe, la directrice du stewardship, elle sera chargée des engagements, notamment sur l’inclusivité économique, et des votes sur les participations d’AllianzGI dans la région EMEA. Avant de rejoindre AllianzGI, Marie Fromaget était analyste ESG chez AXA IM, depuis 2018. Après un début de carrière comme analyste ISR chez Natixis, Marie a créé son entreprise de commerce équitable avec des fournisseurs au Pérou. En 2014, elle a intégré BNP Paribas CIB au sein du département sustainable and SSA DCM à Londres, puis Kepler Chevreux en tant qu’analyste ESG en 2016. Marie est fondatrice et coprésidente du 30% Club France Investor Group.
UBS vient d’annoncer l’ouverture d’un nouveau bureau à Singapour, afin de fêter ses 50 ans dans le pays. Il s’agit du plus grand bureau de la banque suisse en Asie-Pacifique, qui comprendra le hub de finance durable d’UBS pour soutenir les investissement ESG dans la région. L’Asie-Pacifique est une priorité stratégique pour la banque suisse, a souligné Ralph Hamers, le directeur général du groupe. Le bureau singapourien sera l’un de deux importants centres de tenue de compte pour la gestion de fortune dans la région. Il sera également le siège de la banque d’investissement en Asie du Sud et le hub Asie-Pacifique pour le forex et le crédit. La responsabilité d’UBS Singapour incombe à August Hatecke, par ailleurs co-responsable de la gestion de fortune en Asie-Pacifique.
Le cabinet de gestion de patrimoine Herez a annoncé ce 18 novembre la création d’un fonds nourricier pour une stratégie de private equity de Capza. Dénommé Entrepreneurs Capza Growth Tech, le fonds permettra d’investir dans le véhicule Growth Tech de Capza. Ce portefeuille va comprendre de 12 à 15 PME technologiques en forte croissance, en Europe continentale et principalement en France.
Janus Henderson a cédé. Le groupe de gestion d’actifs a déclaré jeudi que son directeur général Dick Weil prendrait sa retraite fin mars. C’était une des revendications du fonds activiste Trian Fund Management de Nelson Peltz qui détient plus de 15% du capital du gestionnaire. Dick Weil, âgé de 58 ans, a joué un rôle déterminant dans la fusion en 2017 de Janus Capital Group et d’Henderson. Il quittera également son poste de membre du conseil d’administration de la société en mars mais en restera conseiller jusqu’en juin. Le fonds Trian est aussi connu pour la pression qu’il exerce sur Invesco, une autre société de gestion, pour qu’elle fusionne avec les activités similaires de State Street.
Oddo BHF a annoncé dans un communiqué être entré en négociation exclusive avec Quilvest Wealth Management en vue de l’acquisition de 100% du capital de Quilvest Banque Privée. Cette banque assure aujourd’hui la gestion de 2 milliards d’euros d’actifs pour 2.500 clients entrepreneurs, groupes familiaux, investisseurs institutionnels ou particuliers. Oddo qui compte plus de 65 milliards d’euros d’actifs gérés et de banque privée, entend conserver le modèle autonome de Quilvest, qui continuera d’utiliser ses locaux boulevard Saint-Germain à Paris. Oddo compte aussi s’appuyer sur ce rapprochement pour «créer une nouvelle dynamique de croissance ayant vocation à ouvrir cette plateforme à d’autres banques privées et sociétés de gestion». Au mois de septembre, Oddo avait déjà pris le contrôle de Métropole gestion. Un an plus tôt, en juillet 2020, le groupe avait repris le suisse Landolt & Cie. Le groupe Quilvest a, de son côté, déjà cédé au mois de septembre sa structure luxembourgeoise La Compagnie de Banque Privée Quilvest à Fideuram Intesa Sanpaolo Private Banking.
BNY Mellon Investment Management a recruté Matt Shafer au poste de responsable de la distribution européenne, un poste nouvellement créé. L’intéressé vient de Natixis Investment Managers où il travaillait comme responsable de la distribution internationale, chargé des institutions financières, des marchés intermédiaires et de détail ainsi que des actifs captifs. Chez BNY Mellon IM, Matt Shafer dirigera et développera la stratégie de distribution au Royaume-Uni et en Europe continentale, et travaillera en étroite collaboration avec ses sociétés d’investissement. Il sera rattaché à Matt Oomen, responsable de la distribution internationale chez BNY Mellon Investment Management. Matt Shafer travaillera par ailleurs en étroite collaboration avec Anne-Laure Frischlander Jacobson, directrice générale pour la France et le Benelux de BNY Mellon Investment Management. Selon un communiqué, il sera chargé de déterminer et de mettre en œuvre les projets de croissance à long terme dans les pays où BNY Mellon Investment Management exerce ses activités, et se concentrera également sur les nouvelles opportunités. Il supervisera par ailleurs le développement des produits et des activités au niveau régional, ainsi que la stratégie de service à la clientèle. Il agira également en tant que président du comité de distribution exécutif de l’entreprise pour les régions Europe, Moyen Orient et Afrique. Matt Shafer rejoindra BNY Mellon Investment Management en janvier2022 et sera basé à Londres, au Royaume-Uni.
La Commission européenne présentera en début de semaine prochaine une série de propositions législatives dont L’Agefi vous révèle les versions provisoires.
Le groupe financier américain Morgan Stanley a lancé, mercredi 17 novembre, une initiative baptisée The Equity Collective, visant à promouvoir la diversité dans le monde de lafinance et développer unegénération de leaders plus divers dans leurs profils. Cette initiative réunit 23 sociétés de gestion d’actifs et de fortune*. The Equity Collective va parrainer et soutenirtrois autres initiatives - Boys & Girls Clubs of America, Team Impact et HIVE Diversity, pour susciter les vocations de carrièresdans la finance auprès des jeunes, notamment ceux issus des minorités. Andy Saperstein, co-président of Morgan Stanley et directeur de Morgan Stanley Wealth Management, indique dans un communiqué que le collectif s’engage à investir dans les communautés sous-représentées dans la finance et à augmenter le nombre de personnes intéressées et qualifiées pouvant prétendre à une carrière dans les services financiers. Une récente étude de Cerulli, conjointement menée avec Russell Investments, suggère que les investisseurs institutionnels aux Etats-Unis réclament de plus en plus des informations sur le thème de la diversité et de l’inclusion aux sociétés de gestion avec lesquelles ils travaillent. * Les sociétés membres du collectif sontAmerican Century Investments, BNY Mellon Investment Management, Columbia Threadneedle Investments, Diffractive Managers Group, DWS, First Eagle Investment Management, Franklin Templeton, FS Investments, Goldman Sachs Asset Management, Hartford Funds, Invesco, Janus Henderson Investors, John Hancock Investment Management, Macquarie Asset Management, Morgan Stanley Investment Management, Natixis Investment Managers, New York Life Investments, Nuveen, PGIM Investments, PIMCO, Putnam Investments, T. Rowe Price and Virtus Investment Partners.
La plateforme de services aux fonds d’investissement allemand Universal-Investment a clôturé son année financière 2020/2021 avec 710,3 milliards d’euros d’encours sous administration à fin septembre 2021. Ses encours administrés ont bondi de 113 milliards d’euros (ou +18,8%) sur un an. La ManCo, présente àLuxembourg et à Dublin ainsi qu’en Pologne,précise que tous ses segments d’activité (fonds spéciaux et mutuels, fonds alternatifs, immobilier, gestion de transition)ont enregistré une croissance d’encours administrés à deux chiffres. Universal-Investment emploie plus d’un millier d’employés et administre plus de 2.000 fonds d’investissement (contre 1.800 fin septembre 2020). La firme a procédé à plusieurs opérations dont l’acquisition de CAPinside, une plateforme qui connecte les intermédiaires financiers en s’appuyant sur l’intelligence artificielle, mi-2020. Fin 2020, Universal-Investment s’est également intéressé aux actifs digitaux avec la création de son activitéUI Enlyte, une plateforme dédiée aux actifs digitaux à destination des investisseurs institutionnels. Des produits pour une exposition aux cryptomonnaies sont en cours de création. Universal-Investment s’intéresse aussi à la gestion ESG (Environnement, social, gouvernance). Elle travaille notamment avec la fintech allemande Yukka Lab pour analyser via des techniques de machine learning et d’intelligence artificielle plus de 100.000 sources en ligne pour en extraire de l’information sur l’actuel statut ESG des compagnies cotées dans le monde.
Brummer & Partners, l’une des plus anciennes sociétés de hedge funds de Suède, a annoncé la fermeture pure et simple du fonds Frost Asset Management, lancé il y a près de deux ans, en janvier 2020. Le hedge fund qui était investi sur le marché obligataire scandinave a été durement touché par la récente volatilité sur les taux d’intérêt à court terme. Le fonds de 350 millions d’euros a perdu 17,6 % au cours du mois d’octobre, indique un communiqué diffusé en Suède. Le gros des pertes s’est produit au cours des derniers jours, «malgré les efforts intensifs de réduction des risques déployésnotamment au cours de la dernière semaine», précise le communiqué. «Les estimations actuelles pour le mois de novembre laissent présager de nouvelles pertes et il est probable qu'à la fin du mois de novembre, la valeur des parts du fonds aura chuté de plus de 20 % par rapport au début de l’année (à la mi-novembre, cette chute était d’environ 22 %), ce qui, selon le règlement du fonds, signifie que la prise de risque active du fonds et les positions existantes doivent être liquidées» En conséquence, Frost Asset Management a décidé de liquider le fonds. Ce hedge fund était géré par Martin Larsén et Anders Augusén. Brummer & Partners y avait investi via son fonds de fonds Brummer Multi-Strategy.
Une étude publiée récemment par Fitch Ratings suggère que l’industrie des fonds d’investissement au Brésil ont collecté 390 milliards de réals brésiliens (62,8 milliards d’euros) sur les neuf premiers mois de 2021, soit la collecte nette la plus forte enregistrée depuis que Fitch a commencé à sonder le marché en 2002. Les investisseurs locaux ont privilégié les fonds obligataires avec une collecte de 237 milliards de réals (38 milliards d’euros) entre janvier et septembre 2021. Les fonds multi-marchés ont enregistré des entrées nettes de 77 milliards de réals (12,4 milliards d’euros)et les fonds de finance structurée 64 milliards de réals (10,3 milliards d’euros). Les fonds actions ont, quant à eux, attiré 8 milliards de réals (1,3 milliard d’euros) sur neuf mois. Selon les données de l’association du secteur financier brésilien Anbima à fin septembre 2021, le montant du patrimoine investi par les Brésiliens s’élevait à 1.700 milliards de réals (273 milliards d’euros) dont 769,7 milliards (123,6 milliards d’euros) l’étaient à travers des fonds d’investissement.
La société de gestion suisse Fisch Asset Management vient de recruter des gérants obligataires de MainFirst spécialisés sur les entreprises des marchés émergents. Thomas Rutz, qui dirigeait Mainfirst Affiliated Fund Managers en Suisse, est nommé coresponsable des marchés émergents chez Fisch AM. Ses collaborateurs Dimitris Nteventzis et Tanja Kusterer vont, eux, occuper des postes de gérants de portefeuilles.
La boutique suisse Hermance Capital Partners vient de recruter Clément Schappler comme directeur de la stratégie en dette privée. Il sera chargé de la gestion des fonds existants, des mandats sur mesure et du lancement de produits futurs. Clément Schappler arrive du singapourien EFA Group, dont il était dernièrement directeur des investissements. Auparavant, il a notamment travaillé dans le conseil et les fusions et acquisitions chez Credit Suisse (2003-2010), et UBS (2001-2003).
L'une est cheffe économiste et directrice de la Division études, stabilité financière et risques et l'autre directrice de la Division régulation des émetteurs.
Credit Suisse et J.P. Morgan Asset Management viennent de lancer le Credit Suisse JPMorgan Sustainable Nutrition Fund, un fonds actions thématique sur la nutrition. Ce véhicule compte déjà 250 millions de dollars d’encours. Le fonds va investir dans des entreprises qui s’intéressent aux liens entre la nutrition, la santé, la biodiversité et le climat, et se concentrera en particulier sur les entreprises qui rendent les systèmes alimentaires moins intensifs en carbone. Il vise à répondre aux objectifs de développement durable numéro 2 (Faim zéro) et 13 (Lutte contre le changements climatiques) des Nations unies. Il sera composé de 40 à 60 lignes. «Le fonds aborde le thème de la nutrition en se focalisant sur les innovateurs de petite et moyenne capitalisation tout au long de la chaîne de valeur – de la culture à la consommation des aliments, en passant par leur transformation. L’agriculture verticale, les protéines végétales et les tests alimentaires sont quelques-unes des nombreuses activités dans lesquelles le fonds investira à travers trois sous-thèmes : l’agriculture durable, les processus alimentaires efficaces ainsi que les régimes alimentaires sains et durables», précise Credit Suisse dans un communiqué.
Inflation. BNP Paribas Asset Management et la chaire Entrepreneuriat et innovation à impact de l’Essec ont élaboré une méthodologie afin d’identifier les principaux objectifs du développement durable et les indicateurs d’impact associés auxquels contribuent les acteurs de l’économie sociale et solidaire. Partenaire de la chaire, le gestionnaire d’actifs a ainsi fait plancher deux groupes d’étudiants de l’école de commerce, sous la direction de l’équipe pédagogique, pour établir cette méthodologie dont ses promoteurs espèrent qu’elle fera référence sur la place. Huit domaines d’action sociale prioritaires sont ciblés : l’accès à l’emploi, au logement, à la santé, à l’éducation, le soutien à l’entrepreneuriat, l’hébergement de personnes dépendantes, la solidarité internationale et la protection de l’environnement.
Il sera bientôt possible de certifier ses connaissances en finance durable via un module de l’AMF. Les services de formation des banques se sont déjà saisis du sujet.
Bill Ackman (photo), le gérant de fonds alternatifs à grand succès, n’a pas peur du vent ESG (environnemental, social, gouvernance) qui souffle sur la gestion. Il réclame une autorisation pour étendre son habitation à New York avec la construction d’un appartement terrasse surplombant Central Park. Tant pis si l’appendice doit chapeauter un immeuble historique et contrevenir à l’ordonnancement d’une zone urbaine protégée. Le projet du milliardaire l’oppose à ses voisins non moins argentés, à propos de ce qu’ils désignent comme un « temple titanesque », comme le rapporte The Guardian. Racheté en 2017, l’appartement perché au 17e étage comprend déjà 13 pièces. Le propriétaire défend son projet de terrasse couverte avec vue panoramique par la plus-value qu’il va apporter à tout le quartier de l’Upper West Side. Décidément, Bill Ackman n’a pas raté sa vocation de spéculateur.
La sociétéde conseil en investissement et d’ingénierie financière Cedrus & Partners a annoncé ce 17 novembre l’ouverture d’une succursale au Luxembourg. Sa direction a été confiée à Priscilla Hüe, qui dirigeait les ventes pour La Française dans le Grand-Duché depuis huit ans. Cedrus & Partners avait déjà ouvert un bureau en Espagne en 2018.