BlueBay Asset Management a lancé un fonds crédit multi-actifs avec un biais ESG qui se classe article 8. Le BlueBay Total Return Diversified Credit ESG sera investi dans des obligations mondiales à haut rendement, des prêts bancaires, des obligations financières, des obligations convertibles, du crédit structuré, sur les marchés développés et émergents. Il sera géré par le responsable du crédit multi-asset Raphael Robelin et le gérant senior Blair Reid, qui seront aidés par Maria Satizabal. BlueBay précise que le fonds évitera les sociétés dont les revenus proviennent des sables bitumineux et du forage en Arctique, et limitera l’exposition aux sociétés dont les revenus proviennent du charbon thermique ou de l’exploration et de la production de combustibles fossiles. Il exclura également les souverains qui n’ont pas ratifié l’accord de Paris sur le climat. En outre, les armes controversées et le tabac ne seront pas inclus dans le fonds.
La Bundesverband Investment und Asset Management (BVI), l’association des gérants d’actifs allemands, a publié ce 23 novembre des données concernant les fonds durables outre-Rhin. Parmi les principaux chiffres dévoilés, les encours sous gestion ont progressé de 30 milliards d’euros sur ces trois derniers mois (+7%), pour atteindre 452 milliards. Ils sont répartis entre les fonds retails, avec 339 milliards (+28 milliards), et les Spezialfonds pour investisseurs institutionnels, avec 113 milliards (+2 milliards). Au premier trimestre 2020, les encours agrégés s'élevaient à peine à 107 milliards d’euros. Depuis le début de l’année, les encours ont progressé de 233 milliards d’euros. Cette hausse impressionnante a été alimentée aux trois-quarts par la conversion de fonds, la collecte nette n’en représentant que 11%.
Les sociétés de private equity et les hedge funds se montrent très prudents dans leur exposition aux deux phénomènes de marché que sont l’introduction en Bourse de sociétés chèque en blanc (special purpose acquisition companies ou Spac) et les crypto-actifs. C’est ce que suggère la nouvelle étude d’EY et de Greenwich Associates sur la gestion d’actifs alternative pour laquelle 107 hedge funds, 103 sociétés de private equity et 54 investisseurs institutionnels ont été sondés. Le sondage montre que seulement 35% des hedge funds et 21% des sociétés de private equity ont sponsorisé ou investi dans un Spac ces douze derniers mois. Un groupe auquel s’ajoutent 2% et 7% respectivement de hedge funds et de firmes de private equity ayant envisagé un investissement dans un Spac au cours de l’année écoulée. Les hedge funds ont plutôt investi quand le Spac a été coté tandis que le private equity a davantage cherché à en sponsoriser. De plus, la moitié des gestionnaires alternatifs interrogés estime que le marché des Spac agit actuellement de façon quelque peu exubérante et qu’il va battre en retraite avant de repartir de l’avant. Seulement 9% des gestionnaires pensent que les Spac sont une bulle de marché sur le point d’exploser et 11% que les Spac ont entamé un lent et constant déclin. L’incertitude réglementaire ou un contrôle accru du régulateur reste la principale menace pour les Spac selon les sociétés de gestion alternatives interrogées, qui citent la piètre performance des sociétés se cotant via des Spac sur le long terme en deuxième menace pour ce marché. Consensus négatif sur les cryptos Les crypto-actifs font consensus chez les gestionnaires alternatifs interrogés par EY et Greenwich Associates puisque 93% d’entre eux ne sont pas investis dans cette classe d’actifs. Parmi les trois facteurs les plus cités comme raisons les empêchant d’investir dans les crypto-actifs, les gestionnaires alternatifs citent le fait que cette classe d’actifs ne s’intègre pas dans leur stratégie d’investissement, qu’elle est trop volatile ou encore qu’il existe trop d’incertitudes sur le plan réglementaire. Ceux qui sont exposés aux crypto-actifs n’y allouent qu’1 à 2% de leurs encours, note EY, qui précise qu’ils le sont principalement via des investissements directs en cryptos, des investissements en dérivés sur les cryptos ou dans des sociétés privées actives dans le monde des crypto-actifs. Les attentes vis-à-vis de leur future exposition aux crypto-actifs sont assez basses. Seulement 26% des hedge funds et 5% des sociétés de private equity envisagent d’augmenter leur exposition aux cryptos dans les deux ans à venir (69% et 87% n’envisagent pas de le faire). «Les plus gros gestionnaires sont plus enclins à croître leur exposition. 36% des hedge funds gérant plus de 10 milliards de dollars et 32% des gestionnaires alternatifs gérant entre 2 et 10 milliards de dollars sont prêts à le faire », indique l'étude.
L’Association Française de la Gestion financière (AFG) a présenté ce 23 novembre le résultat de sa première enquête sur l’inclusion du handicap au sein des sociétés de gestion de portefeuilles (SGP). Les personnes en situation de handicap constituent quelques 7% de la population française et 3,8% des salariés, selon les chiffres de la Dares de 2018. Mais, dans la gestion d’actifs, ils ne représentaient qu’entre 0,5% et 1,3% des recrutements entre 2018 et 2020, souligne l’AFG. Et le constat de son enquête n’est pas encourageant. La prise en compte du sujet est en effet très hétéroclite au sein de l’industrie. «De réelles disparités existent concernant les dispositifs organisationnels et les politiques volontaristes mis en œuvre par les SGP. La représentation des personnes en situation de handicap dans les différents métiers de la gestion doit progresser», note l’association. Pour un tiers des sociétés interrogées, le sujet est pris à bras le corps, tandis qu’un autre tiers ne s’en préoccupe pas du tout. Et le dernier tiers s’y attaque uniquement pour des raisons réglementaires. De même, la moitié des sociétés étudiées n’a pas de dispositif organisationnel dédié au handicap. Et dans ce dernier groupe, la moité n’a pas de connaissances sur le sujet. «Elles ignorent notamment les conditions d’accès au statut de travailleur handicapé ainsi que les droits afférents à sa reconnaissance ou le cadre législatif entourant l’obligation d’emploi des salariés handicapés», explique l’association. Pour favoriser l’emploi de personnes handicapées, 29% des sociétés interrogées souhaitent s’appuyer sur des prestataires externes en matière de recrutement, d’accompagnement à la reconnaissance de qualité de travailleur handicapé et la mise en contact avec des sous-traitants spécialisés les aideraient dans leurs démarches. Un tiers des sociétés y a déjà recours, et pour 79 % de ces dernières, ces contrats de sous-traitance ont permis une réduction du montant de leur contribution AGEFIPH (Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées), indique l’AFG.
Cathay Innovation et Seaya Ventures ont annoncé ce 23 novembre le premier closing de leur fond Latam, un fonds multisectoriel destiné aux startups d’Amérique latine qui contribuent à redéfinir leur secteur et la société dans son ensemble. Basé à Mexico, le Seaya Cathay Latam Fund mettra en relation directe les entrepreneurs locaux et les ressources mondiales nécessaires à la création et au développement d’entreprises résilientes, leaders sur leur marché au niveau régional, voire mondial. L’objectif du fonds est d’atteindre 125 millions de dollars. Le nouveau fonds investit dans des entreprises axées sur les technologies transformatrices en privilégiant les financements de séries A et B, tout en préservant une marge de manœuvre pour d'éventuels tours de table complémentaires. Il intègre la durabilité au cœur du cycle d’investissement pour donner aux jeunes entreprises les outils nécessaires pour se développer de manière responsable, tout en maximisant leur impact. Il s’agit notamment de startups qui s’adressent aussi bien aux consommateurs qu’aux entreprises dans les secteurs de la fintech et de la proptech, de la mobilité, de la healthtech, de l’alimentation, de l’agriculture, ou encore de la cybersécurité. En septembre, l'équipe a réalisé son premier investissement dans la fintech chilienne Xepelin, lors d’un tour de table de 230 millions de dollars. Parmi les investissements précédents dans la région, nous pouvons citer Kueski et Lana au Mexique, Facily et alt.bank au Brésil, RobinFood en Colombie et Fracttal au Chili.
La branche de gestion d’actifs de l’Abu Dhabi Commercial Bank, ADCB Asset Management, a recruté Damien Armand. L’intéressé est unancien multigérant de la Financière de l’Arc (2015-2018) et ex-directeur de clientèle de la société de gestion suisse GAM pour la France, Monaco, la Belgique et le Luxembourg (2018-octobre 2021). Il a commencé sa carrière comme spécialiste de fonds chez BNP Paribas Wealth Management. ADCB Asset Management gère et administre plus de 2 milliards de dollars d’encours.
Le groupe espagnol Banca March, présent dans la gestion d’actifs à travers March AM, a recruté Lourdes Romero, ex-responsable des fonds de fonds et de la gestion deportefeuilleschez Liberbank Gestión, rapporte Funds People.
La société de gestion Mimco AM a annoncé ce 23 novembre le lancement de Mimco Revitalize, un fonds commun de placement dédié à l’immobilier allemand. Ce véhicule de droit français, labellisé ISR, qui appartient à la catégorie des fonds d’investissement alternatif, va axer sa politique d’investissement essentiellement sur la revitalisation d’immeubles destinés à accueillir prioritairement des bureaux, des commerces et du résidentiel. Le fonds sera distribué auprès des family offices, gestionnaires de fortune, CGPI et banques privées, et a une taille cible de 300 millions d’euros.
Credit Suisse vient de recruter Jeroen Bos comme directeur de l’investissement durable pour la gestion d’actifs. L’intéressé arrive de NN Investment Partners, dont il dirigeait l’investissement responsable. Auparavant, il a travaillé pour UBS, JPMorgan, et MeesPierson/Fortis. Par ailleurs, il est membre du comité d’investissement du fonds de pension des employés du rail et des transports publics néerlandais, chargé de l’investissement responsable.
Federal Finance Gestion vient de recruter Xavier Laurent comme responsable de la multigestion et de la gestion pilotée. Le pôle compte 2,8 milliards d’euros d’encours sous gestion. Xavier Laurent arrive de Groupama AM, où il était gérant-analyste depuis cinq ans. Auparavant, il fut directeur de la multigestion chez Vega IM et Natixis Multimanager.
La société de gestion espagnole Cobas Asset Management a dévoilé, ce mardi, une application mobile dédiée à entraîner les investisseurs à la psychologie financière. Selon un communiqué, Brainvestor doit fournir les connaissances et outils nécessaires «pour devenir un investisseur capable de reconnaître ses biais cognitifs et prendre les meilleures décisions d’investissement». L’application se compose de divers tests et modules comprenant exercices et jeux. Elle propose également du mentoring. Dans le même temps, Cobas AM va utiliser l’application pour ses recherches sur l'éducation financière et les possibles biais des investisseurs.
Après trois ans et demi de négociations, les Vingt-Sept et le Parlement européen se sont enfin entendus sur la réforme de la politique agricole commune (PAC), qui entrera en vigueur en janvier 2023, avec un budget annuel de 387 milliards d’euros. Mardi, les eurodéputés, réunis à Strasbourg, ont adopté la nouvelle PAC – dotée d’une enveloppe d’environ 50 milliards d’euros par an jusqu’en 2027 –, qui représente près du tiers du budget de l’Union européenne (UE) et dont la France reste le premier bénéficiaire, avec 18% des allocations, vs 12% pour l’Espagne et 11% pour l’Allemagne. En théorie, en tout cas, la PAC de demain sera plus verte. Aujourd’hui, environ 30% des aides de cette politique communautaire – primes versées aux agriculteurs et budget du développement rural – sont conditionnées au respect de mesures comme la diversification des assolements ou le maintien des prairies permanentes. A partir de 2023, ce pourcentage montera à 78% en moyenne (90% pour la France).
La Chine annonce que son taux de natalité est tombé à son plus bas niveau depuis 1978 avec 8,5 naissances pour 1.000 personnes. Durant toute cette période, ce chiffre n'était jamais tombé en dessous de 10, aussi le gouvernement chinois s’inquiète d’un déclin de la population. Selon les données publiées le week-end dernier par le Bureau national des statistiques, le taux naturel de croissance démographique du pays, comprenant les naissances et les décès, est lui aussi très bas, à 1,45, d’après le Guardian. Avec un taux de natalité en berne et une mortalité stable, la Chine s’oriente vers une potentielle crise démographique. Selon l’ONU, les plus de 65 ans représenteront 24% de la population chinoise d’ici 2050 contre 7% en 2000.
Les marchés d’actions européens ont clôturé dans le rouge mardi, les investisseurs redoutant que la hausse rapide des nouveaux cas de Covid-19 en Europe et les restrictions adoptées pour l’enrayer aient des répercussions sur l'économie de la région. L’indice Stoxx Europe 600 a perdu 1,3%, à 479,3 points. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 ont reculé de 0,9% chacun. A Francfort, le DAX 40 a lâché 1,1%, tandis que le FTSE 100 à Londres s’est apprécié de 0,2%. Les investisseurs se montrent prudents en raison de la dégradation de la situation sanitaire en Europe et anticipent par ailleurs un durcissement de la politique monétaire américaine. Face à la recrudescence des contaminations due au très contagieux variant Delta en Europe, les autorités américaines ont déconseillé à leurs ressortissants de voyager en Allemagne et au Danemark.
Entre dix et quinze grandes plateformes pourraient être concernées par le règlement qui vise à interdire des méthodes jugées anticoncurrentielles sur les marchés digitaux.
Le Mexique a annoncé le rétablissement temporaire de 15% de droits d’importation sur certains types d’acier à partir de 2022, dans le but de relancer l’industrie après une crise provoquée par la pandémie de coronavirus. Les tarifs débuteront en juin 2022 et disparaîtront progressivement à la fin de 2024, a indiqué le gouvernement dans un décret présidentiel publié au Journal officiel. La mesure s’applique à plus de 100 produits sidérurgiques. Le Mexique avait précédemment imposé des tarifs douaniers en 2018 à la suite des taxes douanières «de sécurité nationale» de 25% instaurées par l’ancien président américain Donald Trump sur les importations d’acier.
L’autorité antitrust italienne a infligé une amende totale de plus de 200 millions d’euros aux groupes technologiques américains Amazon et Apple pour coopération anticoncurrentielle présumée dans la vente des produits Apple et Beats. Selon les dispositions contractuelles d’un accord de 2018 entre les sociétés, seuls les revendeurs sélectionnés étaient autorisés à vendre des produits Apple et Beats sur Amazon.it, a déclaré le régulateur italien, ajoutant que cela enfreignait les règles de l’Union européenne et affectait la concurrence sur les prix. Apple et Amazon ont tous deux déclaré qu’ils prévoyaient de faire appel. L’autorité a infligé une amende de 68,7 millions d’euros à Amazon et 134,5 millions d’euros à Apple, ordonnant aux entreprises de mettre fin aux restrictions visant à donner aux détaillants de produits Apple et Beats authentiques un accès à Amazon.it de manière non discriminatoire.
L’autorité antitrust italienne a infligé une amende totale de plus de 200 millions d’euros aux groupes technologiques américains Amazon et Apple pour coopération anticoncurrentielle présumée dans la vente des produits Apple et Beats.
Jetro Siekkinen, l’ancien responsable de la gestion de portefeuille d’Aktia Asset Management, a rejoint l’équipe dette émergente de LGT Capital en Suisse, rapporte AMWatch. Il devient responsable de la dette émergente. L’intéressé avait annoncé sa démission de la société de gestion finlandaise en février, au même moment qu’un autre gérant et trois analystes de l’équipe dette émergente. Cela intervenait quelques jours après que la société avait annoncé qu’elle rachèterait l’équipe de gestion de fonds de Taaleri.
La banque d’investissement Haitong International vient de nommer Hyde Chen au poste de managing director et responsable de la stratégie d’investissement pour sa division de la gestion d’actifs. Hyde Chen arrive d’UBS Global Wealth Management, où il était dernièrement directeur exécutif au sein du département des investissements. Il était responsable des stratégies multi-actifs en Chine et à Hong Kong. Auparavant, il fut analyste dans l’équipe actions chez AllianceBernstein et CLSA. Au début de sa carrière, il fut associé senior chez McKinsey & Company à Hong Kong.
Fidelity, UBS et State Street Global Advisors ont confirmé que, comme leurs concurrents BlackRock et Invesco, ils cherchent à lancer des produits offrant une exposition aux cryptomonnaies, comme le bitcoin, rapporte Ignites Europe. Les actifs des ETF et fonds exposés aux cryptomonnaies ont atteint 10,5 milliards d’euros, selon Morningstar. XBT, qui fait partie de CoinShares, est le plus gros fournisseur en Europe, avec des actifs de 5,4 milliards d’euros, suivi par 21Shares (2,1 milliards d’euros).
La gestion de talents demeure la priorité numéro un dans l’univers de la gestion alternative d’après le 2021 Global Alternative Fund Survey. Dans cette étude publiée lundi 22 novembre, le consultant EY et Greenwich Associates ont interrogé 107 hedge funds (1.200 milliards de dollars d’encours cumulés), 103 sociétés de private equity (2.700 milliards de dollars d’encours cumulés) et 54 investisseurs institutionnels (1.000 milliards de dollars d’encours sous gestion cumulés). Ainsi, quelque 37% des gestionnaires alternatifs interrogés font de la gestion de talents leur principale priorité sur le long-terme (contre 11% en 2020) et 27% la classent dans le top 3 de leurs priorités (contre 44% en 2020). Les investisseurs institutionnels sondés sont seulement 20% à placer la gestion des talents comme priorité des sociétés de gestion alternatives pouvant leur bénéficier de manière positive mais sont en revanche 39% à la classer dans leur top 3 (le plus haut score). Comme en 2020, les investisseurs préféreraient que les gestionnaires alternatifs se focalisent davantage sur la gestion/rationalisation des coûts ainsi que sur leurs offres et initiatives ESG. ««La guerre des talents» ou la demande pour des travailleurs hautement qualifiés pourrait être le slogan de la gestion de talents dans l’industrie de la gestion alternative cette année. La pandémie a vu l’exode de millions d’employés du marché du travail, reflétant une réévaluation par les travailleurs de leurs priorités et un questionnement de leur temps passé au bureau ou à domicile. Les gestionnaires reconnaissent que les employés ont la main et en réponse, agissent pour créer un environnement plus attractif, flexible et sûr», explique EY dans son rapport. Le consultant estime que la gestion alternative est mieux positionnée que la plupart des secteurs, « car elle a prospéré pendant la pandémie en s’appuyant sur un modèle de fonctionnement décentralisé et le travail hybride devenant une option permanente pour l’avenir.» Diversité et inclusion Pour attirer les talents, les sociétés de private equity et les hedge funds ont, entre autres, renforcé leur politique de diversité et d’inclusion. Elle ne sont plus que 22% à ne pas avoir mis en place une politique de ce type en 2021 contre 37% en 2020. Les sociétés de private equity et les hedge funds se différencient néanmoins sur la principale composante de leur politique de diversité et d’inclusion. Les premières ont majoritairement entraîné leurs effectifs sur les biais et l’inclusion et ont créé un comité ou un groupe de travail sur le sujet. Les seconds se sont par exemple davantage focalisés sur la création de descriptions de jobs neutres. La diversité reste un challenge sur les fonctions de front office. Moins d’un hedge fund sur dix et deux gérants de private equity sur dix disposent d’un front office composé de 30% ou plus de femmes et «significativementmoins » en termes de minorités sous-représentées. Côté investisseurs, 65% des institutionnels sondés indiquent que leur surveillance des politiques de diversité, d’équité et d’inclusion chez les gestionnaires s’est accrue ces deux-trois dernières années. Cela n’impacte néanmoins la décision d’investir chez un gérant que pour 11% d’entre eux, 55% répondant que cela n’a aucun impact et les 34% restants que cela pourrait en avoir un.
La société de gestion passive américaine Vanguard, numéro 2 mondial de la gestion d’actifs, a nommé, ce lundi, Tara Bunch à son directoire et son conseil de trustees pour chacun des fonds du gestionnaire.Tara Bunch est responsable des opérations internationales de la plateforme d’hébergement Airbnb. Elle était auparavant vice-présidente d’AppleCare, filiale de la firme technologique Apple, et de Hewlett Packard.
Le futur ex-affilié de Natixis Investment Managers, H2O Asset Management, a dévoilé, ce lundi, une nouvelle gouvernance. La société de gestion, récemment assignée en justice par un collectif d'épargnants, a fait l’objet d’un accompagnement par un consultant pour l’amélioration de son organisation et le renforcement de sa gouvernance et de ses fonctions de risque et de conformité. La firme, qui souhaite relocaliser une partie de ses fonds en France,s’est ainsi dotée d’un comité exécutif global,«dont la mission première est de définir et de déployer une vision stratégique commune au sein du groupe H2O AM (Londres, Paris, Monaco, Singapour et Genève)» selon un communiqué. Avec l’instaurationde ce nouveau comité, Loic Guilloux, directeur général de H2O AM Europe (la filiale parisienne de H2O AM),devient co-directeur général du groupe H2O AM aux côtés de Bruno Crastes.Juliette Pianko exerce les fonctions de directeur des risques du groupe tandis queJean-Christophe Morandeau estchargé de la conformité, du juridique et des finances en qualité de secrétaire général du groupe. Marc Maudhuit est, lui, nommé directeur des opérations du groupe H2O AM. Le comité exécutif global comprend égalementVincent Chailley, directeur des investissements du groupe, ainsi que Babak Abrar, directeur des ventes et du marketing du groupe. La société de gestion précise que Jean-Noël Alba, ancien directeur adjoint de H2O AM et ex-président de H2O AM Europe, a quitté l’entreprisefin septembre.Dans la perspective de sa prochaine sortie du gestionnaire multi-boutiques Natixis IM, H2O AM avait déjà repris en main sa distribution et ses relations investisseursen septembre.
La résurgence de l'épidémie de Covid-19 et l’accélération de l’inflation ne justifient pas à ce stade un changement dans les plans de la Banque centrale européenne visant à commencer à mettre fin en mars aux achats d’actifs d’urgence dans le cadre du programme PEPP, a déclaré lundi François Villeroy de Galhau, membre du conseil des gouverneurs de la BCE. Le Programme d’achats d’urgence face à la pandémie (PEPP) de la Banque centrale européenne, d’un montant de 1.850 milliards d’euros, devant expirer en mars, la BCE doit décider en décembre de son avenir et d’un autre programme d’achats d’actifs en place depuis 2015. Etant donné que les marchés financiers ont largement anticipé ce calendrier, il y a peu de raisons de craindre des perturbations soudaines lorsqu’il s’appliquera, a ajouté le gouverneur de la Banque de France.
Le Premier ministre slovaque, Eduard Heger, réfléchit «de manière intensive» à un éventuel confinement de trois semaines, comme celui entré en vigueur en Autriche, pour lutter contre l’explosion des contaminations par le coronavirus, ont déclaré ses services lundi. L’idée a été avancée par le ministère de la Santé et Eduard Heger a déclaré que les avis des experts seraient décisifs dans sa réflexion.
La Turquie va renoncer à sa taxe sur les géants américains du numérique au profit de l’accord-cadre de l’OCDE qui prévoit une fiscalité minimum pour ces entreprises, a annoncé lundi le département américain du Trésor. En mars 2020, le pays avait mis en place une taxe ad hoc de 7,5% sur les GAFA, un seuil très faible qui englobait quasiment tout le secteur.
Jean Castex a appelé lundi au calme en Guadeloupe, où la mobilisation contre le pass sanitaire et l’obligation vaccinale contre le Covid-19 pour les soignants a dégénéré en violences la semaine dernière. «J’en appelle désormais au calme et à la responsabilité», a déclaré le Premier ministre lors d’une conférence de presse après son entretien en visioconférence, en présence des ministres de la Santé Olivier Véran et Outre-mer Sébastien Lecornu, avec l’ensemble des élus de l'île, Jean Castex étant cas contact au coronavirus. Un appel à une grève générale reconductible à partir de ce lundi a été lancé dans l'île voisine de Martinique par les six centrales syndicales de l'île, ainsi qu’une dizaine d’organisations professionnelles.
Les cours du brut ont terminé en hausse lundi à New York après des informations de presse selon lesquelles l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) et ses alliés pourraient ne pas respecter leur plan de hausse progressive de la production en réaction aux efforts de l’administration Biden pour coordonner une ponction dans les réserves stratégiques (SPR) afin d’accroître l’offre. Le nouveau contrat à échéance en janvier a fini en hausse de 81 cents, soit 1,1%, à 76,75 dollars. L’agence Bloomberg a rapporté que les membres de l’Opep étaient prêts à revoir leur calendrier d’augmentation progressive de la production, qui prévoit une hausse de 400.000 barils par mois, dans le cas où les pays consommateurs de pétrole puiseraient dans leurs réserves stratégiques. Bloomberg a égalemement ajouté que le président américain Joe Biden pourrait annoncer une ponction dans les SPR dès mardi.