«2021 a été une période de croissance exceptionnellement forte pour l’entreprise». C’est ainsi que Luke Ellis, directeur général, a commenté les résultats annuels de Man Group, qui ont bénéficié d’une collecte nette de 13,7 milliards de dollars en 2021 contre 1,8 milliard l’année précédente. Les encours gérés s'établissent à un nouveau record fin 2021 de 148,6 milliards de dollars contre 123,6 milliards un an plus tôt. Man Group précise que sa gamme alternative a collecté en net 9,4 milliards de dollars et celle long-only 4,3 milliards. Le hedge fund britannique, immatriculé à Jersey, a profité d’un effet performance positif de 12,5 milliards atténué par un effet de change négatif de 1,2 milliard. Le bénéfice avant impôt a plus que doublé à 658 millions de dollars contre 284 millions en 2020. Interrogés sur les encours exposés à la Russie, les dirigeants de Man Group, ont indiqué que le groupe avait commencé à réduire ses investissements en Russie dès le mois de décembre et son exposition à la Russie et à la Biélorussie est aujourd’hui «négligeable».
La banque russe Sberbank a annoncé mercredi quitter le marché européen, ses filiales étant confrontées à d’importantes sorties de dépôts, écrit l’agence Reuters. Alors que la Russie a commencé une invasion militaire de l’Ukraine, provoquant de nombreuses sanctions économiques internationales contre la Russie, la banque a déclaré qu’elle n'était plus en mesure de fournir des liquidités à ses filiales européennes, mais que son niveau de capital et la qualité de ses actifs étaient suffisants pour effectuer les paiements à tous les déposants
Credit Suisse a demandé à des hedge funds et à d’autres investisseurs de détruire des documents relatifs aux yachts et aux jets privés détenus par ses clients les plus riches, afin d’empêcher la fuite d’informations sur une unité de la banque qui a accordé des prêts à des oligarques russes qui ont ensuite été sanctionnés, affirme le Financial Times. Des investisseurs ont reçu cette semaine des lettres de la banque suisse leur demandant de détruire les documents relatifs à une titrisation de prêts garantis par des «jets, yachts, biens immobiliers et/ou actifs financiers», selon trois personnes dont l’entreprise a reçu la demande. Les lettres demandent aux investisseurs de «détruire et d’effacer définitivement» toutes les informations confidentielles que Credit Suisse leur a précédemment fournies dans le cadre de la transaction, citant une «récente fuite de données dans les médias» qui, selon Credit Suisse, a été «vérifiée par nos enquêteurs». Credit Suisse a pris cette mesure après la publication, le mois dernier, d’un rapport du Financial Times expliquant comment elle s’est déchargée des risques liés à des prêts d’un montant de 2 milliards de dollars sur un groupe de hedge funds. La banque a aussi été l’objet d’une fuite d’information concernant des comptes bancaires ouverts pour le compte de barons de la drogue, de dictateurs, ou de membres de gouvernements officiellement corrompus.
La Société Foncière Lyonnaise (SFL) acquiert auprès de Primonial REIM l’immeuble Pasteur (15e arr. de Paris) occupé entièrement par les bureaux d’Amundi, pour un bail de 12 ans fermes à effet du 1er février 2022. L’immeuble est détenu par la SCI Pasteur dont la totalité des parts sera vendue à SFL, selon une promesse de vente. La société de gestion Primonial REIM avait acquis cet immeuble en 2015 pour 328 millions d’euros auprès d’Abu Dhabi Investment Authority. «Cette opération s’inscrit pleinement dans la stratégie de SFL qui vise à renforcer son poids dans Paris intramuros avec des actifs de grande taille très accessibles offrant à moyen, long terme des perspectives de re-développement», indique la société de gestion. Son patrimoine est évalué à 7,6 milliards d’euros, avec des immeubles concentrés dans le quartier central des affaires de Paris.
Credit Suisse Asset Management vient d’annoncer ce 1er mars le lancement d’un ETF dénommé CSIF (IE) MSCI USA Tech 125 ESG Universal Blue UCITS ETF. Ce véhicule répliquera l’indice MSCI USA Tech 125 ESG Universal Index. Ce fonds indiciel aura une préférence pour des entreprises américaines «large caps» du secteur technologique avec une meilleure notation ESG tandis que les sociétés avec un business model polémique seront exclues. Il vise à investir dans quatre thématiques : les applications Internet, la mobilité de l’avenir, les applications industrielles et les innovations au sein du secteur de la santé. Destiné à des investisseurs institutionnels et particuliers, ce véhicule sera coté sur les Bourses européennes, dont SIX Swiss Exchange, Deutsche Börse, et Borsa Italiana.
Le groupe suisse Bellevue a présenté ce 1er mars un résultat net annuel en hausse de 93% à 43,1 millions de francs. Les encours sous gestion sont en progression de 6% à 12,8 milliards de francs. La collecte nette s'élève à 722 millions de francs, portée par les stratégies santé, qui ont attiré un milliard de CHF. Les stratégies régionales et multi-classes d’actifs ont, elles, rendu 370 millions de CHF. La société a indiqué qu’elle allait restructurer sa gamme Starcapital, qui sera désormais vendue en Allemagne sous la marque Bellevue, et intégrée à l’entité Bellevue AM Deutschland. La filiale, rachetée en 2016, a vu ses 2,5 milliards de francs d’encours initiaux fondre de moitié. Bellevue a par ailleurs réduit la valeur de cet achat dans ses comptes.
Le marché de l’investissement à impact au Royaume-Uni valait 58 milliards de livres sterling (70 milliards d’euros) en 2020, selon une première estimation d’Impact Investing Institute et EY, soutenu par Big Society Capital et le département digital, culture et sport du gouvernement britannique. Cela représente 1% des encours sous gestion totaux du Royaume-Uni. Intitulé «Estimating and describing the UK impact investing market », ce rapport vise à définir pour la première fois la taille du marché britannique pour l’investissement à impact ainsi que son taux de croissance dans les années à venir. Au niveau mondial, le secteur de l’investissement à impact comptait 715 milliards de dollars en 2019, selon une estimation de Global Impact Investment Network « GIIN» et 2280 milliards de dollars en 2020 d’après les données de International Finance Corporation (IFC). Une représentation du marché de l’investissement à impact au Royaume-UniPour définir la taille du marché britannique, la recherche a utilisé trois axes: la définition d’investissement à impact établie par le GIIN, les données des encours sous gestion des gérants de la part de l’Investment Association, et des sondages des acteurs clés de l’industrie financière. Il ne tient pas compte des prêts bancaires ou des investissements directs de la part des investisseurs institutionnels. Le marché d’investissement à impact est aujourd’hui dominé par les investisseurs sociaux, les société de gestion de capital-risque et de capital-investissement ainsi que les fondations. Les thématiques clés d’investissement sont les secteurs de la santé, de l’énergie verte et abordable et des villes durables, selon les sondages. Le rapport prédit une croissance annuelle de 10% à 20% des fonds à impact, soit 100 milliards de livres sterling d’ici cinq ans. Les investisseurs institutionnels joueront un rôle clé dans cette croissance, selon les auteurs. «Afin de stimuler cette croissance, il nous faut des instruments financiers pour une gamme des standards de risques, une amélioration des données pour un reporting fiable ainsi que davantage de professionnels d’investissement dans l’investissement à impact. Les projecteurs sont braqués sur le secteur des services financiers et sur le rôle essentiel qu’il peut jouer pour aider à relever ces défis sociétaux et environnementaux», a souligné Penney Frohling, financial services strategy partner chez EY Parthenon, lors de la présentation du rapport.
Robeco a annoncé ce 1er mars la nomination d’Ivo Frielink au poste de directeurs des produits stratégiques et du développement commercial. Il devient également membre du comité exécutif. Il était jusqu’ici directeur commercial pour l’Asie-Pacifique chez Robeco Hong depuis 2019. Ivo Frielink a commencé sa carrière chez PricewaterhouseCoopers en 2000 et est passé chez Robeco en 2005, où il a occupé différents rôles, dont celui de Corporate Development. Fin 2017, il est parti chez NN Investment Partners, où il a occupé le poste de responsable du développement des produits et de l’intelligence du marché.
Londres a annoncé mardi prendre des sanctions contre des organisations et personnalités biélorusses en raison du rôle de Minsk dans l’invasion russe de l’Ukraine. Quatre responsables au sein du ministère de la Défense, ainsi que deux entreprises du secteur de la défense sont ainsi visés, a indiqué le ministère britannique des Affaires étrangères. «Le régime (du président biélorusse Alexandre) Loukachenko aide et encourage activement l’invasion illégale de la Russie et subira les conséquences économiques de son soutien à Poutine», a déclaré la ministre des Affaires étrangères, Liz Truss, citée dans un communiqué.
La France, l’Allemagne et la Pologne ont déclaré mercredi qu’elles reconnaissaient les aspirations européennes de l’Ukraine et son choix de l’Europe, ajoutant réaffirmer leur détermination à renforcer l’association politique et l’intégration économique du pays avec l’Union européenne. Dans un communiqué commun publié par le Quai d’Orsay, les trois pays du Triangle de Weimar ont exprimé aussi leur soutien à la politique de la porte ouverte de l’Otan et la coopération politique et pratique de l’Alliance avec l’Ukraine en matière de défense.
Les cours du pétrole ont de nouveau bondi mardi en clôture à New York, terminant au delà de la barre des 100 dollars le baril pour la première fois depuis 2014, dans un contexte d’inquiétudes sur l’approvisionnement en raison de la guerre en Ukraine et des sanctions contre la Russie. Les prix ont continué de s’apprécier malgré l’annonce par les membres de l’Agence internationale de l'énergie (AIE) du déblocage de 60 millions de barils puisés dans leurs réserves d’urgence. Les opérateurs attendent désormais mercredi la réunion des pays producteurs de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep)et de leurs alliés, qui doivent discuter d’une nouvelle hausse de leur production. En clôture, le contrat d’avril sur le brut léger WTI a gagné 8% pour finir à 103,41 dollars.
L’impact de la guerre financière menée contre la Russie continue de s'étendre aux fonds d’investissement. Le nombre de véhicules actions Russie domiciliés en Europe qui ont suspendu les transactions s'élève désormais à 20, pour un total de 3,8 milliards d’euros d’encours, selon Fitch Ratings. Ce montant est par ailleurs drastiquement inférieur à ce qui ressortait des reportings de fin janvier, puisque l’encours agrégé s'élevait alors à 5,2 milliards d’euros, soit un bon tiers de plus. Les nouveaux fonds fermés appartiennent principalement à des sociétés de gestion de pays nordiques, d’après les données de Fitch Ratings. On retrouve ainsi Swedbank Robur (fonds Rysslandsfond et Russian Equity), Danske Invest (SICAV Russia et Russia Fund), mais aussi Carnegie (Rysslandsfond), Nordea (Russia Fund), Sydinvest (fonds BRIK KL et BRIK A DKK Akk), et le Finlandais OP (Russia Fund). Les autres fermetures se trouvent dans des pays germanophones avec Raiffeisen (Russland-Aktien), Handelsbanken [Handelsbanken EMEA Tema (A1 SEK)], UBS [UBS (Lux) Equity SICAV - Russia (USD)], mais aussi aux Pays-Bas avec Aegon (Russia Reszveny Befektetesi Alap), et en Hongrie avec le fonds OTP Orosz Reszveny Alap. Ils rejoignent à ce titre les fonds Rysslandsfonden et Russia Fund d’East Capital, Russian Equities de Pictet, Russia Fund de Liontrust, JPM Russia le Russian Prosperity du Russe Prosperity Capital Management, qui ont déjà annoncé des mesures similaires. Fitch Ratings estime par ailleurs que deux autres fonds pourraient avoir fermé leurs portes aux investisseurs, sans toutefois en avoir eu la confirmation. Selon Citywire, les mouvements sur le fonds BGF Emerging Europe de BlackRock sont aussi désormais gelés. Cette vague de fermetures pourrait également toucher plus largement quelques fonds actions émergentes qui avaient de larges expositions à la Russie et aux pays de l’Est. Les données de Lipper évaluaient les encours totaux des fonds européens investis sur les pays émergents à 640 milliards d’euros, et leur exposition à la Russie et à l’Ukraine à respectivement 4% et 2% des encours sous gestion. Distorsions de valorisation pour les ETF Le gel peut toucher aussi les ETF exposés aux régions en conflit, de différentes manières. Hier par exemple, BlackRock a annoncé que la création de nouvelles parts dans le iShares MSCI Russia ETF, d’une valeur de 105 millions de dollars, sera «temporairement suspendue» jusqu'à nouvel ordre. L’achat et la vente de parts seront toujours possibles sur le marché secondaire. Mais BlackRock prévient que la liquidité des titres russes et de la monnaie nationale avait «connu un important déclin» à la suite des sanctions, des fermetures de marchés et des contrôles de capitaux russes. La société a mis en garde que son ETF peut ne plus atteindre ses objectifs d’investissement et peut subir des erreurs de suivi et des distorsions importantes dans sa valorisation par rapport à ses actifs.
Abrdn va un peu mieux mais doit encore faire ses preuves. Le groupe issu de la fusion en 2017 entre Aberdeen Asset Management et Standard Life a fait état d’une décollecte nette de 6,2 milliards de livres sterling (7,5 milliards d’euros) pour l’exercice 2021 comparée à une année 2020 où il avait encore souffert d’un exode de 29 milliards de livres. «2021 a été une année de remise à zéro» veut croire son directeur général depuis deux ans, Stephen Bird. Le dirigeant, à l’origine du changement de nom del’ancien Standard Life Aberdeen et d’un repositionnement stratégique du groupe écossais, se réjouitd’une croissance des revenus annuels «pour la première fois depuis la fusion». Les revenus de gestion ont ainsi progressé de 6% à 1,5 milliard de livres tandis que le résultat d’exploitation ajusté progresse de 47% à 323 millions. Les actifs gérés et administrés sont en très légère hausse (+1%) à 542 milliards de livres fin décembre. Le groupe n’a pas connu d’année de collecte nette positive depuis 2016 et se situe toujours en-dessous du niveau d’encours qu’il avait dans le sillage de la fusion. Cette opération lui avait fait perdre, après des mois de bataille, un énorme mandat de plus de 100 milliards de livres géré pour le compte de Lloyds Banking Group (LGB) et que celui-ci a retiré par tranches. Abrdn avait hérité de ces encours lors du rachat de la branche de gestion d’actifs de Scottish Widows, la filiale d’assurance vie de Lloyds. Mais le rapprochement avec Standard Life, un grand concurrent de Lloyds, a changé la donne. Surtout, la décollecte ne concerne pas seulement ce mandat. En 2021, l’effet LBG est terminé et à zéro. Le groupe enregistre pourtant une décollecte de 7,6 milliards dans sa division «Investments» (hors monétaire) et de 2,1 milliards sur le segment Institutionnels et Wholesale (hors monétaire aussi). Le segment des particuliers et des conseillers en gestion enregistre par contre des souscriptions nettes positives qui ont plus que doublé à respectivement 600 millions et 3,9 milliards. La franchise sur les actifs réels atteint 48 milliards de livres, en hausse de 25%. Les actifs de Tritax, une société immobilière logistique dont Abrdn avait acquis 60% en 2020 a vu ses encours grimper de 12% depuis l’opération pour atteindre 6,5 milliards. Le groupe affichait un coefficient d’exploitation en amélioration avec un niveau de 79% à la fin de l’année contre 85% fin 2020. Le plan stratégique à trois ans vise un ratio de 70% pour 2023. Dans son communiqué Abrdn précise avoir réalisé son objectif annualisé de synergies de 400 millions de livres issu de la fusion. Il est en cours de rachat d’Interactive investor pour 1,49 milliard. «L’acquisition devrait avoir un effet relutif à deux chiffres sur le bénéfice d’abrdn seul au cours du premier exercice complet suivant la finalisation de l’opération», précise un communiqué. Le groupe britannique a également fait l’acquisition de la plateforme d’analyse des investissements, Finimize et vendu Parmenion, une activité immobilière dans les pays nordiques, ainsi que deux sociétés de capital-investissement aux États-Unis. Le groupe s’est aussi retiré du marché indonésien. Enfin, concernant la Russie, Stephen Bird a assuré que le groupe «n’investira pas en Russie et en Biélorussie dans un avenir prévisible». Il chiffre à environ 2 milliards de livres sterling les actifs de ses clients déjà investis dans ces deux pays mais précise avoir déjà réduit leurs positions.
Ostrum AM vient de promouvoir Christoph Thywissen au poste de directeur de la transformation. Il sera chargé de «conduire des projets de transformation stratégiques et transversaux, du cadrage à l’exécution», indique celui-ci sur sa page LinkedIn. Il sera également «responsable de la coordination et de l’accompagnement des initiatives d’innovation : intelligence de marché et benchmarking, identification de nouvelles initiatives, déploiement». Il était directeur des risques chez Ostrum AM depuis 2017. Christoph Thywissen a débuté sa carrière dans le conseil, notamment chez PwC et BearingPoint. Il a ensuite passé un peu plus de dix ans dans les risques et la mesure de la performance chez Amundi, et notamment comme directeur des risques de la filiale Amundi Alternative Investments.
La banque privée suisse, J. Safra Sarasin a présenté ce 1er mars ses résultats annuels pour l’exercice 2021, avec un bénéfice net de 423,2 millions de francs, en hausse de 5,7% sur un an. Les encours sous gestion ont progressé de 16,8% à 224,7 milliards de francs, avec une collecte nette de 15 milliards. En 2021, la banque suisse, qui fait partie des trois établissements bancaires du groupe éponyme de la familiale Safra, avait racheté les activités de gestion de fortune de Banque de Montréal (BMO) à Hong Kong et Singapour. «Nous continuons d'être un consolidateur proactif dans le secteur de la banque privée», commente la banque dans son rapport annuel. Elle compte désormais 2.339 salariés contre 2.178 un an plus tôt répartis sur 25 implantations dans le monde. Selon nos informations, elle pourrait aussi installer des succursales en Italie et en France.
La société de télécommunications Verizon a annoncé ce mardi qu’elle allait équiper les nouveaux locaux new-yorkais de la société de gestion américaine BlackRock au 50 Hudson Yards avec un réseau privé 5G. Il s’agit de la première mise en œuvre commerciale d’un réseau privé 5G pour Verizon.
Muzinich & Co. a annoncé la transformation de son fonds Global High Yield vers un portefeuille bas carbone. Le fonds a changé de nom et devient «Muzinich Global High Yield Low Carbon Credit Fund», et il devient classé comme un produit financier de l’article 9 en vertu du règlement sur les informations financières durables (SFDR). Le fonds est enregistré pour la vente sur les principaux marchés européens, au Royaume-Uni, et à Singapour. L’objectif du fonds est de viser une efficacité carbone élevée par rapport à l’univers mondial du high yield, explique un communiqué. À plus long terme, Muzinich vise à aligner progressivement la trajectoire climatique du portefeuille sur l’objectif Net Zero d’ici 2050 ou avant, conformément à l’objectif de l’Accord de Paris. Outre l’objectif climatique cœur du fonds, celui-ci applique un ensemble d’exclusions fondées sur des critères socialement responsables et de bonne conduite des entreprises, ainsi que des normes strictes de gestion des risques ESG. D’autres fonds de Muzinich devraient être progressivement transformés de la sorte.
Les gérants de fonds et de fonds indiciels cotés (ETF) investis sur les actions russes ont, d’une certaine manière, été mis au chômage technique par la Banque centrale de Russie lundi 28 février. Celle-ci a laissé les marchés boursiers et d’instruments financiers dérivés de la Bourse de Moscou fermés. Elle a aussi suspendu temporairement la capacité des investisseurs étrangers à vendre leurs actions russes sur les marchés russes. Par conséquent, ni les flux nila valeur nette d’inventaire (VNI) d’une partie des produits concernés n’étaient disponibles ce lundi et cela devrait se poursuivre aujourd’hui mardi 1er mars. «Les performances sont en cours de contrôle et sont momentanément indisponibles pour ce fonds», écrivait la société de gestion Amundi, ce mardi, sur la page de son fonds Russian Equity. Idem pour le gestionnaire suédois East Capital qui n’a pas publié de VNI ni accepté de souscriptions et de rachats pour ses fonds Russia et Eastern European. La société de gestion a par ailleurs affiché son soutien à l’Ukraine sur ses réseaux sociaux et condamné l’invasion russe. Elle a même passé en revue les propriétés de ses fonds immobiliers dans les pays baltes pour évaluer d’en aménager certaines en centres de réfugiés, en collaboration avec une opération d’aide humanitaire locale. «East Capital est un gestionnaire d’actifs, et non un spécialiste des questions militaires ou politiques. Nous concentrons donc nos efforts sur l’analyse des implications de la guerre et des sanctions des deux côtés sur nos investissements, sur les marchés et sur la situation macroéconomique. S’il est trop tôt pour dire quels seront les effets à long terme sur le marché, nous nous attendons à un niveau très élevé de perturbation et de volatilité à court terme. Nous évaluons et gérons activement les événements réels à mesure qu’ils se produisent», détaille la firme dans un communiqué. Le gestionnaire américain JP Morgan Asset Management a, lui, pris la décision de suspendre temporairement ses fonds Emerging Europe (35 millions d’euros d’encours) et Russia Equity (248 millions d’euros d’encours) avec effet immédiat ce lundi. «En raison de l’escalade du conflit entre la Russie et l’Ukraine, les conditions normales de négociation sur le marché ont été considérablement altérées, ce qui, de l’avis de la société de gestion, constitue une situation d’urgence à la suite de laquelle la cession et l'évaluation des investissements du fonds sont impraticables», a écrit JPM AM aux porteurs de parts, ajoutant que la suspension de ces fonds sera revue régulièrement. Effondrement des actions russes à Londres Le Suisse Pictet Asset Management a lui aussi choisi, lundi, de suspendre le calcul de la VNI de son fonds Russian Equities et de suspendre tout achat, rachat ou conversion de parts jusqu’à ce qu’une décision soit prise par le conseil d’administration du fonds. Pictet indique que même si la négociation des parts du fonds redevenait possible à l’avenir, «la possibilité pour le compartiment de convertir le rouble russe en dollars américains serait sérieusement compromise de sorte que les transactions ne pourraient pas être réglées de manière normale». Le Britannique Liontrust a lui aussi suspendu son fonds investi en actions russes.Derrière ces suspensions demeurent de possibles futurs sujets de liquidité que pourraient connaître les fonds concernés en fonction de l’évolution de la situation et de la nature des instruments investis. D’autres ont cherché à vendre leurs titres de sociétés russes cotés à Londres, qui eux, peuvent être cédés, mais dans des conditions dantesques. SkyNews rapportait ce lundi quele gestionnaire britannique Abrdn avait été incapable de vendre pour 5 millions de livres sterling d’actions Rosneft, le groupe pétrolier de l’Etat russe dont BP a annoncé se désengager. Les titres du groupe ont plongé de 42% à Londres; ceux du distributeur Magnit, de 80%. Les expositions aux titres russes des gérants français restent, elles, assez faibles dans l’ensemble, peu de fonds de droit français ciblant particulièrement la Russie. Les quelques fonds hexagonaux spécialisés sur les marchés émergents étaient plutôt peu voire pas investis sur ce marché. Le fondsCarmignac Portfolio Emerging Patrimoine, qui avait, à l’inverse, une position plus conséquente, avec 11,36% de ses 493 millions d’euros d’encours investis en roubles à fin janvier, s’est progressivement allégé avec la montée des tensions, avant de se retirer complétement. « Nous avons coupé nos positions actions russes d’une part et acheté des protections sur les marchés obligataires et de change dans un contexte de forte volatilité et de dislocation sur les marchés», a indiqué Kevin Thozet, membre du comité d’investissement chez Carmignac. Situation dégradée sur les ETF Du côté des ETF, la situation se tend également. Le plus gros ETF Russie du marché, commercialisé par Van Eck, perdait 23% en négociation pré-boursière lundi après avoir vu sa performance et ses encours dégringoler en fin de semaine dernière. D’autant que selon Bloomberg, le département du trésor américain a donné jusqu’au 25 mai aux sociétés de gestion américaines pour trouver des acheteurs non-américains pour leurs titres et obligations de cinq entités russes dont le groupe financier VTB. La Bourse de Londres a relevé à 10% ses exigences de spread maximum (maximum spread requirements) pour 10 ETF investis en actifs russes cotés sur sa plateforme depuis jeudi dernier. Un taux deux fois supérieur à ce qui été autorisé pour l’ensemble des ETF pendant la crise boursière liée au Covid-19 en mars 2020, relevait le média ETF Stream. La Bourse italienne (Borsa Italiana) a indiqué qu’elle attribuerait des «exemptions» de spread en raison de la volatilité élevée sur les ETF concernés. Quant à Euronext il a aussi fait état de «conditions de marché exceptionnelles» pour les ETF pour l’ensemble de ses marchés, juste avant l’ouverture de la Bourse le 24 février, permettant aux teneurs de marché d’élargir les spreads, ou en apportant moins de liquidité que leurs obligations habituelles.
La MACSF vient de sélectionner le fonds Lazard Convertible Global pour son offre en assurance vie et son plan épargne-retraite (PER). Le nouveau support est intégré au sein du profil Libre des contrats RES Multisupport et RES Retraite. Lancé en 1985, ce fonds compte aujourd’hui plus de 5 milliards d’euros d’encours. La gestion du portefeuille est réalisée par une équipe dédiée de 6 personnes et intègre des critères ESG.
Lors de la présentation de ses résultats annuels il y a deux semaines, AssetCo, la société d’investissement britannique présidée par Martin Gilbert, affirmait vouloir développer cinq à sept capacités de gestion d’actifs et de fortune distinctes et différentes«dans certains segments du secteur en croissance rapide ou sous-évalués». AssetCo a annoncé, ce lundi, sa cinquième acquisition, celle de la société de gestion écossaise Revera Asset Management pour la somme de 2,8 millions de livres sterling, dont 1,9 million en cash et le reste en actions. Revera AM, fondé en 2003 et basé à Edimbourg, est une société de gestion indépendante qui opère la gestion d’un fonds (environ 108 millions de livres sous gestion) et d’un trust (environ 10 millions de livres sous gestion). L’acquisition est soumise à l’autorisation de la Financial Conduct Authority, le régulateur britannique des marchés financiers, et à l’admission des actions visant à financer l’opération sur le marché AIM de la Bourse de Londres, ce qui devrait intervenir d’ici fin mai 2022. Une fois la transaction clôturée, Revera travaillera aux côtés de Saracen Fund Managers, autre gérant basé à Edimbourg acquis par AssetCo en 2021.Peter McKellar et Gary Collins, respectivement président adjoint et responsable de la distribution d’AssetCo, siègeront au conseil d’administration de Revera. Le conseil d’administration d’AssetCo estime qu’il existe des opportunités significatives d’amélioration de la distribution et de l’attrait du fonds principal de Revera. «Revera abrite un couple de gestionnaires de fonds très estimés et expérimentés en la personne de Glen Nimmo et Stephen Grant. Cette transaction démontre l’attrait de la mission et du modèle commercial d’AssetCo. L’acquisition de Revera est la prochaine étape de notre plan visant à établir une plateforme de gestion actions active dans le cadre de notre stratégie globale visant à bâtir une société de gestion d’actifs et de patrimoine qui répond aux besoins des investisseurs au XXIe siècle. Notre plateforme fournira une gamme de produits et de styles d’investissement pour répondre aux besoins évolutifs des clients», a commenté Campbell Fleming, directeur général d’AssetCo, dans un communiqué. Campbell Fleming indique par ailleurs que cette transaction témoigne de la volonté d’AssetCo d'être présent en Ecosse. «Nous prévoyons qu'Édimbourg accueillera une proportion importante et croissante des capacités d’investissement d’AssetCo, en ajoutant de nouvelles équipes et de nouvelles activités au fur et à mesure que les opportunités se présentent», dit-il.
La société de capital-investissement espagnole Inveready a acquis une part majoritaire à hauteur de 50,01% du capital de True Value, une boutique de gestion espagnole spécialisée sur la gestion actions de style value, selon le média Expansion.Le montant de la transaction, soumise à diverses autorisations réglementaires, n’a pas été dévoilé. Les 49,99% restants seront détenus par les associés fondateurs de True ValueJosé Luis Benitoet Alejandro Estebaranz. True Value, établi en 2013, gère environ 300 millions d’euros pour plus de 20.000 investisseurs. Avec Inveready, ils formeront un groupe à plus d’un milliard d’euros d’encours. Les fondateurs de True Value ont expliqué que de nouveaux services pour les investisseurs allaient être explorés comme les investissements alternatifs.
Le gestionnaire d’actifs britannique Sanlam Investments a annoncé l’ouverture de son fonds Sustainable Global Dividend aux investisseurs externes après que celui-ci a été catégorisé article 8 au sens du règlement européen SFDR. Le fonds, géré parMark Whitehead et Alan Porter, a plus d’un an d’historique de gestion et a été amorcé en interne avec 200 millions de livres sterling.
Le gestionnaire d’actifs américain Russell Investments et la banque privée du groupe italien Mediobanca ont lancé un nouveau fonds de capital-investissement conjoint, qui se focalise sur les start-ups technologiques basées aux Etats-Unis. Le fondsMediobanca Venture Capital sera distribué par la banque privée de Mediobanca en Italie jusqu’au 25 mars et investira dans les fonds de sociétés tech non-cotées. Les deux entités ont déjà lancé trois fonds sur les marchés privés ensemble, levant plus de 400 millions de dollars au total.
La société de gestion américaine BlackRock vient d’embaucher Ervin Zaljević au poste de vice-président chargé de la gouvernance des fonds, a appris NewsManagers. Ervin Zaljević arrive de RBC Investor & Treasury Services, où il était directeur associé au sein des services aux fonds d’investissements depuis janvier 2021. Il est entré chez RBC en 2017 comme manager, avant d’être promu à son poste actuel. Auparavant, il a travaillé comme avocat pour des fonds d’investissement chez NautaDutilh et pour des entreprises chez Arendt & Medernach.
Des bureaux, la société de gestion américaine Principal Global Investors en ouvre, en achète aussi pour elle et pour les autres. Le gestionnaire multi-boutiques en compte huit en Europe: Londres, Francfort, Amsterdam, Milan, Madrid, Lisbonne, Luxembourg et Paris. La filiale du groupe financier Principal, basé à Des Moines dans l’Etat de l’Iowa, revendiquait 546,5 milliards de dollars (481 milliards d’euros) d’actifs sous gestion fin décembre 2021 selon ses résultats annuels publiés début février. Sa plateforme de gestion immobilière, Principal Real Estate, en gérait plus de 100 milliards à l’international dont 5 milliards en Europe pour le compte de divers clients, entre autres des investisseurs institutionnels allemands et français. Et le bureau de Paris, que Principal Global Investors a récupéré en 2018 après l’acquisition du gestionnaire immobilier pan-européen Internos Global Investors, s’avère un hub de premier plan pour le développement de cette plateforme. «Principal connaît une forte croissance en France, portée par le dynamisme de nos équipes en Europe et l’excellente image de notre groupe qui fait partie du top 10 des sociétés de gestion immobilière dans le monde. En France, nous accompagnons plusieurs sociétés de gestion de SCPI pour leurs investissements à l’étranger pour plus d’un milliard d’euros d’actifs gérés. Par ailleurs, nous nous appuyons sur plusieurs équipes expertes sur des secteurs très spécialisés avec, par exemple, un positionnement sur des classes d’actifs émergentes telles que les data centers », explique Guillaume Masset, directeur général de Principal Real Estate Europe, à NewsManagers. 450 millions d’euros visés pour les centres de données européens Principal investit sur l’ensemble des classes d’actifs immobilières (logistique, immobilier de bureaux, hôtellerie, santé, …). Dans ce paysage, le dirigeant entrevoit un avenir prometteur au segment desdata centers. «La consommation et le stockage de données dans le monde connaissent une croissance exponentielle, alors que dans le même temps la capacité du parc existant de data centers est limitée. Le rythme de construction de nouveaux sites ne suivant pas aussi rapidement la demande, cela ouvre une fantastique fenêtre d’opportunité d’investissement dans ce secteur », développe-t-il. Principal Global Investors a d’ailleurs réaliséle 18 février le premier closing de son fonds fermé dédié aux centres de données en Europe, levant 155 millions d’euros. Sept investisseurs ont participé à la souscription, dont des sociétés de gestion, des fonds de pension et des compagnies d’assurance situés en France - parmi lesquels Primonial REIM et Theoreim - en Allemagne, en Espagne et en Malaisie. La société de gestion américaine espère lever un total de 450 millions d’euros. Un minimum de 60% du véhicule sera alloué aux principaux marchés européens que sont l’Allemagne, les Pays-Bas, la France, le Royaume-Uni et l’Irlande, et jusqu'à 40% ira aux marchés secondaires tels que l’Espagne, l’Italie et la Suisse. Principal Real Estate avait déjà clôturé son premier fonds fermé sur les centres de données aux États-Unis en juin 2021 avec une levée de 471,4 millions d’euros. «Depuis son entrée sur le marché des data centerss en 2007, Principal Real Estate a engagé plus de 1,75 milliard d’euros dans des acquisitions et développements de telles structures et détient plus de 1,18 milliard d’euros dans des FPI de data centerss», indique la firme dans un communiqué sur le lancement de son fonds. Développement au Nord et à l’Est Pour Guillaume Masset, la France tient«une place prépondérante»dans le développement de Principal Global Investors en Europe, notamment du fait que la gestion des principaux fonds immobiliers paneuropéens de la firme soit basée à Paris. Le gestionnaire a plusieurs projets de nouveaux produits et travaille actuellement au renforcement de ses partenariats avec des sociétés de gestion immobilière françaises pour leurs investissements dans les pays où Principal Global Investors est présent à l’étranger.«Les pays nordiques et l’Europe de l’Est, entre autres la Pologne, sont aussi des marchés qui intéressent Principal pour son développement futur»,dit-il. Sur la partie cotée, Principal Global Investors compte quinze fonds Ucits domiciliés en Irlande et enregistrés en France. La société travaille à la catégorisation de ses produits selon la classification du règlement européen sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (Sustainable Finance Disclosure Regulationou SFDR).Une catégorisation qui n’est pas toujours simple pour les gestionnaires non-européens. «Nous sommes parfaitement conscients du rôle que les secteurs de la finance et de l’investissement peuvent jouer pour soutenir un monde et un avenir plus durables, et c’est pourquoi Principal a rejoint le groupe de travail des directeurs financiers du Pacte mondial des Nations Unies l’année dernière. La catégorisation des fonds dans le règlement SFDR est une étape positive visant à aligner les initiatives de développement durable sur les exigences des clients institutionnels européens. Nous avons déjà obtenu la classification Article 8 ou 9 pour certains de nos fonds (dont Principal Global High Yield et Principal Preferred Securities) et continuerons à améliorer les stratégies de fonds actuelles tout en développant de nouveaux produits qui répondent à l'évolution des besoins de nos clients»,indique Helly Pilavachi, directrice Europe de la distribution chez Principal Global Investors.
La principauté de Monaco a adopté des sanctions économiques en réaction à l’opération militaire conduite en Ukraine par l’armée russe, annonce lundi un communiqué du Palais princier. «Conformément à ses engagements internationaux, la Principauté a adopté et mis en œuvre, sans délai, des procédures de gel de fonds et de sanctions économiques identiques à celles prises par la plupart des Etats européens», dit ce communiqué sans plus de détails.
La Finlande et la Norvège ont déclaré lundi qu’elles enverraient des armes à l’Ukraine après l’invasion de son territoire par la Russie. La Première ministre finlandaise, Sanna Marin, a annoncé lundi que Helsinki enverrait des armes et des munitions à l’Ukraine. Le ministre de la Défense finlandais, Antti Kaikkonen, a précisé que 2.500 fusils d’assaut, 150.000 munitions, 1.500 armes antichars et 70.000 colis alimentaires, seraient livrés en Ukraine. Le gouvernement norvégien a également annoncé lundi qu’Oslo enverrait des armes à l’Ukraine. Ces décisions marquent un tournant dans les politiques de la Finlande, qui demeure un pays non aligné militairement, et de la Norvège, dont un principe en vigueur depuis les années 1950 empêchait la livraison d’armes au pays en guerre ne faisant pas partie de l’Otan.
Les dotations publiques allouées aux Ehpad devraient augmenter de 12 à 17% pour améliorer la prise en charge des résidents âgés et mettre fin à des «disparités territoriales», préconise la Cour des comptes dans un rapport publié lundi. Ces réformes représenteraient une «dépense supplémentaire comprise entre 1,3 et 1,9 milliard d’euros, soit une croissance de 12 à 17% du montant global des dotations», indique cette étude adressée à la commission des Affaires sociales du Sénat. Les dépenses publiques consacrées aux soins et à l’aide à l’autonomie dans les Ehpad ont progressé de 30% entre 2011 et 2019, mais cela «n’a pas suffi à répondre aux besoins d’une population de plus en plus fragile», estiment les auteurs du rapport. Ils préconisent de mettre fin à la distinction entre les dépenses de soins (actuellement à la charge de la Sécu, via les agences régionales de Santé) - et de dépendance (à la charge des départements): le responsable unique devrait être les ARS, selon eux.
Le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio s’est rendu lundi en Algérie pour s’entretenir avec son homologue d’une augmentation des fournitures de gaz en provenance de ce pays nord-africain pour compenser une éventuelle baisse côté russe. Le géant public algérien des hydrocarbures Sonatrach s’est déclaré dimanche prêt à fournir davantage de gaz à l’Europe, en l’acheminant notamment via le gazoduc Transmed reliant l’Algérie à l’Italie. Sonatrach «dispose d’une capacité non utilisée sur le gazoduc Transmed», qui pourrait servir à «augmenter les approvisionnements du marché européen», a assuré son PDG, Toufik Hakkar. L’Italie, qui importe environ 95% du gaz qu’elle consomme, est l’un des pays européens les plus dépendants du gaz russe.