Le groupe de hackers «Anonymous» a revendiqué lundi une cyberattaque qui paralysait plusieurs sites officiels russes, dont ceux du gouvernement, d’agences d’État et de médias. Pendant quelques minutes ce lundi, les sites des agences de presse d’État TASS et RIA Novosti, du journal Kommersant, du quotidien pro-Kremlin Izvestia et du magazine Forbes Russia ont affiché un message sommant de « mettre fin » à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Lundi après-midi, les sites du Kommersant et du gouvernement russe étaient encore inaccessibles. Ces attaques font suite à celles menées le 24 février par le même groupe contre les sites du réseau de la chaîne de télévision publique russe RT (ex-Russia Today).
VIA AM a annoncé ce 28 février la promotion de Jordan Alloun, jusqu’ici analyste financier, comme directeur de la recherche actions et de la technologie. Avant de rejoindre VIA AM en 2015, Jordan Alloun a travaillé chez Goldman Sachs, Morgan Stanley, et Lutetia Capital.
La société de gestion américaine VanEck vient de lancer un fonds indiciel coté (ETF, «Exchange-Traded Fund») qui vise à investir dans des entreprises qui jouent un rôle clé sur la digitalisation en Inde. Dénommé VanEck Digital India ETF, ce fonds indiciel suivra l’indice MVIS Digital India Index. Ce dernier offre une exposition aux entreprises domiciliées en Inde dont au moins 50% des revenus proviennent des secteurs digitaux comme les logiciels, les services et conseils en matière de technologies de l’information, les infrastructures et services de télécommunications, les applications Internet, les paiements électroniques et les services financiers numériques. Il inclura également le Top 10 des entreprises de télécommunications en termes de revenus annuels. Coté à la Bourse new-yorkaise Arca, ce véhicule aura un ratio de dépenses nettes de 0,75%. Avec ce lancement, VanEck souhaite profiter de la digitalisation rapide en Inde, portée par l’augmentation des usagers d’Internet de 622 millions à 900 millions d’ici 2025, et la croissance des licornes indiennes cotées en Bourse ainsi que l’augmentation de capital privé pour les financer. VanEck comptait 78,6 milliards de dollars d’actifs sous gestion au 31 janvier 2022.
La banqueLiechtensteinische Landesbank (LLB) a annoncé ce lundi avoir réalisé un bénéfice net de 137,9 millions de francs suisses (133,9 millions d’euros) sur l’exercice 2021. L'établissement liechtensteinois a également fait état d’une collecte nette de 7,2 milliards de CHF, soit plus du double des 3,3 milliards nets de 2020. Ces encours proviennent majoritairement des principaux marchés couverts par la banque, comme le Liechtenstein, l’Autriche, l’Europe centrale et orientale, ainsi que le Moyen-Orient. Les encours sous gestion s'élèvent désormais à 91,9 milliards de francs (+15%).
Le gestionnaire d’actifs américain Wellington Management va ouvrir un bureau de représentation à Madrid pour renforcer sa présence dans la péninsule ibérique. Le gérant de portefeuille Alvaro Llavero est indiqué comme représentant légal de la succursale qui inclut aussi le gérant Alonso Pérez-Kakabadse, le responsable de la distribution pour l’Europe du SudErich Stock et le commercialAndrés Pedreño. La firme avait ouvert un bureau à Milan en Italie l’année dernière.
Le groupe de hackers «Anonymous» a revendiqué lundi une cyberattaque qui paralyse plusieurs sites officiels russes, dont ceux du gouvernement, d’agences d’État et de médias.
Le changement climatique est en cours et l’humanité est loin d'être prête, a averti le groupe d’experts des Nations unies sur le climat (Giec) dans un nouveau rapport publié lundi. Il appelle à une action drastique à grande échelle alors que près de la moitié de la population mondiale est déjà vulnérable à des impacts climatiques de plus en plus dangereux.
Le cofondateur et directeur général de Blackstone, Stephen Schwarzman, a empoché la somme record de 1,1 milliard de dollars en 2021, écrit le Wall Street Journal. Les dividendes sur sa participation de 19 % dans Blackstone ont représenté la plus grande partie du butin avec un total de 941,6 millions de dollars pour l’année. Il a également perçu 160,3 millions de dollars de rémunération, composés de bénéfices liés à la performance des investissements et d’un salaire de base de 350 000 dollars, selon une déclaration réglementaire déposée vendredi dernier. Ces chiffres impressionnants, les plus importants jamais enregistrés par Stephen Schwarzman, font de lui l’un des cadres les mieux payés de Wall Street, si ce n’est le plus élevé, estime le WSJ. En incluant les dividendes, les actions de Blackstone ont plus que doublé depuis le début de l’année 2021, contre un rendement total de 19 % pour le S&P 500. La capitalisation boursière de l’entreprise s'élève désormais à 155 milliards de dollars, soit plus de quatre fois celle d’Apollo Global Management - son homologue le plus proche dans le domaine du capital-investissement - et bien au-delà de celle du poids lourd de Wall Street, Goldman Sachs Group Inc.
La Cour d’appel de Paris vient de repousser une nouvelle fois son verdict dans l’affaire opposant le hedge fund Elliott et l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), a appris Les Echos. Il doit désormais être prononcé le 24 mars prochain. Le jugement est en suspend depuis juillet dernier. Le fonds de Paul Singer s’oppose à la sanction de 20 millions d’euros de la part du régulateur français pour déclarations inexactes et tardives puis entrave à enquête dans le cadre du rachat de Norbert Dentressangle par XPO. Le dernier point, concernant l’enquête, représente la moitié de la sanction. Or, le Conseil Constitutionnel a récemment abrogé le manquement d’entrave. De même, la montée au capital de Norbert Dentressangle, qui s’est faite via des dérivés, est au coeur des débats concernant la déclaration de dépassement de seuil. La Cour devra notamment estimer quels produits dérivés, CFD ou equity swaps, ont permis à Elliott de prendre position, et si la mauvaise déclaration d’instruments leur a permis de tromper sciemment le marché.
Le gestionnaire Direxion a déposé une demande auprès de la US Securities and Exchange Commission pour lancer 21 fonds qui présentent une innovation: chacun de ces fonds offre une exposition aux rendements quotidiens inversés ou à effet de levier d’une seule et unique action, en l’occurrence issue du secteur technologique et qui se veut parmi ses leaders. Selon le Financial Times, le gestionnaire d’actifs alternatifs AXS Investments a déposé une demande pour 18 ETF similaires courant février. Chez ce dernier, chaque ETF est conçu pour répliquer deux fois la performance quotidienne ou la performance inverse quotidienne de neuf actions connues, mais pas toutes axées sur la technologie. Les deux sociétés ont inclus le fabricant de puces Nvidia parmi leurs actions cibles. Parmi les autres actions cibles de Direxion figurent Meta Platforms, Netflix, Apple, Microsoft, Amazon et Google. Les fonds d’AXS investissent également dans Tesla, ConocoPhillips, Boeing, PayPal, Wells Fargo, Pfizer, Salesforce et Nike.
Grands gagnants de la pandémie de Covid-19, les laboratoires d’analyses médicales ont le vent en poupe. L’un de ses principaux acteurs en France, le groupe montpelliérain Inovie, avait profité de l’année 2020 pour confier à Ardian la minorité du capital de sa structure de tête, Labosud. Le fonds de la place Vendôme, alors accompagné des fonds souverains GIC et Mubadala, ainsi que du fonds de pension APG (pour un total de près de 60% des fonds propres de l’opération), avait valorisé Inovie près de 1,5 milliard d’euros. Quinze mois plus tard, un réaménagement de l’actionnariat, comprenant notamment 380 biologistes, est bel et bien d’actualité. Selon nos informations, Rothschild & Co va travailler sur ce processus, sachant qu’une deuxième banque devrait être appelée dans les prochaines semaines. La vitesse avec laquelleInovie signe son retour sur la scène du private equity surprend. Mais la croissance du groupe a été exceptionnelle et tous les voyants sont aujourd’hui au vert. «In fine, Inovie a atteint en un an les objectifs qu’il s’était fixés sur un horizon de cinq ans, et souhaite donc se projeter vers de nouvelles ambitions pour asseoir sa position de moteur de l’innovation en biologie médicale», explique un proche du dossier. Lors de son LBO avec Ardian, le groupe affichait près de 560 millions d’euros de chiffre d’affaires et espérait atteindre 800 à 900 millions d’ici cinq ans. L’intense politique de croissance externe – neuf acquisitions menées – et la crise sanitaire lui onttoutefois permis de porter ses revenus à 1 milliard d’euros en 2021. L’Ebitda serait quant à lui compris entre 350 et 400 millions d’euros. De quoi faire tourner la tête des actionnaires d’Inovie, les transactions dans ce secteur se nouant régulièrement au-dessus de 12 fois l’Ebitda. Dans l’attente de Bioclinic «Signe de la confiance d’Ardian dans le potentiel de croissance de sa participation, le fonds serait prêt à conserver une participation minoritaire aux côtés des prochains partenaires financiers du groupe», explique une source. Le timing de cette opération majeure dans le private equity tricolore est d’ores et déjà défini. «Pour le moment, il n’y a pas d’informations arrêtées sur cette réflexion autres que calendaires: en vue de pouvoir entrer pleinement dans une nouvelle temporalité – avec des objectifs fixés pour 2027 – Inovie avancera sur ce projet de renforcement de son actionnariat de telle sorte qu’il puisse aboutir cette année», confie un connaisseur du dossier. Rien ne devrait cependant avoir lieu avant la vente de Bioclinic. Révélé par L’Agefi en janvier, le processus de cession de ce réseau parisien de laboratoires d’analyses médicales vient de démarrer formellement. Inovie, au même titre que Cerba Healthcare ou Biogroup, bataillent pour acquérir cet actif jugé stratégique en raison de sa taille (35 millions d’euros d’Ebitda) et de sa forte implantation francilienne. En décembre, Inovie avait déjà jeté son dévolu sur la soixantaine de sites de prélèvement de Biofutur, également basé en Ile-de-France. La consolidation du secteur n’a jamais été aussi forte.
FE fundinfo, fournisseur britannique de données et de technologies pour les fonds d’investissement, a annoncé, jeudi 24 février, l’acquisition de Fundsquare, une plateforme de services réglementaires et d’enregistrement-distribution de fonds luxembourgeoise et filiale de la Bourse de Luxembourg (LuxSE) établie en 2013. En contrepartie de cette acquisition, LuxSE va investir dans FE fundinfo. En rachetant Fundsquare, FE fundinfo entend devenir un «champion pan-européen» dans les données, le reporting et l’infrastructure des fonds d’investissement. FE fundinfo établira un centre «d’excellence» pour le reporting réglementaire au Luxembourg. La firme explorera avec LuxSE d’autres opportunités dans le domaine des services et produits relatifs aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). FE fundinfo avait procédé à deux acquisitions en 2021, celles du fournisseur de données danois FundConnectet de la société de conseil ESG CSSP. La société avait en outre passé un accord avec MSCI en matière de données ESG.
Les performances des fonds indiciels cotés (ETF) suivant les indices d’actions russes ont été touchées de plein fouet par les derniers développements du conflit entre la Russie et l’Ukraine.Tous ont atteint des points bas en termes de valeur liquidative et observent une baisse conséquente de leurs encours sous gestion. Ceux de Lyxor, les ETFLyxor PEA Russie (MSCI Russia IMI Select GDR) Ucits – Capi et Lyxor MSCI Russia Ucits ETF, ont respectivement perdu 38% et 37% de leurs encours sous gestion entre les clôtures des séances de mercredi 23 février et du jeudi 24 février. Le premier affichait 16,8 millions d’euros d’encours contre 26,7 millions la veille tandis que le second a vu ses encoursbaisser de 248,5 à 152,7 millions d’euros. La seconde vie de l’ETFLyxor PEA Russie (MSCI Russia IMI Select GDR) Ucits – Capi s’avère donc quelque peu difficile car le produit était initialement voué à être liquidé le 27 janvier dernier avant que Lyxor, racheté depuis par Amundi, ne change d’avis «suite à uneune évolution favorable des perspectives commerciales» du produit constatée depuis le 27 décembre 2021 par la firme. La décrue d’encours s’est aussi répercutée sur le plus gros ETF Russie du marché, VanEck Russia, qui, avant l’intervention militaire russe sur le sol ukrainien, avoisinait 1,2 milliard de dollars d’encours mercredi. Montant qui a chuté à 865,8 millions de dollars à la clôture de la séance du jeudi 24 février. L’ETF iShares MSCI Russia de BlackRock a perdu près de 18% de ses encours en une journée passant de 375 à 308 millions de dollars quand celui d’HSBC, l’ETF HSBC MSCI Russia Capped Ucits, a rendu quasiment 30% de ses encours entre le 23 et le 24 février 2022 (de 98 à 69 millions de dollars). «Sanctions brutales» Les encours de l’ETF DWSMSCI Russia Capped Swap UCITS ETF 1C, commercialisé par le gestionnaire d’actifs de Deutsche Bank DWS, sont, eux, descendus à 48,5 millions d’euros le 24 février contre 77 millions la veille.«Nous nous référons aux tensions grandissantes entre la Russie et l’Ukraine et à l’imposition potentielle de sanctions supplémentaires s’agissant de certaines entités russes et de l’impact que ces sanctions pourraient avoir sur des composantes actuelles de l’indice sous-jacent de l’ETF. DWS suit de près la situation et son impact potentiel sur l’ETF. Les investisseurs sont priés de noter que l’imposition de nouvelles sanctions pourraient affecter les conditions de négociation avec les contreparties, ainsi que la liquidité, la performance et le suivi de l’ETF», indique DWS sur la page de son ETF exposé aux actions russes, a constaté NewsManagers. L’intervention militaire russe ainsi que les sanctions américaines, européennes et britanniques qui en ont découlé ont aussi eu un impact sur l’activité du principal gestionnaire d’ETF sur le marché russe, FinEx.Le gestionnaire évoque des sanctions «brutales pour la Russie et le secteur financier russe» mais assure qu’elles n’ont «pas affecté» ses ETF européens (domiciliés en Irlande). Cependant, il déconseillait fortement, vendredi sur son site internet, aux investisseurs de négocier des parts de ses ETF «en raison de l’environnement géopolitique actuel et du manque de liquidité des actifs sous-jacents». «Dans la situation actuelle, le teneur de marché n’a pas la même capacité à coter les parts d’ETF qu’habituellement en raison de difficultés à évaluer la juste valorisation des actifs», prévient le gestionnaire dont l’ETF FinEx Russian RTS Equity Ucits affichait des encours de 43 millions de dollars le 25 février. Malgré la situation, FinEx appelle ses clients à rester calmes et «cool».
Jupiter a enregistré des rachats nets de 3,8 milliards de livres en 2021, soit quasiment le même niveau que la décollecte de 2020 (4 milliards de livres). Ses encours sont ressortis à 60,5 milliards de livres, un niveau également quasi-stable (+3 %), alors qu’il s’agissait du premier exercice à intégrer Merian, société de gestion acquise en 2020. «Bien qu’il soit décevant d’annoncer des sorties nettes, celles-ci restent concentrées sur des stratégies pour lesquelles la demande des clients reste plus faible dans le marché, comme les actions britanniques et européennes, et dans des domaines présentant des problèmes plus structurels», a commenté Andrew Formica, le directeur général de Jupiter. Il souligne que la société a enregistré «une forte collecte brute» (16,5 milliards de livres) et qu’elle a engrangé des flux sur ses nouveaux produits. De plus, «nous constatons des progrès dans des domaines tels que les actions durables et, à l'échelle internationale, dans nos partenariats avec NZS Capital aux États-Unis et dans notre volonté de pénétrer le marché australien», se félicite-t-il. L’international représente 17,5 milliards de livres d’actifs sous gestion. Ce chiffre a connu une croissance de près de 70 % depuis 2018, note Jupiter. Malgré la décollecte, Jupiter a enregistré une hausse de 21 % de son bénéfice sous-jacent avant impôts à 216,7 millions de livres. Les revenus nets avant éléments exceptionnels ont augmenté de 27 % à 568,6 millions de livres. Cela vient principalement des frais de gestion nets, qui ont augmenté de 69,7 millions de livres à 453,7 millions.
Abrdn vient de réaliser un premier closing pour son troisième fonds d’infrastructure, dénommé Aberdeen Standard Core Infrastructure Fund III. Ce véhicule vise à investir directement dans des infrastructures «core» en Europe, c’est-à-dire des projets d’infrastructure publique primordiale. Il se concentrera dans des secteurs tels que les utilities, l’énergie, la transportation et le digital. Il sera catégorisé «Article 8» selon le règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR). Le fonds a ainsi levé 326 millions d’euros, et vise une levée finale d’un milliard d’euros. La société a notamment collecté auprès de fonds pensions locaux, de fonds de fonds, d’entreprises et de fondations non-lucratives du Royaume-Uni, d’Europe, du Japon et d’Amérique du Nord. Le fonds sera géré par Dominic Helmsley, directeur d’infrastructure core, et épaulé par les directeurs d’investissement Roger Pim et Graeme Dunbar. Le closing final est prévu pour le quatrième trimestre 2022.
Le fournisseur d’indices MSCI a décidé d’appliquer un «traitement spécial» pour les titres russes inclus dans ses différents indices actions dès sa révision trimestrielle des indices de février 2022. MSCI avait planifié des changements concernant le poids de trois titres dans l’indice MSCI Russia Investable Market dès cette révision de février mais ils ne seront pas mis en œuvre, explique le fournisseur, qui envisage leur mise en application au plus tôt en mai lors de la révision semi-annuelle de ses indices bien que cela serait sujet à la suppression du traitement spécial pour les actions russes. MSCI indique également qu’il n’effectuera aucun changement (addition, suppression, facteur contraignant) vis-à-vis des titres russes présents dans ses indices MSCI Factor, ESG, Thematic et Capped. Le fournisseur d’indices explique par ailleurs qu’il remettra à plus tard la prise en compte d'événements d’entreprises ne nécessitant pas de facteur d’ajustement des prix (placements, ventes de blocs, recapitalisations, introductions en bourse importantes) dans les indices MSCI Russia en précisant qu’il «gèlera exceptionnellement les migrations potentielles dues aux événements d’entreprise jusqu'à nouvel ordre». MSCI va cependant de continuer de prendre en compte les événements d’entreprise nécessitant un ajustement des prix tels que les consolidations, les émissions de droits, les divisions de titres, les rachats d’actions ainsi que les suppressions résultant de la radiation de la cote, les faillites, les fusions et acquisitions ainsi que les suspensions prolongées au moment de l'événement. «MSCI continuera à suivre de près les développements en Russie/Ukraine et invite les participants du marché à lui faire part de leurs commentaires sur l’impact des nouvelles sanctions annoncées par les États-Unis sur leurs processus d’investissement, y compris les implications pratiques sur l’utilisation des indices MSCI et si des changements aux indices MSCI en plus du traitement spécial peuvent être nécessaires ou utiles pour faire en sorte que les indices MSCI pertinents demeurent investissables»,indique un communiqué. La firmerappelle en outre aux utilisateurs de ses indices qu’ils sont responsables du respect de toutes les sanctions applicables et de toutes les autres règles, réglementations, interdictions, lois et autres restrictions applicables à leurs portefeuilles, à leurs transactions et à toute autre activité d’investissement.
La banque d’investissement japonaise Nomura a élargi ses équipes de gestion du fortune à Singapour et Hongkong, selon Reuters. Nomura a déjà recruté une cinquantaine de responsables clients depuis l’arrivée du nouveau responsable de l’activité Ravi Raju. Les nouveaux arrivants se concentreront sur les marchés chinois, taïwanais, hongkongais et à Macao. L’année dernière, le département de gestion de fortune de Nomura a acquis 600 nouveaux clients, selon Ravi Raju. La société souhaite également élargir sa présence à Dubaï afin d’établir un centre de marketing pour le Moyen-Orient.
La société d’investissement américaine dirigée par Warren Buffett a annoncé samedi que son bénéfice d’exploitation avait augmenté de 45% à 7,29 milliards de dollars (6,46 milliards de dollars) au quatrième trimestre 2021 en raison des gains importants réalisés sur les marchés boursiers, en particulier grâce à la forte hausse du titre Apple. Alors que son bénéfice net a progressé de 11% à 39,65 milliards de dollars, Berkshire Hathaway a procédé à des rachats d’actions supplémentaires à hauteur 6,9 milliards de dollars sur le trimestre écoulé, ce qui porte ses rachats de titres à un niveau record de 27,1 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année. Warren Buffett a déploré le manque d’investissements attractifs disponibles, avertissant que le bas niveau des taux d’intérêt bas au cours des deux dernières années avait gonflé les valorisations sur les marchés financiers.
La banque suisse Julius Baer a annoncé ce 25 février la cession de la majorité de son capital au sein du gérant de fortune mexicain NSC Asesores. L’acquéreur, Stratos Wealth Partners, est une société de conseil en investissement américaine. Elle met la main sur 50,1% des titres, Julius Baer conservant 19,9% du capital. Les 30% restants demeurent aux mains de la direction de NSC Asesores. Les encours sous conseil de NSC Asesores s'élevaient à 4 milliards de dollars à fin 2021.
Dans un contexte où la Russie n’avait pas encore envahie l’Ukraine à la date des relevés de statistiques, les investisseurs internationaux ont continué d’alléger leurs positions dans les fonds obligataires, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Entre le 17 et le 23 février, la catégorie a enregistré une décollecte de 3,5 milliards de dollars, concentrée sur les fonds d’obligations d’entreprises. Dans le même temps, les fonds actions ont continué à drainer une collecte mesurée, avec +6,2 milliards cette semaine. Les fonds monétaires ont, quant à eux, retrouvé quelques couleurs, avec 7 milliards de dollars de flux nets, après leur importante décollecte de 79 milliards la semaine précédente. La décollecte des fonds obligataires, qui a démarré au tout début d’année, s’élève désormais à 50,2 milliards de dollars. Avec -3,5 milliards de dollars, le niveau hebdomadaire de retraits est toutefois en baisse, après quatre semaines passées en-dessous de la barre de -10 milliards. A l’image des précédents relevés, les rachats nets de cette semaine concernent majoritairement des fonds d’obligations d’entreprises investment grade, high yield et de dette émergente. Les premiers ont rendu 1,9 milliard de dollars, contre 2,8 milliards pour les deuxièmes, et 0,5 milliard pour les troisièmes. Les fonds de dettes souveraines résistent, avec une collecte de 1,3 milliard de dollars, tout comme les fonds de dettes bancaires, avec +0,8 milliard. Du côté des fonds actions, la collecte s’est principalement répartie entre les véhicules exposés aux pays émergents (+3 milliards), et aux Etats-Unis (+1,7 milliard). Les fonds européens et japonais ont, eux, rendu respectivement 1,8 milliard (plus large décollecte depuis trois mois) et 0,6 milliard à leurs porteurs de parts. Sur le marché américain, la collecte s’est concentrée sur les fonds de grandes capitalisations (+5,7 milliards de dollars), les fonds value (+1,6 milliard), et les fonds du secteur des matériaux (+1,3 milliard). A l’opposé du spectre, le podium de la décollecte réunit les fonds croissance (-2,2 milliards de dollars), les fonds du secteur de la santé (-0,8 milliard), et à égalité les fonds exposés aux financières et à l’énergie (-0,7 milliard).
Oddo BHF Private Assets, l’activité d’Oddo BHF sur les actifs non cotés, va élargir son spectre d’investissements au venture capital. La société franco-allemande doit lancer prochainement un fonds dédié à l’investissement primaire et secondaire dans ce qu’elle considère comme les meilleurs fonds venture capital européens et internationaux, annonce-t-elle dans un communiqué. Pour monter cette nouvelle activité, Oddo BHF vient de recruter Richard Clarke-Jervoise en tant que managing director, private equity. L’intéressé travaillait précédemment pour BNP Paribas Wealth Management où il était responsable du private equity et du crédit privé. D’origine franco-britannique, Richard Clarke-Jervoise rejoint une équipe de trente personnes qui a été déjà renforcée en 2021 avec le recrutement de deux associates et de deux analystes. Le groupe a aussi promu dans l'équipe Jérémie Magne en tant que managing director. Il venait d’ACG Capital, une entité de capital investissement rachetée par Oddo en 2018. Lancée il y a trois ans, la plateforme Oddo BHF Private Assets affiche aujourd’hui 3 milliards d’euros de capitaux levés pour le compte de clients institutionnels et de clients privés.
Depuis le début de l’année, les marchés financiers européens s’affichent dans le rouge notamment en raison des craintes sur l’inflation et des tensions en Russie : -8,84% pour le CAC 40, - 11% pour l’EuroStoxx50. Alors que le marché a pris connaissance hier de l’entrée en guerre de la Russie avec l’Ukraine, NewsManagers vous propose en 3 graphiques, un focus sur l'évolution des cours de Bourse de quelques asset managers cotés en Europe, un secteur relativement cyclique. Les société de capital investissement, moins sensibles à la conjoncture immédiate, ne semblent pourtant pas mieux s’en sortir en termes de performance boursière. (Base de départ 100 au 31/12/2021 jusqu’au 24/02/2022 à la clôture).
Eurizon a enregistré des souscriptions nettes de 9,9 milliards d’euros en 2021. Les actifs sous gestion de la filiale de gestion d’Intesa Sanpaolo ont atteint le niveau record de 439 milliards d’euros, en hausse de 5,2 % au cours des douze mois de l’année. En 2020, elle avait enregistré un peu plus de 5 milliards de collecte nette. La société de gestion a drainé 12 milliards d’euros sur ses fonds ouverts, dont 3,7 milliards sur les fonds diversifiés, 3,6 milliards sur les fonds actions, 3 milliards sur les fonds obligataires et 2,2 milliards sur les fonds monétaires. Les fonds flexibles sont en décollecte nette de 479 millions d’euros. Une autre contribution est venue des fonds fermés avec 419 millions d’euros. La gestion de portefeuille (particuliers et institutionnels) a vu sortir 2,9 milliards d’euros. Sur le seul dernier trimestre, les flux nets totaux se sont élevés à plus de 2,1 milliards d’euros, dont +4,2 milliards d’euros dans les fonds ouverts et -2,3 milliards d’euros dans la gestion de portefeuille. Côté international, la société chinoise Penghua Fund Management (détenue à 49 %) a terminé l’année avec 144,5 milliards d’euros d’actifs sous gestion, en hausse de 41 % depuis le début de 2021, et a collecté plus de 28 milliards d’euros sur les douze mois. Le centre pôle d’Europe de l’Est a enregistré une collecte de 55 millions d’euros et compte 3,8 milliards d’euros d’actifs à la fin de l’année. La filiale londonienne Eurizon SLJ Capital, spécialisée sur les stratégies macro et de change, a terminé l’année 2021 avec 4,6 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Dans ce contexte, Eurizon a affiché un bénéfice net consolidé (y compris le bénéfice attribuable aux intérêts minoritaires) de 813 millions d’euros (+25 % par rapport à 20201) et une marge de commissions de 1 282 millions d’euros (+19,5 % par rapport à 2020). Le ratio coûts/revenus s’est établi à 16 %. Eurizon annonce enfin que, le 31 janvier 2022, le partenariat avec le Groupe Poste Italiane a été finalisé en exécution de l’accord-cadre annoncé le 14 juillet par lequel Poste Vita et BancoPosta Fondi SGR sont entrés au capital d’Eurizon Capital Real Asset SGR (ECRA) par la souscription d’une augmentation de capital dédiée. Le groupe Poste Italiane détient ainsi 40 % du capital social (24,50 % avec droits de vote), Intesa Sanpaolo Vita 40 % du capital social (24,50 % avec droits de vote) et Eurizon 20 % du capital social (51 % avec droits de vote). Les actifs sous gestion restent attribuables à Eurizon, dans le bilan de laquelle ECRA continue d’être consolidée à 100 %. Poste Vita a également confié un mandat d’investissement de 2,5 milliards d’euros à ECRA, dont les actifs sous gestion passeront de 6,3 milliards d’euros au 31 décembre 2021 à 8,8 milliards d’euros.
La société de gestion alternative Trium Capital a lancé une stratégie décorrélée au sein de sa gamme Ucits, rapporte Citywire. Le fonds Trium Alternative Growth est investi dans un portefeuille cœur de stratégies de primes alternatives sur toutes les classes d’actifs. Toby Hayes supervise le fonds.
La société de gestion américaine Columbia Threadneedle Investments a noué un partenariat avec le groupe brésilien XP pour le lancement d’un fonds nourricier visant à alimenter son fonds Global Smaller Companies et destiné aux investisseurs brésiliens. Le fonds, géré par Scott Woods, comptabiliser 4,7 milliards de dollars d’encours sous gestion. La firme est entrée en 2015 sur le marché brésilien avec un autre fonds nourricier.
Le hedge fund de Ken Griffin, Citadel, est en train de retirer progressivement les 2 milliards de dollars qu’il avait investi dans le hedge fund Melvin Capital Management en janvier 2021, rapporte le Wall Street Journal. Citadel et le hedge fund Point 72 étaient venus à la rescousse de Melvin Capital après que la firme a souffert de grosses pertes liées notamment à ses positions courtes sur GameStop et d’autres «meme stocks». Mais Melvin Capital n’est cependant pas parvenu à se relever, ayant affiché des pertes à deux chiffres en janvier, ont indiqué des sources au Wall Street Journal. Après avoir retiré un milliard de dollars de Melvin Capital courant 2021, Citadel a donc demandé en janvier le remboursement de 500.000 dollars supplémentaires. Le paiement devrait intervenir en mars selon le Wall Street Journal.
iCapital, plateforme de technologies financières focalisée sur l’investissement alternatif dans la gestion d’actifs et de fortune, s’est associée à un consortium de gestionnaire d’actifs pour développer une solution basée sur la blockchain pour les investissements alternatifs. Ce consortium inclut entre autres Apollo, BlackRock, Blackstone, BNY Mellon, Carlyle, KKR, Morgan Stanley, State Street, UBS et West Cap. D’autres gestionnaires devraient se joindre au consortium. Cette solution doit permettre de créer un registre sécurisé, partagé et auditable de chaque investissement alternatif. L’objectif étant d’augmenter l’efficacité de la création et de la gestion d’investissements ainsi que des processus de sortie.
Capital Group vient de recruter David Cheng comme directeur des obligations. Basé à Singapour, il travaillera en collaboration avec Andy Budden, le directeur des produits et des solutions pour l’Asie Pacifique. David Cheng arrive de Schroders, où il était directeur d’investissements depuis 2020. Auparavant, il a travaillé chez UBS comme gérant à partir de 2014, avant d’être promu au rang de directeur des spécialistes d’investissements en Asie hors Japon en 2018. Il a occupé le poste de gérant dans plusieurs sociétés de gestion, dont HP, Megapolitan Investment Group et Western Asset Management. Au début de sa carrière, il a travaillé comme analyste crédit chez Morgan Stanley Investment Management. Capital Group comptait 2700 milliards de dollars (2417 milliards d’euros) d’encours sous gestion.