Le gestionnaire d’actifs américain JP Morgan Asset Management a annoncé, ce lundi, la nomination d’Ash Williams en tant que vice-président pour la gestion d’actifs. Basé en Floride, Ash Williams travaillera à temps partiel et sera rattaché à Keith Cahill, responsable de la clientèle institutionnelle nord-américaine. Il a auparavant travaillé, de 2008 à 2021, comme directeur des investissements et directeur exécutif du fonds de pension de l’Etat de Floride,Florida State Board of Administration (SBA) dont il supervisait les 250 milliards de dollars d’encours. Ash Williams a également été président et directeur général de Schroders Capital Management, la branche américaine du gestionnaire britannique Schroders, et managing director à Fir Tree Partners.
La société de gestion belge Candriam a nommé Alexandra Russo en qualité de responsable de la gestion de portefeuille clients ESG pour le Royaume-Uni et les Etats-Unis, a indiqué l’intéressée sur le réseau social LinkedIn. Elle a précédemment passé plus de dix ans au sein d’Allianz Global Investors à New York. Elle occupait jusqu'à récemment le poste de directrice et spécialiste produits actions thématiques.
BNP Paribas Asset Management, société de gestion d’actifs du groupe français BNP Paribas, a décidé de transformer son fonds Asia ex-Japan Bond géré par Jean-Charles Sambor en un nouveau compartiment le 6 mai prochain. Dans une lettre aux investisseurs, publiée ce lundi et consultée par NewsManagers, BNP PAM indique que les performances du compartiment « Asia ex-Japan Bond » (38 millions de dollars d’encours à fin février 2022) ne sont pas conformes aux attentes, car le compartiment a sous-performé son indice de référence - 50% JPM Asia Credit Index + 50% Markit iBoxx ALBI - sur le court et le long terme. Le gestionnaire va donc faire évoluer le fonds en un nouveau compartiment dénommé« Sustainable Asian Cities Bond ». Celui-ci adoptera une approche thématique consistant à «capitaliser sur la tendance structurelle positive à long terme pour un investissement durable en Asie»et se concentrera sur les obligations en devises fortes. Le fonds Sustainable Asian Cities Bond investira au minimum75 % de son actif dans deux types d’obligations. D’une part, les obligations à label durable telles que définies par l’International Capital Market Association (ICMA), y compris les obligations vertes, les obligations d’émetteurs publics et privés domiciliés ou exerçant la majeure partie de leur activité économique dans des pays asiatiques, utilisant le produit de leurs émissions à des fins écologiques, sociales et de développement durable. D’autre part, les obligations sans label alignées sur le développement de villes asiatiques durables et émises par des entités publiques et privées domiciliées ou exerçant la majeure partie de leur activité économique dans des pays asiatiques, dont une partie de l’activité contribue aux caractéristiques des villes asiatiques durables.Les émetteurs sélectionnés devront tirer au moins 20 % de leurs revenus d’activités qui contribuent directement au thème ou qui permettent le développement de villes asiatiques durables. Le fonds pourra investir jusqu'à 25% de son encours dans d’autres titres de créance, jusqu'à 10% dans desinstruments du marché monétaire et dans d’autres fonds. Les obligations investies seront majoritairement investment grade.
La banque d’affaires londonienne et de conseil dans le secteur technologique GP Bullhound a ouvert deux bureaux, l’un à Luxembourg, l’autre à Zurich, et a obtenu une licence de gérant de fonds alternatif (AIFM) auprès de la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF). Dans un communiqué, la firme indique que le nouveau bureau à Luxembourg assurera notamment la continuité et la conformité post-Brexit pour ses activités de conseil et d’investissement. «Le Luxembourg va ainsi devenir le centre d’opérations et de conformité de GP Bullhound où seront concentrées les activités de gestion de fonds, telles que la gestion de portefeuille et de risque et les valorisations, la commercialisation de nouveaux fonds et les activités locales de banque d’investissement», précise GP Bullhound. L’antenne luxembourgeoise, supervisée par Alek Jakima, compte six personnes et recherche un dealmaker ainsi qu’un gestionnaire de portefeuille.«Avec un milliard d’euros d’actifs sous gestion, trois fonds, un SPAC et plusieurs véhicules de co-investissement déjà domiciliés au Luxembourg, il était donc logique d’ouvrir et de développer un bureau dans ce centre névralgique financier européen», explique Per Roman, cofondateur et managing partner chez GP Bullhound. Quant au bureau zurichois, il aura pourobjectif de soutenir l'écosystème entrepreneurial suisse à travers des services de conseil en technologie et de fournir aux fondateurs et aux entrepreneurs un accès aux gestionnaires de fortune et aux investisseurs internationaux domiciliés dans le pays. Il sera dirigé parOlya Klüppel, qui se concentre actuellement sur l'économie numérique et les entreprises technologiques.
Henrik af Donner a quitté Axa Investment Managers où il était coresponsable des clients en Europe du Nord à Stockholm pour créer sa propre société, annonce-t-il sur Linked-In. L’intéressé travaillait pour Axa IM depuis 2015. Avant cela, il officiait chez UBS Global Asset Management. Henrik af Donner lance la société Meander Capital avec une équipe de “professionnels très expérimentés”. L’objectif est de “faire passer l’investissement responsable à un niveau supérieur”. “Nous avons trouvé une solution unique qui redéfinira également les actions en tant que classe d’actifs”, écrit-il.
Le distributeur en ligne Linxea a annoncé ce 4 avril le lancement du nouveau contrat d’assurance vie Linxea Avenir 2. L’offre de placement est composée de deux fonds euros de Suravenir, Suravenir Opportunités 2 et Suravenir Rendement 2, et propose des formules de gestion libre et de gestion pilotée. La liste de véhicules disponibles comptera un peu plus de 250 fonds labellisés (ISR, Relance, Towards Sustainability, ESG Lux Flag, Finansol ou Greenfin).
Des mesures drastiques doivent immédiatement être prises pour parvenir à limiter à 1,5 degré le réchauffement planétaire par rapport aux niveaux préindustriels, déclare le Groupe d’experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) dans un rapport publié lundi. Parmi les pistes proposées, le Giec recommande notamment de réduire considérablement l’utilisation des carburants fossiles, de planter des forêts ou encore de réduire la consommation de viande. Pour l’organisme, l’objectif de limiter à 1,5° Celsius le réchauffement planétaire échouera très probablement et la hausse des températures atteindra autour de 3,2 degrés d’ici la fin du siècle. Selon le Giec, seules des diminutions spectaculaires et immédiates des émissions pourront infléchir le cours des choses et il faudrait que ces réductions concernent tous les secteurs, de l’agriculture aux transports, en passant par l'énergie et le bâtiment.
L’Union européenne a annoncé lundi élargir l’accès aux Bourses et aux chambres de compensation américaines pour les investisseurs opérant au sein du bloc. Alors que la fin de l'équivalence accordée aux établissements britanniques est programmée pour 2025. La Commission européenne a précisé qu’un certain nombre d’opérations aux Etats-Unis qui se négocient sur les marchés de produits dérivés et sont supervisées par la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme boursier américain, étaient désormais accessibles depuis l’Union européenne. L’exécutif européen a également élargi l’accès pour les investisseurs du bloc aux chambres de compensation américaines. Celles-ci interviennent comme intermédiaires entre vendeurs et acheteurs sur les marchés afin d’assurer la bonne exécution des transactions même en cas de défaut de l’une des parties. Cela permettra à ces investisseurs d’accéder notamment à des titres adossés à des prêts immobiliers.
L’Espagne prévoit d’investir 11 milliards d’euros pour développer des puces et des semi-conducteurs, afin de moderniser son économie trop dépendante du tourisme. Le Premier ministre Pedro Sanchez a indiqué lundi, sans donner plus de détails, que le projet serait bientôt approuvé par son cabinet. Les puces sont essentielles pour l’industrie automobile espagnole, qui est le deuxième plus grand constructeur d’Europe, représentant environ 10% du produit intérieur brut du pays. De son côté, avec son Chips Act de 45 milliards d’euros, la Commission européenne a libéré des fonds publics le mois dernier pour produire des puces en Europe.
La société de gestion singapourienne Fullerton Fund Management vient d’annoncer la promotion de Ken Goh, jusqu’ici directeur des investissements adjoint et directeur des actions, au rang de directeur des nvestissements à partir du 1er avril.Il sera rattaché à Jenny Sofian, directrice générale de Fullerton. Au sein de son nouveau poste, Ken Goh sera chargé de diriger l’équipe d’investissement ainsi que de superviser des portefeuilles sur toutes les classes d’actifs. Il remplacera Patrick Yeo, qui partira en septembre, après avoir travaillé 17 ans chez Fullerton. Ken Goh est arrivé chez Fullerton Fund Management en 2017 comme directeur des investissements adjoint et directeur des actions. Auparavant, il a occupé le poste de directeur des investissements chez CIMB-Principal Asset Management Company, APS Asset Management et Allianz Dresdner Asset Management. Il a également travaillé comme gérant chez GIC. Fullerton Fund Management est épaulé par Temasek, la société d’investissement détenue par le gouvernement singapourien.
La Direction générale pour la stabilité financière (DG FISMA) de la Commission européenne vient de lancer ce 4 avril une consultation publique axée sur le marché des notations ESG en Europe. Elle est ouverte jusqu’au 6 juin 2022, et doit permettre à la Commission de comprendre le fonctionnement du marché des notations ESG en Europe, ses insuffisances potentielles, trouver les défauts liés à la considération des critères de durabilité dans les notations du crédit ainsi que sur les disclosures faites par l’agences de notation du crédit. La divergence des notations ESG entre différents fournisseurs a été repérée par la Commission européenne lors d’une étude sur les notations liées à la durabilité publiée en janvier 2021. Ce rapport a également souligné plusieurs autres défauts, dont un manque de transparence par rapport aux méthodologies, des conflits d’intérêts potentiels ainsi que la présence de biais et une basse corrélation entre les notations ESG des différents fournisseurs. Tous ces défauts ainsi que l’importance aujourd’hui des notations ESG au sein des processus d’investissement responsable ont motivé les régulateurs comme l’Esma (l’Autorité européenne des marchés financiers) à demander une supervision des agences de notations ESG, actuellement non-règlementées. Les réponses des acteurs du marché à cette consultation de la Commission européenne alimenteront une analyse d’impact qui évaluera la nécessité d’une éventuelle initiative politique sur les notations ESG ainsi que sur les facteurs de durabilité dans les notations de crédit.
Martin Engdal, le responsable du développement de la plate-forme Aladdin de BlackRock en Europe du Nord, quitte le groupe américain après un an à ce poste, rapporte AMWatch. Il rejoint la fintech ScalingFunds où il sera directeur des opérations. ScalingFunds est une plate-forme pour les fonds alternatifs. En décembre dernier, la responsable Europe du Nord de BlackRock, Elisabeth Sterner, avait déclaré à AMWatch que la croissance la plus importante pour le groupe en 2021 s’était faite avec Aladdin.
Les fonds d’investissement espagnols ont enregistré des entrées nettes d’un peu plus de 958 millions d’euros en mars 2022, selon les données préliminaires d’Inverco, l’association de la gestion d’actifs en Espagne. Sur le premier trimestre 2022, les fonds espagnols ont collecté 1,9 milliard d’euros. La collecte nette de mars a été très nettement tirée par les fonds obligataires qui ont drainé 2,3 milliards d’euros le mois dernier, loin devant les monétaires (113 millions d’euros), la gestion passive (63 millions), les fonds de performance absolue (42 millions) et les fonds actions espagnoles (8,6 millions). Les investisseurs espagnols sont en revanche sortis des fonds globaux et actions internationales à hauteur respectivement de 513 et 508 millions d’euros. En outre, des sorties nettes de 308 et 156,2 millions d’euros ont été observées sur les fonds obligataires mixtes et fonds actions mixtes. Les fonds garantis ont, eux, subi des sorties de 109 millions d’euros. Les encours des fonds espagnols s'élevaient à 309;2 milliards d’euros fin mars, en baisse de 2,7% depuis le début de l’année.
Tabula Investment Management, fournisseur d’ETF obligataires, a recruté Woon Kim pour renforcer son développement au Royaume-Uni. L’intéressé vient de WisdomTree Investments Europe, où il couvrait les clients britanniques. Avant cela, il a passé sept ans chez Jupiter Asset Management, où il s’occupait du marché wholesale au Royaume-Uni.
Carmignac a promu Jens-Daniel Hauske responsable pays pour la Suisse. L’intéressé, qui était jusqu'à présent directeur business développement, succède à Marco Fiorini. Il sera désormais en charge du développement commercial, du positionnement stratégique de Carmignac et de l’animation de l'équipe commerciale en Suisse. L’équipe est en parallèle renforcée par l’arrivée de Christoph Steiger en tant que directeur business développement, en charge de la distribution auprès des institutions financières en Suisse et au Liechtenstein, notamment les banques, les family-offices et les gestionnaires d’actifs externes. Jens-Daniel Hauske a rejoint Carmignac en 2016 après avoir été senior relationship manager chez Allianz Global Investors et responsable de l’activité suisse de Cominvest Asset Management. Christoph Steiger a préalablement travaillé chez Daura AG, Crypto Fund AG ainsi que chez Vontobel, SAM Sustainable Asset Management et au Crédit Suisse.
L’Espagne prévoit d’investir 11 milliards d’euros pour développer des puces et des semi-conducteurs, afin de moderniser son économie trop dépendante du tourisme.
L’Union européenne a annoncé lundi élargir l’accès aux Bourses et aux chambres de compensation américaines pour les investisseurs opérant au sein du bloc. Alors que la fin de l'équivalence accordée aux établissements britanniques est programmée pour 2025.
En amont de sa future assemblée générale des actionnaires qui se tiendra à distance le 29 avril prochain et ne permettra pas d'échanges avec ces derniers, Credit Suisse a publié ses réponses écrites à certaines questions envoyées par la fondation Ethos et d’autres investisseurs à propos des fonds «supply chain» de Greensill dans lequel le groupe avait 10 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients, avant que celui-ci ne soit liquidé en 2021. On y apprend notamment que 1.200 investisseurs étaient investis dans ces fonds au nombre de quatre et pour lesquelles les procédures judiciaires pourraient prendre jusqu'à cinq ans: ▪ Credit Suisse (Lux) Supply Chain Finance FundEncours au 25.02.2020: 7,25 milliards de dollars▪ Credit Suisse Nova (Lux) Supply Chain Finance High Income FundEncours au 25.02.2020: 1,83 milliard de dollars▪ Credit Suisse Supply Chain Finance Investment Grade FundEncours au 25.02.2020: 0,67 milliard de dollars▪ Credit Suisse Nova (Lux) Supply Chain Finance Investment Grade FundEncours au 25.02.2020: 0,26 milliard de dollars Environ 12% des encours des fonds étaient au 25.02.2021 gérés par le groupe dans le cadre de mandats discrétionnaires. Le groupe explique que ces fonds SCF (Supply Chain Finance) ont obtenu la quasi-totalité des notes dans lesquels ils ont investi par l’intermédiaire de Greensill Capital UK. Greensill était considérée comme la principale société de titrisation de créances commerciales à l'époque. Greensill a continuellement acquis des créances et les a titrisées en notes qu’elle a placés auprès de diverses banques, d’investisseurs institutionnels et de fonds. Le processus de titrisation était structuré de manière à ce que les notes comportent toujours des créances sur des tiers - les fonds SCF et, en fin de compte, leurs investisseurs ne supportaient donc aucun «risque de crédit Greensill», mais investissaient dans des créances sur des tiers garanties par des créances commerciales. Dans le cadre de la titrisation, Greensill a également pris des dispositions pour que les créances commerciales soient assurées en vertu d’une police d’assurance-crédit qu’elle avait avec Tokio Marine et d’autres assureurs, si les acheteurs le demandent. Le 23 février 2021, Greensill a annoncé de manière inattendue que Tokio Marine n’avait pas renouvelé sa police d’assurance-crédit et que Greensill n'était donc plus en mesure d’assurer de nouvelles notes. L’expiration de la police d’assurance n’a pas affecté les notes qui avaient été émis avec une couverture d’assurance jusqu'à ce moment-là. Cependant, sans couverture d’assurance, il était impossible pour Greensill de poursuivre ses activités, car la majorité des notes avaient été vendus avec une couverture d’assurance, explique Credit Suisse. Greensill a donc cessé ses activités à la fin du mois de février 2021. Cela a d’abord contraint les fonds SCF à cesser d'émettre et de racheter des parts de fonds, puis à lancer la liquidation, car ils ne pouvaient plus acheter de nouveaux notes, mais seulement liquider ceux qu’il avait précédemment achetés et payer leurs investisseurs en conséquence. Au cours de la liquidation, il est apparu que certains des débiteurs n'étaient pas en mesure de payer les créances sous-jacentes aux notes à la date d'échéance. Le groupe bancaire indique que sa filiale Credit Suisse Asset Management a pris toutes les mesures nécessaires pour recouvrer les montants en souffrance depuis mars 2021.A ce jour, Credit Suisse a remboursé environ 6,5 milliards de dollars (5,9 milliards d’euros) aux souscripteurs des fonds Greensill sur un total de 10 milliards. Dans certains cas, cependant, le refinancement ou la vente d’actifs ne sont pas encore possibles. Pour d’autres entreprises, des plans de paiement doivent être élaborés et des compromis financiers doivent être conclus ou des garanties exigées. CSAM a également signalé les défauts de paiement à son assureur-crédit et déposé les demandes correspondantes. On s’attend à ce qu’un procès soit nécessaire pour faire valoir les droits des débiteurs individuels et des compagnies d’assurance, ce qui pourrait prendre environ cinq ans, indique la lettre. L’intégralité de la réponse peut être lue en cliquant ici.
La sortie du marché suisse aura coûté cher à Quintet. La banque privée luxembourgeoise a présenté ce vendredi un résultat net annuel négatif de 110 millions d’euros, malgré une hausse de 3% de ses revenus, à 461 millions d’euros. La faute à un élément exceptionnel de -70 millions d’euros résultant de la liquidation prochaine de sa filiale suisse, issue du rachat de Bank am Bellevue à l'été 2019. Le résultat opérationnel du groupe s’améliore toutefois, passant de -17,2 millions à -5,9 millions d’euros. Les encours sous gestion ont augmenté de 14% à 96,6 milliards d’euros, dont 11,7 milliards sur le durable (+98%). Les frais et commissions sont en progression de 11% à 348 millions d’euros.
Les investisseurs d’un fonds dette émergente de BlackRock qui suit un indice ESG de JPMorgan ont perdu 4,74 % depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, contre une perte de 3,78 % pour les investisseurs d’un fonds émergent traditionnel, rapporte le WSJ, citant des données de S&P Capital IQ. Le fonds ESG a sous-performé en raison de son exposition relativement importante aux obligations russes et ukrainiennes. L’indice dette émergente ESG de JPMorgan avait 3,2 % de son panier dans des obligations russes et 2,1 % en Ukraine en février. Son indice obligataire traditionnel était investi à hauteur de 2,7 % en Russie et 1,8 % en Ukraine. Les deux pays sont connus pour leur corruption et leur faible gouvernance, note le WSJ.
SoftBank a liquidé presque toutes les positions de son hedge fund interne SB Northstar après avoir subi des pertes entre 6 et 7 milliards de dollars au sein du pôle à l’origine des transactions de «la baleine du Nasdaq», rapporte le FT. L’avenir de l’aventureux département de trading du conglomérat japonais était incertain depuis novembre, lorsque le fondateur de SoftBank, Masayoshi Son, a déclaré aux investisseurs: «la société appelée SB Northstar… est proche de la fin». Akshay Naheta, l’ancien trader de Deutsche Bank basé à Abu Dhabi, qui gérait le pôle, a quitté SoftBank jeudi, selon une source proche du dossier. Des documents réglementaires montrent que SB Management – le gestionnaire de Northstar – détenait un peu plus d’un milliard de dollars d’actions cotées aux Etats-Unis fin 2021, contre 17 milliards un an plus tôt.
Amundi RE Italia SGR, la société de gestion immobilière italienne du groupe Amundi, a lancé le 1er avril le fonds Salute Italia, spécialisé dans les résidences de santé localisées en Italie, indique un communiqué diffusé en Italie. Le fonds a été souscrit par cinq investisseurs institutionnels français, dont Icade, société immobilière spécialisée dans les bureaux et les établissements de santé. Ce fonds est réservé aux investisseurs professionnels. Amundi RE Italia SGR gérait jusqu’à présent trois fonds réservés aux professionnels: Nexus 1, Nexus 2 et Nexus 3. Nexus 1, qui cible l’acquisition de biens immobiliers localisés en Italie avec un style de gestion «core», est ouvert aux nouveaux investisseurs. La société est en phase de «pre-marketing» de Nexus 4, un nouveau fonds immobilier de droit italien réservé aux investisseurs professionnels, avec une stratégie «core» paneuropéenne. Ce fonds sera géré conjointement par les équipes de Milan, Luxembourg et Paris. «Ces deux initiatives devraient conduire dans un délai raisonnablement court à une croissance des actifs sous gestion estimée à environ 350 millions d’euros et confirmer notre intention stratégique de nous présenter à la communauté des investisseurs institutionnels de notre pays comme un partenaire expert et de référence dans le monde immobilier italien», a commenté l’administrateur délégué d’Amundi RE Italia SGR, Giovanni Di Corato.
Triodos Investment Management a lancé le 31 mars un fonds visant à améliorer la prospérité des enfants dans le monde, Triodos SICAV I - Triodos Future Generations Fund. Le fonds thématique, qui démarre avec 28 millions d’euros, investit dans des entreprises dans le monde entier qui contribuent à répondre aux besoins fondamentaux des enfants, ainsi qu'à leur développement, et à les aider à atteindre leur plein potentiel en tant qu’adultes, indique un communiqué. Cinq thèmes d’impact ont été identifiés: santé et bien-être, éducation, égalité des chances, accès aux services de base et sécurité. Géré activement par Sjoerd Rozing, le fonds est investi dans 30 à 40 sociétés réparties dans différents secteurs, régions et tailles d’entreprises. Le fonds fait partie du programme Impact Equities & Bonds de Triodos Investment Management Triodos IM fera don de l’équivalent de 0,1 % de la valeur liquidative du fonds par an à l’Unicef pour soutenir des programmes tels que Building bricks for the future. Ce projet répond à deux défis majeurs en Côte d’Ivoire, en Afrique : la gestion des déchets et l'éducation. De plus, au-delà de la gestion de fonds, Triodos IM travaillera avec l’Unicef pour donner plus de voix aux enfants et renforcer leurs droits dans le secteur de la gestion des actifs, s’appuyant sur l’outil de l’Unicef pour les investisseurs sur l’intégration des droits de l’enfant dans l'évaluation ESG (environnement, social, gouvernance). Ce fonds ouvert se destine aux investisseurs professionnels et aux particuliers.
Morningstar a abaissé sa note de l’ETF vedette de Cathie Wood, l’Ark Disruptive Innovation ARKK, de «neutre» à «négative», estimant que la stratégie est devenue «plus vulnérable à des pertes importantes». Dans une étude très critique, l’agence de notation fustige le modèle d’Ark Investment Management centré autour de sa fondatrice. «Depuis son ascension météorique en 2020, la stratégie est l’un des fonds vendus aux Etats-Unis les moins performants, étant donné que les valeurs de croissance agressive qu’elle détenait ont chuté», écrit l’agence. L’ETF, lancé en 2014, affiche une perte de 45,5 % sur les douze mois à fin février 2022, bien supérieure au déclin du fonds moyen de la catégorie technologie de Morningstar (-7,9 %) à la baisse de l’indice Russel Midcap Growth (- 4,3 %). Ses encours à fin décembre étaient à 16 milliards de dollars, alors qu’il dépassait les 20 milliards début 2021. L’ETF avait connu une performance exceptionnelle de plus de 150 % en 2020 grâce notamment à son pari sur Tesla. Depuis, Cathie Wood a doublé son approche «périlleuse», s’étonne Morningstar. Et ce, «dans l’espoir d’une répétition de 2020, année où les valeurs de croissance très volatiles avaient le vent en poupe». Elle a augmenté le risque du portefeuille en réduisant le nombre d’actions à 35 contre 60 il y a moins d’un an – amplifiant ainsi le risque spécifique à chaque titre – et en augmentant son exposition totale aux sociétés dont Ark IM est un actionnaire important. «La stratégie est de fait devenue moins liquide et plus vulnérable à des pertes importantes», constate Morningstar. «Incapacité de la société à retenir les talents» L’agence note que les différents ETF de Cathie Wood investissent souvent sur les mêmes entreprises. Or, de par leur nature, ils ne peuvent pas être fermés à de nouveaux investisseurs - une option que les fonds traditionnels peuvent activer pour préserver leur liquidité et leur univers d’investissement. L’entreprise n’a pas non plus d’équipes chargées de la gestion des risques. «Le fait que Mme Wood se fie à son instinct pour construire le portefeuille est un handicap» estime Morningstar. Pourtant, la fondatrice de la société âgée de 66 ans, est «indispensable en tant que seule gérante de portefeuille de la société». Le directeur de la recherche, Brett Winton, lui succéderait si besoin, mais il n’a aucune expérience de la gestion, regrette Morningstar. «L’incapacité de la société à développer et à retenir les talents exacerbe le risque lié à la personne clé. Bon nombre de ses analystes sont partis et la plupart des neuf analystes restants n’ont pas une grande expérience du secteur». Selon l’agence, Cathie Wood a laissé entendre que la gestion du risque ne relève pas d’elle mais de ceux qui investissent dans les fonds d’Ark. «Il est difficile de comprendre pourquoi il en est ainsi. Ark pourrait faire plus pour éviter de graves pertes, et sa négligence en la matière a nui à de nombreux investisseurs ces derniers temps. Elle pourrait en blesser davantage à l’avenir», prévient Morningstar.
China CITIC Bank International vient d’annoncer la conclusion d’un partenariat avec Cachet Asset Management, afin d’améliorer la plateforme d’allocation d’actifs au sein de la banque privée. Cachet AM sera la première société de gestion externe de la banque chinoise. Au sein de ce rôle, Cachet AM sera chargé de la gestion des actifs de la clientèle via une délégation de pouvoir (power of attorney), pour assurer des conseils d’investissement sur mesure pour des clients fortunés. A travers ce partenariat, la banque chinoise souhaite élargir sa gamme de produits afin d’attirer davantage des clients fortunés à Hong Kong, au Taiwan, en Chine et à Macao.
H2O AM ne déroge pas à sa réputation. Après avoir vécu d’importantes chutes de valorisation des fonds consécutives à la guerre en Ukraine (-46,7% de drawdown en 18 séances pour Multistrategies), et des rebonds tout aussi spectaculaires (+43% entre le 7 et le 30 mars pour le même fonds), l'équipe de Bruno Crastes a décider de remettre un peu de carburant russe dans le moteur de performance. La société de gestion a ainsi annoncé ce 31 mars avoir acheté récemment de la dette russe listée en-dehors de Russie, afin de profiter de la forte décote de ces titres. «Les sanctions continuent d’affecter la libre formation des prix des actifs russes [mais] la liquidité de ces actifs s’améliore sur les marchés internationaux», note H2O AM dans un communiqué. Avec des obligations valorisées sur ces marchés offshores entre 3% et 8% du pair, la société y voit un profil asymétrique de gain sans impact sur la liquidité, semblable à des options. Ces achats ne concerneraient, selon nos informations, que les stratégies global macro, et ne représenteraient que quelques millions d’euros par fonds. Cela a tout de même permis de rehausser quelque peu l’exposition globale de la société aux actifs russes, composée de devise et de dette locale. «L’exposition longue sur le rouble et la dette russe de nos fonds au 29.3.2022 est inférieure à l’entrée de crise et l’exposition longue sur le rouble de nos fonds au 29.3.2022 est inférieure à 7,4% de leur exposition brute globale aux devises», précise toutefois H2O AM.
BNP Paribas Asset Management (BNPP AM) a annoncé ce 1er avril la finalisation de l’acquisition de sa participation majoritaire dans la société de gestion néerlandaise Dynamic Credit Group, annoncée en septembre dernier La société gère 9 milliards d’euros de prêtshypothécaires néerlandais et cette acquisitionporterale total desactifs sous gestion du pôle Dette privée & Actifs Réels de BNP Paribas à plus de 20 milliards d’euros. « La conclusion de cette opération marque une étape importante dans le développement de notre plateforme de dette privée. Elle ajoute une compétence innovante et bien établie dans l’origination, la gestion et le service de portefeuilles de prêts granulaires, en particulier dans le domaine des prêts hypothécaires. Nous nous réjouissons d’intégrer Dynamic Credit Group au sein de nos équipes et ainsi enrichir davantage nos discussions avec les investisseurs autour de la dette privée», a déclaré David Bouchoucha, responsable Dette privée & Actifs Réels chez BNPP AM.
Arkéa REIM, une nouvelle société de gestion d’actifs immobiliers affiliée à Arkéa Investment Services, a annoncé ce 1er avril avoir obtenu son agrément AMF. La société compte commercialiser ses premiers fonds dès ce trimestre. Les stratégies couvriront «quatre grandes transitions auxquelles l’immobilier doit faire face : sociétale, économique, technologique et environnementale», indique un communiqué. La direction a été confiée en septembre dernier à Yann Videcoq, ancien directeur du fund management de Perial Asset Management, et à Camille Hurel, ex-general counsel de DTZ Investors France.