UBS Global Wealth Management vient de recruter Michelle Shi au rang de directrice des investissements pour les solutions alternatives en Asie-Pacifique, au sein de la division de la gestion d’investissement mondial. Au sein de son nouveau poste, elle sera chargée de la supervision de l’équipe de la gestion alternative dans cette région ainsi que de diriger les investissements dans cette classe d’actif. Elle dirigera également des équipes de spécialistes d’investissement ainsi que des responsables produits pour les marchés privés et hedge funds. Basée à Hong Kong, elle sera rattachée à Johannes Roth, directeur adjoint de la gestion des actifs alternatifs mondiaux depuis Zurich. Au niveau régional, elle sera rattachée à Monica Chatterjee, directrice adjointe des investissements pour la gestion d’investissement mondial en Asie Pacifique et Adrian Zuercher, directeur mondial d’allocation d’actifs et directeur adjoint de la gestion d’investissement mondiale dans cette région. Michelle Shi était directrice de capital-investissement international chez GE Asset Management depuis 2012, avant de l’acquisition de cette entité par State Street Global Advisors (SSGA) en 2016. Après le rachat, elle travaillait comme directrice de capital-investissement en Asie chez SSGA. Auparavant, elle a été directrice d’investissement chez ADM Capital pendant sept ans. Elle a également travaillé comme directrice chez Quam Capital Limited. Au début de sa carrière, elle a été associée en finance d’entreprise chez nTan Corporate Advisory et Arthur Andersen.
BlackRock a dominé la collecte de fonds en Europe au premier trimestre, en ayant drainé 9 milliards d’euros, selon les dernières statistiques de Refinitiv. Et ce, au cours d’un début d’année compliqué où les fonds ont été en décollecte de 88,6 milliards d’euros. Le géant américain est suivi par UBS (+7,2 milliards d’euros), Vanguard (+4,8 milliards), Lumyna (+4,7 milliards) et Invesco (+4,3 milliards). BlackRock a réalisé la totalité de sa collecte sur des ETF. Ils ont attiré 16,3 milliards d’euros, tandis que ses fonds traditionnels voyaient sortir 7,3 milliards d’euros. La situation est inversée pour UBS, qui a attiré 8,2 milliards d’euros sur ses fonds traditionnels et a subi des rachats de 1 milliard d’euros sur ses ETF. Pour Refinitiv, ces destins opposés entre BlackRock et UBS montrent la différence entre un gestionnaire indépendant et une filiale de banque. En effet, «les ventes d’ETF UBS semblent avoir été influencées par les décisions d’allocation d’actifs de l’activité gestion de fortune de la banque», commente Lipper. Par classes d’actifs, UBS a été le meilleur vendeur de fonds obligataires, avec 5,9 milliards d’euros de collecte, devant Invesco (+1,6 milliard), Legal & General (1,4 milliard) et Aviva (1,3 milliard). Sur les fonds actions, c’est BlackRock qui s’illustre avec 21,3 milliards d’euros de collecte, devant Amundi (+7,8 milliards), Vanguard (+2,6 milliards), DWS (+2,1 milliards) et Invesco (+1,9 milliard). Allianz arrive en tête des fonds diversifiés (+4,7 milliards), tandis que Lumyna domine la collecte sur les fonds alternatifs Ucits (+4,2 milliards).
La sociétéde gestion d’actifs privés KKR vient d’annoncer l’achèvement de l’acquisition de Mitsubishi Corp.-UBS Realty Inc (MC-UBSR), la joint-venture dans l’immobilier d’UBS Asset Management et Mitsubishi Corporation. Cette entité, qui sera rebaptisée KJR Management, gère deux fonds immobiliers REIT (Real Estate Investment Trusts). Dénommés Japan Metropolitan Fund Investment Corporation (JMF) et Industrial & Infrastructure Fund Investment Corporation (IIF), ces véhicules sont cotés à la Bourse de Tokyo. KKR a acquis toutes les actions de MC-UBSR depuis l’annonce du rachat en mars dernier. La société de gestion américaine a également racheté des unités de ces deux fonds japonais, auparavant détenu par Mitsubishi Corporation. Cette acquisition n’aura aucun impact sur l’identité, les opérations ainsi que les processus d’investissement de ces deux fonds. KKR va également conserver les 160 salaries de MC-UBSR, qui continueront à travailler pour la nouvelle entité. A la suite d’achèvement de cette transaction, KKR augmentera les encours sous gestion totaux de la division d’immobilier mondial à 54 milliards de dollars. La nouvelle entité KJRM comptait 1 700 milliards de yen japonais d’encours sous gestion. Le fonds JMF comptait 1 200 milliards de yen japonais d’encours sous gestion et il investit dans l’immobilier retail, des bureaux, des hôtels ainsi que d’autres actifs dans des régions urbaines. IIF, qui disposait 400 milliards de yen japonais d’encours sous gestion, investit dans l’immobilier industriel et des projets d’infrastructure japonais.
Le gestionnaire alternatif américain Apollo Global Management vient de recruter Christine Moy pour diriger sa nouvelle unité dédiée à sa stratégie sur les actifs digitaux, relate Bloomberg. L’intéressée travaillait précédemment chez JPMorgan où elle a passé 18 ans. Elle y était notamment responsable de la blockchain, des crypto-actifs ou encore du métavers. Christine Moy a co-fondé Onyx, le département de JPMorgan dédié aux actifs digitaux et à la blockchain.
La société de gestion australienne First Sentier Investors vient d’annoncer la nomination de Hideki Suruga au rang de directeur de la distribution pour le Japon à partir du 6 mai. Basé à Tokyo, il sera également responsable du renforcement de l’engagement et dupartenariat avec l’actionnaire Mitsubishi UFJ Trust and Banking Corporation (Trust Bank). Hideki Suruga arrive de Mitsubishi UFJ Kokusai Asset Management, où il était directeur exécutif ainsi que directeur des produits depuis 2013. Auparavant, il a occupé plusieurs postes au sein de la division des marchés de capitaux et de banques d’investissement comme Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ et Mitsubishi UFJ Securities Group.
Créée en octobre 2020, la succursale française du spécialiste espagnol de la distribution de fonds compte désormais trois nouveaux clients et renforce son équipe commerciale.
Les gestionnaires du Panel Allocation de L'Agefi ne consacrent plus que 45% de leur portefeuille aux actions, contre 51% en début d’année. La poche de cash progresse à 8%.
La Financial Conduct Authority (FCA) a lancé jeudi une consultation concernant de nouvelles règles qui permettront aux sociétés de gestion de cantonner les actifs touchés par la guerre en Ukraine des fonds commercialisés aux particuliers. De nombreux actifs sont devenus illiquides, notamment ceux basés en Russie ou en Ukraine. En conséquence, les sociétés de gestion ne peuvent plus valoriser les fonds qui détiennent de tels actifs en portefeuille. Lorsque ces investissements représentaient une part important des portefeuilles, les fonds ont été suspendus. «Nous voulons que ces fonds fonctionnent de manière équitable et efficace dans l’intérêt de tous les investisseurs. Nous proposons donc d’autoriser les sociétés de gestion à utiliser des side pockets pour détenir les investissements concernés», écrit le régulateur britannique. La consultation est ouverte jusqu’au 16 mai.
Cette semaine, les actions ont moins decollecté grâce à un engouement pour les ETF (trackers). Pour la première fois depuis le début de l'année, les fonds or ont enregistré un flux négatif.
Le PDG de Berkshire Hathaway, Warren Buffett, a annoncé samedi que la société d’investissement américaine était entrée à hauteur de 9,5% au capital d’Activision Blizzard, une prise de participation majoritairement acquise après l’annonce en janvier par Microsoft du rachat de l'éditeur de jeux vidéo pour la somme record de 68,7 milliards de dollars (59,5 milliards d’euros). La prise de participation de Berkshire Hathaway dans l'éditeur des franchises «Call of Duty», «Overwatch» ou «Candy Crush» équivaut à 5,6 milliards de dollars. L’homme d’affaires de 91 ans a dévoilé cet investissement lors de l’assemblée générale de Berkshire Hathaway, qui se tenait pour la première fois en présentiel depuis 2019 à Omaha, dans le Nebraska. La Federal Trade Commission (FTC), agence publique américaine chargée du contrôle des pratiques commerciales anticoncurrentielles, doit examiner la validité de l’acquisition d’Activision Blizzard par le groupe fondé par Bill Gates.
Créée en octobre 2020, la succursale française du spécialiste espagnol de la distribution de fonds compte désormais trois nouveaux clients et renforce son équipe commerciale.
Les investisseurs sont désormais attentistes. Les flux de collecte se sont massivement dirigés cette semaine sur les fonds monétaires, qui ont reçu 60 milliards de dollars nets (57 milliards d’euros), selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les fonds actions et obligataires ont, pour leur part, enregistré une décollecte, de respectivement 1,2 milliard et 6,7 milliards de dollars. Les fonds or, qui engrangeaient des souscriptions sans discontinuité depuis le début de l’année, ont eux aussi dû cette fois-ci retourner de l’argent aux porteurs de parts, à hauteur de 0,6 milliard de dollars. La petite décollecte des fonds actions tranche avec les -17,5 milliards de la semaine précédente. Elle est alimentée par les retraits sur les fonds communs de placements traditionnels (-12,1 milliards de dollars), tandis que les fonds indiciels cotés (ETF, exchange-traded funds) ont reçu 11 milliards de dollars. Par zone géographique, les mouvements se situent surtout sur les fonds d’actions européennes (-3,4 milliards de dollars) et d’actions émergentes (+3,8 milliards). Les fonds d’actions américaines et japonaises ont inscrit une petite décollecte hebdomadaire de -0,3 milliard chacun. Parmi les stratégies actions américaines, les flux se sont portés vers les grandes capitalisations (+4,5 milliards) et le style value (+2,2 milliards). A l’inverse, les investisseurs se sont retirés des fonds sur les valeurs financières (-1,2 milliard de dollars), de style croissance (-2 milliards) et de petites capitalisations (-2,5 milliards). Dans l’obligataire, l’amplitude de la décollecte est légèrement plus faible que la semaine précédente, durant laquelle les retraits s'étaient élevés à -8,7 milliards de dollars. Les tendances en matière de choix de placements, en cours depuis le début de l’année, se poursuivent sur les différents segments, avec des retraits sur le crédit, et de la collecte sur le souverain. Les fonds de titres d’entreprises investment grade ont décollecté 4,7 milliards de dollars, ceux de titres high yield (haut rendement) 1,7 milliard et ceux de titres émergents de 4 milliards. Les fonds de dettes souveraines ont reçu 3,3 milliards de dollars nets, surtout sur le segment non-indexé à l’inflation (+3,9 milliards).
Cette semaine, les actions ont moins decollecté grâce à un engouement pour les ETF (trackers). Pour la première fois depuis le début de l'année, les fonds or ont enregistré un flux négatif.
La Financial Conduct Authority du Royaume-Uni a lancé jeudi une consultation concernant de nouvelles règles qui permettront aux sociétés de gestion de de cantonner les actifs touchés par la guerre en Ukraine des fonds commercialisés aux particuliers.
Après plusieurs mois de silence depuis son départ de Pictet, Boris Collardi refait surface chez EFG International. L’homme d’affaires doit acquérir environ 3,6 % des actions de l’établissement zurichois à Spiro J. Latsis. Parallèlement, Boris Collardi va rejoindre le conseil d’administration du groupe. Le groupe suisse prévoit de convier prochainement ses actionnaires à une assemblée générale extraordinaire pour entériner ces changements. Cette annonce a été faite lors de la publication d’une mise à jour des résultats trimestriels d’EFG International en vue de l’assemblée générale qui se tient vendredi. Boris Collardi avait quitté Pictet en septembre 2021. Un départ qui était intervenu trois ans seulement après son arrivée en tant qu’associé, dans un contexte tendu. Avant cela, l’homme d’affaires avait dirigé Julius Bär pendant de nombreuses années. Lors de cette communication, EFG a aussi fait état d’une baisse de ses encours sous gestion à 166,7 milliards de francs suisses à fin mars, contre 172 milliards de francs fin 2021. Ce déclin s’explique par un effet marché négatif (6,9 milliards de suisses), partiellement compensé par une collecte positive. EFG souligne n’avoir aucune présence en Russie, Biélorussie ou Ukraine. Ses clients russes domiciliés en Russie ne représentent que 2 % des encours sous gestion totaux, ajoute la société, qui n’accepte plus de nouvelles affaires. Les titres russes constituent moins de 0,1% des actifs sous gestion.
Le groupe Aéma, qui coiffe la Macif, Aésio Mutuelle et Abeille Assurances, planche depuis plusieurs semaines sur un projet de réorganisation interne baptisé «Paname» et qui consisterait à rapprocher OFI Asset Management et la filiale de gestion de l’ancien Aviva France qui a rejoint le groupe l’an dernier. OFI AM est actuellement détenue à 60,93% par Macif SAM et 25,8% par la Matmut. Abeille Asset Management de l’autre côté, correspond à l’ex-Aviva Investors France, Aviva France ayant repris son ancien nom d’Abeille Assurances lors de son rachat par le groupe français. «Le projet, impulsé par Macif qui y a vu une réelle opportunité, est plutôt bien avancé et pourrait être finalisé d’ici la fin de l’année 2022 en l’absence d’obstacles», confie une source interne à L’Argus.
AMP Limited vient d’annoncer ce 28 avril la vente à la découpe de sa filiale Collimate Capital (précédemment AMP Capital) à deux acquéreurs. Les activités d’investissement en actions dans les infrastructures internationales ont été cédées à DigitalBridge, une société d’investissement d’infrastructure digitale américaine, pour 699 millions de dollars australiens (475 millions d’euros). Celles d’immobilier et d’investissement en actions sur les infrastructures domestiques ont, elles, été vendues à son compatriote Dexus Funds Management pour 250 millions de dollars australiens. Le premier deal, avec DigitalBridge, va être payé en cash à hauteur de 462 millions de dollars, 57 millions provenant des commissions de portage et de performance futures retenues, tandis que près de 180 millions de dollars pourront s’ajouter en fonction des levées de fonds futures. Cette première division compte 9 milliards de dollars australien d’encours. La vente inclus la plateforme de gestion dont la gamme de fonds Global Infrastructure Fund. La majeure partie des salariés sera transférée. Concernant la seconde transaction, Dexus va acquérir les actifs existants (180 millions de dollars australiens) et engagés (270 millions de dollars australiens), pour un montant de 450 millions de dollars australiens en espèces, sous réserve de discussion avec les investisseurs des fonds.
Nordea Asset Management a subi des rachats nets de 3,4 milliards d’euros au premier trimestre 2022. «L’accroissement des incertitudes liées à la guerre en Ukraine et aux inquiétudes macroéconomiques a pesé sur le cours des actions et eu un impact sur les flux nets en gestion d’actifs», commente la banque dans ses résultats trimestriels publiés jeudi 28 avril. En 2021, le métier gestion d’actifs de Nordea avait affiché une collecte positive sur l’ensemble des quatre trimestres, pour un total de 9,5 milliards d’euros. La décollecte de ce début 2022 a été aussi bien le fait de clients internes (1,3 milliard d’euros) que de clients externes (3,4 milliards d’euros). Nordea note que cela inclut un retrait de 1,6 milliard d’euros lié à la cession de Nordea Life & Pensions Denmark en 2018. De plus, la décollecte des clients internes vient principalement du paiement saisonnier de dividendes, selon la banque. Dans ce contexte, les encours de la gestion d’actifs de Nordea ont reculé de 7 % sur trois mois à 273 milliards d’euros. Sur ce total, 148,2 milliards d’euros sont gérés pour des clients internes à la banque et 124,8 milliards pour des clients externes. Parallèlement, 175,2 milliards d’euros sont des actifs ESG. Les discussions autour de l’investissement responsable ont changé Dans un entretien réalisé avant la publication des résultats trimestriels, Christophe Girondel, responsable de la distribution au niveau mondial de Nordea AM, reconnaissait que l’ambiance avait changé en ce début d’année chez les investisseurs. « Les discussions autour de l’investissement responsable ont un peu changé suite à la guerre en Ukraine. Les préoccupations des clients notamment en distribution autour du rendement et du fait que si vous avez un portefeuille conservateur vous perdez pas mal d’argent, car vous avez beaucoup d’obligations… Les distributeurs s’intéressent plus à cela qu’à l’ESGactuellement», admet-il. Cela étant, Nordea indique dans ses résultats avoir signé deux gros mandats avec des investisseurs institutionnels en Asie et aux Etats-Unis pour des stratégies ESG. Et cela n’a pas empêché la société de lancer tout dernièrement une troisième stratégie climat. Cela va notamment lui permettre de capter de nouveaux clients alors que son fonds phare sur le sujet est fermé depuis février 2021. « Lors de la gestionde notrefondsfocalisé sur les sociétés offrant dessolutionsà la problématique du Climat, l’équipede gestiona découvert que les clients dessociétésfournisseurs de solutions pouvaient être de bonnes cibles d’investissement. Mais évidemment,ces sociétés n’étaient pas éligibles à notre produit existant, car il n’y avait pas cette ambitiond’engagement. C’est uneidée connexe à la gestion qui nous donne unenouvelleopportunité d’investissement », explique Christophe Girondel. Interrogé sur l’offre, Christophe Girondel indique disposer aujourd’hui de l’ensemble des briques dont il a besoin. « Nous sommes en train de discuter du lancement d’un fonds émergent hors Chine qui serait Stars. Nous avons de la demande de clients qui voudraient gérer l’exposition Chine de manière séparée, car la Chine est trop grosse dans la zone émergente », indique-t-il toutefois. Sur les actifs illiquides, autre domaine en vogue du marché, Nordea a récemment créé une co-entreprise avec un ancien fondateur d’EQT, appelée Trill Impact. Un premier fonds d’impact a été lancé en 2019 et a levé 900 millions d’euros. « Pour chaque société en portefeuille, il y a un programme d’impact négocié au moment de l’investissement », décrit Christophe Girondel. Un autre fonds est en cours de création et pourrait voir le jour prochainement.
Amundi a présenté un résultat net ajusté de 324 millions d’euros au premier trimestre 2022, en hausse de 5% sur un an, selon ses résultats trimestriels publiés ce vendredi. Un signe de «résilience» du modèle du gestionnaire d’actifs du groupe Crédit Agricole dans un contexte de marché «moins favorable», selon sa directrice générale Valérie Baudson, qui s’exprimait à l’occasion de la présentation des résultats à la presse. Amundi affiche des encours sous gestion de 2.021 milliards d’euros à la fin mars 2022, en progression de 15,1% sur un an mais en repli de 2,1% par rapport à fin décembre 2021. La société de gestion a subi un effet de marché et de change négatif de 46,4 milliards d’euros au premier trimestre 2022 tandis que sa collecte nette s’élève à un total de 3,2 milliards d’euros sur la période (contre 65,4 milliards au T4 2021). Cette collecte s’est avérée dynamique sur les stratégies moyen-long terme (+21 milliards d’euros de collecte au T1 22 dont 11 milliards sur les fonds diversifiés)et sur les joint-ventures (+8,4 milliards d’euros) mais a été plombée par des sorties nettes de 26,3 milliards d’euros sur les produits de trésorerie. «Ces rachats sont liés au contexte de taux et se concentrent sur la clientèle des entreprises», a précisé Nicolas Calcoen, directeur général délégué d’Amundi. Valérie Baudson souligne, de son côté, la collecte de 14,1 milliards d’euros sur le segment des clients particuliers, dont 11,9 milliards l’ont été via les distributeurs tiers. Elle a également salué les effets «positifs» de l’intégration de Lyxor Asset Management, acquis auprès de Société Générale fin décembre 2021. Amundi a ainsi collecté 10,6 milliards d’euros en gestion passive au T1 22, portant ses encours dans ce domaine à 309 milliards d’euros fin mars. L’entreprise souligne une collecte de 8,8 milliards d’euros dans les fonds indiciels cotés (ETF) sur le trimestre, faisant de la firme le deuxième collecteur en Europe sur ce segment avec une part de marché sur la collecte de 22%. «Cette excellente dynamique commerciale résulte notamment du renforcement de la gamme liée à l’acquisition de Lyxor. Au total, les encours en ETF s’élèvent à 191 milliards d’euros fin mars 2022»,observe la société de gestion. Concernant l’intégration effective de Lyxor, Valérie Baudson a déclaré que les équipes avaient été rapprochées dès le début du premier trimestre et que les premières migrations informatiques avaient «réussi». Les sanctions contre les ressortissants russes «appliquées dès la première seconde» Les revenus nets de gestion du groupe atteignent 835 millions d’euros, contre 770 millions d’euros au premier trimestre 2021. Ces revenus comprennent les commissions nettes de gestion, qui ont progressé de 16,3% à 766 millions d’euros, et les commissions de surperformance, «en voie de normalisation» selon Nicolas Calcoen, qui ont diminué de 37,3%, à 71 millions d’euros. Selon le consensus réalisé par FactSet, les analystes anticipaient en moyenne un résultat net ajusté de 304 millions d’euros et des revenus de 813 millions d’euros au premier trimestre.Les charges d’exploitation sont quant à elles ressorties à 433 millions d’euros, contre 376 millions d’euros pour la période correspondante de 2021, qui n’incluait pas Lyxor. «Nous sommes conscients que l’environnement économique est moins favorable. Nous restons confiants. Même si le ralentissement de la collecte constaté est tout à fait cohérent avec la situation observée à la fin du premier trimestre, tous nos relais de croissance sont en marcheet devraient nous permettre de traverser cette année sereinement », a commenté la directrice générale d’Amundi. Interrogée sur les actions du gestionnaire relatives au conflit russo-ukrainien, Valérie Baudson a indiqué que les sanctions européennes et internationales visant les ressortissants russes et biélorusses avaient été appliquées «dès la première seconde» et que l’exposition aux actifs russes et ukrainiens d’Amundi représentait 0,01% de ses encours. La firme a dû suspendre cinq fonds, deux dédiés à des clients et trois fonds ouverts qui resteront suspendus tant que leur valorisation ne peut être évaluée correctement. Par ailleurs, elle n’a pas souhaité commenter la rumeur d’un éventuel rapprochement avec la société de gestion italienne Anima, qui compte comme principal actionnaire Banco BPM, banque italienne dont Crédit Agricole a acquis 9,18% du capital le 7 avril dernier. Quant au sujet des crypto-actifs, Valérie Baudson a indiqué qu’Amundi continuait de regarder de près les marchés, notamment la manière dont les banques centrales travaillent sur le sujet, mais n’avait aucun projet de développer des produits liés au bitcoin ou ses équivalents.
Les gestionnaires de fonds d’investissement étrangers ont enregistré une décollecte nette de trois milliards d’euros en Espagne au premier trimestre 2022 selon les estimations de l’association espagnole de la gestion d’actifs Inverco. Leurs encours avoisinaient les 275 milliards d’euros à fin mars 2022, soit une baisse de 12 milliards d’euros par rapport à décembre 2021. BlackRock reste le plus gros gestionnaire de fonds étrangers en Espagne avec 43,7 milliards d’euros d’encours gérés à fin mars devant Amundi et JP Morgan AM qui géraient respectivement 31,7 et 23,9 milliards d’euros d’actifs sous gestion en Espagne. JP Morgan AM a enregistré la meilleure collecte au premier trimestre 2022 à 1,2 milliard d’euros parmi les gestionnaires de fonds étrangers en Espagne, suivi par DWS (1,1 milliard d’euros) et BlackRock (434 millions d’euros). A l’inverse, Morgan Stanley a subi des sorties nettes de plus d’1,1 milliard d’euros. Schroders et Groupama AM ont, quant à eux, décollecté à hauteur de 694 et 617 millions d’euros.
Le gestionnaire d’actifs américain a enregistré des sorties nettes de 5,3 milliards de dollars (5 milliards d’euros) et une perte de 136 milliards de dollars (130 milliards d’euros) d’actifs au premier trimestre 2022 selon ses résultats trimestriels publiés ce jeudi. Rob Sharps, président et directeur général de T. Rowe Price, attribue ces chiffres à un cocktail d’événements négatifs, en l’occurrence un indice S&P 500 qui réalise son plus mauvais trimestre depuis le début de la pandémie, l’invasion russe en Ukraine, le variant Omicron et l’action de la Réserve fédérale américaine vis-à-vis de l’inflation. L’effet de marché est estimé à -130,7 milliards de dollars. T. Rowe Price a décollecté à hauteur de 18,1 milliards de dollars dans ses stratégies actions tandis que la firme a collecté 6,7 milliards de dollars sur les stratégies multi-actifs, 5,3 milliards sur l’obligataire et 0,8 milliard sur les produits alternatifs. Rob Sharps a précisé que les sorties des investisseurs s’étaient concentrées sur les fonds actions internationales et américaines de large capitalisation. Avec cette nouvelle décollecte trimestrielle, la quatrième consécutive, les sorties nettes des produits de T. Rowe Price s'élèvent à 35 milliards de dollars depuis fin mars 2021. Les encours de T. Rowe Price ressortaient à 1.551 milliards de dollars fin mars, en repli de 8,1% par rapport à fin décembre 2021.
Candriam vient de signer un partenariat avec les réseaux de conseillers financiers de la banque italienne Fideuram Intesa Sanpaolo Private Banking que sont Fideuram, Sanpaolo Invest et IW Private Invest. L’accord prévoit la distribution de onze stratégies actives ESG, dont huit sont classées article 9. Parmi les thèmes couverts par ces stratégies figurent la lutte contre le cancer, le recyclage, le changement climatique, la technologie dans les systèmes biologiques ou la mobilité. Ces stratégies représentent un encours de 12 milliards d’euros.
KKR a annoncé jeudi qu’il comptait prendre le contrôle en deux étapes de Hitachi Transport System (HTS), l’un des principaux prestataires logistiques au Japon. Le groupe américain de private equity va d’abord racheter pour 222 milliards de yens (1,6 milliard d’euros) la part d’environ 40% que le conglomérat Hitachi détient dans HTS, société cotée séparément à Tokyo. KKR compte ensuite lancer d’ici à fin septembre 2022 une offre publique d’achat sur les 60% restants de HTS. Au total, il déboursera environ 671 milliards de yens (4,9 milliards d’euros) pour prendre 90% du capital de la société, Hitachi prévoyant de réinvestir pour conserver une participation de 10%. Le conglomérat nippon prévoit un gain exceptionnel de 210 milliards de yens grâce à la cession de ses actions HTS sur son exercice à fin mars 2023 et table sur un gain supplémentaire de 140 milliards de yens lié à d’autres cessions d’actifs.
La société de capital investissement régional iXO Private Equity a annoncé ce 28 avril le recrutement d’Hélène-Anaïs Bouscarle en tant que responsable RSE. À ce poste, elle aura notamment pour fonction d’accompagner en proximité les entreprises dans la définition de leurs axes de progrès et la formalisation d’une démarche plus responsable et durable. Hélène-Anaïs Bouscarle a été successivement auditrice et consultante senior développement durable pour le cabinet d’audit et de conseil PricewaterhouseCoopers, responsable développement durable adjointe et manager environnement au sein de la BNP Paribas Cardif, puis responsable développement durable auprès de la compagnie maritime CMA CGM à Marseille.
La société de gestion britannique Sarasin & Partners a promu deux responsables des investissements, Jerry Thomas pour les actions internationales et Phil Collins pour la gestion multi-actifs. Guy Monson, qui était responsable des investissements depuis 1998, prend les fonctions de stratégiste en chef de la firme. Il restera associé senior et membre du comité de la politique et de la stratégie d’investissement du groupe. Guy Monson continuera en outre de superviser le fonds Target Return de la firme, se concentrant sur l’allocation d’actifs et la gestion du risque et de la volatilité.
La société de gestion américaine Fidelity Investments a annoncé, ce jeudi, la création de plus de 12.000 nouveaux postes qu’elle espère pourvus d’ici la fin du troisième trimestre 2022. En comparaison, la firme avait recruté 16.600 salariés en 2021 et 7.200 en 2020. Ces nouveaux emplois concerneront notamment les postes en contact avec la clientèle (69% des nouveaux postes) et ceux ayant trait à la technologie (14% des nouveaux postes). Dans un communiqué, Fidelity Investments souligne que sa croissance va lui permettre d’investir davantage sur le segment technologique, à travers de nouvelles plateformes digitales, et dans des domaines qui suscitent l’intérêt de ses clients à l’instar des crypto-actifs et de l’indexation directe. De fait, ces nouvelles offres vont être soutenues par le lancement de programmes de formation et de développement de talents qui permettront la concrétisation des recrutements. Un des programmes, baptisé Adapt, permettra de bâtir une carrière chez Fidelity dans le domaine des crypto-actifs et de la technologie blockchain. Fidelity a récemment suscité le débat après avoir donné à ses clients l’option d’investir une partie de leur épargne retraite en bitcoins. Les entreprises clientes pourront proposer à leurs salariés d’investir jusqu'à 20% de leurs plans 401k en cryptoactifs.
La crise résultant de l’invasion russe en Ukraine est la plus tragique, et de loin, qu’ait connue la société de gestion suédoise East Capital en Europe de l’Est. Ces mots sont ceux dePeter Elam Håkansson, président et responsable des investissements d’East Capital, qui a publié mercredi un commentaire concernant le premier trimestre 2022 sur le site internet de la société. En raison des événements se déroulant en Ukraine et des diverses mesures prises contre la Russie, le gestionnaire suédois, spécialiste des marchés émergents, a dû suspendre ses fonds Russie et Europe émergente. «La Bourse russea rouvert ses portes, mais les transactions sont réservées aux investisseurs locaux. Après avoir parlé à la Bourse de Moscou, nous avons été informés que le trading pour les étrangers sur des comptes dits «C» sera ouvert dans un avenir proche. Toutefois, le rapatriement à partir de ces comptes sera toujours interdit. Nous prévoyons donc de maintenir nos fonds de Russie et d’Europe de l’Est suspendus jusqu'à nouvel ordre. Tous les autres fonds d’East Capital sont ouverts normalement. Néanmoins, nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités du marché financier russe afin de trouver une solution pour la réouverture du trading et des réinvestissements. Nous serons actifs dès l’ouverture du marché afin de protéger notre capital investi et de profiter éventuellement d’opportunités dans des actifs mal évalués. Nous restons également en contact avec les sociétés de notre portefeuille afin d’explorer des lieux de cotation alternatifs», a commentéPeter Elam Håkansson. L’avenir, dit le président d’East Capital, dépendra avant tout de l'évolution du conflit russo-ukrainien.