Les investisseurs internationaux poursuivent leur lent retrait des fonds d’investissements traditionnels. Aucune grande classe d’actifs n’est parvenue à collecter entre le 28 avril et le 4 mai, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les fonds actions ont rendu 3,4 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros), les fonds obligataires 9,1 milliards et les fonds monétaires 14 milliards. Sur les actions, les fonds couvrant l’Europe ont rendu 4,1 milliards de dollars, suivis par les fonds sur les Etats-Unis, -2,1 milliards. A noter aussi la deuxième semaine d’affilée de décollecte sur les fonds dédiés à l’or, de 0,3 milliard de dollars.
La société de gestion Alpen Partners vient d’embaucher Clémence Rusek en tant que gérante. Elle arrive d’UBS Wealth Management, où elle était stratégiste d’investissement cross-asset au sein de la division d’allocation d’actifs mondiale depuis 2017. Elle est entrée chez UBS WM en 2015 à travers un graduate program dans le département de conseil d’investissement. Elle s’est chargée de la couverture des clients européens ainsi que de l’Amérique Latine.
Les investisseurs internationaux poursuivent leur lent retrait des fonds d’investissements traditionnels. Aucune grande classe d’actifs n’est parvenu à collecter entre le 28 avril et le 4 mai, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les fonds actions ont rendu 3,4 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros), les fonds obligataires 9,1 milliards, et les fonds monétaires 14 milliards. La décollecte touche de nombreux recoins du marché. Dans l’obligataire, les fonds de dettes d’entreprises investment grade poursuivent leur dégringolade entamée en début d’année, avec cette fois-ci 7,3 milliards de dollars de retraits. Ils sont accompagnés dans ce mouvement par les fonds de dette émergente (-2,9 milliards), tandis que les fonds de dettes d’entreprises high yield ont atteint une quasi-neutralité (-0,1 milliard). Sur les actions, les fonds couvrant l’Europe ont rendu 4,1 milliards de dollars, suivis par les fonds sur les Etats-Unis, -2,1 milliards. Sur ce dernier marché, la décollecte touche un groupe hétérogène de stratégies, composé de fonds value (-2,4 milliards), d’immobilier (-2,2 milliards), de petites capitalisations (-1,8 milliard), de financières (-1,6 milliard), de tech et croissance (-0,9 milliard chacun). A noter également la deuxième semaine d’affilée de décollecte sur les fonds or, de 0,3 milliard de dollars. Les rares flux positifs se sont dirigés massivement sur les fonds de dettes souveraines non-indexées à l’inflation (+6 milliards de dollars), tandis que leurs équivalents de titres indexés ont rendu 3,2 milliards. Les autres catégories de fonds ayant servi de bouée de secours cette semaine sont les fonds de grandes capitalisations américaines (+2,1 milliards) et les actions japonaises (+1 milliard).
Les fonds actions, obligataires et monétaires ont subi une forte décollecte ces derniers jours. Les grandes capitalisations américaines tirent leur épingle du jeu.
Merk Investments, une société de gestion californienne, vient d’annoncer le lancement d’un ETF dénommé Merk Stagflation ETF. Cotée dans la Bourse newyorkaise New York Stock Exchange (NYSE) Arca, ce fonds investira dans des investissements qui vont profiter, directement ou indirectement, de l’inflation persistante et de la staglation, c’est-à-dire un environnement de croissance économique faible. Il s’agit d’un premier fonds indiciel axé sur cette thématique. Le fonds Merk Stagflation ETF répliquera l’indice Solactive Stagflation Index et aura un panier de couverture d’inflation, qui investit dans l’or, le pétrole, l’immobilier et des obligations protégées contre l’inflation dont les Treasury Inflation Protected Securities (TIPS). Cet ETF est conçu pour offrir un potentiel d’appréciation et un revenu sensible à l’inflation dans un environnement de stagflation comme celui des années 70, caractérisé par des taux d’inflation élevés, un marché haussier, des matières premières et une hausse des prix de l’immobilier, a expliqué Axel Merk, président et directeur des investissements de Merk Investments. Ce véhicule a été inspiré par le succès des stratégies de suivi des tendances des années 70.
Jon Little, ancien membre du conseil d’administration dela société de gestion britannique Jupiter Fund Management, a sévèrement critiqué la stratégie et l'équipe dirigeante du gestionnaire dans une lettre ouverte à sa présidente Nichola Pease ce jeudi. Selon l’ex-directeur non exécutif de novembre 2011 à octobre 2016, Jupiter s’est «égaré en chemin» et le recrutement d’Andrew Formica, ancien co-directeur général de Janus Henderson, comme directeur général en 2019 était une «erreur». Il reproche à Andrew Formica de n’avoir pas atteint les objectifs sur les métriques clés tels que la collecte nette, les rendements des actionnaires ou encore la rentabilité des capitaux propres. Jon Little, aujourd’hui associé-directeur d’Alderwood Capital et actionnaire individuel de Jupiter, a également tancé l’acquisition par la firme de Merian Global Investors début 2020. Une opération qu’il décrit comme mauvaise et que Jupiter n’aurait pas dû entreprendre.Dans sa lettre, Jon Little appelle le gestionnaire britannique à changer de stratégie pour préserver son indépendance. Autrement, d’autres gérants pourraient profiter de sa faiblesse. Jupiter est d’ailleurs souvent cité comme une cible pour une acquisition par d’autres gérants. Jupiter reste sur deux années de décollecte auxquelles se sont ajoutées des sorties nettes de 1,6 milliards de livres au premier trimestre 2022. Ses encours ressortaient à 55,3 milliards de livres à fin mars 2022 (contre 60,5 milliards fin décembre 2021).
Axa Investment Managers, branche de gestion d’actifs de l’assureur français Axa, présente une collecte nette de 9 milliards d’euros pour le premier trimestre 2022, selon ses résultats publiés jeudi. Le groupe précise que les flux ont été portés par la forte collecte auprès de clients tiers (+6 milliards d’euros), à la fois au sein de ses activités « Axa IM Alts », « Axa IM Core » et Architas, et de ses co-entreprises asiatiques (+4 milliards d’euros). Fin mars, les actifs sous gestion cumulés d’Axa IM ressortaient à 864 milliards d’euros (contre 887 milliards au 31 décembre 2021),affectés par un effet de marché défavorable de 35 milliards d’euros. Dans le détail, au 31 mars 2022, Axa IM gérait 752 milliards d’euros, ses co-entreprises en Asie 112 milliards et Architas 31 milliards. Le chiffre d’affaires de la gestion d’actifs d’Axa est stable à 392 millions d’euros au premier trimestre 2022. Le groupe explique indique que la croissance des commissions de gestion reflète un mix d’activités plus favorable, compensée par une baisse des commissions de performance par rapport aux niveaux élevés au T1 2021.
Le fonds indiciel coté (ETF) d’Ark Invest, Ark Innovation, a subi une baisse de 8,93% lors de la séance du jeudi 5 mai, impacté par les craintes de stagflation qui ont envoyé les marchés actions au tapis. Il s’agit selon Reuters de la quatrième pire performance de l’histoire de l’ETF technologique de Cathie Wood, qui avait surperformé l’ensemble des gérants et ETF actions en 2020. Depuis le début de l’année 2022, la performance de l’ETF s’est effondrée de 49,5%, touchée entre autres par la correction des cours des actions technologiques.
La société de gestion française Alphajet Fair Investors a annoncé, ce jeudi, l’arrivée deNathalie Renson au poste de directrice du développement. Nathalie Renson coordonnera le développement et la commercialisation de l’ensemble de l’offre du gestionnaire, lancé en 2021 par des anciens de Mandarine Gestion, en France et à l’étranger. Elle sera également responsable de la stratégie marketing, de la communication et des relations avec les investisseurs. Nathalie Renson travaillait précédemment comme responsable des ventes chez Finalpha. Par le passé, elle a également été directrice générale et directrice de la gestion de Primonial AM de 2013 à 2015, où elle a exercé le métier de multigérante. Elle a été auparavant analyste financiersell-sidepuisbuy-sidesur les actions et le crédit pendant plus de 15 ans.
Credit Suisse a révélé jeudi dans son rapport financier trimestriel avoir gelé 10,4 milliards de francs suisses (9,98milliards d’euros) d’actifs de clients fortunés au premier trimestre en raison des sanctions imposées dans le cadre de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Le groupe bancaire helvétique a également déclaré que les clients russes détenaient désormais moins de 4% des actifs sous gestion au sein desa division de banque privée. La semaine dernière, ilavait annoncé une perte nette de 273 millions de francs suisses au premier trimestre, en raison de provisions pour litiges de 703 millions de francs ainsi qu’un impact de 206 millions de francs lié au conflit en Ukraine. Les encours de créances douteuses ont augmenté de 230 millions de francs par rapport à lafin de 2021 dans son activité de banque privée.Il s’attend en outreà ce que son litige aux Bermudes, qui concerne une ancienne filiale d’assurance-décès locale, lui coûte environ 600 millions de dollars (571 millions d’euros).
Le gestionnaire alternatif américain Brookfield Asset Management planche avec les banques Citigroup et Credit Suisse à la vente de sa participation de 45% dans la société française TDF, rapporte Reuters, citant des sources anonymes. Cette vente pourrait valoriser à plus de 5 milliards d’euros la société d’infrastructures de diffusion et de télécommunications. TDF compte 19.000 sites en France métropolitaine et en outre-mer permettant des transmissions téléphoniques, radiophoniques et télévisuelles pour le compte de 2.300 clients, d’après son site Internet. En 2015, Brookfield, à la tête d’un consortium d’investisseurs, avait mis la main sur TDF pour 3,6 milliards d’euros. Le gestionnaire canadien détient 45% de TDF. APG AM, Arcus Infrastructure Partners et PSP détiennent à eux trois 45% de TDF et Crédit Agricole Assurances détient le reste. La firme, qui a déjà échoué à vendre sa participation en 2019, chercheà lancer un processus de vente avant l'été, ont déclaré les sources à Reuters.
Gianmarco Mordani, Aldo Meroni et Elia Battistini, trois anciens gérants de GAM, ont rejoint la boutique suisse Graian Capital Management, a appris Citywire. Le premier a été embauché récemment comme directeur des actions. Les deux autres ont intégré la société en début d’année comme gérants de portefeuille. Ils avaient tous les trois fait les frais de la restructuration du bureau de Lugano en septembre 2021.
Chris Hohn, dirigeant du hedge fund The Children Investment Fund Management (TCI Fund Management), a vertement critiqué la stratégie dite d’engagement des sociétés de gestion avec les entreprises sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). L’investisseur, qui s’exprimait jeudi dans le cadre d’une conférence de Bloomberg sur l’investissement ESG, a assimilé l’engagement à «du bla-bla» sans action significative, reprenant une formule de l’activiste Greta Thunberg. Chris Hohn ne voit aucune évidence que cette stratégie fonctionne, constatant que les émissions de gaz à effet de serre actuelles au niveau mondial sont davantage en hausse qu’en baisse. Le directeur général de TCI Fund Management, qui a fait des dons à l’ONG Extinction Rebellion, estime qu’il y a une faillite collective dans le monde de l’investissement ESG. Il a indiqué que TCI était en train de déposer des résolutions demandant aux conseils d’administration d’entreprises d’«expliquer et justifier» pourquoi ils ne sont pas en mesure d’atteindre les objectifs climatiques à court terme. Autre intervenante de la conférence, l’ex-responsable de la durabilité de DWS, Desiree Fixler, a déclaré que les personnes chargées de faire appliquer les politiques et discours de durabilité dans leurs entreprises doivent «sortir le fouet»pour s’assurer qu’elles le soient. Desiree Fixler avait dénoncé l’an dernier le fait que son ancien employeur avait gonflé ses efforts dans l’ESG. Ses révélations avaient donné lieu à une enquête du régulateur américain Securities & Exchange Commission. La fonction d’officier de la durabilité en entreprise n’est «pas un job marketing», a-t-elle ajouté.
La garantie de la stabilité du système financier prime sur la protection des investisseurs dans l’affaire Banco Popular, juge la cour de justice de l’UE.
Le gestionnaire helvétique Pictet Asset Management va prendre part, en qualité de membre fondateur, à unprogramme international de recherche visant à aider le secteur financier à concevoir des stratégies axées sur la préservation du capital naturel et l’enraiement de l’érosion de la biodiversité. Ce programme, intitulé Biofin, qui va durer quatre ans, est encadrée par le Stockholm Resilience Centre (SRC) de l’Université de Stockholm et sera financé à hauteur d’environ 5 millions d’euros par Mistra, fondation suédoise pour la recherche stratégique sur l’environnement. La plateforme des Principes pour l’investissement responsables des Nations unies (UN PRI) et l’Université de Stanford en sont partenaires. Biofin sera dirigé par Gary Peterson, professeur au SRC, qui a fait partie des auteurs principaux chargés de coordonner les rapports « Scenarios Assessment » dans le cadre du Millennium Ecosystem Assessment et « Scénarios et modèle pour l’évaluation de la biodiversité » de la plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES). Il sera épaulé par Beatrice Crona, directrice scientifique adjointe au SRC. « La création d’un monde durable passe par une transformation en profondeur et le financement joue un rôle déterminant dans la concrétisation du changement. Afin de favoriser cette transformation, nous allons œuvrer pour que l’investissement traditionnel tienne davantage compte de la complexité du vivant. Et nous allons explorer d’autres formes d’investissement susceptibles de rapprocher le monde de la finance et celui du vivant », commente Gary Peterson. Pictet AM utilise les travaux du SRC pour la gestion de sa stratégiePictet-Global Environmental Opportunities.
La société de gestion First Sentier Investors vient de recruter Marcus Ong au rang de directeur, chargé des institutionnels pour l’Asie du Sud-est. Basé à Singapour, il sera chargé des fonds souverains, des banques centrales, des assureurs et des fonds de dotation. Il sera rattaché à Christy Goh, directrice de la distribution en Asie du Sud-Est. Marcus Ong arrive de Franklin Templeton, où il était co-directeur de l’activité institutionnelle pour la même région depuis 2016. Auparavant, il a travaillé comme sélectionneur de fonds pour l’Urban Redevelopment Authority of Singapore (URA). Au début de sa carrière, il a été associé financier chez NTUC Income, avant de rejoindre Central Provident Fund Board comme manager.
Toby Nangle, responsable de l’allocation d’actifs et de la gestion multi-actifs pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique de Columbia Threadneedle, est sur le départ, rapporte Citywire. L’intéressé a passé une dizaine d’années au sein du gestionnaire. Il sera remplacé par Paul Niven, l’actuel managing director et responsable de la gestion multi-actifs de BMO GAM (EMEA). La franchise de BMO a été rachetée par Columbia Threadneedle en novembre dernier.
Le gestionnaire d’actifs Mirabaud Asset Management a annoncé, ce jeudi, le closing de son fonds immobilier Mirabaud Grand Paris. La firme a levé 150 millions d’euros auprès d’investisseurs institutionnels et de family offices européens. Le fonds Mirabaud Grand Paris vise à soutenir l'émergence du projet du Grand Paris,qui vise à intégrer les territoires autour de Paris en une vaste et unique agglomération de 7,5 millions d’habitants interconnectés grâce à la modernisation des infrastructures estimée à 35 milliards d’euros. Le fonds, qui a déjà réalisé 10 opérations, co-investit avec des promoteurs immobiliers dans le but d’acquérir des terrains ou des bâtiments déjà existants et de les redévelopper en projets commerciaux et résidentiels.
La société de gestion américaine Allspring Global Investments (ex-Wells Fargo AM) a ouvert, ce jeudi, un bureau à Milan en Italie. Ce bureau sera dirigé par Marco Negri, fraîchement recruté de La Financière de L’Echiquier, où il était responsable pays pour l’Italie. Il sera rattaché à Sylvain Agar, responsable des institutions financières internationales. Marco Negri a également été directeur de l’Europe du Sud pour Legg Mason Global Asset Management, et a travaillé pour UBS GAM en Italie et Dexia Asset Management (aujourd’hui Candriam). Allspring gérait 541 milliards de dollars à fin mars 2022.
UBS Global Wealth Management vient de recruter Michelle Lau comme responsable de la planification patrimoniale pour l’Asie du Sud Est, a appris finews.asia. L’intéressée a travaillé une vingtaine d’années chez HSBC Private Bank, où elle fut notamment directrice de la planification patrimoniale pour l’Asie Pacifique. Elle était dernièrement directrice de la région Asie du Sud-Est et Moyen-Orient chez IPG Howden.
La Société Générale a présenté ce 5 mai ses résultats pour le premier trimestre 2022, désormais sans sa filiale Lyxor. Les encours de sa banque privée, en France et à l’international, ont progressé de 8% par rapport au premier trimestre 2021, pour s'établir à 150 milliards d’euros. Elle a profité notamment d’une collecte nette de 2,7 milliards d’euros. Le produit net bancaire s’établit à 322 millions d’euros sur le trimestre (+21,2%).
La société de gestion américaine Vanguard a réduit les frais de quatre fonds indiciels cotés (ETF) obligataires. Cela inclut le Total Bond Market ETF, dont les frais ont été réduits de 0,035 à 0,03% et les encours s'élèvent à 81,4 milliards de dollars. Sont également concernés par une baisse des frais de 0,05% à 0,04% les ETF suivants : Long-Term Bond ETF (4,6 milliards de dollars d’encours),Intermediate-Term Bond ETF (13,1 milliards) et Short-Term Bond ETF (36,5 milliards). En revanche, Vanguard a augmenté de 13 points de base les parts investisseurs et institutionnelles de son fonds Vanguard Market Neutral, dont les frais s'élèvent désormais respectivement à 1,31% et 1,25%.
Des sociétés de gestion françaises et néerlandaises ont sollicité, ce mercredi dans une lettre rendue publique, l’aide du président de l’Autorité des Marchés Financiers Robert Ophèle, dans leur bras de fer avec la société énergétique française TotalEnergies. Les gestionnaires contestent le refus du conseil d’administration de TotalEnergies, annoncé par communiqué le 28 avril dernier, d’inscrire un projet de résolution climatique à l’ordre du jour de l’assemblée générale annuelle de la firme le 25 mai prochain. Les signataires incluent Edmond de Rothschild Asset Management, La Financière de l’Echiquier, PGGM, Kempen Capital Management et MN qui a rédigé la lettre. Ils font partie des onze actionnaires, qui détiennent au total 0,78% de TotalEnergies et portent le projet de résolution. Leur projet de résolution climatique exige de l’énergéticien des objectifs de court, moyen et long termes alignés sur le scénario limitant à 1,5 degré le réchauffement climatique conformément à l’accord de Paris. Mais le conseil d’administration l’a rejeté estimant qu’elle empiétait« sur la compétence d’ordre public du conseil d’administration de fixer la stratégie de la société» et que«sous couvert d’une transparence de l’information à fournir dans le rapport de gestion, elle reviendrait en réalité à encadrer la stratégie». Il a invité les actionnaires à poser une question écrite ou orale sur le sujet. Les signataires de la lettre demandent au président de l’AMF «de mettre fin à cette irrégularité» en ordonnant au conseil d’administration d’inscrire la résolution climatique à l’ordre du jour de la prochaine AG ou de prendre des mesures pour l’y «contraindre dans les plus brefs délais».Selon eux, l’attractivité de la Place de Paris pourrait pâtir d’un échec à obtenir l‘inscription de la résolution climatique à l’ordre du jour de Total Energies. Démocratie actionnariale Pour motiver son refus, Total Energies se base sur un arrêt de la Cour de Cassation, l’arrêt Motte, publié il y a près de 80 ans. Celui-ci approuvaitl’annulation d’une résolution d’assemblée qui visait, par un amendement statutaire, à investir le président-directeur général de l’ensemble des pouvoirs attribués jusqu’alors au conseil d’administration. Les investisseurs derrière le projet de résolution climatique estiment qu'«aucun moyen tiré du droit positif n’apparaît de nature à contredire sérieusement la validité des résolutions climatiques en général et celle en litige en particulier». Selon eux, le rejet du conseil d’administration de TotalEnergies n’est justifié ni en droit ni en opportunité.«Il témoigne de l’incapacité d’un conseil d’administration manifestement peu enclin à faire primer les enjeux climatiques et les droits des actionnaires, dont il a pourtant la charge des intérêts, à accepter que la démocratie actionnariale vienne bousculer ses habitudes en le contraignant à faire face aux défis de notre époque. Il est regrettable que l’organe d’administration d’une société aussi concernée par les enjeux climatiques peine tant à reconnaître la légitimité des revendications climatiques de ses actionnaires», écrivent-ils.
Malakoff Humanis, qui a conclu en mars un partenariat avec Sienna Investment Managers, lance un premier fonds de dette privée, à impact social, «article 9». Malakoff Humanis souhaite financer des entreprises françaises dans les territoires en suivant «des objectifs clairs et mesurables en matière de parité ou d’emploi des personnes handicapées, dans la lignée de sa stratégie ISR ». Les critères d’impact peuvent permettre aux entreprises de moduler, à la hausse comme à la baisse, le coût de leur financement. Les entreprises peuvent bénéficier d’un accompagnement par des associations spécialisées. « Malakoff Humanis compte augmenter de 30% sur 3 ans son investissement à impact. C’est dans cette perspective que nous avons initié la création de ce fonds qui constitue par ailleurs une étape structurante du partenariat noué en mars dernier avec Sienna Investment Managers », déclare Thomas Saunier, directeur général de Malakoff Humanis. Le fonds est ouvert aux investisseurs professionnels. Sienna Private Credit, qui gère déjà 2,5 milliards d’euros en dette privée assurera la gestion financière du véhicule via une équipe d’experts en financements structurés (zone euro). Cette équipe, qui a déjà lancé trois générations de fonds similaires, devrait déployer rapidement les sommes confiées. De son côté, Sienna Gestion accompagnera le suivi du fonds en s’appuyant sur son expertise extra financière. La société Ethifinance a été sélectionnée pour valider la méthode, auditer la démarche, assurer le suivi des indicateurs et rédiger les rapports de gestion.
Le fonds spéculatif américain, réputé pour ses gains réguliers et ses paris sur la technologie, a perdu près de 16 milliards de dollars depuis le début de l’année.
Une étude publiée ce mercredi par le consultant britannique The Business Research Company (TRBC) suggère que la taille du marché des robo-advisors dans l’industrie de la finance pourrait atteindre 135,1 milliards de dollars d’ici 2026. Elle était en 2021 de 18,7 milliards de dollars et devrait s'élever à 28,1 milliards de dollars en 2022 d’après le rapport de TRBC. Cette croissance provient principalement du fait que les sociétés s’adaptent à une nouvelle normalité amenée par le Covid-19 (télétravail, distanciation sociale, etc). Aussi les avancées technologiques, entre autres dans les domaines de l’intelligence artificielle, du traitement du langage et des données analytiques, devraient-elles permettre de rendre les robo-advisors plus efficaces et donc de renforcer la proposition de valeur des institutions financières. Selon l'étude, l’Amérique du Nord demeurait le plus gros marché pour le robo-advisory en 2021. Cependant, la croissance la plus rapide devrait intervenir dans la région Asie-Pacifique d’ici à 2026.
Janus Henderson Investors a annoncé ce 5 mai l’obtention du label ISR pour ses deux fonds Article 9 : Janus Henderson Horizon US Sustainable Equity Fund et Janus Henderson Horizon Sustainable Future Technology Fund. L'évaluation a été menée par Ernst & Young. Le fonds Janus Henderson Horizon US Sustainable, géré par Hamish Chamberlayne et Aaron Scully, investit dans des sociétés américaines qui font face aux défis que posent les mégatendances mondiales, telles que le changement climatique, les contraintes liées aux ressources, la croissance démographique et le vieillissement des populations, ainsi que dans des sociétés cherchant à opérer une transformation positive des secteurs dans lesquels elles opèrent. Le fonds Janus Henderson Sustainable Future Technologies, géré par Richard Clode, Alison Porter et Graeme Clark, investit dans des entreprises liées aux technologies durables et u sélectionne celles qui tirent au moins 50 % de leurs revenus des thématiques relatives à ces technologies et s’aligne ainsi sur les objectifs de développement durable des Nations unies.
Le family office américain Archegos Capital Management, poursuivi par la SEC pour fraude et dont les dirigeants viennent d'être arrêtés, a envisagé de devenir le plus gros actionnaire de Deutsche Bank en 2018, révèle le Financial Times. Selon des sources citées par le FT, Archegos aurait été approché pour racheter une participation du conglomérat chinois HNA dans Deutsche Bank, possiblement par le président du groupe financier allemand Paul Achleitner qui cherchait alors à remplacer HNA dans l’actionnariat de Deutsche Bank. La banque a nié que Paul Achleitner ait demandé à quiconque d’approcher Archegos comme un potentiel acheteur de la participation de HNA qui détenait 7,6% via des sociétés offshore. Une telle acquisition aurait fait du family-office de Bill Hwang le plus gros actionnaire de Deutsche Bank. Des sources ont indiqué au FT que Bill Hwang avait finalement rejeté cette idée. A partir de 2019, Archegos a néanmoins réussi à bâtir une position de 2% sans se faire remarquer sur Deutsche Bank.
AllianceBernstein a annoncé ce 4 mai avoir recruté deux chercheurs spécialisés dans l’intelligence artificielle pour son équipe multi-classes d’actifs. François Oustry et Sahar Attaripour, les cofondateurs de la société Suzugia, apportent avec eux leur stratégie systématique macro multi-classes d’actifs, basée sur letraitement du langage naturel et l’intelligence artificielle. Ils travailleront depuis Londres.