Le secteur de la délégation de mandats de la part des investisseurs institutionnels est en plein essor, rapporte le Financial Times, citant une étude de Chestnut Advisory Group. Le secteur a plus que doublé de taille depuis 2016, à 2.460 milliards de dollars d’encours sous gestion dans le monde. Il devrait croître à plus de 4.000 milliards de dollars d’actifs d’ici à 2026.
Muzinich & Co a annoncé ce 9 mai le lancement du fonds Muzinich Dynamic Credit Income Fund.La gestion en a été confiée à Michael McEachern, assisté par Brian Nold et Warren Hyland. La stratégie vise un niveau élevé de revenu du portefeuille tout au long du cycle de crédit, tout en recherchant les opportunités qu’offrent les dislocations de marché. Le processus d’investissement allie l’analyse macroéconomique afin d’identifier les tendances haussières et baissières de l’univers des dettes d’entreprise, et une sélection de titres bottom-up pour identifier ceux qui reflètent le mieux ces tendances. Le fonds est un compartiment de Muzinich Funds, un fonds commun de placement établi en Irlande. Il est actuellement autorisé à la vente au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Italie, au Luxembourg et en Suisse.
Le gestionnaire alternatif Blackstone renforce sa présence dans les investissements immobiliers au Canada. La firme a annoncé, lundi, l’ouverture d’un bureau à Toronto afin de se développer sur ce segment. Janice Lin a été nommée responsable de l’immobilier pour le Canada, elle était précédemment directrice des investissements de Revera, propriétaire et développeur de résidences senior canadien. Blackstone compte quelque 10,8 milliards de dollars d’actifs sur l’immobilier canadien, détenant environ 450 propriétés, essentiellement du secteur logistique.
Alberto Safra, l’un des quatre fils de Joseph Safra le fondateur du groupe bancaire Safra, a fait l’acquisition du gestionnaire Core Real Estate Gestão de Investimentos, basé à São Paulo, via sa propre société de gestion Asa Investments. Ce, dans le but de devenir un gestionnaire multi-stratégies. La firme dispose déjà de stratégies actions, obligataires, quantitatives et d’un hedge fund depuis l’an dernier.Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. Core, créé en 2020, était auparavant en charge des investissements immobiliers de la gestion d’actifs de Banco Safra.
Eliesse Boudokhane a rejoint l’équipe commerciale de Cedrus & Partners en tant que relations partenaires CGP et multi family offices. L’intéressé vient de Gestion 21 où il a travaillé quatre ans au poste de relations investisseurs pour l’asset management.
Un an après son départ de Natixis, Jean Raby rejoint la société de private equity Astorg en tant que partner, en charge du développement. L’ancien directeur général de Natixis Investment Managers va coordonner les fonctions de relations investisseurs et de marketing de la société. «Il s’agit d’un rôle transversal additif et non substitutif», précise Jean Raby à NewsManagers. Il va créer deux autres fonctions clés: la communication et le développement. «Je vais structurer ces deux fonctions avec un seul objectif: poursuivre le développement de la franchise Astorg et mettre en adéquation sa notoriété avec sa taille et son succès», détaille-t-il. Bien que basé à Paris, le dirigeant franco-canadien aura un périmètre mondial, sachant qu’Astorg a une présence aussi à Londres, Francfort, Milan, Luxembourg et New York. La société de private equity a connu un fort développement ces dernières années, avec des encours qui ont grimpé de 7 milliards début 2019 à 15 milliards d’euros actuellement. L’arrivée de Jean Raby correspondrait donc à une volonté de mettre en valeur cette montée en puissance. Au-delà de la notoriété d’Astorg, Jean Raby travaillera sur la démocratisation du private equity. «Nous nous interrogeons sur la manière de proposer l’offre d’actifs réels de façon efficace et utile à la clientèle de particuliers et fortunée», indique Jean Raby. Une réflexion qu’ont actuellement beaucoup d’autres acteurs du secteur. « Cela pourrait passer par des feeder funds ou autres structures de ce type», ajoute-t-il. Actuellement, Astorg dispose déjà d’une clientèle de personnes très fortunées. Interrogé sur d’éventuels projets de croissance externe, Jean Raby répond qu’il se concentrera plutôt sur l’interne.«Nous avons beaucoup de projets à réaliser; la croissance organique est notre priorité», affirme-t-il.
Roce Capital a recruté Christophe Billon en qualité d’analyste financier début mai, a indiqué la société de gestion française à NewsManagers. L’intéressé était précédemment analyste en investissements actions au sein du family-office Noria et a également occupé la fonction d’analyste buy-side pour BDL Capital Management. La jeune société de gestion, lancée en 2020, a terminé l’année 2021 avec 65 millions d’euros d’encours, dépassant son objectif. Roce Capital verra dans un mois le départ de Timothée Malphettes, associé des co-fondateurs qui a récemment démissionné de son poste de directeur général délégué.
J.P. Morgan Asset Management vient de renforcer son partenariat avec la banque italienne Banca Widiba, rapporte Bluerating. Désormais, la société de gestion proposera aux conseillers financiers et clients de la banque ses ETF Strategic Beta et ses ETF actifs, soit plus de vingt produits. Cela vient s’ajouter aux ETF passifs de la maison américaine déjà offerts aux clients de Widiba. Le partenariat prévoit aussi des formations à destination des réseaux de Banca Widiba.
Les fonds d’investissement orientés sur la Russie ou l’Europe de l’Est commencent à être liquidés, à l’instar des fonds dédiés de Jupiter AM ou de Danske Invest. Toutefois, une majorité de fonds actions émergentes demeurent, eux, coincés avec leur exposition aux actions russes, dont le trading est fortement perturbé voire bloqué par les diverses sanctions découlant du conflit russo-ukrainien. Selon une recherche de Copley Fund Research, dévoilée ce lundi, cette situation concerne plus de quatre fonds actions émergentes sur cinq. Sur une base de 253 fonds actions émergentes, gérant 450 milliards de dollars d’encours, seulement 45 d’entre eux sont parvenus à solder leur exposition russe entre fin 2021 et fin avril 2022, soit environ 18% du groupe de fonds analysé. Parmi eux, des fonds de Morgan Stanley, Lazard Asset Management, Franklin Templeton, Candriam ou encore Van Eck ont pu se débarrasser de leurs positions russes. Le fonds Kon Tiki de Skagen a soldé une exposition russe de 9,89% entre décembre 2021 et fin avril 2022, soit la plus grosse baisse d’exposition à la Russie enregistrée parmi les fonds analysés. D’après les données de Copley Fund Research, le poids de la Russie dans les fonds actions émergentes analysés est passé en-dessous de 2% (1,95%) en moyenne contre 4,5% en janvier, bien que la valorisation de certains titres russes reste compliquée, étant basée sur les dernières valorisations connues avant l’invasion russe en Ukraine. «Si les données historiques sont correctes, les données récentes doivent être considérées en tenant compte du fait que a) tous les fonds n’ont pas publié leurs rapports depuis le début de la guerre et b) de nombreux prix des ADR russes sont artificiellement élevés étant donné leur suspension sur les bourses américaines et britanniques, ce qui gonfle les pondérations dans chaque fonds. Il est raisonnable de supposer que les pondérations moyennes sont beaucoup plus faibles et qu’un plus grand nombre de fonds auront soldé leur exposition. Cependant, nombreux seront ceux qui resteront bloqués sur des positions russes car ils ne peuvent pas encore les liquider, ou qui attendront une meilleure opportunité en termes de prix et de liquidité», précise Steven Holden, directeur et fondateur de Copley Fund Research à NewsManagers. Plus d’une centaine de fonds européens exposés Courant avril, le rapport des superviseurs européens sur les risques et vulnérabilités du système financier européen au premier trimestre 2022 notait queplus d’une centaine de fonds européens exposés à la Russie avec des encours cumulés de 15 milliards d’euros avaient suspendu les opérations de rachats et plusieurs fonds indiciels cotés (ETF) ont suspendu la création de parts. Parmi les régulateurs nationaux en Europe, ceux de Suède et du Royaume-Uni ont ouvert la porte à un cantonnement des actifs russes. En France, une poignée de gestionnaires sont concernés par une exposition russe directe au sein de leurs fonds, dont Carmignac ou encore Amundi. Durant la présentation de ses résultats pour le premier trimestre 2022, Amundi avait indiqué, fin avril, queson exposition aux actifs russes et ukrainiens représentait 0,01% de ses encours. Sa directrice générale avait indiqué que la firme avait dû suspendre cinq fonds, deux dédiés à des clients et trois fonds ouverts qui resteront suspendus tant que leur valorisation ne peut être évaluée correctement. Ces trois fonds ouverts - Amundi Funds Russian Equity, Amundi Eastern Europe Stock et Amundi Funds Emerging Europe and Mediterranean Equity - présentaient au 6 avril 2022 des expositions directes respectives de 4,9%, 1,1% et 0,3% aux actifs russes (contre 88,1%, 49,5% et 24% au 25 février 2022 lorsque l’invasion a commencé) selon un document consulté par NewsManagers. A cette même date, la firme recensait au total 34 fonds, toutes classes d’actifs confondues, avec une exposition aux actifs russes contre 74 fonds fin février.
Le groupe de réflexion sur la place financière de Londres, City Hive, a établi un nouveau standard baptisé ACT (Action, Challenge and Transparency) pour les entreprises, dont les gestionnaires d’actifs, visant à être plus transparent et à agir au sujet de la diversité et à l’inclusion en leur sein. Les premiers signataires de cette initiative, parmi lesquels Schroders, Legal & General IM et Aviva Investors, comptent des encours cumulés de 6.500 milliards de dollars. Pour City Hive, le but est que ACT devienne partie prenant de la due diligence menée par les investisseurs. Les sociétés qui auront adopté ce cadre obtiendront une note qu’ils pourront utiliser dans leurs rapports financiers et autres documents de fonds afin d’exposer publiquement la façon dont leur culture d’entreprise se développe. City Hive assure que ce standard peut convenir à tout type de société et de toute taille, peu importe leur lieu de travail ou leur structure. Un comité de stewardship composé de parties prenantes de la gestion d’actifs et coprésidé par la directrice générale de City Hive, Bev Shah, et la stratégiste en chef Mandy Kirby, supervise ACT. Par ailleurs, le think tank s’est associé avec la plateforme digitale de due diligence Door pour permettre aux investisseurs professionnels d’accéder à ACT et de l’intégrer dans leur propre due diligence.
Selon les données de Copley Fund Research, quatre fonds d'actions émergentes sur cinq exposés à la Russie ne sont toujours pas parvenus à liquider leurs positions russes.
Generali Global Infrastructure (CGI), la société de gestion de Generali Investments spécialisée dans l’investissement dans l’infrastructure, vient d’annoncer la nomination de Jeanne Michon-Savarit, 43 ans, au rang de directrice du développement durable. Basée à Paris, elle sera rattachée à Gilles Lengaigne, associé fondateur de CGI. Elle sera chargée de structurer et de consolider l’expertise ESG au sein des équipes d’investissement chez CGI. Jeanne Michon-Savarit arrive du Groupe Aéroport de Paris, où elle était directrice des services énergétiques et environnementaux à l’aéroport Paris Charles de Gaulle depuis 2019. Elle était chargée de la production et de la distribution d’énergie, de la gestion des déchets, du cycle de l’eau, de l’entretien et du développement des infrastructures routières, de stationnement, de production distribution d’énergie et gestion de l’eau. Elle est entrée chez Groupe Aéroport de Paris en 2015 comme directrice du département de l’énergie et de développement durable. Elle était responsable pour la politique énergie et mobilité durable de l’entreprise, de la définition et du pilotage de la feuille de route neutralité carbone et du pilotage transversal du système de management de l’énergie. Auparavant, Jeanne Michon-Savarit a travaillé chez Solvay comme responsable de l’efficacité énergétique ainsi que gérante du projet au sein du développement durable et de l’énergie chez Capgemini Consulting à Paris. Elle a commencé sa carrière en 2003 en tant que responsable développements marchés chez Daydream. CGI gérait plus de 6 milliards d’euros d’encours sous gestion.
La société de gestion AllianzGI vient d’annoncer la clôture initiale d’un fonds de dette privée en Asie-Pacifique, dénommé Allianz Asia Pacific Secured Lending Fund (AAPSL). Ce véhicule, qui a levé 450 millions d’euros, investira dans des dettes senior secured et unsecured, second lien et subordonnées à des entreprises dans des secteurs divers en Asie-Pacifique (hors Chine). Il ciblera principalement des entreprises dans des domaines résilients comme la télécommunication, les produits pharmaceutiques, les centres de données ainsi que dans les secteurs de soins de santé, de l'éducation et des logiciels d’entreprise. Géré par Sumit Bhandari, gérant principal au sein du département du crédit privée asiatique, ce fonds vise une levée finale de 650 millions d’euros, prévue pour la fin de cette année. AllianzGI comptait plus de 673 milliards d’euros d’encours sous gestion au 31 décembre 2021.
Artemis Investment Management vient d’annoncer son partenariat avec Capital Strategies Partners (CSP), un tierce-partie marketeur (TPM) basé à Madrid. Ce dernier sera chargée de la distribution de neuf fonds Sicav d’Artemis IM auprès des investisseurs institutionnels et wholesale en Espagne, en Italie et au Portugal. Les fonds distribués par CSP sont: Artemis Funds Global High Yield, Global Select, Short-Dated Global High Yield Bond, Global Equity Income, Positive Future Class, SmartGARP Global Emerging Markets, US Extended Alpha Class, US Select Class et US Smaller Companies Class. A travers ce partenariat, Artemis IM souhaite avoir une empreinte plus grande dans le Vieux Continent, selon Greg Jones, directeur de la distribution.
Le hedge fund américain Third Point, fondé et dirigé par Daniel Loeb, a enregistré une baisse de 11,5% du rendement de son fonds phare Offshore Fund sur le premier trimestre 2022, a indiqué la firme dans une lettre aux investisseurs. Le hedge fund a pris des positions dans des entreprises pétrolières et de gaz naturel au premier trimestre 2022. Pour Daniel Loeb, les sociétés pétrolières et gazières américaines sont particulièrement intéressantes. Dans sa lettre, il explique qu’en raison de politiques énergétiques mal conçues adoptées par les gouvernements de la plupart des pays développés (y compris les États-Unis), les deux matières premières seront en pénurie par rapport à la demande. «Les effets négatifs de ces politiques bâclées ont été aggravés par des initiatives ESG bien intentionnées mais désastreuses qui, ensemble, ont entraîné une pénurie de nouveaux investissements dans le secteur. Ces entreprises restitueront en grande partie leurs liquidités aux actionnaires par le biais de remboursements de dettes, de rachats d’actions et de dividendes en espèces», écrit le directeur général et des investissements de Third Point.
BNP Paribas Asset Management a annoncé ce 9 mai le lancement de BNP Paribas Sustainable Asian Cities Bond, un fonds obligataire sur la thématique de l’urbanisation durable en Asie (hors Japon). Domicilié au Luxembourg, il est géré par Jean-Charles Sambor, responsable de l’équipe de gestion dette émergente. Le fonds investira à la fois dans des obligations vertes, sociales et durables qui contribuent à financer des projets naturellement alignés avec les villes durables (par exemple, les transports propres, les énergies renouvelables ou les infrastructures de santé), et dans des obligations conventionnelles d'émetteurs, dont au moins 20 % de leurs revenus proviennent d’activités contribuant aux réseaux électriques intelligents («smart grid») ou au développement des villes durables, tels que les promoteurs immobiliers, tout en intégrant des filtres ESG. Il se classe «article 9" selon la réglementation européenne SFDR, assure BNP Paribas AM.
Le gestionnaire d’actifs obligataire américain Pimco a annoncé, ce lundi, le recrutement de Samuel Watkins en tant que responsable de l’activité en Australie et Nouvelle-Zélande. Il sera basé à Sydney Samuel Watkins sera rattaché à Alec Kersman, responsable de Pimco pour l’Asie-Pacifique basé à Hong Kong. who is based in Hong Kong. Il travaillait précédemment chez Goldman Sachs en tant que managing director et responsable des produits equity finance pour la région Asie-Pacifique. Il a aussi évolué chezDeutsche Bank, Credit Suisse et Macquarie Bank en Australie.
La collecte nette des fonds d’investissement en Espagne en avril a été nettement tirée par les fonds obligataires. Selon les données préliminaires de l’association de la gestion d’actifs locale Inverco, les entrées nettes des fonds se sont élevées à un peu plus d’un milliard d’euros le mois dernier. Les fonds obligataires ont collecté plus de 1,2 milliard d’euros, les fonds actions internationales 228,4 millions d’euros et les fonds actions mixtes 152 millions d’euros. Les fonds de performance absolue et actions espagnoles ont également généré une collecte nette positive. Le mois d’avril des fonds espagnols a été marqué par de forts rachats en gestion passive, à hauteur de 509,5 millions d’euros, tandis que les fonds obligataires mixtes ont observé des sorties nettes de 103,3 millions d’euros. Les fonds globaux, monétaires et garantis ont terminé eux aussi le mois d’avril avec une collecte négative. Le patrimoine total des fonds espagnols a baissé d'1,2% à 306,1 milliards d’euros fin avril 2022. Il a diminué de 3,6% (-11,5 milliards d’euros) depuis le début de l’année.
Cédric Özazman, ex-responsable des investissements et de la gestion de portefeuillesdu groupe suisse Reyl Intesa Sanpaolo, a rebondi chez un autre groupe financier helvétique, Mirabaud, a-t-il indiqué sur son profil sur le réseau social LinkedIn. Il a démarré, début mai, en tant que responsable des solutions d’investissement de la gestion de fortune de Mirabaud. Il a également travaillé pourKBL Swiss Private Banking à Genève, de 2002 à 2010, en qualité de gérant de portefeuilles et de responsable de la gestion discrétionnaire. Chez Reyl Intesa Sanpaolo,Cédric Özazman a été remplacé par Nicolas Besson, directeur desinvestissements depuis début avril.
Les achats d’ETF ont chuté en avril à leur plus bas niveau depuis les profondeurs de la crise Covid, la guerre en Ukraine et l’inflation mondiale ayant sapé la demande, rapporte le Financial Times. La collecte nette dans les ETF et ETP dans le monde a représenté 27,4 milliards de dollars en avril, selon des données BlackRock, contre 117,4 milliards de dollars en mars. Il s’agit du plus faible montant depuis mars 2020. Les fonds actions ont été particulièrement touchés, avec des souscriptions ne représentant que 2,8 milliards de dollars, contre 76,2 milliards de dollars un mois plus tôt.
La société de gestion française Roce Capital a acté en avril la démission d’un de ses dirigeants, en l’occurrence celle de son directeur général délégué Timothée Malphettes, a appris NewsManagers. Passé par Delubac, Covéa Finance et la SPGP, Timothée Malphettes a participé au développement de la boutique de gestion en tant qu’associé aux côtés de Matthieu Bordeaux-Groult et de Michael Niedzielski. La firme est soutenu par lefonds de Place2i Sélectionquia investi en novembre dernier dans son fonds Roce Fund pour un montant resté confidentiel.
Le marché européen des fonds Eltif (European Long Term Investment Fund) commence à décoller, constate l’agence de notation Scope. Créé en 2015, le fonds Eltif est un fonds d’investissement alternatif (FIA) investissant au moins 70% de son capital dans des projets d’infrastructure, des sociétés non cotées ou à des PME cotées qui émettent des instruments de capitaux propres ou de dette. A travers une enquête menée auprès de 31 gérants d’actifs et sur 43 des 53 fonds Eltif enregistrés, Scope comptabilise plus de 7 milliards d’euros d’encours placés à fin 2020. La dernière estimation d’avril 2021 relevait 2,4 milliards d’euros placés. Ces volumes restent toutefois très faibles (0,11%) par rapport à la taille du marché des fonds alternatifs en Europe (6.800 milliards d’euros à fin 2020). Sur les 43 fonds Eltif, la dette privée représente 36% des volumes placés, suivie par l’infrastructure pour 31%, le private equity pour 26% et des fonds mixtes pour 7%. Les investisseurs particuliers représentent presque autant que les professionnels en volumes placés avec 54% des produits qui leur sont accessibles. Le marché français arrive en seconde position avec une taille de 1,6 milliard d’euros d’encours en étant surtout capté par les investisseurs professionnels. Amundi, BNP Paribas Asset Management, Meridiam, October et Turenne sont arrivés dès 2016 et 2017 pour le compte des investisseurs professionnels. Lendix (plateforme October) lance son premier Eltif de financement participatif destiné aux PME-TPE en 2016. Le fonds Meridiam Infrastructure Europe III (1,3 milliard d’euros), lancé en 2016, est le plus grand Eltif à ce jour. Pour Scope, le marché français a été soutenu par sa réglementation. Les investissements en private equity bénéficient d’une charge en capital connue pour les assureurs soumis à Solvabilité 2. La réglementation AMF est adaptée aux fonds Eltif en termes d’exigences de reporting. En outre, les investissements dans des prêts en direct sont souples. Révision en cours Le marché italien (1,8 milliard d’euros) se destine surtout aux investisseurs particuliers aisés, porté par des incitations fiscales. L’Allemagne est en troisième position avec 800 millions d’euros placés. En Europe, Amundi, Azimut, BlackRock, Commerz Real, Muzinich et Partners Group font partie des plus gros gestionnaires. L’Europe a souhaité donner aux investisseurs professionnels et aux particuliers un meilleur accès aux actifs illiquides pour des investissements de long terme (10 000 euros minimum d’investissement dans un fonds pour un particulier) afin de favoriser le financement de marché des infrastructures et des PME européennes. Les fonds Eltif doivent répondre à de nombreuses exigences, sur la transparence des coûts, des leviers limités, la désignation de dépositaire, et une exigence forte de diversification d’actifs. Après un départ difficile, les fonds Eltif pourraient profiter de la révision en cours de la réglementation grâce à une améliorant des conditions de distribution et une réduction des restrictions, estime Scope. L’Europe pourrait autoriser la création de fonds de fonds (jusqu’à 40% des encours), et clarifier les règles des investissements hors UE. «Pour les particuliers fortunés, l’illiquidité des produits est un frein important et l’apparition d’un marché secondaire serait bénéfique, ainsi que des incitations fiscales», ajoute Scope. Dans le cadre du GreenDeal et du financement des actifs et infrastructures vertes, l’Europe sortirait également gagnante de ces allègements.
Fait assez rare pour être souligné, Amiral Gestion vient de publier un communiqué de presse pour rappeler qu’il a participé avec quatre autres sociétés de gestion au dépôt d’une résolution visant la nomination d’un nouvel administrateur indépendant, Hubert Mathet, au conseil d’Ipsos, lors de l’assemblée générale du 17 mai prochain. Cette démarche «s’inscrit dans une volonté de renforcer la gouvernance de la société, et sera favorable à toutes les parties prenantes du groupe dans une perspective d’alignement d’intérêts», précise la société de gestion. Elle rappelle que «tous les actionnaires, y compris les petits minoritaires, ont le droit de déposer et soumettre au vote des actionnaires une résolution lors de l’assemblée générale d’une société, ce n’est pas une prérogative exclusive du conseil d’administration. C’est d’ailleurs une pratique saine et vertueuse et un droit fondamental des actionnaires». En l’espèce, Amiral Gestion estime que la nomination de Hubert Mathet «permettrait de renforcer l’indépendance du conseil d’administration avec un membre ne cumulant aucun autre mandat dans d’autres sociétés, lui permettant de consacrer le temps nécessaire à sa mission. Elle permettrait également de renforcer l’expertise du conseil d’administrationgrâce aux connaissances d’Hubert Mathet en matière financière et de gouvernance, comme il a pu le démontrer lors de missions auprès d’organismes de la place». Actionnaire depuis 2017, Amiral Gestion salue par ailleurs l’amélioration des performances économiques et extra-financières de la société de sondages et soutient la stratégie du groupe.
DNCA Invest a annoncé ce 6 mai l’absorption de son fonds Beyond Infrastructure & Transition par le véhicule DNCA Invest Euro Smart Cities, logé au Luxembourg. La fusion a été approuvée début mars par la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF), et les investisseurs du fonds Beyond Infrastructure & Transition ont été informés le 30 mars. Ces derniers sont, dès aujourd’hui, détenteurs de parts du fonds DNCA Invest Euro Smart Cities, et ils auront la possibilité de transférer leurs actions dans d’autres compartiments de la Sicav luxembourgeoise DNCA Invest ou de procéder au rachat de leurs actions sans aucun frais, précise la société. Le traitement des rachats et souscriptions est suspendu sur Beyond Infrastructure & Transition depuis le 29 avril.
Arkéa REIM a annoncé ce 6 mai le recrutement de 4 collaborateurs pour l'équipe de gestion de la SCI Silver Avenir. Cécile Bouzoulouk est nommée gérante de fonds, Benoît Fréret, gérant immobilier, Justine Bellet, analyste, et Ludovic Martin responsable des risques et modélisation, Cécile Bouzoulouk bénéficie de plus de 30 ans d’expérience dans le domaine des marchés financiers et l’immobilier, notamment au sein de Goldman Sachs et Virage Viager, société spécialisée dans le viager. Benoît Fréret bénéficie de plus de 7 ans d’expérience dans le contrôle et la gestion de fonds immobiliers, notamment au sein de Primonial et d’Atream, sociétés de gestion immobilière. Justine Bellet bénéficie de plus de 4 ans d’expérience dans la banque privée et l’analyse immobilière, notamment au sein de Richelieu Banque Privée et Federal Finance Gestion. Enfin, Ludovic Martin bénéficie de plus de 7 ans d’expérience dans les domaines de l’assurance et de la finance, notamment au sein de Suravenir et Federal Finance Gestion.
Sanso Investment Solutions a annoncé ce 5 mai avoir investi dans le fonds Asterion Infrastructures II pour le compte du fonds de fonds d’actifs réels Private Stars Selection II. Ce fonds professionnel de capital investissement est conseillé par Cedrus & Partners, et investit uniquement dans des fonds d’infrastructures et d’immobilier.