Dans un courrier adressé à ses clients, le fondateur et patron du gestionnaire alternatif, Ken Griffin, se targue d’une année 2012 «exceptionnelle». Les deux fonds vedettes Wellington et Kensington auraient il est vrai enregistré l’an passé des performances de 25,9 et 24,9%. Il s’agirait de la seconde année consécutive au-delà de 20% pour les principaux fonds du hedge fund de Chicago.
La société de gestion de deux fonds communs de placements à risques a pris fin 2012 une participation dans la holding patrimoniale de Jacques de Chateauvieux, fondateur du groupe Bourbon. L’augmentation de capital s’est établie à 53 millions d’euros, dont les deux tiers pour Pragma Capital qui devient le deuxième actionnaire de la holding, spécialisée dans les activités maritimes.
Le distributeur américain va céder cinq de ses chaînes de supermarchés (Albertsons, Acme, Jewel-Osco, Shaw’s et Star Market) à un groupe d’investisseurs mené par Cerberus Capital Management pour un total de 3,3 milliards de dollars. Supervalu a également fait état d’un bénéfice de 16 millions de dollars au cours du troisième trimestre clos le 1er décembre, contre une perte de 750 millions un an auparavant.
L’autorité allemande de régulation financière, la BaFin, achèvera d’ici à fin mars son enquête sur le rôle éventuel de Deutsche Bank dans le scandale de manipulation du Libor, rapporte Reuters. L’enquête s’inscrit dans le cadre plus large des investigations menées par les autorités américaines, européennes et japonaises.
Jean-Pierre Mottura, directeur général de la CAPSSA lors d’une table ronde organisée par amLeague et Newsmanagers : Concernant le scénario que je vais appliquer en cette fin d’année : sur le monétaire, tout d’abord. Qui dit monétaire ne dit pas forcément Eonia. Il va falloir se repositionner en partie. Pour la première moitié de 2013, je vais continuer à renforcer la poche corporate dans un premier temps, avec un espoir au deuxième semestre, voire au quatrième trimestre d’y voir un peu plus clair et d’aller plus franchement sur les marchés actions. L’embellie que l’on connaît actuellement sur ces marchés me sert dans mon allocation et dans mon résultat de fin d’année. De là à y aller beaucoup plus franchement dès le début 2013, je ne suis pas prêt. Pour terminer sur ces marchés en se rapportant au processus qui est le nôtre aujourd’hui, nous n’avons pas décidé de modifier celui-ci en cette fin d’année. Ce dernier est très quantitatif puisque nous avons une prudence peut être excessive sur une grande partie de notre portefeuille. Nous verrons ce qu’il en est. Mais le temps d’investir sur les marchés de grande capitalisation n’est pas revenu selon nous. On n’y est pas encore. Nous allons y aller un peu, car il le faut du fait de certains marchés très peu méritoires. Cela se comprend. Mais la BCE peut baisser son taux de refinancement au moins de 25 centimes, ce qui serait un dernier pas. En revanche, nous ne sommes pas présent dans le high yield. Sur les marchés actions, nous investirons donc courant deuxième semestre 2013. Nous reviendrons sur les grandes capitalisations européennes. Éventuellement, nous avons un point d’interrogation sur les États- Unis. Nous avons géré la volatilité de notre portefeuille sur un plan global. Le poids des monétaires est très important, mais à côté, nous avons opté pour de la performance. Cette position d’aujourd’hui sera peut-être tout à fait différente dans le mois qui vient. Il faut surtout être très réactif avec une vision. La vision que nous n’avons pas eue ces derniers temps nous a entraînés à investir dans des actifs de long terme. Les gérants actions aimeraient bien qu’on ne soit plus dans cette réaction où l’on parle de long terme avec des produits dans lesquels on peut sortir en deux ou trois jours. A ce titre, en matière d’investissement de long terme, nous avons renforcé ces derniers temps notre poche de private equity. Nous faisons ainsi depuis deux ans. Nous consacrons 2,5 % au private equity, ce qui n’est peut-être pas négligeable. Et l’on est vraiment engagé dans le long terme. De l’ordre de 8-10 ans.
Karine Leymarie, Gérante Senior Actions et Convertibles à la MAIF, à la rédaction de www.institinvest.com : A fin octobre 2012, la MAIF détient en portefeuille pour son compte et celui de ses filiales Filia-MAIF et Parnasse-MAIF, vingt lignes en direct sur les convertibles et douze OPCVM, pour un montant de 320 millions d’euros. 50 millions d’euros sont gérés en direct et 270 millions en gestion déléguée. Depuis fin 2011, nous avons significativement revu à la hausse le poids des obligations convertibles, d'1,7 % à 2,8 % de notre encours total. En complément des investissements en OPCVM, nous nous sommes notamment renforcés au mois de septembre lors de la reprise du marché primaire en souscrivant en direct aux «émissions de plusieurs entreprises françaises » Le renforcement des obligations convertibles dans les portefeuilles de la MAIF étant déjà significatif depuis 2010, la part de la classe d’actif devrait être relativement stable au cours des prochains mois. Nous sommes positionnés sur l’Asie via nos fonds de convertibles internationales, mais nous ne souhaitons pas investir pour le moment sur des fonds purs Asie. Nous avons aujourd’hui douze gérants en portefeuille, cinq français et sept étrangers. Cette liste n’est pas restrictive, le nombre de gérant pouvant évoluer notamment en fonction de nos encours.
«La faiblesse économique dans la zone euro devrait se prolonger en 2013», a déclaré Mario Draghi lors de la conférence de presse qui traditionnellement suit l’annonce de la décision sur les taux directeurs. «Plus tard en 2013, l’activité économique devrait graduellement se reprendre», a ajouté le président de la BCE. Mario Draghi a expliqué que la décision de maintenir les taux inchangés a été prise à l’unanimité en raison d’un début de stabilisation de certains indicateurs, «bien qu'à de faibles niveaux», et d’un redressement significatif de la confiance sur les marchés financiers. «Il y a aujourd’hui une contagion positive à l’oeuvre», a estimé le banquier central.
Il est peu probable qu’un accord concernant le plan de sauvetage de Chypre soit conclu avant la fin janvier, a déclaré Jean-Claude Juncker, président de l’Eurogroupe. Les discussions concernant cette aide ont été compliquées par des inquiétudes relatives à la soutenabilité de la dette au vu du montant potentiel du plan de sauvetage. Ce montant pourrait aller jusqu'à 17 milliards d’euros, soit peu ou prou l'équivalent du PIB de Chypre.
Les stocks des grossistes américains ont enregistré en novembre une hausse plus forte que prévu, selon les chiffres publiés par le département du Commerce, qui a également fait état de la plus forte hausse des ventes des grossistes en plus de 18 mois. Les stocks des grossistes ont augmenté de 0,6% pour atteindre le niveau record de 498,95 milliards de dollars. Les stocks sont un élément clé du calcul du PIB. Au troisième trimestre, ils ont représenté près d’un quart de sa progression.
Le ministère des Finances grec a indiqué que le déficit budgétaire du gouvernement central avait baissé de 30% en 2012, passant de 22,77 milliards d’euros en 2011 à 15,91 milliards l’an dernier. Ces chiffres excluent les dépenses de sécurité sociale et celles des administrations locales.
A Zurich, EFG International a annoncé le 9 janvier la nomination de Carlos Valle au poste de CEO Caraïbes. L’intéressé, qui a passé plus de 20 ans chez Merrill Lynch, était en dernier lieu managing director, Global Wealth Management, New York International Complex auprès du groupe américain.Carlos Valle remplace Ludovic Chechin-Laurans, qui a rejoint la Suisse l’année dernière afin de prendre la responsabilité du private banking à Genève tout en assumant la fonction d’adjoint au directeur général d’EFG Bank. A ce titre, Ludovic Chechin-Laurans continue de superviser l’activité Caraïbes et Carlos Valle lui sera subordonné.
Selon finews.ch, Sandro Merino, qui a été directeur d’UBS Wealth Management Research Europe de 2006 à fin 2012, est devenu début 2013 responsable de la gestion des portefeuilles obligataires et CIO adjoint du gestionnaire de fortune indépendant Arecon (2 milliards de francs d’encours). Le CIO est Christoph Bianchet, l’un des fondateurs de la société.
Lyxor Asset Management a annoncé le 9 janvier un renforcement de sa présence au Royaume-Uni et une extension de ses activités aux solutions de gestion de crédit.Dans cette perspective, Pierre Gil est nommé directeur général de Lyxor UK. Basé à Londres, il travaille sous la responsabilité d’Inès de Dinechin, directeur général de Lyxor, et localement de Ian Fisher, responsable pays Royaume-Uni pour le Groupe Société Générale. Pierre Gil reste membre du Comité exécutif de Lyxor et conjugue ses nouvelles fonctions avec ses responsabilités actuelles de responsable du Développement International pour Lyxor.Interrogé par Newsmanagers, Pierre Gil estime que le marché britannique n’a pas encore pris la place qui lui revient dans le dispositif de Lyxor à l’international compte tenu de l’importance de la place financière de Londres. Egret Management LLP, l’entité de gestion de fonds de crédit du Groupe Société Générale dont les actifs sous gestion s'élèvent à 722 millions d’euros, rejoint Lyxor et devient Lyxor Asset Management UK LLP ((«Lyxor UK»). Les fonds sous gestion restent confiés à la même équipe dirigée par Thierry de Vergnes. Cette équipe est intégrée au département Gestion de Lyxor.La société élargit ainsi sa gamme de solutions d’investissement à la gestion active de crédit. Pierre Gil indique qu’un nouveau fonds crédit est en préparation. Il s’agira d’un fonds non structuré sans levier investi dans de la dette LBO qui pourrait être lancé dans le courant du premier trimestre 2013. L’objectif de collecte de ce fonds, qui pourrait afficher une performance de l’ordre de 6% à 7%, a été fixé autour de 200 millions d’euros pour 2013. L’autre voie de développement passe par les ETF dont les actifs collectés à Londres représentent environ 3 milliards d’euros, soit 10% tout au plus de la totalité des encours de Lyxor sur les ETF. Outre le renforcement de l’offre d’ETF proposés à Londres mis en œuvre en novembre dernier, Pierre Gil évoque notamment le développement du «smart indexing».Désormais fort d’un effectif d’une vingtaine de personnes, Lyxor UK continuera de développer et de renforcer ses équipes avec le recrutement de plus de 10 professionnels de la gestion au cours des prochains mois et s’attachera à promouvoir l’ensemble de sa gamme auprès d’une clientèle institutionnelle.Les actifs sous gestion de Lyxor AM s'élevaient à quelque 75,4 milliards d’euros à fin novembre 2012, dont 29,6 milliards d’euros pour les ETF, 16,4 milliards d’euros pour la gestion alternative, 22,6 milliards d’euros pour la gestion structurée, et 4,7 milliards d’euros pour la gestion multi-asset.
Le londonien Gabelli Securities International (GSIL), filiale de l’américain Gamco, annoncé avoir acquis pour un montant non divulgué le gestionnaire alternatif indien Horizon Resarch Advisors, basé à New Delhi et focalisé sur les situations spéciales.Lorsque la transaction sera bouclée, Marc Gabelli, co-CEO de GSIL UK, et Manjit Kalha, managing partner et co-head d’Horizon, seront co-CEO de la firme indienne.
Pour 290 millions d’euros, l’allemand Deka Immobilien a acheté l’immeuble de bureaux 5 Aldermanbury Square à Londres auprès de Scottish Widows et de ND properties (groupe TIAA-CREF), qui en détenaient chacun 50 %. Cet actif de 24.400 mètres carrés a comme locataire principal (pour 15.800 mètres carrés) Fortis Bank (groupe BNP Paribas). Il est affecté au portefeuille du fonds immobilier offert au public Deka-ImmobilienEuropa (DE0009809566).
Le managing director des investissements de L&G Investments, Simon Ellis, a quitté la société, rapporte Investment Week. Il sera remplacé par Simon Pistell, managing director du programme RDR de L&G.
La situation financière d’Alcatel-Lucent préoccupe l’Etat, rapporte L’Agefi. Le Fonds stratégique d’investissement (FSI) pourrait participer au rachat d’ASN, la filiale de câbles optiques sous-marins. De plusieurs sources proches du dossier, des discussions sont en cours avec différents investisseurs. L’opération est estimée entre 600 et 700 millions d’euros.
La banque américaine JPMorgan, numéro trois des fonds monétaires outre-Atlantique va détailler la valeur de ses fonds sur une base quotidienne, rapporte L’Agefi. La mesure entrera en vigueur le 14 janvier. L'établissement publiera sur son site les données arrêtées la veille à 15 heures concernant la valeur de trois fonds éligibles à l’achat de papier commercial.
BlackRock et JPMorgan vont détailler la valeur de leurs fonds monétaires sur une base quotidienne, rejoignant ainsi Goldman Sachs Asset Management, qui a été le premier à annoncer une telle initiative pour ses fonds de papiers américains, rapporte le Financial Times. D’autres n’ont pas l’intention de publier une valeur liquidative quotidienne. C’est notamment le cas de Vanguard, précise le FT.
James Tanner a été nommé global head of business development & sales de Morningstar Inc, annonce la société, précisant que l’intéressé est le fondateur de Wall Street on Demand, une société de développement de sites Internet financiers qui a été achetée par le britannique Markit il y a deux ans. En dernier lieu, James Tanner était vice-chairman of business development de Markit après en avoir été head of global distribution.D’autre part, Morningstar précise que son directeur financier Scott Cooley, qui est entré dans l’entreprise il y a 17 ans comme analyste actions, compte quitter le groupe cette année, dès qu’un successeur lui aura été trouvé.
Schroders cherche à lever au moins 100 millions de livres pour un trust immobilier (West End of London Property Unit Trust, ou Welput) en introduisant sur l’AIM une nouvelle société basée à Guernesey, West End of London Property Investment Company, rapporte le Financial Times. L’objectif est d’agrandir le portefeuille de 873 millions de livres de Welput composé quasi-entièrement de bureaux dans le quartier de l’ouest londonien.
La collecte brute des fonds obligataires a représenté 67,7% de la collecte totale auprès de la clientèle retail sur les onze premiers mois de l’année, contre seulement 18,6% pour la collecte des fonds actions, selon des chiffres communiqués par l’association professionnelle de la gestion de Hong Kong (HKIFA) évoqués par Asian Investor. En 2007, la collecte des fonds actions représentait plus de 84% du total, celle des fonds obligataires s’inscrivant à seulement 6,3%.Au 30 novembre, les collectes brute et nette s'élevaient à respectivement 51,4 milliards de dollars et 13,6 milliards de dollars. La collecte brute devrait dépasser les 55 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année. L’association prévoit un léger ralentissement de la collecte en 2013.
Les deux co-responsables de l’équipe marchés émergents de GLG Partners (Man Group) vont quitter la société, a confirmé un porte-parole à Citywire Global. Ainsi, Bart Turtleboom et Karim Abdel-Motaal partiront début janvier. Ils étaient arrivés en septembre 2008 pour succéder à Greg Coffey. Ces révélations interviennent après l’annonce de deux recrutements dans l’équipe obligataire (lire Newsmanagers du 9 janvier).
Permal, la société de fonds de hedge funds de Legg Mason, qui vient de racheter Fauchier, prévoit d’ouvrir un bureau à Shanghai cette année, rapporte Asian Investor, qui a interrogé Isaac Souede, le directeur général, de passage à Hong Kong. Cette structure sera composée de gérants de portefeuilles et d’analystes. Des collaborateurs de Permal et Fauchier de Londres et New York seront transférés dans ce bureau, qui devrait être dirigé par Steve Zhang, responsable des marchés émergents de Permal.