BlackRock a signé un accord avec l’italien Fineco, en vertu duquel les clients de ce dernier pourront accéder à une large sélection d’ETF iShares sans commission de négociation à l’achat et sans montant minimum d’investissement. L’initiative concernera aussi bien les ordres simples que les achats dans le cadre du plan d’accumulation du capital Fineco Replay, qui permet la programmation d’investissements progressifs au cours du temps sur un ou plusieurs ETF. Les autres frais, comme les frais de gestion annuels, ne sont pas couverts par l’offre.
JP Morgan Private Bank vient de recruter Neha Coulon au rang de managing director et directrice ESG pour l’EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique), selon un post sur LinkedIn. Elle sera basée à Londres. Neha Coulon arrive de Kirkoswald Capital Partners, où elle était partner et directrice mondiale ESG depuis 2021. Auparavant, elle a travaillé chez JP Morgan Chase & Co pendant près de 12 ans, dernièrement comme directrice mondiale des solutions ESG. Elle est entrée au sein de la banque en 2010 comme responsable commerciale pour les matières premières, avant d’être promue au rang de directrice des stratégies axées sur la croissance du capital au sein de la finance durable pour la région EMEA en 2017.
Infracapital, la division d’investissement dans des actions infrastructures de M&G, vient d’annoncer la nomination de Latifa Tefridj-Gaillard au rang de managing director et directrice de la levée de fonds et des relations investisseurs. Basée à Londres, elle commencera son nouveau poste d’ici la fin d’année. Latifa Tefridj-Gaillard arrive de DigitalBridge, où elle occupait des fonctions similaires pour l’Europe depuis 2021. Elle était également membre du comité ESG. Auparavant, elle a travaillé chez Goldman Sachs International pendant près de 16 ans au sein de la division des marchés mondiaux et de la banque d’investissement. Elle y est entrée en 2004 comme analyste pour les solutions actions d’entreprises pour l’EMEA avant d’être promue au rang de directrice exécutive pour les stratégies cross-asset en 2008. Elle a ensuite été promue au rang de managing director et directrice commerciale des solutions en 2010. Infracapital a également renforcé son équipe des relations investisseurs avec le recrutement de trois nouvelles associées. Brittany Mark arrive d’IFM investors où elle travaillait dans l’équipe des relations investisseurs responsables pour les actions infrastructures. Jordan McCulla, pour sa part, arrive de Tulchan Communications, où elle conseillait des entreprises cotées et non-cotées dans des secteurs divers. Natalija Vidakovic arrive de DC Advisory où elle travaillait au sein de l’équipe du conseil des fusions et acquisitions et de la dette dans l’infrastructure. Le recrutement dans l'équipe de Latifa Tefridj-Gaillard se poursuit d’ailleurs, puisqu’une nouvelle offre d’emploi a été publiée ce mardi sur Efinancialcareer.
Loomis Sayles Capital Re vient de recruter Derek Göbel au poste de directeur juridique, a annoncé ce dernier via LinkedIn. Il était depuis deux ans directeur juridique de la société hongkongaise 100x. Par le passé, il a travaillé pendant 22 ans chez BNP Paribas, dont il fut notamment directeur juridique pour la zone Asie-Pacifique pendant huit ans. Il a commencé sa carrière chez Simmons & Simmons et Arthur Andersen. La filiale française du gérant éponyme proposera des fonds d’investissement dédiés aux investisseurs institutionnels ayant des besoins importants de couverture de passifs. Elle est dirigée par Stéphane Honig, ex-directeur de la stratégie de Natixis.
Ostrum AM vient de promouvoir Xavier-André Audoli au poste de directeur de l’expertise multi-classes d’actifs pour les assureurs. Il dirigera une équipe de quatre gérants couvrant 12 milliards d’euros d’encours. Il était depuis trois ans responsable de la gestion cross asset. Entre 2017 et 2019, il a aussi dirigé les solutions orientés sur le beta de marché. Par le passé, Xavier-André Audolia a notamment dirigé pendant dix ans l’ingénierie quantitative sur les taux d’intérêts pour Natixis AM. Il a aussi travaillé dans les risques chez EY (2003-2007) et Arthur Andersen (2000-2003).
Le gérant de fortune américain Davidson Investment Advisors, basé dans l’Etat du Montana, a annoncé l’acquisition de Caprin Asset Management, établi dans l’Etat de Virginie. Caprin se concentre sur les investissements obligataires municipaux et imposables. La boutique de gestion gère près d'1,3 milliard de dollars d’encours. Après la clôture de la transaction, attendue au cours du premier trimestre 2023, Davidson Investment Advisors administrera 4 milliards de dollars et Caprin AM formera une division à part entière du groupe.
BlackRock vient de recruter Stefanie Grömling comme responsable des family offices pour la région Allemagne-Autriche-Suisse. Elle arrive de Pimco, où elle a travaillé près de onze ans dans la couverture de la gestion de fortune dans la région, puis des family offices allemands.
Pour cette édition 2022 des Grands Prix de la Gestion d’Actifs (GPGA), 2.524 fonds sont toujours éligibles sur les 13 catégories primées, contre 2.831 l’an dernier, soit une baisse significative de 307 instruments. La méthodologie s’appuie à nouveau sur les fonds notés 4 ou 5 étoiles EuroPerformance sur une population totale de plus de 27.500 fonds. Après une analyse pointue de tous les paramètres, nos équipes ont fait ressortir 2.461 fonds ayant un alpha positif moyen, soit une baisse de 182 fonds par rapport à l’édition précédente. Sans surprise, l’alpha positif moyen recule cette année à 5,28 %, contre 5,75 % lors des derniers GPGA, soit une baisse de 47 points de base (pb). Cette baisse est moins visible sur la population globale, qui ressort avec un alpha positif moyen de 5,13 %, contre 5,29 % lors de la précédente édition, soit une différence de 16 pb. Le classement est largement renouvelé cette année car seuls six fonds ont réussi à se maintenir parmi les fonds gagnants. De surcroît, deux fonds entrants avec un historique de trois ans révolus à fin juin intègrent le palmarès, dont l’un directement à la première place de la catégorie Diversifiés internationaux. Nous avons, de ce fait, huit catégories dont le classement est totalement renouvelé, ce qui démontre la lutte féroce que se livrent les asset managers dans la recherche de l’alpha. Seuls quatre vainqueurs de l’an passé sont parvenus à conserver leur première place pour cette nouvelle édition, ce qui est une prouesse étant donné les nombreux bouleversements rencontrés durant cette année encore si particulière. La baisse observée sur l’ensemble de la population éligible, ainsi que sur la population des fonds avec un alpha positif, se retrouve dans toutes les catégories, excepté celle des Actions Asie hors Japon, qui ne décroît pas et s’offre même le « luxe » de progresser de deux fonds ; ainsi que la catégorie Obligations internationales, dont l’effectif augmente de 31 fonds. Comme l’an passé, les plus forts contingents de fonds restent entre les mains des Actions Europe, des Diversifiés internationaux et des Actions internationales. Neuf catégories voient leur alpha moyen positif progresser, contre quatre catégories pour lesquelles il diminue. La baisse de l’alpha positif moyen s’explique notamment par la diminution du nombre de fonds des Actions Amérique du Nord, bien qu’ils caracolent toujours en tête, ainsi que des Actions internationales ; même si, de ce point de vue, le reclassement de nombreux fonds en Actions thématiques, avec la mise en place de la réglementation SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation), explique ce paradoxe, ces deux catégories étant les grandes gagnantes de l’an passé. Les Actions Amérique du Nord restent pour autant leaders, avec un alpha moyen positif de 7,33 % (-402 pb), mais de peu, devant les Actions France qui remontent à 7,18 % (+262 pb) et décrochent la plus belle progression toutes catégories confondues. Résilience Le resserrement des alpha positifs moyens entre les catégories élargit les choix possibles des investisseurs, même si le nombre de fonds pris en compte est en baisse. Cette année, l’Asie est à l’honneur : les Actions Asie hors Japon affirment leur dynamisme avec 6,29 % d’alpha positif moyen, soit une progression de 118 pb. Les Actions Japon progressent également, de 11 pb, pour s’établir à un avantageux alpha positif moyen de 6,06 %. Les autres catégories Actions marquent un peu le pas, comme les Actions émergentes, à 5,66 % (-8 pb), les Actions Europe, à 5,47 % (-209 pb), ou les Actions internationales, qui restent tout de même, avec 5,98 % (-251 pb), à un niveau d’alpha élevé. Les fonds diversifiés font également plus que résister, puisque l’alpha moyen positif des Diversifiés internationaux progresse de 97 pb, pour atteindre 5,52 %, et que celui des Diversifiés Europe n’est pas en reste, s’élevant à 4,17 %, soit une augmentation de 62 pb. De leur côté, les catégories obligataires retrouvent des couleurs, notamment avec l’effet de levier de l’inflation, qui oblige les banques centrales à relever plus ou moins leurs taux directeurs. C’est ainsi que les Obligations Europe gagnent 53 pb, pour se stabiliser à 1,87 %, et que les Obligations haut rendement progressent de 109 pb, atteignant 3,85 %. Les Obligations internationales doublent leur alpha positif moyen pour atteindre 4,76 %, grâce probablement à l’apport des fonds « Sensitivity: C2 Internal » supplémentaires. Enfin, les Obligations pays émergents, traditionnellement plus élevées, continuent leur progression, pour se fixer à 6,45 % (+237 pb). Cette édition, qui traverse une nouvelle crise, permet encore de consacrer la gestion dite active et de mettre en lumière les capacités de résilience et les ressources des gérants de conviction au travers des catégories primées. Les alpha positifs sont en progression, et même les obligations sortent la tête de l’eau. Malgré l’inflation galopante, la guerre en Ukraine, les nombreuses incertitudes politiques, géopolitiques et économiques, et la pandémie qui ne cesse de se rappeler à notre bon souvenir, l’industrie des fonds se porte plutôt bien en termes de performances et c’est un signal fort envoyé aux investisseurs sur la solidité de la gestion d’actifs en général. DONNÉES MÉTHODOLOGIQUES Philosophie L’alpha est une grandeur absolue qui calcule la surperformance d’un fonds par rapport à un benchmark.
Interviewé sur France Info, Laurent Guillot a aussi indiqué que la décision de payer une amende réclamée par l’Etat n’avait pas de lien avec la possible entrée de la Caisse des dépôts au capital d’Orpea.
La Securities and Exchange Commission (SEC) a publié ses priorités pour les prochaines années sous la forme d’un plan stratégique sur les années 2022 à 2026. Un des objectifs de l’agence est, sans surprise, de protéger les investisseurs contre la fraude, la manipulation et les mauvais comportements. La SEC veut aussi élaborer et mettre en œuvre un cadre réglementaire qui suit le rythme de l'évolution des marchés, les modèles d’affaires et les technologies.
Au cours d’une année 2022 chahutée sur les marchés, La Financière de l’Echiquier a continué à étoffer sa gamme de fonds. «Le contexte difficile que nous connaissons actuellement nous a poussé à innover encore plus», a déclaré Bettina Ducat, la directrice générale de La Financière de l’Echiquier, lors d’une conférence dédiée aux media internationaux organisée vendredi 18 novembre. La société de gestion française du groupe Primonial vient ainsi de repositionner un fonds sur le thème de l’accès à la santé, dénommé Echiquier Health Impact For All. Il s’agit désormais d’une stratégie à impact social, classée article 9. Ce fonds d’actions mondiales se concentrera sur quatre axes: la disponibilité, l’accessibilité, le caractère abordable et l’acceptabilité des soins. Pour renforcer l’impact du fonds, une partie des frais de gestion seront versés à l’association Les Ptits Doudous, qui vise à améliorer l’accueil et le bien-être des enfants qui subissent une opération chirurgicale. Toujours côté actions, LFDE va prochainement sortir un fonds sur une nouvelle thématique, autour de la démondialisation et de la souveraineté. Enfin, la boutique va, à son tour, proposer un fonds obligataire à échéance. Ce produit sera à horizon 2024. LFDE mise sur ces produits pour relancer une collecte qui s’est tarie en 2022, alors que la décollecte est restée stable, selon Bettina Ducat, interrogée en marge de la conférence. Au total, la société de gestion a vu sortir autour de 500 millions d’euros en net, soit environ 5 % des encours. L'éducation financière des femmes Parmi les autres actions menées en 2022, LFDE a aussi conçu avec Primonial, son actionnaire à 100 %, un produit structuré basé sur une sélection active de valeurs qu’elle a réalisée. Ce produit a été distribué dans une grande banque. Sur le front commercial, la société de gestion a continué à être active à l’international, notamment en Allemagne, où l’équipe s’est étoffée et a remporté de gros mandats institutionnels sur l’impact. Un bureau en Suisse alémanique a aussi été ouvert. S’agissant de Italie et de l’Espagne, LFDE est en train de recruter. Bettina Ducat explique enfin que LFDE a beaucoup travaillé sur l’éducation financière, notamment des femmes, un sujet qui lui tient à cœur. La dirigeante s’est engagée dans un partenariat avec viveS, un media autour des femmes, pour concevoir des capsules vidéo. Dans ce domaine de l’égalité hommes et femmes, Bettina Ducat a aussi été à l’origine d’un programme de coaching collectif dédié aux femmes de la société de gestion.
Après l’annonce d’une importante réorganisation le 27 octobre dernier, Credit Suisse a donné ce jour quelques mises à jour sur ses prévisions de résultats du quatrième trimestre 2022 et pour l’année en cours. Le groupe bancaire doit tenir aujourd’hui, à distance, une assemblée générale extraordinaire pour valider une augmentation de capital de 4 milliards de francs suisse. La banque avait indiqué précédemment, qu’elle avait subi des sorties de dépôts et d’actifs nets au cours des deux premières semaines d’octobre 2022 à des niveaux qui avaient largement dépassé les taux enregistrés au troisième trimestre 2022. «Au niveau du groupe, au 11 novembre 2022, les sorties d’actifs nets représentaient environ 6% des actifs sous gestion à la fin du troisième trimestre 2022. Dans le secteur de la gestion de fortune, ces sorties de fonds ont considérablement diminué par rapport aux niveaux élevés des deux premières semaines d’octobre 2022, mais ne se sont pas encore inversées et représentaient environ 10% des actifs sous gestion à la fin du troisième trimestre 2022" précise ce jour le groupe. Il prévoit par conséquent que «la baisse des dépôts et des actifs sous gestion devrait entraîner une réduction des produits d’intérêts nets et des commissions et frais récurrents ; cela devrait entraîner une perte pour Wealth Management au quatrième trimestre 2022" Dans l’activité de détail de la banque suisse, ces pertes de clients se sont stabilisés et représentaient environ 1% des actifs sous gestion à la fin du troisième trimestre 2022. Comme annoncé le 27 octobre 2022, ces sorties de fonds ont conduit la banque à utiliser partiellement les tampons de liquidité au niveau du groupe et des entités juridiques, et bien que la banque soit tombée en dessous de certaines exigences réglementaires au niveau des entités juridiques, les exigences fondamentales du ratio de couverture de liquidité (LCR) et du ratio de financement stable net (NSFR) au niveau du groupe ont été maintenues à tout moment, poursuit le communiqué. Le LCR quotidien moyen du groupe pour le quatrième trimestre à ce jour (au 18 novembre 2022) était de 140 %, avec des taux au comptant «largement stabilisés» entre ~120 % et ~130 % depuis l’annonce des résultats du 27 octobre 2022. La banque, qui a cédé sa participation dans Allfunds afin de «dérisquer son bilan», a par ailleurs précisé qu’elle enregistrerait une perte de près de 75 millions liée à la cession. En compilant tous les éléments de réorganisation précédemment annoncés, dont une réduction de ses effectifs et la cession d’une large partie de ses actifs titrisés, le groupe prévoit d’enregistrer une perte substantielle avant impôts au quatrième trimestre 2022, pouvant atteindre environ 1,5 milliard de francs suisses suisses. Sur l’année, il préfère ne pas encore s’engager sur un chiffre, le trimestre n'étant pas terminé surtout pour la banque d’investissement qu’il dit «affectéepar le ralentissement marqué des marchés de capitaux touchant l’ensemble du secteur et la diminution des activités de vente et de trading». Il prévoit aussi de vendre certains actifs immobiliers mais sans préciser lesquels et d'éventuelles dépréciations de survaleurs.
Le secteur de la gestion est prévenu et pourra se préparer. Les superviseurs européens lanceront dans un peu moins d’un an, «au cours du deuxième semestre 2023", une action de surveillance commune sur les risques liés à la durabilité et les informations à fournir. C’est ce qu’a annoncé Natasha Cazenave, executive director de l’Esma, le régulateur européen, à l’occasion de l’Efama Investment Management Forum qui se tenait à Bruxelles la semaine dernière. Cette opération coup-de-poing remplace la dernière réalisée sur les publications relatives aux coûts et à la performance à destination de la clientèle de particuliers. L’Esma, a désormais défini les publications et reportings relatifs aux critères ESG (environnement, social et gouvernance) comme une de ses nouvelles priorités de coordination des superviseurs au niveau européen : il s’agit d’une «New Union strategic supervisory priority» (USSP). «L’objectif sera de favoriser la convergence des régulateurs nationaux sur l’application des dispositions relatives aux risques de durabilité et aux informations réglementaires à fournir, avec un accent particulier sur les exigences du SFDR», explique Natasha Cazenave. Cette opération alimentera également les travaux de l’Esma sur l'écoblanchiment (greenwashing).
L’Association nationale des conseils financiers (Anacofi) et l’Union des intermédiaires de crédits (UIC) ont annoncé mardi la signature de leur accord de collaboration aux bénéfices de leurs membres et de la représentation des professionnels qu’elles représentent. L’UIC adhère donc à l’Anacofi, permettant ainsi à ses membres qui le souhaiteront d’accéder aux entités métiers dédiées de l’Association et notamment à l’Anacofi Courtage, association agréée par l’ACPR, dans le cadre de la réforme du courtage. A la suite de cet accord, Bérengère Dubus, présidente de l’UIC, rejoint les conseils d’administration de l’Anacofi, de l’Anacofi Courtage et de l’Anacofi Syndicat. Fortes de plus de 5.000 entreprises membres à ce jour, les deux organisations œuvreront ensemble à accueillir et à porter de concert la voix de tous ceux qui voudront les rejoindre.
En 2018, lorsqu’AllianceBernstein rachetait le bureau de recherche Autonomous spécialisé sur les sociétés financières, le gérant d’actifs se voyait peut-être en consolidateur du brokerage action. Son actionnaire de l’époque, Axa, était en train de se désengager, et le gestionnaire pouvait se sentir pousser des ailes dans des métiers connexes à la gestion d’actifslui permettant de se diversifier. Quatre ans plus tard, le groupe fait marche arrièreen laissant la main à la Société Générale sur la coentreprise que les deux entitésviennent de créer. La société de gestion n’a jamais vraiment réussi à tirer profit de cette activité, dont le poids a diminué année après année. En 2016, l’activité Bernstein Research Services, regroupant les métiers de recherche fondamentale sell side et le brokerage sur actions, représentait, avec 479 millions de dollars, 16% des revenus totaux du groupe. En 2021, ces gains se sont érodés pour ne totaliser qu’un peu plus de 450 millions de dollars et 10% des revenus d’AllianceBernstein. La société était pourtant consciente des difficultés qu’elle aurait à faire croître cette activité. Le développement de la gestion passive, diminuant la rotation des portefeuilles de ses clients institutionnels et donc les frais de brokerage, et, en Europe, l’obligation de faire payer la recherche indépendamment du brokerage instaurée par la directive sur les marchés d’instruments financiers (MIF2), figuraient bien parmi les risques identifiés dans ses rapports annuels. Gestion de fortune A la fin du mois de septembre, la société gérait 610 milliards de dollars, un montant en baisse de près de 20% par rapport à l’année précédente, dans le sillage aux autres sociétés du secteur. Et le brokerage ne fait plus partie de ses prioritésstratégiques. Elle se focalise maintenant sur des activités plus margées. Le groupe a d’ailleurs particulièrement travaillé sur ce point ces dernières années. Sa marge opérationnelle ajustée a ainsi augmenté de 450 points de base depuis 2016, passant de 25,2% en 2016 à 29,7% à la fin du premier semestre 2022. Et il ne compte pas s’arrêter là. Dans une présentation à ses actionnaires, AllianceBernstein explique que la gestion de fortune constituait maintenant un de ses axes privilégiés de développement. Alors que ce segment ne représente que 16% de ses actifs sous gestion, il pèse pour 34% de ses revenus issus des frais qu’il facture à ses clients. La décisionde s’alléger sur le brokerage n’a pas dû être trop difficile à prendre.
M&G a annoncé ce 22 novembre son intention d’ajouter de nouvelles exclusions environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) au sein du fonds M&G (Lux) Optimal Income Fund géré par Richard Woolnough. Le fonds va élargir ses exclusions ESG sectorielles aux sociétés ayant des activités dans les domaines du forage dans l’Arctique et de l’extraction de sables bitumineux, des divertissements pour adultes, des jeux d’argent et du tabac. Le degré de participation sera déterminé en évaluant si les entreprises génèrent un chiffre d’affaires provenant des activités interdites supérieur à des seuils prédéfinis. Ces changements apportés n’auront aucune incidence sur l’objectif financier et l’approche d’investissement du fonds.
Jean-Frédéric de Leusse est remplacé par Xavier Bélis à la présidence d'UBS France qui devient dans le même temps une simple succursale de l'entité européenne de la banque suisse.
Richelieu Gestion vient d’annoncer ce 23 novembre le lancement du fonds Richelieu 26, une stratégie obligataire avec une échéance à fin décembre 2026. Le fonds, cogéré par Alexandre Hezez et Etienne Dubourg, est investi exclusivement en obligations d’entreprises émises en euro, à l’exclusion de tout produit complexe, dont la notation est supérieure ou égale à BB-. La stratégie favorise largement les sociétés européennes (80-90% du portefeuille), dont 50% sont françaises et issues d’une vingtaine de secteurs d’activités. Environ 40% de l’actif du portefeuille est investi sur des obligations investment grade. Classé article 8 selon la réglementation SFDR, il comprend une approche propriétaire du type Best in universe retenant, au sein de l’univers d’investissement initial, 80% des émetteurs ayant obtenu la meilleure notation ESG. Le fonds peut être acheté et vendu tout au long de sa durée de vie. Il est éligible à l’assurance-vie, et ne comprend ni droits d’entrée ni droits de sortie.
La gestion d’actifs du groupe espagnol Santander, Santander Asset Management, a recrutéJesús Martín del Burgo en qualité de directeur des ventes institutionnelles externes, hors d’Espagne. Il était précédemment directeur des ventes de DWS en Amérique latine et sera rattaché à Samantha Ricciardi, directrice générale de Santander AM. La firme entend notamment renforcer sa présence en Amérique latine via ce recrutement.
Le fournisseur d’indices britannique FTSE Russell, qui fait partie du London Stock Exchange Group, a indiqué ce mardi que la société de gestion abrdn pourrait revenir dans le FTSE 100, l’indice phare de la Bourse de Londres, à la faveur d’un rebalancement de l’indice à la fin du mois de novembre. Abrdn avait quitté le FTSE 100 début septembre et avait basculé dans l’indice FTSE 250. Le titre a perdu 20% entre le début de l’année et le 22 novembre. Le retour ou non d’abrdn dans le FTSE 100 sera confirmé le 30 novembre par FTSE Russell.
Axa Investment Managers Alts, division d’investissements alternatifs d’Axa IM, vient de nommer Lu Gao au rang de directeur de la clientèle asiatique. Basé à Singapour, il sera rattaché à Florence Dard, directrice mondiale de la clientèle. Au sein de ce nouveau poste, il sera chargé de la levée de capital en Asie ainsi que le développement de la base de clients externes. Lu Gao arrive de Farallon Capital Management, où il était responsable de la relation investisseurs en Asie-Pacifique de 2016 à 2022. Auparavant, il a occupé le même poste chez Och-Ziff Capital Management de 2013 à 2016. Il a également été responsable commercial auprès des institutionnels pour la Chine et Hong Kong chez Amundi de 2012 à 2013 et chez Goldman Sachs AM de 2009 à 2012. Il a démarré sa carrière comme analyste obligataire chez Deutsche Bank AM de 2007 à 2009.
La société de gestion britannique Legal & General Investment Management (LGIM) vient de recruter Hywel Ford en tant que responsable de la distribution (distribution manager) pour des produits LDI (Liability-driven Investment) et crédit, selon un post sur LinkedIn. Il sera basé à Londres. Hywel Ford arrive de Mercer, où il était analyste d’investissement senior depuis 2020. Il est entré chez Mercer en 2019 comme analyste. Auparavant, il a été consultant en investissement associé chez JLT Employee Benefits de 2016 à 2019.
Le robo-advisor belge Gambit vient de nommer Laurent Bodson au poste de directeur général. Cofondateur de la fintech en 2007, il y a successivement occupé les postes de responsable des solutions, directeur opérationnel, puis directeur des ventes. Il remplace Geoffroy de Schrevel, qui dirigeait la société depuis 2007, et qui vient de quitter l’entreprise.
Octo AM a annoncé ce 22 novembre le lancement du fonds «Octo Rendement 2028». Il s’agit d’un fonds daté investi en obligations d’entreprises à haut rendement en euros selon une stratégie de gestion « value » appliquée aux obligations. Le fonds fera l’objet d’une gestion active tout au long de sa vie. Il vise une performance annualisée supérieure ou égale à 5% nets de frais pour la période de placement recommandée.
Infranity,société de gestion spécialisée dans l’investissement durable en infrastructures de l’écosystème Generali Investments,a recrutéLouis-Roch Burgard au poste demanaging director, co-responsable de l’équipe Equity d’Infranity, aux côtés de Jaime Hector. Louis-Roch Burgard est connu pour être l’ancien directeur général et président exécutif de la Saur, opérateur de gestion déléguée de services publics dans les domaines de l’eau et de l’assainissement. Il a aussi été directeur général et président de Vinci Concessions, ainsi que membre du comité exécutif du groupe. Il a également fait un passage chez LBO France en tant que membre du directoire et de l’équipe capital investissement Mid-Cap White Knight. Dernièrement, Louis-Roch Burgard était directeur général du groupe CNIM (Constructions industrielles de la Méditerranée). Parallèlement, Infranity a embauché Romain Le Mélinaidreau poste d’executive director, en charge de l’origination et de l’exécution au sein de l’équipe d’investissement Equity d’Infranity. L’intéressé vient d’InfraVia Capital Partners, où il était chargé d’investissement puis directeur d’investissement. Co-dirigée par Louis-Roch Burgard et Jaime Hector, l'équipe Equity d’Infranity estcomposée de six experts basés à Londres et à Paris. Dans son ensemble, Infranity compte 45 professionnels et gère plus de 7 milliards d’euros d’actifs.
La Banque Postale Asset Management (LBPAM) et sa filiale Tocqueville Finance ont annoncé ce 22 novembre le lancement d’un fonds actions monde dédié à la biodiversité : Tocqueville Biodiversity ISR. CNP Assurances, qui fait partie du même groupe, s’est engagé à investir 120 millions d’euros. L'équipe de gestion pratiquera une sélection «Best in Class» pour trouver des entreprises qui apportent des solutions aux enjeux de préservation de la biodiversité et du capital naturel. Leur empreinte biodiversité est calculée avec l’outil de mesure «Global Biodiversity Score (GBS)» de CDC Biodiversité et Carbon4 Finance, qui est l’un des outils d’aide à la décision. Le fonds est classé «article 9» sous SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation). L’univers d’investissement couvrira quatre thématiques principales : l’agriculture et l’alimentation soutenables (agriculture régénératrice, production alimentaire durable, reforestation et gestion forestière durable), l’économie circulaire (systèmes de collecte et de recyclage, packaging recyclable ou compostable), les bâtiments verts (nouveaux matériaux de construction) et les services et solutions environnementaux (traitement de l’eau, de l’air et des sols, technologies de dépollution).