« La multigestion est un métier de confiance, où l’aspect humain est primordial, insiste Benoît de Brie, responsable de la multigestion de DNCA Investments. C’est toujours passionnant de rencontrer de nouveaux gérants et d’apprendre constamment. » Une philosophie qui résume très bien l’état d’esprit du multigérant et son souci des autres couplé à une soif de découverte et d’aventure, souvent à la barre de son voilier.
La croissance dans le secteur des services aux Etats-Unis a atteint en novembre son plus haut niveau depuis octobre 2015, montrent les résultats de l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) auprès des directeurs d’achats, publiée aujourd’hui. L’indice ISM des services a progressé à 57,2 après 54,8 en octobre. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un indice à 55,4. La composante des prix payés par les entreprises de services a quant à elle légèrement reculé à 56,3 après 56,6. Par ailleurs, l’indice PMI Markit du secteur des services est ressorti à 54,6, contre 54,7 en première estimation, après 54,8 en octobre.
Le nombre d’avocats britanniques s’enregistrant en Irlande a plus que décuplé cette année par rapport à 2015 en raison du Brexit, a déclaré le barreau irlandais. Les avocats cherchent ainsi à préserver la possibilité d’exercer dans l’Union européenne après la sortie du Royaume-Uni de l’UE, que les électeurs britanniques ont approuvée par référendum en juin dernier. Dans un communiqué, la Law Society of Ireland a déclaré qu’un nombre record de 810 avocats anglais et gallois s’inscriraient cette année au barreau irlandais, contre 70 en 2015.
Les ministres des Finances de la zone euro n’ont pas voulu fixer d’objectif d’expansion budgétaire pour l’année prochaine, a annoncé aujourd’hui le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, rejetant ainsi une proposition de la Commission européenne pour relancer la croissance. Lors d’une réunion ordinaire à Bruxelles, les ministres ont convenus que l’Allemagne, les Pays-Bas et le Luxembourg (c’est-à-dire les pays disposant des excédents budgétaires les plus élevés) devraient dépenser plus «en fonction des circonstances propres à chacun, tout en respectant l’objectif à moyen terme, les prérogatives budgétaires nationales et les exigences nationales». Mais ils ne sont pas parvenus à fixer un objectif d’expansion budgétaire pour le bloc l’année prochaine. «Mais chiffrer cela ou en faire un objectif n’a pas été accepté par l’Eurogroupe», a indiqué Jeroen Dijsselbloem lors d’une conférence de presse.
Schelcher Prince Gestion, société de gestion détenue à 85 % par le Crédit Mutuel Arkéa, a connu une année 2016 contrastée, avec une bonne collecte sur la dette non cotée et les fonds dédiés, mais des baisses d’encours sur le court terme et les obligations convertibles, annonce son directeur général, Sébastien Barbe. Ce dernier confie par ailleurs que sa société, en ligne avec la stratégie de sa maison mère, serait intéressée par des partenariats ou des acquisitions ciblées.
La banque privée suisse EFG Bank a recruté Lee Chang Tze au poste de directeur général adjoint et co-responsable de la banque privée en Asie, rapporte Finews Asia. L’intéressé, qui a pris ses fonctions le 1er décembre, est basé à Singapour où EFG vient de finaliser l’intégration de l’activité de BSI dans le pays. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Lee Chang Tze travaillera en étroite collaboration avec Olivier Balmelli, également directeur général adjoint et co-responsable de la banque privée en Asie, qui officiait précédemment en tant que responsable de l’activité de BSI Singapour. Tous deux sont rattachés à Kong Eng Huat, directeur général de la filiale d’EFG Bank à Singapour et directeur général en charge des marchés d’Asie du Sud-Est.Lee Chang Tze, qui compte plus de 26 ans d’expérience dans la banque privée, travaillait auparavant chez ABN Amro en tant que responsable de la banque privée pour l’Asie du Sud-Est. Il était également responsable de l’activité d’ABN Amro à Singapour.
Le gestionnaire d’actifs américain Franklin Templeton Investments a annoncé une profonde réorganisation de son équipe en charge de la distribution en Australie, placée sous la direction de Jim McKay, nommé responsable de la distribution en août 2016. Ainsi, Charles Levinge, jusque-là commercial senior en charge des clients institutionnels, va désormais diriger l’ensemble de l’activité commerciale auprès des clients institutionnels australiens. Il travaille chez Franklin Templeton depuis 9 ans.En parallèle, Louise Thompson, jusque-là en charge de l’activité « retail » pour le nord de l’Australie, se voit confier de nouvelles responsabilités. Elle va en effet diriger l’ensemble de l’activité auprès des institutions financières, en se concentrant plus particulièrement sur les principales banques et sociétés de gestion de fonds. Elle officie chez Franklin Templeton depuis 11 ans.Par ailleurs, Stuart Devlin va prendre la direction de l’activité à destination des conseillers financiers indépendants et des family offices. L’intéressé, qui a travaille chez Franklin Templeton depuis 4 ans, était précédemment responsable de l’activité « retail » pour le sud de l’Australie.
Le fonds souverain marocain, Ithmar Capital, et le fonds souverain du Nigéria, Nigeria Sovereign Investment Authority (« NSIA »), ont signé un accord de partenariat stratégique (SPA), le 3 décembre 2016, à Abuja. Les partenaires ont également signé un mémorandum d’entente (MoU) qui concrétise l’adhésion de NSIA au premier fonds d’investissement vert dédié à l’Afrique lors de la COP22 par la Banque Mondiale et le Maroc. Le premier projet soumis dans le cadre du partenariat stratégique signé par les deux fonds souverains concernera le projet de gazoduc Maroco-Nigerian et son objectif sera d’acheminer les gaz produit au Nigéria jusqu’au Maroc pour se connecter in fine au marché européen. Ithmar Capital et Nigeria Sovereign Investment Authority s’engagent aussi dans le cadre du SPA à explorer les opportunités d’investissement dans des secteurs stratégiques, notamment la sécurité alimentaire, les infrastructures et les énergies renouvelables au Maroc et au Nigéria, mais également plus largement dans tous les pays africains. «Cette alliance incarne, par sa portée ambitieuse et son impact socio-économique profond, un modèle novateur et pionnier de coopération Sud/Sud, indique un communiqué. Le mémorandum d’entente signé entre les deux fonds souverains permet quant à lui l’adhésion du Nigéria au Green Growth Infrastructure Facility for Africa (GGIF for Africa), premier fonds d’investissement vert dédié au continent africain. GGIF for Africa a été lancé par la Banque Mondiale et Ithmar Capital lors du sommet de la finance qui s’est tenu le 16 novembre 2016 en marge de la COP 22 à Marrakech. Il a pour objectif de catalyser la transition de l’Afrique vers une économie verte. «Ces deux accords illustrent la volonté du Maroc, via les initiatives multipliées au plus haut niveau de l’état dans le continent, de devenir un grand acteur de l’investissement et de la coopération afin d’aider l’Afrique à atteindre son propre modèle de développement économique et social, à renforcer la compétitivité de ses industries et à combler son déficit d’infrastructures», souligne un communiqué.
Degroof Petercam envisage la liquidation de deux fonds de fonds, DPAM FoF B Balanced et DPAM FoF B Equities, en raison d’un niveau insuffisant d’actifs dans les deux compartiments de la Sicav DPAM FoF B Sicav, rapporte Investment Europe. Au 29 novembre, le DPAM Fof B Balanced avait 10,35 millions d’euros d’encours sous gestion. Le DPAM FoF B Equities était à 26,97 millions d’euros d’encours.
La Française Real Estate Managers et Regus France ont signé un accord de partenariat qui doit permettre d’une part à Regus d’accélérer le développement de son réseau en France et d’autre part à la Française REM de proposer à ses utilisateurs une offre complète de bureaux flexibles. Dans un communiqué commun, les deux entreprises indiquent que «les termes de ce partenariat s’articulent autour d’un nouveau mode de coopération entre propriétaire et opérateur permettant à chacune des deux parties de bénéficier de la performance opérationnelle des centres Regus et affirmant ainsi une volonté forte de croître ensemble. Ce partenariat vient aussi répondre à la mutation des usages et des modes de travail plébiscités par les entrepreneurs en quête de solutions flexibles, segment de marché sur lequel La Française REM souhaite jouer un rôle important, au travers du réseau et de l’expertise Regus». Regus dispose d’un réseau de 2.850 sites dans 107 pays et plus de 1.000 villes avec 2,3 millions de clients.
La jeune agence de notation Scope Corporation AG vient de changer de structure juridique tout en levant parallèlement du capital pour financer sa croissance sur le marché européen. L’agence a adopté fin novembre la forme juridique d’une société en commandite par actions, Scope SE & Co KGaA, «qui combine la vision à long terme et le dynamisme d’une société familiale avec la stabilité et l’accès au marché des capitaux qui donne une entité cotée», souligne un communiqué.Par ailleurs, Scope lève du capital, en l’occurrence une première tranche de 30 millions d’euros qui seront placés dans les toutes prochaines semaines et dont près de la moitié est d’ores et déjà confirmée ou réservée. L’objectif est de lever une centaine de millions d’euros. Cette levée de capital vise notamment les assureurs et fonds de pension européens qui ont «un intérêt inhérent de long terme à établir une agence de notation européenne», selon l’agence.
AXA Investment Managers Deutschland va fusionner le fonds actions Axa Deutschland avec le fonds Axa Europa à compter du 31 décembre 2016. A l’origine de cette décision de fusion, la forte décollecte observée sur le fonds Axa Deutschland. Selon les données de Morningstar, le fonds dédié à l’Allemagne affichait un encours de 22 millions d’euros, tandis le fonds Europa ne comptait plus que 14 millions d’euros d’actifs sous gestion. Une gestion efficace des deux portefeuilles n'était dès lors plus possible.
Citant une étude réalisée par Fidelity auprès de 933 investisseurs dans le monde, 72% des institutionnels prévoient de renforcer leur exposition aux actifs illiquides, comme l’immobilier ou les infrastructures, en 2017 et 2018, rapporte le quotidien Les Echos. En parallèle, 64% des personnes interrogées pensent augmenter leur exposition aux obligations domestiques et 55% aux instruments monétaires. Autre enseignement notable : la volatilité inquiète surtout les fonds souverains (46 %), les régimes de retraite publics (31 %) et les compagnies d’assurances (25 %), tandis que les régimes de retraite privés se déclarent plus préoccupés par la faiblesse des rendements (38 %).
CaixaBank Asset Management (CaixaBank AM), la filiale de gestion d’actifs du groupe bancaire espagnol éponyme, a annoncé, ce 2 décembre, que son conseil d’administration a approuvé la nomination de Carmen Gimeno au poste de présidente non-exécutive. L’intéressée est également directrice de la gestion d’actifs et de l’assurance pour le groupe CaixaBank. Par ailleurs, Juan Bernal a été nommé nouveau directeur général de la société de gestion. Il officiait jusque-là en tant que directeur commercial de CaixaBank AM.Ces nominations interviennent alors qu’Asuncion Ortega, jusque-là présidente exécutive de CaixaBank AM, a décidé de prendre sa retraite après 10 ans à la tête de la société de gestion.CaixaBank AM, filiale à 100% du groupe CaixaBank, gère 53,5 milliards d’euros d’actifs au 30 septembre 2016.
Le groupe de services DP World, qui se présente comme un facilitateur d'échanges mondiaux, a annoncé le 2 décembre la création d’un véhicule d’investissement en partenariat avec la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), l’un des gestionnaires de fonds de caisses de retraite les plus importants en Amérique du Nord. La plateforme d’investissement totalise 5 milliards de dollars canadiens, soit 3,7 milliards de dollars US, DP World détenant une participation de 55 % et la Caisse, les 45 % restants, précise un communiqué. La plateforme investira dans des ports et terminaux à l’échelle mondiale (excluant les EAU) pendant le cycle de vie de l’actif, notamment dans les pays classés favorables à l’investissement (« investment grade countries »). De plus, la plateforme investira principalement dans des actifs existants, mais pourra investir jusqu’à 25 % dans de nouvelles installations. À travers la plateforme, DP World partagera les occasions d’investissement avec la Caisse, et celle-ci aura l’option d’investir conjointement avec DP World. Deux terminaux à conteneurs canadiens de DP World, situés sur la côte du Pacifique à Vancouver et à Prince Rupert, représenteront les premiers actifs du véhicule d’investissement. La Caisse fera l’acquisition d’une participation de 45 % dans les deux actifs pour un total de 865 millions de dollars canadiens (640 millions de dollars américains).
Renato Piffaretti a été nommé Head Real Estate Suisse de Swiss Life Asset Managers. Il prendra ses fonctions dans le courant du premier semestre 2017. Il sera directement subordonné à Stefan Mächler, chief investment officer du groupe Swiss Life. Dans ses nouvelles fonctions, Renato Piffaretti sera chargé de développer et d’appliquer la stratégie immobilière de Swiss Life Asset Managers en Suisse. Il se concentrera sur l’extension du portefeuille d’assurance et sur le développement des activités immobilières nationales et internationales pour la clientèle des fonds de placement et de la fondation de placement. Swiss Life détient un portefeuille immobilier privé de 20 milliards de francs (à fin juin 2016).Renato Piffaretti dirige le service Immobilier de La Bâloise Assurances depuis avril 2013. Auparavant, il a travaillé pendant 13 ans pour le secteur immobilier international d’UBS Global Asset Management, notamment de 2006 à 2013, comme gérant de fonds pour le UBS (CH) Property Fund - Swiss Mixed («Sima»), le plus grand fonds immobilier suisse.
La société de participation BB Healthcare Trust, entité du groupe bancaire Bellevue, a vécu le 2 décembre sa première journée de cotation à la Bourse de Londres. Le programme de placement d’actions a permis d’atteindre l’objectif de 150 millions de livres dans le cadre de la première émission, rapporte L’Agefi suisse. L’introduction en Bourse de la société spécialisée dans le domaine de la santé avait été annoncée en octobre. Le gestionnaire d’actifs Bellevue Asset Management administrera le portefeuille de BB Healthcare Trust, comme il le fait depuis 20 ans pour une autre société du groupe, BB Biotech.
BlackRock parie contre le cours de son plus petit concurrent Jupiter, lequel est considéré comme étant le plus exposé à un durcissement de la réglementation sur les tarifs dans le secteur britannique de la gestion, rapporte le Financial Times. BlackRock a commencé à vendre Jupiter à découvert en octobre, quelques semaines avant la publication d’un rapport sur le fonctionnement du marché des fonds par le régulateur britannique. La société cotée à New York a accru sa position de 0,88 % à 0,94 % le jour de la publication du rapport.
Alexis Marinof, jusque-là responsable de SPDR ETF pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique (EMEA), la filiale de State Street Global Advisors (SSGA) dédié aux ETF, a quitté la société de gestion américaine dans le courant du mois de novembre. « Après 13 années magnifiques chez State Street Global Advisors, je suis très enthousiaste à l’idée de relever un nouveau défi », écrit l’intéressé sur son profil LinkedIn.Basé à Londres, Alexis Marinof était responsable de SPRD ETF pour la région EMEA depuis avril 2013. Avant cela, il a officié en tant que directeur des opérations en charge de la distribution pour la zone EMEA au sein de SSGA. Auparavant, toujours au sein de la société de gestion américaine, il avait successivement occupé les postes de responsable des pays scandinaves puis de responsable du Moyen-Orient et de l’Afrique. Avant d’intégrer SSGA en 2003, Alexis Marinof avait travaillé chez J.P. Morgan, notamment au sein de la division de gestion d’actifs.
Près de 85 % des 850 milliards d’euros gérés dans des fonds en Italie sont détenus par des particuliers, montre la dernière étude sur la distribution retail des fonds* d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. Ces 723 milliards d’euros sont soit détenus directement par les particuliers (492 milliards d’euros), soit dans le cadre de gestions sous mandat (100 milliards) ou bien par le biais de contrats d’assurance-vie (131 milliards d’euros). Concernant la distribution directe de fonds et celle de gestions sous mandat, le canal de dominant est celui des banques, à respectivement 70 % et 85 %. Les conseillers financiers représentent 30 % de la distribution directe des fonds et 15 % de la distribution des gestions sous mandat. *"Mappa della Distribuzione retail dei fondi comuni (Quaderno di Ricerca 4/2016)»
Dans un communiqué sibyllin, UniCredit et Amundi annoncent aujourd’hui être entrés en négociation exclusive pour une possible vente des activités de Pioneer Investments à Amundi. Selon le Financial Times de ce matin, Unicredit pourrait vendre Pioneer, sa filiale de gestion d’actifs pour un montant proche de 3 milliards d’euros.
La communauté des family offices s’est enrichie le 2 décembre d’un nouvel acteur, Letus Private Office. Ce cabinet de gestion de patrimoine à destination des clients dits «Ultra High Net Worth Individuals» a été pensé et fondé par des professionnels de la banque privée, de l’assurance et du droit. Sébastien Verdeaux, président co-fondateur de la nouvelle structure, estime que le métier de la banque privée est en pleine mutation en raison, d’un côté, du durcissement de la réglementation, de la pression sur les marges, de la révolution digitale, et aussi, de l’autre côté, de l'évolution des besoins des clients. Et il semble bien placé pour en juger après avoir passé toute sa carrière en tant que banquier privé, d’abord chez Credit Suisse à Paris puis chez J.P. Morgan, également à Paris. «Après plus de quinze années passées en banque privée, je me sentais de plus en plus limité dans l’accompagnement de mes clients. C’est à leurs côtés que j’ai mûri l’idée de développer une offre qui leur serait spécialement adaptée», a expliqué Sébastien Verdeaux à l’occasion d’un point de presse. Selon sa philosophie d’approche, un entrepreneur doit pouvoir être en mesure d’avoir une lecture facile et rapide des enjeux globaux de la gestion de son patrimoine, afin de pouvoir se concentrer sur le développement de sa société et sur sa vie personnelle. Les investissements, la structuration juridique et fiscale ou encore les démarches administratives nécessitent un accompagnement spécifique par divers intervenants spécialisés.Ces contraintes ont amené Thierry Gillier, fondateur de Zadig & Voltaire, à s’intéresser à la démarche de Sébastien Verdeaux et à devenir l’un des actionnaires de référence de Letus Private Office. «Entrepreneur depuis plus de 30 ans, je suis un client habitué de la banque privée. La complexification de l’environnement financier mais également l'évolution de mon patrimoine ne me permettaient plus d'être accompagné par des intervenants pluriels qui détenaient et géraient mes fonds en même temps», explique-t-il.Letus Private Office a ainsi l’ambition d’accompagner les entrepreneurs à succès d’aujourd’hui et de demain, en leur apportant notamment une capacité d’exécution moderne, alimentée par le digital. Dès le printemps 2017, le family office envisage de lancer une application mobile. «La digitalisation est un enjeu majeur dans le secteur des services financiers. Les entrepreneurs sont aujourd’hui extrêmement mobiles et doivent pouvoir avoir une visibilité de leur situation patrimoniale à tout moment et sur tous supports. Letus Private développe un outil qui permettra à ses clients d’avoir une vision globale de leur patrimoine financier et non financier», a commenté Romain Niccoli, autre actionnaire de Letus, et plutôt bien placé pour évaluer l’offre de la société puisqu’il est co-fondateur de Critéo, spécialiste de la publicité numérique.L’effectif, actuellement de quatre personnes, devrait s’enrichir au fil des prochains mois, avec notamment des chargés de clientèle expérimentés. Courant 2018, la société prévoit l’ouverture d’un bureau à l'étranger en fonction des besoins de la clientèle. Le ticket d’entrée a été fixé à 30 millions d’euros, dont au moins 5 millions d’euros d’actifs financiers. L’objectif à trois ans est d’atteindre la barre du milliard d’euros en termes d’encours sous supervision.Le modèle économique de Letus Private Office illustre également la volonté de se projeter dans l’avenir avec la mise en place d’une rémunération sous forme d’honoraires payés par le client. «Ce mode de facturation est la garantie de l’alignement complet d’intérêts avec nos clients», a souligné Anice Chlagou, directeur général et co-fondateur de Letus. En outre, ce modèle est parfaitement conforme aux évolutions réglementaires en cours et anticipe les obligations de transparence liées à MiFID 2 ou à PRIIPS.Le capital de Letus Private Office est détenu majoritairement par ses quatre fondateurs, à savoir, outre Sébastien Verdeaux), Anice Chlagou, un expert en assurance-vie, notamment chez J.P. Morgan Paris et chez Lombard Odier Genève; Aurélie Pesle, responsable juridique et fiscal qui a travaillé dans de nombreux cabinets; et Jean Garbois, senior advisor, qui a une longue carrière dans la banque et qui déjà occupé des fonctions de senior advisor chez Groupama Banque et Rothschild & Cie. Trois actionnaires privés soutiennent également le projet. Outre Thierry Gillier et Romain Niccoli, la société de gestion Tikehau Capital, spécialisée dans la gestion alternative et qui gère près de 10 milliards d’euros.
Le groupe financier américain BNY Mellon, spécialisé notamment dans la gestion d’actifs, a annoncé que son conseil d’administration vient d’élire Linda Cook et Jennifer Morgan en qualité d’administrateurs indépendants. Ces deux arrivées portent à 14 le nombre d’administrateurs au sein du conseil, dont 13 indépendants.Linda Cook intégrera également les comités des risques, de la gouvernance d’entreprise et des nominations de BNY Mellon. L’intéressée, âgée de 58 ans, officie actuellement en tant que « managing director » et membre du comité exécutif d’EIG Global Energy Partners, une société d’investissement spécialisée dans le secteur de l’énergie. Elle est également directrice générale de Harbour Energy, un véhicule d’investissement dédié à l’énergie.Jennifer Morgan, 45 ans, va rejoindre les comités d’audit et des technologies de BNY Mellon. Elle officie depuis 2014 au poste de président pour l’Amérique du Nord de l’éditeur de logiciels SAP.
Amundi Private Equity Funds (Amundi PEF), filiale de capital-investissement du groupe Amundi, a annoncé, ce 2 décembre, le lancement d’un programme d’investissement dans des PME et ETI non cotées en Europe bénéficiant dans leur développement d’au moins une des cinq « mégatendances » du moment. Ces tendances sont : la technologie, la démographie, la mondialisation, l’environnement et les évolutions sociétales. Ce programme d’investissement cible les investisseurs français et européens à la recherche de rendement dans un environnement de taux bas et de sources de diversification, indique la société dans un communiqué. Amundi PEF vise une levée de fonds de 250 millions d’euros pour ce nouveau programme. « Depuis quelques années, les ‘mégatendances’ agissent comme des forces disruptives et bouleversent l’économie mondiale dans tous les secteurs, observe la société. Notre équipe constate qu’en Europe, malgré une économie atone, de nombreuses PME et ETI jouissent de croissances fortes. Le point commun de ces dernières c’est qu’elles bénéficient toutes d’au moins une des cinq ‘mégatendances’ identifiées. »Ce programme d’investissement a pour objectif la prise de participation minoritaire active en capital développement et en capital-transmission dans des entreprises ayant un management de qualité, un historique de rentabilité probant, des objectifs de croissance organique ou externe et des fondamentaux financiers solides. Le ticket moyen de ces prises de participation sera compris entre 10 et 35 millions d’euros avec un objectif de taux de rendement interne (TRI) par opération de 20% brut.
Laurent Tignard, qui a quitté la direction générale d’Edmond de Rothschild Asset Management cette année, rejoint Amundi en tant que directeur du multi-assets à destination des clients institutionnels. Ce poste était jusqu’ici, et depuis 2014, occupé par Raphaël Sobotka, lequel est nommé directeur du multi-assets à destination de la clientèle de particuliers. Il succède à Loïc Bécue, par ailleurs gérant du fonds Amundi Patrimoine, « qui a décidé de donner une nouvelle orientation à sa carrière », selon une porte-parole d’Amundi.Le duo sera rattaché à Vincent Mortier, directeur du pôle Métier Multi-Assets et par ailleurs directeur adjoint des gestions du Groupe Amundi.Laurent Tignard travaillait chez Edram depuis 2013. Auparavant, il était directeur général d’HSBC Global AM France.
La directrice financière du Fonds de réserve pour les retraites (FRR), Salwa Boussoukaya-Nasr, a indiqué vendredi à Bloomberg vouloir réduire le poids des obligations assimilables du Trésor (OAT) dans les actifs du fonds de pension français, qui gérait 36,3 milliards d’euros à fin 2015. «Sur la base d’un raisonnement purement financier, tout le portefeuille devrait être échangé, a-t-elle déclaré. Nous avons un confortable ratio de financement excédentaire, nous pouvons nous permettre de prendre plus de risque.» Dans un autre entretien à L’Agefi, Yves Chevalier, membre du directoire du FRR, a précisé que le conseil de surveillance «actualisera peut-être son allocation stratégique en avril prochain, au moment du paiement de 2,1 milliards d’euros à la Cades (Caisse d’amortissement de la dette sociale)». «Il n’y aura pas de grande rotation, ajoute-t-il. Nous ne substituerons pas le portefeuille entier d’obligations souveraines françaises mais nous continuerons certainement à réduire progressivement son poids, comme nous l’avons déjà fait ces dernières années face à la baisse des rendements.»
Deutsche Bank Wealth Management a promu, avec effet au 5 décembre 2016, Kanas Chan au poste de responsable de l’activité pour l’Asie du Nord, rapporte le site spécialisé Asian Investor. Elle remplace ainsi Lok Yim qui est devenu le responsable de l’activité de gestion de fortune pour l’ensemble de la région Asie-Pacifique à la suite du départ de Ravi Raju chez UBS Wealth Management.Kanas Chan, qui compte 20 ans d’expérience dans l’industrie financière, officiait précédemment au poste de responsable des marchés de capitaux pour l’Asie-Pacifique chez Deutsche Wealth Management. Elle a rejoint le groupe allemand en 2007 au poste de responsable de l’obligataire. Au cours de sa carrière, elle est également passée par Citi et DBS.
Le gestionnaire d’actifs néerlandais NN Investment Partners (NN IP) a nommé Gopi Mirchandani au poste de directrice générale pour l’Asie et responsable de la division « Client Group » pour l’Asie hors Japon, rapporte le site spécialisé Asian Investor. Basée à Singapour, l’intéressée prendra officiellement ses fonctions le 1er janvier 2017, sous réserve du feu vert des autorités de régulation local. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, elle sera rattachée à Stan Beckers, le directeur général du groupe NN IP. Gopi Mirchandani remplace Shek Chee Seng, qui pilotait les activités asiatiques depuis 2013 et a décidé de quitter la société de gestion pour poursuivre d’autres opportunités de carrière.Gopi Mirchandani arrive en provenance de Fullerton Fund Management, une société de gestion basée à Singapour, où elle était responsable de la stratégie commerciale. Avant cela, elle avait travaillé chez Deutsche Asset Management et au sein de la Monetary Authority of Singapour.
Schelcher Prince Gestion, an asset management firm 85% controlled by Crédit Mutuel Arkéa, has had a mixed year in 2016, with good inflows to private debt and dedicated funds, but declines in short-term assets and convertible bonds, its CEO, Sébastien Barbe, has announced. Barbe confirms that the firm, in line with the strategy of its parent company, would be interested in partnerships and targeted acquisitions.