AllianceBernstein est en discussion pour transférer une partie de ses salariés hors de New York, rapporte le Wall Street Journal. Ce projet, qui ne devrait pas être bouclé avant fin 2018, s’inscrit dans le cadre de larges réductions de coûts alors qu’Axa, sa maison mère, prépare une introduction en Bourse de ses activités d’assurance vie et de gestion d’actifs aux Etats-unis, selon des personnes proches du dossier. AllianceBernstein envisage de déménager ses effectifs à Charlotte et San Antonio. Aucune décision définitive n’a encore été prise.
La société de gestion Paref Gestion, spécialiste de l’immobilier, a annoncé, ce 11 octobre, l’arrêt temporaire de la commercialisation de la SCPI Novapierre Allemagne. Au 30 septembre 2017, ce véhicule a en effet dépassé les 240 millions d’euros de capitalisation. « Afin de finaliser les acquisitions et en vue de maintenir l’équilibre collecte / Investissement au deuxième semestre, la SCPI Novapierre Allemagne suspend temporairement la commercialisation pendant deux mois, du 1er novembre au 31 décembre 2017 », indique Paref Gestion dans un communiqué.
M&G Real Estate, la filiale de gestion de fonds immobiliers de M&G Investments, a recruté Antonin Prade au sein du bureau parisien, en qualité de directeur des investissements, ainsi que Stephan Barth au sein du bureau de Francfort, en tant que gérant (investment manager) en charge essentiellement des acquisitions en Allemagne. Antonin Prade arrive en provenance de Standard Life Investments à Paris où il était gérant du fonds SLI European Secure Income. Il a aussi été responsable des investissements pour comptes dédiés chez La Francaise GREIM et a occupé divers postes à responsabilité chez Colliers International, Ernst & Young Real Estate et Mercer Management Consulting. Au sein de M&G Real Estate, Antonin Prade rejoint l’équipe Pan European Long Income dirigée par Matthew Stone, qui est en charge des acquisitions d’actifs pour l’activité « long income » de M&G. En octobre 2017, la stratégie « long income » représentait environ 8 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Basé à Paris, Antonin Prade aura pour fonction d’identifier de nouvelles opportunités d’investissement pour le fonds M&G European Secured Property Income lancé en 2015. Stephan Barth a pour sa part précédemment travaillé pour AIK Immobilien-Investmentgesellschaft, DTZ Zadelhoff Tie Leung et KPMG Germany, avant de diriger TRIUVA Investment Management. Au sein de M&G Real Estate à Francfort, il est rattaché à Olivier Vellay, responsable des investissements en Europe continentale. Il est responsable des acquisitions au sein de l’ensemble des stratégies immobilières européennes de M&G Real Estate, essentiellement en Allemagne mais également dans d’autres pays.
Le gestionnaire d’actifs britannique Aviva Investors a annoncé, ce 11 octobre, la nomination avec effet immédiat de Mike Craston en qualité d’administrateur non-exécutif au sein de son conseil d’administration. Il est également nommé président du conseil d’administration à compter du 17 novembre 2017. Mike Craston, qui a rejoint Aviva en janvier 2016 et était membre de son comité exécutif jusqu’en juin 2017, remplacera John Misselbrook, qui prendra sa retraite dans le courant du mois de novembre. John Misselbrook était président du conseil d’administration d’Aviva Investors depuis janvier 2014.En tant que président du conseil d’administration, Mike Craston sera également membre de comités des risques, de l’audit et des rémunérations. Il présidera aussi le comité des nominations. Avant de rejoindre Aviva Investors, l’intéressé avait travaillé pendant plus de 10 ans chez Legal & General Investment Management (LGIM). Durant cette période, il a notamment dirigé la distribution à l’échelle mondiale les services aux clients. Il a également officié en qualité de directeur général pour les activités de LGIM en Amériques et en Asie.
Columbia Threadneedle Investments «regarde constamment les opportunités (d’acquisitions) qui pourraient survenir», déclare Michelle Scrimgeour, directrice générale de Columbia Threadneedle Investments EMEA dans L’Agefi Hebdo à paraître ce 12 octobre. «Sur le continent européen, nous faisons d’ores et déjà partie des 25 plus gros gérants d’actifs», rappelle la dirigeante. Elle indique cependant qu’"en toutes circonstances», le groupe se montrera sélectif. Aux Etats-Unis, il a déjà réalisé deux acquisitions ces deux dernières années: Emerging Global Advisors, LLC, un gérant spécialisé dans les portefeuilles smart beta, et, plus, récemment, la société immobilière Lionstone Investments basée à Houston au Texas. Considérant que les fondamentaux de l’entreprise «sont déjà bien en place» avec la réalisation de l’intégration de Columbia Management en mars 2015, la directrice générale nommée il y a 5 mois après une carrière passée chez M&G Investments et BlackRock, indique la feuille de route «sera à l’avenir de mieux nous faire connaître. Nous avons toute notre place dans la cour des grands». Concernant le Brexit, Michelle Scrimgeour dit regretter cette décision, mais rappelle que son groupe a été «parmi les premiers dans le secteur» à indiquer qu’il allait renforcer sa base luxembourgeoise et dupliquer sa gamme de fonds de droit anglais. Le groupe gérait 414 milliards d’euros à fin juin, et comptait plus de 2.000 salariés.
Au cours du troisième trimestre 2017, le gestionnaire d’actifs britannique Jupiter Fund Management (Jupiter) a enregistré une collecte nette de 1,34 milliard de livres. L’essentiel de ces flux nets entrants provient de ses fonds communs de placement (« mutual funds ») qui ont engrangé 1,24 milliard de livres au cours de la période sous revue. Grâce à cette solide collecte nette, les encours de Jupiter atteignent 48,4 milliards de livres à fin septembre 2017 contre 46,9 milliards à fin juin 2017, soit une progression de 3% d’un trimestre sur l’autre.
Investec Asset Management (Investec AM) a nommé Joanna Tucka au poste d’analyste en charge du secteur de la santé au sein de son équipe actions 4Factor Equity, rapporte le site InvestmentEurope. Cette équipe, codirigée par Mark Breedon et Rhynhardt Roodt, assure la gestion d’actions mondiales et régionales en utilisant une approche d’investissement basée sur quatre facteurs (« 4Factor »). Joanna Tucka arrive en provenance de Valiance où elle officiait en tant qu’analyste senior en charge du secteur de la santé. Auparavant, elle avait travaillé chez Goldman Sachs où elle couvrait les grandes capitalisations européennes des secteurs de la pharmacie et des biotechnologies. Au cours de sa carrière, elle a également officié chez Terra Firma Capital Partners.
Au cours de son premier semestre fiscal clos au 30 septembre 2017, Liontrust Asset Management (Liontrust) a enregistré une collecte nette de 178 millions de livres contre 92 millions de livres au premier semestre 2016, a annoncé hier le gestionnaire d’actifs britannique. Dans le détail, la société de gestion a engrangé 303 millions de livres de souscriptions nettes auprès de la clientèle « retail » britannique. A l’inverse, elle a subi 160 millions de livres de décollecte nette auprès de la clientèle institutionnelle.Portés par cette bonne dynamique commerciale, ses encours ressortent à 9,6 milliards de livres à fin septembre 2017 contre 6,5 milliards de livres à fin mars 2017, soit une progression de près de 48%. Outre l’effet collecte nette, Liontrust a pu compter sur l’acquisition d’Alliance Trust Investment Limited, qui lui a apporté 2,5 milliards de livres d’actifs supplémentaires. La croissance des encours s’est poursuivi à l’issue de ce premier semestre, ses actifs sous gestion s’établissant à 9,81 milliards de livres au 9 octobre 2017.
M&G Real Estate, the real estate fund management affiliate of M&G Investments, has recruited Antonin Prade at its Paris office, as chief investment officer, and Stephan Barth for its Frankfurt office, as investment manager, in charge of acquisitions in Germany. Prade joins from Standard Life Investments in Paris, where he had been manager of the SLI European Secure Income fund. He was also chief investment officer for dedicated accounts at La Francaise REIM, and served in a variety of senior positions at Colliers International, Ernst & Young Real Estate and Mercer Management Consulting.At M&G Real Estate, Prade joins the Pan European Long Income team led by Matthew Stone, who is responsible for acquisition of assets for the long income activity at M&G. In October 2017, the long income strategy represented about EUR8bn in assets under management. Prade will be based in Paris, and will work to identify new investment opportunities for the M&G European Secured Property Income fund, launched in 2015.Barth, for his part, previously worked at AIK Immobilien-Investmentgesellschaft, DTZ Zadelhoff Tie Leung and KPMG Germany, and then became director of TRIUVA Investment Management. At M&G Real Estate in Frankfurt, he will report to Olivier Vellay, chief investment officer for continental Europe. He is responsible for acquisitions for all European real estate strategies at M&G Real Estate, mainly in Germany, but also in other countries.
The asset management firm ImmoCom Partners, a specialist in retail parks, on 11 October announced that it is acquiring a retail park with an area of 53,000 square metres, located in the Occitane region of France, near the centre of Toulouse, on behalf of its funds ImmocomInvest 2 & 3. The sale price is EUR97m. The retail park, constructed in 1991, and renovated in 2008, is composed of 26 commercial areas, and is fully let to brands such as Boulanger, Castorama, Alinéa and Décathlon.
The asset management firm Paref Gestion, a specialist in real estate, on 11 October announced that it is temporarily halting sales of its SCPI Novapierre Allemagne. As of 30 September 2017, the vehicle had over EUR240m in capitalisation. “In order to finalise acquisitions so as to maintain an inflow/investment balance in second half, the SCPI Novapierre Allemagne is temporarily suspending sales for two months, from 1 November to 31 December 2017,” Paref Gestion says in a statement.
The Netherlands-based asset management firm Robeco on 11 October announced that it has decided to cover the costs of external research when the European MiFID 2 directive comes into force, on 3 January 2018. “Although we very largely rely on our own internal research, our own opinions and points of view, we also buy in analyses of businesses, sectors and asset classes undertaken by brokers or independent research companies”, the asset management firm explains in a statement. “Often, the cost of this external research is included in the transaction costs which these brokers charge Robeco. And, particularly in the case of bonds, it is not always easy to tell what represents research as part of that overall bill.” From 3 January 2018, however, asset management firms will be required either to pass on the cost of analysis and reports to their clients, or to pay these costs themselves. “Having chosen the second option, Robeco will thus be one of the asset management firms which has decided to list external research costs on its own balance sheet,” the asset management firm says. “This choice will have a positive impact on performance, as it will result in a decline in brokerage commissions.” According to an internal memo obtained by Investment Week, Columbia Threadneedle has also decided to cover the costs of external research. “From January 2018, the costs of external research which we take on for clients of our companies, will be paid by Columbia Threadneedle,” the asset management firm says.
Aviva Investors announced the appointement of Mike Craston as Non-Executive Director, effective immediately, and Chairman of the Board, Aviva Investors Holdings Limited (AIHL), effective 17 november 2017. His appointment has been approved by the UK Financial Conduct Authority.Mike Craston will succeed John Misslebrook, who will retire from the Board in november having served as Chairman of AIHL since january 2014. As Chairman, Mike Craston will be a member of the Risk, Audit et Remuneration Committees and has also been appointed Chairman of the Nomination Committe. He was member of the Aviva Investors Executive Committe between january 2016 and june 2017, during which time he led the Client Solutions function. Prior to joining Aviva Investors, Mike Craston worked at Legal & General Investment Management for over 10 years, during which time he led global distribution and client servicing and also served as CEO for its America and Asia businesses.
Columbia Threadneedle Investments “is constantly looking for opportunities (acquisitions) which may arise,” Michelle Scrimgeour, CEO of Columbia Threadneedle Investments EMEA, says in the issue of Agefi Hebdo to appear on 12 October. “On the European continent, we are already one of the top 25 asset management firms,” the director adds. She says, however, that “in all circumstances,” the group will be selective. In the United States, it has already made two acquisitions in the past two years: Emerging Global Advisors, LLC, an asset management firm specialised in smart beta portfolios, and more recently, the real estate firm Lionstone Investments, based in Houston, Texas. Considering that the fundamentals of the business “are already strongly in place” with the integration of Columbia Management in March 2015, the CEO appointed five months ago off a career at M&G Investments and BlackRock, says the plan in future “will be for us to get to know each other better. We have a place as one of the large players.” Concerning Brexit, Scrimgeour says that she regrets the decision, but points out that her group has been “among the first in the sector” to announce that they will be reinforcing their base in Luxembourg and duplicating their British-registered fund range. As of the end of June, the firm had EUR414bn in assets under management, and over 2,000 employees.
Pictet is changing the name of its Pictet-Agriculture fund, to adopt the name Pictet-Nutrition, to accompany the evolution of the product.The strategy now aims “to exploit opportunities generated throughout the food industries, on the basis of pronounced overarching trends, such as sustainable development, demography, and a growing interest in healthy lifestyles.”At its launch in 2009, the objective of the Pictet-Agriculture fund was to invest in companies which derive their growth from activities throughout the food production chain, from farm to table: seeds, fertilisers, equipment, technologies, tests and certification, quality foods, logistics, etc. The fund had a positive orientation, which aims to benefit from solutions and not problems: it does not invest in commodities and does not speculate on shortages of foodstuffs.In the past 2-3 years, the management of the fund has evolved, toward a reduction in the seeds and fertilisers segment, more cyclical and correlated to soft commodities, with an increase in segments related to nutrition (logistics, packaging, quality foods, etc.) Currently, for example, the fund no longer holds positions in fertilisers. However, it is profiting from the positive orientation of the quality foods sector.The fund is now more oriented to quality foods and to improving distribution networks (quality control, sustainable or bio agriculture.)The name change is accompanied by a reduction in the proportion of cyclical stocks in the portfolio, since the fund invests less in companies which operate in the food production industries.The investment process and the management team, composed of Cédric Lecamp and Gertjan van der Geer, remain unchanged.The investment universe is divided into three major areas, covering the full value chain: agricultures of the future (high tech agriculture and precision agriculture, which improve the health of crops and animals), processing and logistics (companies which optimise the process delivering nutrition to the plate, by improving access to nutrition, increasing efficiency and minimising waste), and foods (companies active in the development of high quality food products, either through better ingredients, seasoning, or testing and quality control activities.)
T. Rowe Price has recruited Federico Domenichini in Italy as head of financial adviser clients. The Italian arm, launched in late 2014 and led by Donato Savatteri, is thus reinforced. Domenichini had previously been head of direct distribution at Allianz Global Investors, and senior sales manager for Fidelity and Schroders. At T. Rowe Price, he will be responsible for the financial segment, and will thus concentrate on financial adviser networks. The Italian team already includes Maurizio Tassielli, head for financial intermediaries, and Fabrizio Mazzucato, head for institutional.
La production industrielle de la zone euro a progressé en août à son rythme le plus soutenu depuis neuf mois, portée en particulier par les biens d'équipement, un bon présage pour la croissance économique du second semestre. La production a augmenté de 1,4% d’un mois sur l’autre et de 3,8% annuellement, a annoncé ce jeudi Eurostat. Les économistes interrogés par Reuters projetaient +0,5% et +2,6% respectivement. Les données de juillet ont en outre été revues à la hausse: +0,3% de hausse mensuelle au lieu de +0,1% et +3,6% de croissance annuelle et non plus +3,2%.
C’est la masse des capitaux que les fonds souverains devraient injecter dans le secteur immobilier d’ici à 2020. Une projection établie par le conseil Knight Frank, qui indique que ce chiffre se fonde sur le scénario d’une allocation en immobilier de 5 % du portefeuille de ces institutionnels.
Jeunesse, urbanisation, smartphone, c’est le trio gagnant des pays émergents. Les réseaux mobiles à eux seuls vont élever le niveau d’éducation des populations et leur permettre d’accéder aux réseaux bancaires et financiers. Selon HSBC, ce dernier point va accroître leur PIB agrégé de 3.700 milliards de dollars d’ici à 2025. Tous ces facteurs vont propulser la contribution des pays émergents à la croissance mondiale. Au point, selon HSBC, que l’Inde sera un plus gros contributeur que la zone euro en 2018-2019. L’Indonésie et le Brésil contribueront chacun plus que le Royaume-Uni, et les Philippines plus que l’Espagne. L’histoire avance...
Il n’y a pas urgence à restreindre et contrôler le trading algorithmique. Le trading à haute fréquence et les algorithmes ont même rendu les marchés bien plus efficients. Bon, il y a bien eu quelques « flash crashes » par-ci par-là. Ainsi va la vie des marchés. Mais la conclusion principale de la Banque d’Angleterre est qu’aucune action n’est nécessaire pour limiter ces épisodes désagréables pour les marchés, a déclaré Chris Salmon de la Banque d’Angleterre (BoE). Aucune action « dans l’immédiat », a précisé le prudent directeur des marchés de la banque centrale. En pleine discussion sur le Brexit, les BFI n’ont nul besoin d’arguments supplémentaires pour déménager et quitter la City.
Cela a au moins l’avantage de rajeunir tout le monde d’une bonne quinzaine d’années. Rappelez-vous. En 2000 s’introduisaient au Nasdaq des entreprises qui n’avaient pas réalisé un centime de chiffre d’affaires. On connaît la suite. Aujourd’hui, c’est la SEC (Securities and Exchange Securities) qui vient de déposer plainte pour des ICO (initial coin offerings) de deux entreprises (RECoin et Diamond Reserve) censées exercer leur art dans l’immobilier et le diamant. Que nenni, aucune de ces deux entreprises n’exerce une activité réelle. Que du virtuel ou dit autrement du vent. Faire et défaire, réguler et dérégule…
Anti-paperasse. Ce n’est rien de dire que les conseillers de la Maison-Blanche goûtent peu la régulation. Dans un document de 20 pages (The growth potential of deregulation -The Council of Economic Advisers, October 2, 2017), les économistes de Donald Trump cherchent à évaluer les « dégâts » de ce qu’ils appellent « la régulation excessive ». Cet excès aurait coûté depuis 1980 pas moins de 0,8 point de pourcentage de croissance économique chaque année aux Etats-Unis. Le pire provient des huit dernières années où pas moins de 500 nouveaux textes de régulation ont été créés. Les économistes de la Maison-Blanche ne nient pas les bonnes intentions (sic) à l’origine de « cette prolifération régulatrice », mais considèrent qu’elle fonctionne aujourd’hui comme une taxe sur l’économie. Leur « expertise » repose pour l’essentiel sur le nombre de pages de documentation officielle (le Federal register), en stock (voir le graphique) comme en flux (pas loin de 100.000 pages nouvelles en 2016, soit 45.000 de plus que 40 ans plus tôt). Le stock (les nouvelles régulations écrasant les anciennes) a augmenté de 160 % en 40 ans. La méthode d’analyse laisse à désirer. Ainsi, le vaste mouvement de dérégulation financière enclenché par la présidence Clinton dans les années 1990 et poursuivie jusqu’en 2005 ne laisse aucune trace dans les statistiques de consommation de papier et de destruction de pages. Les conseillers de la Maison-Blanche soulignent que l’OCDE classe les Etats-Unis à la 27e place (sur 35) à l’indice des régulations des marchés de biens, « derrière la France et le Chili ». Leur conclusion est sans surprise : moins de régulation serait favorable à la prospérité des Etats-Unis.
En dur. Le mastodonte fonds immobilier d’Axa Investment Managers – Real Assets, lancé en mars 2016 annonce plus d’un milliard d’euros levés. Véhicule paneuropéen, il retient des actifs core et a déjà déployé 830 millions d’euros dont l’investissement cet été dans un portefeuille de logistique de 1,2 million de m2. C’est dans ce fonds qu’est notamment logée la Tour First à la Défense. Au total, Axa CoRe détient 44 actifs répartis dans sept pays, dans les secteurs prime de bureau (49 %), de la logistique (35 %) et du commerce (16 %). Si les engagements proviennent de la maison mère, l’assureur Axa, le fonds compte également 23 clients tiers.
Tournant. Face aux doutes sur la valeur ajoutée de la gestion active, Fidelity International a introduit un nouveau modèle de frais via de nouvelles catégories de parts pour ses gestions actions gérées activement avec des frais annuels réduits et la mise en place, de manière symétrique, de frais de gestion variables liés à la performance des fonds. Pour une performance égale ou inférieure à celle du benchmark, les clients bénéficieront de frais plus faibles avec un plancher ; pour une performance supérieure, ce modèle prévoit un partage avec le client avec un plafond. Ce mouvement vers des frais variables est censé marquer l’engagement de Fidelity en faveur de la gestion active. Le gestionnaire a aussi décidé qu’il passerait le coût de la recherche externe à ses clients dans le cadre de MIF 2.
Il y a longtemps que l’Europe n’avait pas donné le tempo sur les marchés. Or c’est ce qu’elle s’apprête à faire avec l’entrée en vigueur de MIF2 le 3 janvier. La portée de corps de règles n’est pas toujours appréciée au-delà de ceux qui suent ces jours-ci sang et eau pour s’y conformer. Ce n’est que récemment qu’hors d’Europe, son caractère refondateur a été perçu et que l’analyse de ses conséquences sur l’industrie des marchés s’est imposée comme une urgence. Alors que MIF1 visait largement à aligner les pratiques européennes sur celles déjà en vigueur outre-Atlantique, MIF2 impose à l’industrie financière une révolution, conçue pour mettre un point final à la crise financière récente. Pour les professionnels dont la vie est centrée sur l’investissement et la transaction, il n’est pas exagéré de dire qu’il y aura un avant et un après MIF2.
Les marchés obligataires ont évolué jusqu’ici dans une fourchette étroite mais cette tendance pourrait s’arrêter au cours du 4ème trimestre de l’année, même si les conséquence de ce tournant restent incertaines. La perspective d’une croissance synchronisée à l’échelle mondiale devrait continuer de soutenir les marchés obligataires dans leur ensemble. Toutefois tous les indicateurs ne sont pas au vert pour la classe d’actifs.