La plateforme paneuropéenne de distribution de fonds Allfunds Bank a annoncé, ce lundi 19 mars, le lancement d’une nouvelle solution opérationnelle et technologie qui permet aux distributeurs espagnols d’opérer et d’effectuer des transferts entre ETF et fonds communs de placement de manière interchangeable. Grâce à cette solution, « n’importe quel distributeur financier membre de la plateforme peut permettre à ses investisseurs d’échanger des investissements dans l’univers transférable, sans aucun impact fiscal pour l’investisseur final », revendique Allfunds dans un communiqué.Concrètement, Allfunds offre la possibilité de transférer des fonds d’investissements vers des ETF, des ETF vers d’autres ETF, et des ETF vers des fonds, couvrant ainsi les différents cas permis aujourd’hui par le régime fiscal espagnol baptisé « traspaso ». Dans le cadre de ce service, Allfunds a dû relever plusieurs défis, à savoir la gestion effective des décimales dans les ETF, l’identification des instruments sur les différents marchés, la gestion des éléments fiscaux associés aux transferts, ainsi que la consolidation opérationnelle totale des fonds et des ETF via un seul et unique canal efficient, souligne la société.
Boris Collardi, qui a quitté son poste de directeur général de Julius Baer en novembre dernier, n’a pas perçu un bonus qui aurait représenté plusieurs millions de francs après qu’il soit parti pour Pictet, rapporte le Financial Times. Julius Baer a révélé que la rémunération totale de son ancien patron a chuté de 6,5 millions de francs suisses en 2016 à 1,7 million en 2017, alors même qu’il a été directeur général pendant 11 mois. Sa rémunération de 2017 ne comprend qu’un salaire de base et des contributions pour la retraite et la sécurité sociale, selon le rapport annuel. En 2016, ses revenus avaient été dopés par un bonus de 4,5 millions de francs.
Pictet Asset Services, la filiale d’administration et de conservation de fonds du groupe suisse Pictet, a décidé de recentrer ses activités et de ne plus proposer ses services à la clientèle des gestionnaires d’actifs indépendants dans trois juridictions, à savoir les Bahamas, Hong Kong et Singapour, rapporte le site spécialisé finews. Ces services seront fermés d’ici à la fin 2018, a précisé un porte-parole du groupe suisse. Cela dit, Pictet Asset Services continuera de fournir des services d’administration et de conservation à partir de Singapour et Hong Kong aux asset managers et à la clientèle institutionnelle basés dans la région. Cette décision vise ainsi à consacrer plus de moyens aux clients professionnels et institutionnels en Suisse, en Europe continentale, au Royaume-Uni ainsi qu’en Asie, précise-t-on.
Dans un communiqué commun, la banque suisse Cramer et la fintech niçoise Quantilia, spécialisée dans la gestion quantitative, annoncent un partenariat. Concrètement, Quantilia doit permettre à la banque Cramer de créer des services nouveaux et améliorés visant à accroître la performance des placements de la banque privée tout en maîtrisant les coûts. Ces services tournent autour de 3 piliers. Le premier concerne le Big Data avec l’analyse de centaines de stratégies Smart Beta et Risk Premia en quelques clics, permettant une meilleure allocation des ressources ;Le deuxième pilier a trait à l’approche quanta-mentale où Jacques Lemoisson, directeur des investissements de la Banque Cramer & Cie SA, a mis en oeuvre son approche macro-économique globale sur les mandats discrétionnaires et les diverses stratégies de placement. Quantilia assiste M. Lemoisson dans la conception d’outils de pilotage de gestion des risques et de tableaux de bord macroéconomiques globaux. M. Lemoisson prévoit qu’il sera en mesure de recueillir environ 50 % plus de données, tout en économisant 25 % du temps consacré à la collecte de données préliminaires lors de la préparation de son comité d’investissement mensuel et de ses commentaires du marché ;Enfin, le troisième pilier concerne un outil de sélection :s’appuyant sur les compétences de Quantilia dans le domaine du data crunching, la Banque Cramer indique renforcer sa capacité de sélection d’ETF.
Alors que l’environnement est en train de devenir moins favorable, la plupart des gestionnaires d’actifs n’ont peut-être pas profité des années fastes pour adapter leur activité aux défis du secteur. Telle est l’idée défendue par Morgan Stanley qui a fait appel aux conseil du cabinet Oliver Wyman, rapporte le quotidien Les Echos. « 2017 apparaît à première vue comme une très bonne année pour les asset managers mondiaux. Mais à première vue seulement, et surtout grâce à un effet marché. Les bons résultats enregistrés l’année dernière avec 13 % de croissance des encours mais 9 % seulement de croissance des revenus cachent un besoin profond de transformation », résume Bruno de Saint-Florent, associé chez Oliver Wyman, cité par le quotidien économique.De fait, les marges des gestionnaires d’actifs, déjà sous pression, ont toutes les chances de continuer à se réduire. Et à l’avenir, les marchés boursiers seront moins porteurs. Oliver Wyman a imaginé trois scénarios. Dans le scénario médian de hausse des taux graduelle et de volatilité accrue, les encours sous gestion progresseraient de 10 %, mais la pression sur les commissions de gestion et l’attrait des produits à bas coût conduiraient au final à une attrition des revenus de 3 %. Dans le scénario le plus défavorable, cette baisse atteindrait même potentiellement 29 %.Dans ce contexte, les gestionnaires d’actifs n’ont pas d’autre choix que d’opérer une transformation radicale. « Mais cette fois, les gains d’efficacité et les réductions de coûts fixes ne seront pas suffisants », poursuit Oliver Wyman. L’automatisation et l’externalisation d’un certain nombre de fonctions support permettraient notamment de diminuer la base de coûts de l’industrie de 30 %.
Le gestionnaire d’actifs américain State Street Global Advisors a promu Rory Tobin en tant que seul responsable mondial de SPDR ETF, sa division dédiée aux fonds indiciels cotés, rapporte Financial News. Jusque-là, SPDR ETF était supervisé par deux co-responsables, à savoir Rory Tobin et Nick Good. Ce dernier a été nommé au poste nouvellement créé de directeur de la croissance et de la stratégie (« chief growth and strategy officer ») au sein de State Street. A ce titre, il sera rattaché à Eric Aboaf, directeur financier de State Street. Agé de 53, Rory Tobin a rejoint le groupe State Street en 2014 après un passage chez Barclays.
La société de capital-investissement Eight Roads Ventures, qui a investi dans la fintech française Compte-Nickel et le spécialiste britannique du meuble Made.com, lance un nouveau fonds européen de 375 millions de dollars, rapporte le quotidien Les Echos. Ce véhicule sera dédié aux « scale-up », ces start-up qui, fortes d’un business model déjà éprouvé, cherchent à changer de dimension. Un premier fonds analogue avait été lancé en 2010 pour 150 millions, et un second en 2015 pour 250 millions. Alimenté uniquement par Fidelity International, le fonds prendra des tickets de 10 à 30 millions de dollars dans 15 à 20 entreprises, seul ou avec des partenaires. Les « scale-up » seront basées en Europe, mais aussi en Israël, où Eight Roads Ventures souhaite intervenir de manière plus intense après deux premières opérations dans AppsFlyer (plateforme d’attribution pour la publicité mobile) et Hibob (logiciels de ressources humaines.
J.P. Morgan Private Bank a nommé Riccardo Pironti nouveau responsable des marchés de la Scandinavie et des Pays-Bas, rapporte Bluerating. L’intéressé continuera toutefois à assumer la responsabilité de l’Italie, qu’il couvre depuis 16 ans.
Legal & General Investment Management a bouclé l’acquisition de Canvas, la plate-forme d’ETF européens d’ETF Securities. « LGIM va désormais proposer une gamme irrésistible d’ETF aux côtés de sa gamme existante de fonds indiciels », commente Mark Zinkula, CEO de la société de gestion, dans un communiqué.L’acquisition, qui a été annoncée en novembre 2017, concerne la plate-forme d’ETF Canvas et son infrastructure intégrée, ainsi que 2,86 milliards d’euros d’encours sous gestion répartis dans 20 produits cotés sur différentes Bourses européennes et autorisés à la distribution dans 14 pays européens. LGIM va continuer à faire croître la plate-forme, y ajoutant ses propres produits à la gamme dans le courant de l’année. En attendant, Howie Li, l’ancien CEO de Canvas, a rejoint les bureaux londoniens de LGIM avec l’équipe de Canvas.
Les encours du pôle de gestion d'actifs français de l'assureur britannique ont au global grimpé l’an dernier de 3,4 milliards d’euros, à 108,5 milliards.
Les investisseurs ont intérêt, avant d’adopter leur stratégie d’exclusion, à identifier précisément l’impact potentiel des filtres sur la performance à court terme.
De la brousse sénégalaise aux marchés financiers, l’itinéraire de Frédéric Lagier, directeur général d’Indép’AM, est tout sauf linéaire. Cet amoureux du jazz et de sport est toujours à la recherche du mot juste dans la description des choses. Infatigable travailleur, il redoute le jour où il devra prendre sa retraite pour se concentrer uniquement sur les arbres fruitiers qui poussent dans son jardin.
Créée en 2006 pour gérer les actifs du groupe Garance (ex-MNRA), Indép'AM est entrée depuis 2017 dans une nouvelle phase de son développement. La société de gestion a décidé, d'une part, d'accélérer la commercialisation de son offre à la clientèle externe et, d'autre part, d'ouvrir son capital à ses salariés à hauteur de 17,8 %. Elle a également créé le poste de responsable commercial pour la première fois et recruté Séverine Ananda, venue de chez BNP Paribas Securities Services. Le processus de sélection de fonds d'Indép'AM, basé avant tout sur des aspects qualitatifs, exclut les gestions collégiales et l'utilisation des stop/loss.
Entre finance, technologie et réglementation, l’AMF est intervenue lors des tables rondes de l’ANACOFI 2018. Franck Guiader, directeur de la division fintech et innovation de l’AMF a souligné l’importance d’ajouter la notion de gestion des technologies à celle de gestion des risques dans le cadre des activités de conseils.
Lundi 19 février, la société de gestion Comgest a publié les résultats de son activité en 2017. L'an dernier, elle a collecté 2 milliards d'euros et porté ses actifs sous gestion à un niveau record de 28,3 milliards d'euros.
Plusieurs grands fonds de pension (Alecta, AP3, AP4, APK Pensionkasse, APK Vorsorgekasse AG, ERAFP, MP Pension), compagnies d’assurances (Crédit Agricole Assurances, LocalTapiola General Mutual Insurance Company, LocalTapiola Mutual Life Insurance Company), gestionnaires d’actifs, banques de développement international, et autres institutions ont annoncé avoir investi dans le fonds Amundi Planet Emerging Green One (EGO). Lancé par IFC, membre du groupe de la Banque Mondiale, et Amundi, avec un encours de 1,42 milliard de dollars, ce fonds prévoit d’investir près de 2 milliards de dollars dans des obligations vertes dans les pays émergents durant sa durée de vie. Avec un engagement de 256 millions de dollars, IFC est le plus grand investisseur dans le fonds qui vise à financer des projets focalisés sur le changement climatique dans les pays émergents. La participation d’IFC en tant qu’investisseur de référence, ainsi que celle d’autres entités de financement du développement telles que la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BRED), la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et Proparco, confirment le consensus existant pour les initiatives de financement vert axées sur la lutte contre le changement climatique et confortent l’ambition du fonds d’établir des normes exigeantes pour les obligations vertes des marchés émergents. «La BEI est très fière de devenir un investisseur de référence du premier fonds d’obligations vertes des marchés émergents avec une participation de 100 millions de dollars», a commenté Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI. «Par son intervention, la BEI contribuera à accélérer la transition des marchés émergents vers une économie verte, tout en soutenant la croissance et l’emploi. La banque de l’UE reste déterminée à mobiliser des investisseurs privés et à financer des projets aux fins des Objectifs de développement durable et de l’Accord de Paris sur le climat conclu à l’issue de la COP 21.» Afin que le fonds puisse devenir, via sa politique ESG, la référence du marché en termes d’exigences environnementales et sociales, un comité scientifique composé d’experts de la finance verte issus d’institutions de développement a été mis en place pour conseiller Amundi en tant que gérant du fonds. La politique ESG du fonds reflète les Standards de Performance 2012 d’IFC et les «Activités Exclues» par IFC. La signature de l’Accord de Paris sur le Climat créé des opportunités d’investissement significatives. Une étude récente d’IFC portant sur 21 pays émergents, recense près de 23 trillions de dollars d’opportunités d’investissements d’ici 2030 en lien avec la lutte contre le dérèglement climatique.
Equity funds have seen record global inflows of USD43.3bn for the week ending on 14 March, according to statistics from Bank of America Merrill Lynch. US equity funds alone have seen inflows of USD34.6bn. Bank of America Merrill Lynch emphasizes, on the basis of data from EPFR Global, that this appetite for equity funds is in line with a stable Nyse Composite Index since the start of the year.Funds investing in European equities have not been as successful, and have seen USD1.3bn in redemptions. Japanese and emerging market equity funds have continued to benefit from investors’ favours, with net subscriptions of USD2.9bn for the week.By sector, funds dedicated to technology stocks have posted record weekly inflows of USD2.6bn, for USD9.8bn since the beginning of the year, also an unprecedented record.In bonds, inflows are more modest, with a net USD2.4bn in inflows. High yield bond funds saw a ninth consecutive week of redemptions (totalling USD900m), the longest stretch of redemptions since 2007, analysts at BofA Merrill Lynch note, concluding that this may represent a fragility factor for equity markets.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } The US asset management firm Payden & Rygel, with USD120bn in assets under management, has opened an office in Milan, Italy, as an addition to its presence in Europe. The firm has recruited Nicolo Piotti as managing director. Piotti joins from Morgan Stanley in Zurich, where he had been managing director and head for Switzerland and Austria. He previously spent 14 years at Morgan Stanley in Italy, where he had covered institutional and intermediary clients. “Payden has been offering his services to Italian clients for nearly 20 years, including several local supra-national instutions,” explains Joan Payden, chairman and CEO of Payden & Rygel. “Our presence in Milan will help us to better serve our clients and extend our activities in Italy and continental Europe,” he adds. Payden & Rygel, based in Los Angeles, already has offices in London.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } The Spanish asset management firm azValor on 16 March announced that in the next few days, it will be recruiting Javier Saenz de Cenzano as head for its new multi-manager fund, entitled “Managers.” In his new role, De Cenzano will oversee a portfolio of international external managers who share the same investment principles as azValor. “The objective is to add to the azValor range for its clients, with investment in other markets than the historic market for our existing products, putting the emphasis on regions outside Europe, both in developed and emerging markets,” the asset management firm says in a statement. The Spanish asset management firm plans to work with “experienced and prestigious professionals, who manage limited volumes, and who are faithful to a style and investment approach like the one developed by azValor, for excellent long and very-long term returns.” Before joining azValor, Saenz de Cenzano was director of manager research for the Middle East and Africa at Morningstar, where he oversaw a team dedicated to fund analysis. Before that, he worked as an analyst at Russell Investments, in London, and at Allfunds Bank in Madrid.
“We are seeking to make more acqusitions of companies with EUR2bn to EUR10bn in assets under management,” Naïm Abou-Jaoudé, CEO of Candriam Investors Group and chairman of New York Life Investment Management International, has told NewsManagers. After acquiring more than 40% of Tristan Capital Partners at the start of 2018, a first external growth operation, Candriam is not planning to rest on its heels. When asked more particularly about a potential acquisition of a part of the asset management activities of ABN Amro Investment Solutions, Abou-Jaoudé did not wish to comment.But he is clear that external growth is on the menu for Candriam, with the idea at heart of adding to its competence or complementary client bases. That could happen another time this year. “I said last year that we were aiming to achieve EUR150bn by 2021, and that out of EUR50bn of growth, EUR40bn will come from organic growth, and EUR10bn from acqisitions,” says Abou-Jaoudé.Meanwhile, in 2017, Candriam got part of the way, with an increase in assets from EUR10.7bn to EUR112.6bn. That is largely due to a net inflow of EUR7.1bn, up from EUR5.5bn in 2016.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } The Swiss UBS group is seeking to develop its wealth management activities through new acquisitions, the news agency Bloomberg reports. After clarification by international regulators of solvency rules, the Swiss group may be targeting companies with portfolios of at least CHF10bn, anonymous sources have told Bloomberg. UBS is also planning to buy back CHF2bn of its own shares, but this share repurchase programme still leaves enough headroom to make external acquisitions, the sources say. In January this year, UBS acquired the Luxembourg-based private banking activities of the Scandinavian group Nordea, with assets of about EUR13bn. About one year ago, the group acquired the Brazilian family office Consenso, the largest family office in Brazil, with assets under management of about CHF5.8bn.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } The Swiss company Kendris, a provider of services to wealth management firms and family offices, on 16 March announced the appointment of three new partners to its board of directors: Daniel Schmid, Antonia Spuhler and Damian Tobler. The board of directors at Kendris, which employs 200 experts in 40 countries, will now have eight members. Schmid has since 2005 directed the legal department at the firm. Spuhler, head for Russian and US clients, is responsible for the development of the company internationally, while Tobler oversees accounting and reporting.
Le gestionnaire d’actifs américain Columbia Threadneedle a décidé de fermer son fonds dédié au secteur mondial de l’énergie, a appris Citywire Selector. Baptisé Threadneedle (Lux) Global Energy Equities, ce véhicule a été officiellement liquidé le 16 janvier 2018. Le fonds avait initialement géré par Jonathan Mogil, d’août 2012 jusqu’à son départ de la société en juin 2017. La gestion avait été reprise par Josh Kapp jusqu’à la fermeture du fonds. Selon les dernières données disponibles chez Lipper, le véhicule affichait 7 millions de dollars d’encours le 16 janvier 2018, bien loin de son pic de 96,7 millions de dollars en juin 2008.
Après avoir complété son offre dans le private equity et la dette privée, Allianz GI compte encore faire de nouvelles acquisitions pour compléter son offre aux clients et faire de lui un parfait spécialiste de la gestion active. Andreas Utermann, CEO et CIO du groupe, explique qu'il cherche toujours à racheter une société de gestion immobilière, et vise d’autres axes de croissance externe, dans la distribution et le digital. Quelques mois après la mise en place de MIF 2, le dirigeant explique aussi pourquoi il s'attend à une productivité plus forte de la part de ses analystes et gérants.
Des salariées de Coutts & Co, la banque privée de la Reine d’Angleterre, se sont plaintes de harcèlement physique et verbal de la part de plusieurs de leurs collègues masculins, rapporte le Wall Street Journal. Certaines femmes ont même refusé de travailler avec le banquier star Harry Keogh, l’homme au centre des plaintes. En 2015, la banque a demandé à une personne de conduire une enquête interne sur l’équipe d’une dizaine de banquiers de Harry Keogh, selon des documents internes lus par le Wall Street Journal. Elle a interrogé 20 banquiers de Coutts et a été informée d’allégations de comportement inapproprié par Harry Keogh et d’autres banquiers, dont des commentaires obscènes, des beuveries et des contacts physiques non voulus. L’information a été relayée au directeur général, Michael Morley, qui pensait qu’un départ d’Harry Keogh était souhaitable. Mais après discussions avec Royal Bank of Scotland, la maison mère, dont Alison Rose, responsable de la banque commerciale et privée, il a été décidé que Harry Keogh pouvait rester.
Blackstone Group a garanti à son directeur général Stephen Schwarzman de nouveaux avantages pour sa contribution à la société en tant que fondateur lorsqu’il partira à la retraite – et même après sa mort, rapporte le Wall Street Journal. Cela cimente le statut unique du milliardaire de 71 ans au sein de l’empire qu’il a aidé à créer et lie sa fortune à la principale société de private equity en termes d’actifs. La société va fournir à Stephen Schwarzman un accès libre à une voiture et un chauffeur, des privilèges qui étaient jusqu’à présent limités dans le temps. Si et quand il part à la retraite, il sera remboursé pour des voyages réalisés pour le compte de Blackstone et il aura le droit de représenter juridiquement la société. Enfin, Stephen Schwarzman et ses propriétés pourront investir dans les fonds Blackstone ou à leurs côtés sans payer de frais dix ans après sa mort.
BBL Commodities, l’un des plus gros hedge funds spécialisés sur l’énergie, cherche à lever 1 milliard de dollars pour un nouveau fonds qui pariera sur des tendances macro-économiques via des obligations, des actions, des devises et des matières premières, rapporte le Wall Street Journal. BBL gère actuellement un fonds de matières premières de 535 millions de dollars. Le fondateur Jonathan Goldberg indique que son travail sur le pétrole et les autres matières premières lui donne une vision unique sur les tendances mondiales, ce qu’il pourra exprimer dans le nouveau fonds macro et vice versa. BBL est à un stade avancé pour lever 250 millions de dollars auprès d’un premier cercle d’investisseur. Il vise ensuite à lever 750 millions de dollars supplémentaires.
BNP Paribas USA veut passer à la vitesse supérieure, écrit ce matin L’Agefi. «Avec 16.000 employés et 15% du résultat du groupe, la plate-forme a atteint une masse critique», revendique Jean-Yves Fillion, CEO de BNP Paribas USA et responsable de CIB Americas. «Elle peut ainsi s’appuyer sur son modèle diversifié pour offrir une plus large palette de solutions à ses clients existants». Une ambition qui se traduit par le lancement en mars d’un pôle de banque privée à New York destiné aux clients de la banque d’investissement CIB et aux expatriés. «Nous démarrons en mode start-up mais visons plusieurs milliers de clients», explique Pierre Ramadier en charge de l’activité. Il faut dire que la gestion de fortune, lancée en 2011 et qui pèse 15 milliards de dollars (12,2 milliards d’euros) d’actifs, est passée de 6.000 à 32.000 clients. Un fort potentiel de croissance pour la banque outre-Atlantique.
« Nous cherchons à faire d’autres acquisitions de sociétés gérant entre 2 et 10 milliards d’euros », a affirmé à NewsManagers Naïm Abou-Jaoudé, CEO de Candriam Investors Group et chairman de New York Life Investment Management International. Après avoir pris 40 % de Tristan Capital Partners début 2018, et ainsi réalisé une première opération de croissance externe, Candriam ne veut pas en rester là. Interrogé plus précisément sur l’éventuel rachat d’une partie des activités de gestion d’actifs d’ABN Amro Investment Solutions, Naïm Abou-Jaoudé a répondu ne pas souhaiter communiquer.Mais il est clair que la croissance externe est au menu de Candriam, avec à l’esprit l’idée de s’adjoindre des compétences ou des clientèles complémentaires. Et cela pourrait intervenir une fois de plus cette année. « J’avais indiqué l’an dernier que nous avons pour objectif d’atteindre 150 milliards d’euros d’ici à 2021 et que sur les 50 milliards d’euros de croissance, 40 milliards viendraient de la croissance organique et 10 milliards des acquisitions », rappelle Naïm Abou-Jaoudé.En attendant, en 2017, Candriam a fait une partie du chemin, puisque la société a accru ses encours de 10,7 milliards d’euros à 112,6 milliards. Cela s’explique notamment par une collecte nette de 7,1 milliards d’euros, en hausse par rapport aux 5,5 milliards de 2016. La collecte a été portée par l’activité institutionnelle (70 %) et la signature de plusieurs mandats, notamment auprès des français Erafp, FRR et de l’italien Cometa.Elle a été aussi le fruit d’un élargissement de la distribution en Europe et à l’international. Ainsi, en Europe, Candriam a commencé à s’ouvrir aux conseillers en gestion de patrimoine en France et à leur équivalent italien, les « promotori », levant respectivement 70 millions et 300 millions d’euros. La société compte poursuivre son effort dans ce domaine et étudie le développement auprès des conseillers allemands. Hors Europe, Candriam continue de profiter des synergies avec son actionnaire, le groupe New York Life Investment Management, aux Etats-Unis et a fait enregistrer son premier fonds « 40 Act » sur la plate-forme MainStay. La société se développe également en Asie, où elle a ouvert un bureau au Japon en 2017 et a développé l’activité coréenne, ainsi qu’au Chili.Côté classes d’actifs, les stratégies obligataires se sont taillées la part du lion dans la collecte, levant 3 milliards d’euros, dont 1 milliard sur la dette émergente. Sur les actions, les marchés émergents et les actions internationales ont enregistré plus de 2 milliards d’euros de souscriptions. Le multi-asset a recueilli 1,4 milliard d’euros et les stratégies à performance absolue, 700 millions d’euros. A noter aussi que les cinq premiers ETF lancés en juillet par Candriam l’an passé ont levé 350 millions d’euros (400 à ce jour). Enfin, la collecte sur les stratégies ISR a été forte et représenté près de la moitié des fonds levés. Si bien qu’à fin 2017, 27 % du total des actifs sous gestion de Candriam sont en ISR. Dans ce domaine, la société de gestion a continué à s’investir en 2017, avec notamment l’intégration des objectifs de développement durable dans le processus de sélection des fonds ISR ou le lancement d’une académie ISR ouverte à tous… Elle a aussi tout dernièrement annoncé le reversement de 10 % des frais de gestion des fonds ISR à sa fondation développement durable et des projets d’inclusion sociale. Et pour aller plus loin, la société réfléchit à faire un fonds de fonds d’impact social dans le private equity. « Car dans l’ESG, c’est le S qui m’inquiète le plus », conclut Naïm Abou-Jaoudé.
François de Wendel a décidé de céder la présidence du conseil d’administration de Wendel Participations, le principal actionnaire de Wendel avec 36,9% du capital du holding coté, rapporte Les Echos. François de Wendel incarne la douzième génération de la famille industrielle tricentenaire. Selon le quotidien économique, il va aussi quitter la présidence du conseil de surveillance de Wendel au profit d’un autre membre familial, Nicolas ver Hulst. L’ancien bras droit d’Ernest-Antoine Seillière jusqu’au début des années 2000, parti fonder sa propre société d’investissement Alpha et aujourd’hui âgé de soixante-quatre ans, avait fait son entrée au conseil en juillet dernier. Ce passage de témoin devrait être validé en conseil de surveillance ce mercredi, la veille des résultats annuels, puis entériné en assemblée générale. Nicolas ver Hulst formera alors à la tête du holding un nouveau tandem avec André François-Poncet, arrivé en début d’année pour remplacer Frédéric Lemoine, l’artisan du redressement de la société. François de Wendel conservera cependant certaines fonctions et restera représentant de la famille au conseil de surveillance jusqu’en 2020.Par ailleurs, les actionnaires familiaux ont relancé les réflexions sur un sujet de crispation ancien, le verrouillage du capital du bloc familial. L’objectif est d’améliorer les conditions de sortie de ceux qui souhaitent quitter Wendel Participations. Deux pistes seraient à l’étude : ouvrir le capital sur un temps limité à ceux qui souhaitent vendre, ou utiliser une partie du dividende perçu par Wendel Participations pour racheter les titres de ces membres.