Le gestionnaire d’actifs immobiliers Savills Investment Management (Savills IM) a annoncé, ce mardi 8 mai, le lancement du fonds Savills IM Real Estate Securities Income. Ce nouveau véhicule investit dans des sociétés d’investissement immobilier cotée (SIIC ou REIT en anglais) à l’échelle mondiale et il vise un rendement de plus de 5% par an. Seuls les titres de grande qualité ayant un faible ratio de levier, un taux de couverture des intérêts élevé et un rendement de dividende élevé sont éligibles, précise Savills IM dans un communiqué. A son lancement, le fonds aura une allocation de 50% sur le marché européen, le solde étant investi en Amérique du Nord et en Asie-Pacifique à hauteur de 25% pour chacune des deux régions. Actuellement, le fonds est investi dans environ 25 pays. Le fonds Savills IM Real Estate Securities Income cible en priorité les investisseurs institutionnels, à savoir les fonds de pension, les fondations et les compagnies d’assurance. Le fonds est actuellement disponible à la distribution en Allemagne, au Luxembourg, en Italie et au Royaume-Uni « mais il sera commercialisé dans d’autres pays à l’avenir », indique Savills IM.
BlackRock a lancé le BlackRock Emerging Markets Equity Impact Fund, répondant aux souhaits du fonds de pension suédois AP1 d’investir durablement sur les marchés émergents, selon un communiqué. Ce fonds Ucits est ouvert aux autres investisseurs professionnels. La stratégie a été créée par l’équipe Systematic Active Equity de BlackRock, qui s’appuie sur les dernières technologies pour gérer les actifs. « Nous sommes ravis de constater que nos discussions avec BlackRock ont conduit à la conception de ce nouveau fonds innovant, ouvert aux autres investisseurs professionnels, où la technologie peut aider à améliorer non seulement les investissements mais aussi la durabilité », commentent Majdi Chammas, responsable de la gestion d’actifs externe, et Tina Rönnholm, gérante, spécialiste de la gestion externe, au sein de AP1.
Le groupe Carlyle devrait boucler son fonds de private equity dédié à l’Asie à 6,5 milliards de dollars, ont indiqué à Reuters des sources proches de l’opération en cours. Carlyle avait initialement affiché un objectif de taille de 5 milliards de dollars, relevé par la suite en raison de l’intérêt marqué des investisseurs pour la stratégie.Le fonds s’intéressera à la fois à des transactions de buyout et de croissance, a indiqué une source qui estime toutefois que les opérations de buyout devraient constituer l’essentiel du portefeuille.Carlyle vient par ailleurs de donner le coup d’envoi pour lever 4 milliards de yuans ou 629 millions de dollars pour un fonds dédié au marché chinois.
BMO Global Asset Management (BMO GAM) a nommé Beate Meyer en qualité de directrice régionale des ventes auprès des intermédiaires pour l’Allemagne et l’Autriche, rapporte InvestmentEurope. Basée à Francfort, elle est rattachée à Georg Kyd-Rebendurg, « managing director » et responsable de la distribution auprès des intermédiaires pour l’Europe. Dans le cadre de ses fonctions, elle sera chargée de gérer les relations avec les clients et les partenaires distributeurs de BMO GAM en Allemagne et en Autriche.Beate Meyer, qui compte plus de 20 ans d’expérience dans la gestion d’actifs, était précédemment responsable du « wholesale » chez Vontobel Asset Management en Allemagne et elle a occupé un poste similaire chez Schroders en Allemagne.
La société de gestion suisse «vision&", qui a démarré ses activités il y a environ deux mois à Zug, vient de lancer son premier produit, un fonds d’investissement dans les projets liés à la blockchain et aux start-up utilisant cette nouvelle technologie. Parallèlement à ce lancement, la jeune société de gestion renforce ses équipes avec le recrutement Jan Roth en qualité d’associé, responsable des ventes et du trading. Jan Roth rejoint vision& en provenance de Credit Suisse où il a travaillé pendant quatorze ans en qualité de spécialiste des investissements alternatifs et notamment des matières premières.La société de gestion a par ailleurs étoffé son comité consultatif avec le recrutement de David Freiburghaus, un ingénieur spécialisé dans le développement de logiciels (applications, big date et sécurité).
La banque privée genevoise Piguet Galland a annoncé, ce 8 mai, le renforcement de sa direction des investissements avec la nomination de Daniel Steck au poste de gérant de fonds senior (« senior fund manager »). L’intéressé, qui a pris ses fonctions en avril 2018, a rejoint la filiale de banque privée de la Banque Cantonale Vaudoise pour prendre en charge la gestion des fonds Piguet Fund Actions Suisse et Piguet Fund Amérique du Nord, précise Piguet Galland dans un communiqué. En plus de ses activités de gestionnaire, il collaborera également au lancement de nouveaux produits.Daniel Steck, qui compte près de 20 ans d’expérience dans la gestion d’actifs, a débuté sa carrière en 1999 chez Lombard Odier Darier Hentsch en tant qu’analyste financier, spécialisé dans le secteur de la santé. Il a ensuite le groupe Reyl & Cie pour prendre notamment en charge la sélection des actions nord-américaines. Au sein de la direction des investissements de Reyl & Cie, il était également responsable de la gestion de mandats discrétionnaires spéciaux.
Au cours du premier trimestre 2018, Swiss Life Asset Managers a enregistré une collecte nette de 2,4 milliards de francs suisses auprès des clients tiers, a annoncé ce 8 mai le groupe Swiss Life à l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels. Grâce à cette performance, les encours gérés pour le compte des clients tiers s’élèvent à 63,6 milliards de francs suisses à fin mars 2018 contre 61,4 milliards de francs suisses à fin décembre 2017.
Jupiter Asset Management a commencé à offrir à ses salariés - hommes et femmes - six mois de congé parental entièrement rémunérés, rapporte le Financial Times fund management. Cela concernera la totalité des 450 employés britanniques de la société de gestion. La société de gestion a aussi mis en place un « coaching » en ligne pour aider les parents à partir et à revenir au travail. Andy Robinson, responsable des ressources humaines de Jupiter, explique « il s’agit d’attirer des effectifs plus diversifiés et de garder des effectifs diversifiés ».
Dans un entretien au Financial Times fund management, Mitchell Harris, CEO de BNY Mellon IM, revient sur le rapprochement de Mellon Capital, Standish et the Boston Company, un exemple rare de concentration interne. Cette fusion a réduit le nombre de sociétés de gestion détenues par BNY Mellon IM à 10, contre 27 il y a 10 ans. Avec plus de 577 milliards de dollars d’actifs, la nouvelle entité se positionnera comme l’une des 10 principales sociétés de gestion institutionnelles aux Etats-Unis et l’une des 50 principales dans le monde. Les trois sociétés de gestion « n’avaient pas une taille suffisante pour avoir trois CEO, trois directeurs de la technologie, trois équipes de conformité et départements juridiques », explique Mitchell Harris. Cela va libérer des ressources qui seront réinvesties. D’ici à la fin de l’année, la nouvelle entité aura un nom. La fusion interne est la partie la plus visible d’un effort plus large visant à moderniser BNY Mellon IM. Le groupe a fermé, fusionné ou remanié 84 produits en deux ans, tout en lançant 80 lignes destinées à s’adapter à une demande en pleine évolution.
Le gestionnaire d’actifs Man GLG a décidé de confier la gestion de son fonds Global Convertibles (385 millions de dollars d’encours) à Danilo Rippa qui remplace Michel Fest, a appris Citywire Selector. Danilo Rippa, responsable des convertibles chez Man GLG, a repris ce fonds luxembourgeois au début du mois d’avril. Michel Fest en assumait la gestion depuis son lancement en 2006. Danilo Rippa a intégré Man GLG en 2007 après avoir travaillé sur les stratégies convertibles chez J.P. Morgan.
Le gestionnaire d’actifs britannique Hermes Investment Management (Hermes IM) a annoncé, ce 8 mai, le renforcement de son équipe de gestion obligataire avec un double recrutement. De fait, Stephane Michel a rejoint la société de gestion le 19 mars 2018 en tant que gérant de portefeuille senior. Rattaché à Andrew Jackson, responsable de la gestion obligataire, il participera à la mise sur pied d’une plateforme d’investissement, baptisée « Asset Based Lending », et sera également chargé de développer les expertises de la société en « Multi Asset Credit ». Stéphane Michel a précédemment travaillé pendant cinq ans chez UBS.Par ailleurs, Andrew Lennox a été nommé à compter du 3 avril 2018 au poste de gérant de portefeuille en charge des « Asset Backed Securities » (ABS). A ce titre, il sera chargé de faire des recommandations d’investissement dans l’univers européen des ABS. Rattaché à Vincent Nobel, responsable du pôle « Asset Based Lending », il sera également en charge du développement de systèmes et d’infrastructures pour analyser, gérer les risques et piloter les ABS européens. Andrew Lennox arrive en provenance de BlackRock où il était déjà gérant de portefeuille senior au sein de l’équipe dédiée aux ABS européens. Avant cela, il a officié chez ECM, une filiale de Wells Fargo, et chez Goldman Sachs International.
Le gestionnaire d’actifs britannique Seneca Investment Managers (Seneca IM) a annoncé, ce 8 mai, la nomination de Gary Moglione en tant que gérant de fonds. Dans le cadre de ses fonctions, l’intéressé sera responsable de la recherche actions et obligations des marchés développés. Il travaillera aux côtés de Tom Delic, qui devient responsable de la recherche actions et obligations des marchés émergents. En outre, Gary Moglione aura également des responsabilités en matière d’allocation d’actifs, assistant ainsi Peter Elson, le directeur des investissements de Seneca IM.Gary Moglione travaillait précédemment chez Amundi Asset Management où il gérait plusieurs fonds actions européennes ainsi que des portefeuilles couvrant les marchés émergents. Précédemment, il a officé chez Tilney Investment Management et Royal Liver Asset Managers.
BlackRock a vendu sa participation de 40 % dans DSP BlackRock Investment Managers, sa joint-venture indienne, à son partenaire, le groupe DSP. L’entité gère et commercialise une gamme de fonds portant les deux marques en Inde. Cette vente ne signifie pas pour autant un désengagement du marché indien. Ryan Stork, président de BlackRock Asie Pacifique, souligne que « BlackRock reste engagé sur le marché indien sur le long terme (…) ».En dehors de la joint-venture avec DSP, BlackRock emploie actuellement plus de 1.400 professionnels en Inde dans ses bureaux de Gurgaon, Mumbai and Bangalore, précise un communique. Ses effectifs ont crû de 50 % sur les trois dernières années. La joint-venture avait été créée en 1996 par Merrill Lynch Investment Managers et DSP. L’entité est ensuite devenue DSP BlackRock IM après l’acquisition par BlackRock des activités de gestion d’actifs de Merrill Lynch en 2006.
Janus Henderson Investors (Janus Henderson) a annoncé, le 8 mai, la nomination de deux nouveaux analystes en investissement, à savoir Tom O’Hara et Tom Lemaigre, qui viennent renforcer l’équipe en charge des actions européennes. Tous deux seront rattachés à John Bennett, responsable de la gestion actions européennes. Tom O’Hara arrive en provenance d’Exane BNP Paribas où il était « vice president » en charge de l’analyse des secteurs des métaux, des mines et de l’acier. Pour sa part, Tom Lemaigre officiait précédemment chez RWC Partners en tant qu’analyste en investissement en charge de la recherche fondamentale sur les actions paneuropéennes. Tom O’Hara rejoindra Janus Henderson le 16 mai 2018 tandis que Tom Lemaigre prendra ses fonctions le 10 juillet 2018.
Le gestionnaire d’actifs américain Invesco a nommé avec effet au 8 mai Tom Sartain en qualité de gérant de portefeuille senior au sein de son équipe obligataire basée à Londres, rapporte Reuters. Il est directement rattaché à Gareth Isaac, directeur des investissements pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique (EMEA). Auparavant, Tom Sartain a été pendant 13 ans gérant de portefeuille obligataire chez Schroders Investment Management.
Imran Sattar, un gérant actions britanniques de BlackRock, a quitté la société de gestion au sein de laquelle il a travaillé pendant plus de 20 ans, rapporte Citywire. L’intéressé était notamment en charge des fonds BlackRock UK Equity (316 millions de livres d’encours) et BlackRock UK Focus (193 millions de livres d’encours). Ces deux fonds seront désormais repris par Luke Chappell et Nick Little.
Pharus Sicav, fonds d’investissement de droit luxembourgeois avec une gamme de compartiments harmonisés et autorisés en Italie, a signé un accord avec UBI Banca pour la distribution de ses produits financiers, rapporte Bluerating. Pharus Sicav gère 750 millions d’euros et propose des fonds monétaires, obligataires, actions, multi-asset et thématiques.
Marie-Sophie Pastant, deputy head of the index management team, ETFs & index funds, BNP Paribas Asset Management David Newhouse, secrétaire général, division gestion des actifs cotés, EDF
Amalgame. Le rapport annuel de la Banque centrale européenne (photo) sur l’intégration financière de la zone euro montre une amélioration en 2017. Deux indicateurs composites d’intégration financière sont utilisés. Le premier repose sur les prix et le second sur les quantités. Le mouvement vers une plus grande intégration est visible dans les prix, mais pas dans les quantités. La raison : la convergence du rendement des actions vers des niveaux similaires d’un pays à l’autre, et dans une moindre mesure des rendements obligataires. Pour expliquer cette convergence, la BCE souligne le renforcement quasi uniforme de l’expansion économique en zone euro. Quant à l’absence d’amélioration « par les quantités », elle tient à la faiblesse du trading interbancaire. En revanche, les fonds d’investissement participent à l’amélioration de l’intégration financière sur la base du critère quantitatif, grâce à la diversification géographique accrue de leurs portefeuilles. Union bancaire et union des marchés de capitaux restent des priorités, conclut la BCE.
Après Nashville ou Belleville d’Eddy Michell, sortie en 1984, voici « Nashville ou New York », version AllianceBernstein (AB). La société de gestion américaine vient de décider le transfert de son siège social à Nashville, en plein cœur du Tennessee. Environ 1.050 collaborateurs, dont le patron de la filiale américaine d’Axa lui-même, Seth Bernstein, déménageront dans une nouvelle tour entre 2020 et 2022. « Le déplacement de notre siège social nous permet d’offrir à nos employés des avantages que nous ne pourrions tout simplement pas offrir dans la région métropolitaine de New York », a déclaré Seth Bernstein (photo), comme des temps de déplacement plus courts et un lieu de travail plus moderne. Pas de quoi regretter, donc, les 6e et 50e avenues new-yorkaises.
Les sites de trading proposant aux particuliers de spéculer sur le Forex ou les options binaires font florès. Une escroquerie qui a amené l’Autorité des marchés financiers (AMF) à obtenir la fermeture de 138 de ces sites illégaux en tout juste trois ans. L’essentiel s’est réalisé par ordonnances de justice. « Compte tenu de l’ampleur du phénomène, une audience se tient au tribunal de grande instance de Paris environ tous les deux mois », précise l’AMF, dont la liste noire des sites non autorisés en répertorie encore aujourd’hui 445 en activité. Le nombre des créations dépassant celui des fermetures, l’embouteillage guette les tribunaux.
Acquisitions. Après JPMorgan AM, Candriam, Franklin Templeton, Fidelity International… c’est au tour d’Aberdeen Standard Investments (ASI) d’avancer ses pions dans le marché des ETF (exchange traded funds). Ce gérant actif vient de mettre la main sur les activités américaines d’ETF Securities. Tombent dans l’offre produit de l’écossais huit ETF, totalisant environ 2,8 milliards de dollars (2,3 milliards d’euros) d’actifs sous gestion à fin avril et spécialisés dans les métaux précieux et les matières premières. De son côté, ETF Securities poursuit son recentrage sur l’Australie. L’an passé, le groupe vendait 80 % de ses 25 milliards de dollars d’actifs sous gestion : ses produits européens (ETC : exchange traded commodities) sur les matières premières à WisdomTree, et Canvas, sa plate-forme européenne d’ETF, à Legal & General Investment.
La réforme de l’épargne engagée par le gouvernement Philippe pourrait bien un jour compter parmi les plus importantes du quinquennat. Il est certain que la « flat tax » à 30 %, la mutation de l’ISF en impôt sur la fortune immobilière (IFI), le remodelage de l’assurance-vie et, surtout, l’homogénéisation et la simplification des produits d’épargne-retraite auront un effet puissant, même s’il sera sans doute lent et progressif, sur les flux d’épargne des Français. Lorsque les historiens feront le bilan de ces mesures, on peut espérer qu’ils y verront le déclencheur d’un rééquilibrage urgent du patrimoine des ménages au détriment de l’immobilier physique, et l’amorce d’un retour vers le placement en actions, trop dangereusement délaissé. Elles pourraient surtout donner le signal du basculement massif des ménages vers le financement du troisième voire du quatrième âge de leur vie.
La ministre française du Travail, Muriel Pénicaud, est convoquée par un juge le 22 mai prochain en tant que témoin assisté dans l’affaire Business France, a appris Reuters mardi de son entourage, confirmant une information du Canard enchaîné. Le parquet de Paris a lancé une information judiciaire pour favoritisme et recel de favoritisme, concernant l’organisation d’une coûteuse soirée de promotion de la «French Tech» à Las Vegas en 2016 autour d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie. Il reproche à Muriel Pénicaud, alors responsable de Business France d’avoir confié à Havas l’organisation de l'événement sans mise en concurrence.
Les ambassadeurs des 28 pays de l’UE à Bruxelles ont validé mardi le principe d’une amende de 26,82 millions d’euros à l’encontre de l’Autriche pour manipulations de statistique. La décision sera officiellement adoptée au niveau ministériel d’ici la fin du mois. Les faits remontent à 2012, mais le projet d’amende était coincé depuis plus d’un an au niveau inter-étatique en raison d’un blocage politique. Le déblocage ne s’est fait qu’au prix d’une diminution du montant – de 29,8 à 26,8 millions d’euros.