Standard Life Aberdeen (SLA) va se battre contre la décision de Lloyds Banking Group de rompre un contrat de plus de 100 milliards de livres, estimant que son client n’avait « aucun droit » de le faire, rapporte le Financial Times. En février, Lloyds avait infligé un revers à SLA en lui annonçant qu’il mettait fin à l’accord en vertu duquel la société gérait son portefeuille Scottish Widow de 109 milliards de livres, privant la société de gestion de son plus gros client. Mardi, SLA a déclaré avoir informé Lloyds qu’elle n’était pas d’accord avec cette rupture. Les deux sociétés vont s’affronter dans le cadre de la procédure de résolution des conflits.
Le Centre national d'études spatiales (Cnes) va lancer un fonds d’investissement de 80 à 100 millions d’euros dédié aux start-up du secteur. «Nous pensons qu’une partie de l’avenir du spatial, ce sont des start-up qui vont le construire», a déclaré aux Echos Jean-Yves Le Gall, président du Cnes et de l’agence spatiale européenne (Esa)."Le Cnes est très proche du monde industriel mais aujourd’hui, nous nous adaptons car nous voyons qu’un écosystème se crée avec des start-up», a-t-il ajouté. «L'écosystème existe déjà mais nous voulons le renforcer et, surtout, le faire se développer très rapidement, parce que nous voyons bien que ce qui fait la différence aujourd’hui, dans le spatial, c’est la rapidité», a-t-il également indiqué.
Le gestionnaire d’actifs écossais Aberdeen Standard Investments a recruté Gabriela Luzzi en qualité de « senior marketing executive » pour la péninsule ibérique, rapporte le site spécialisé Funds People. Basée à Madrid, la nouvelle recrue sera rattachée à Guiliana Gatti, « senior marketing manager » pour l’ensemble de l’Europe du Sud. Gabriela Luzzi arrive en provenance de l’agence en communication A+A Image and Communication où elle a officié pendant 12 ans.
Marie-Sophie Pastant, deputy head of the index management team, ETFs & index funds, BNP Paribas Asset Management David Newhouse, secrétaire général, division gestion des actifs cotés, EDF
Amalgame. Le rapport annuel de la Banque centrale européenne (photo) sur l’intégration financière de la zone euro montre une amélioration en 2017. Deux indicateurs composites d’intégration financière sont utilisés. Le premier repose sur les prix et le second sur les quantités. Le mouvement vers une plus grande intégration est visible dans les prix, mais pas dans les quantités. La raison : la convergence du rendement des actions vers des niveaux similaires d’un pays à l’autre, et dans une moindre mesure des rendements obligataires. Pour expliquer cette convergence, la BCE souligne le renforcement quasi uniforme de l’expansion économique en zone euro. Quant à l’absence d’amélioration « par les quantités », elle tient à la faiblesse du trading interbancaire. En revanche, les fonds d’investissement participent à l’amélioration de l’intégration financière sur la base du critère quantitatif, grâce à la diversification géographique accrue de leurs portefeuilles. Union bancaire et union des marchés de capitaux restent des priorités, conclut la BCE.
Après Nashville ou Belleville d’Eddy Michell, sortie en 1984, voici « Nashville ou New York », version AllianceBernstein (AB). La société de gestion américaine vient de décider le transfert de son siège social à Nashville, en plein cœur du Tennessee. Environ 1.050 collaborateurs, dont le patron de la filiale américaine d’Axa lui-même, Seth Bernstein, déménageront dans une nouvelle tour entre 2020 et 2022. « Le déplacement de notre siège social nous permet d’offrir à nos employés des avantages que nous ne pourrions tout simplement pas offrir dans la région métropolitaine de New York », a déclaré Seth Bernstein (photo), comme des temps de déplacement plus courts et un lieu de travail plus moderne. Pas de quoi regretter, donc, les 6e et 50e avenues new-yorkaises.
Les sites de trading proposant aux particuliers de spéculer sur le Forex ou les options binaires font florès. Une escroquerie qui a amené l’Autorité des marchés financiers (AMF) à obtenir la fermeture de 138 de ces sites illégaux en tout juste trois ans. L’essentiel s’est réalisé par ordonnances de justice. « Compte tenu de l’ampleur du phénomène, une audience se tient au tribunal de grande instance de Paris environ tous les deux mois », précise l’AMF, dont la liste noire des sites non autorisés en répertorie encore aujourd’hui 445 en activité. Le nombre des créations dépassant celui des fermetures, l’embouteillage guette les tribunaux.
Acquisitions. Après JPMorgan AM, Candriam, Franklin Templeton, Fidelity International… c’est au tour d’Aberdeen Standard Investments (ASI) d’avancer ses pions dans le marché des ETF (exchange traded funds). Ce gérant actif vient de mettre la main sur les activités américaines d’ETF Securities. Tombent dans l’offre produit de l’écossais huit ETF, totalisant environ 2,8 milliards de dollars (2,3 milliards d’euros) d’actifs sous gestion à fin avril et spécialisés dans les métaux précieux et les matières premières. De son côté, ETF Securities poursuit son recentrage sur l’Australie. L’an passé, le groupe vendait 80 % de ses 25 milliards de dollars d’actifs sous gestion : ses produits européens (ETC : exchange traded commodities) sur les matières premières à WisdomTree, et Canvas, sa plate-forme européenne d’ETF, à Legal & General Investment.
La réforme de l’épargne engagée par le gouvernement Philippe pourrait bien un jour compter parmi les plus importantes du quinquennat. Il est certain que la « flat tax » à 30 %, la mutation de l’ISF en impôt sur la fortune immobilière (IFI), le remodelage de l’assurance-vie et, surtout, l’homogénéisation et la simplification des produits d’épargne-retraite auront un effet puissant, même s’il sera sans doute lent et progressif, sur les flux d’épargne des Français. Lorsque les historiens feront le bilan de ces mesures, on peut espérer qu’ils y verront le déclencheur d’un rééquilibrage urgent du patrimoine des ménages au détriment de l’immobilier physique, et l’amorce d’un retour vers le placement en actions, trop dangereusement délaissé. Elles pourraient surtout donner le signal du basculement massif des ménages vers le financement du troisième voire du quatrième âge de leur vie.
La ministre française du Travail, Muriel Pénicaud, est convoquée par un juge le 22 mai prochain en tant que témoin assisté dans l’affaire Business France, a appris Reuters mardi de son entourage, confirmant une information du Canard enchaîné. Le parquet de Paris a lancé une information judiciaire pour favoritisme et recel de favoritisme, concernant l’organisation d’une coûteuse soirée de promotion de la «French Tech» à Las Vegas en 2016 autour d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie. Il reproche à Muriel Pénicaud, alors responsable de Business France d’avoir confié à Havas l’organisation de l'événement sans mise en concurrence.
Les ambassadeurs des 28 pays de l’UE à Bruxelles ont validé mardi le principe d’une amende de 26,82 millions d’euros à l’encontre de l’Autriche pour manipulations de statistique. La décision sera officiellement adoptée au niveau ministériel d’ici la fin du mois. Les faits remontent à 2012, mais le projet d’amende était coincé depuis plus d’un an au niveau inter-étatique en raison d’un blocage politique. Le déblocage ne s’est fait qu’au prix d’une diminution du montant – de 29,8 à 26,8 millions d’euros.
Malgré les pressions, Silvio Berlusconi et son parti Forza Italia refusent de renoncer à participer au futur gouvernement italien, ce qui permettrait pourtant la formation d’une coalition entre le Mouvement 5 Etoiles (M5S) et la Ligue en évitant des élections anticipées. Le M5S anti-système de Luigi Di Maio, premier parti du pays, s’est dit prêt à un accord avec la Ligue de Matteo Salvini à condition que celle-ci rompe son alliance avec Forza Italia. La direction de la Ligue, parti eurosceptique et anti-immigration, refuse d’abandonner son allié mais plusieurs de ses dirigeants aimeraient bien voir Berlusconi décider de se retirer «volontairement» du jeu. «Nous demandons toujours à Berlusconi de faire preuve de responsabilité pour nous permettre de donner un gouvernement à ce pays», a déclaré mardi Giancarlo Giorgetti, qui préside le groupe de la Ligue à la Chambre des députés.
Les efforts sous l'égide de l’Opep pour stabiliser le marché du pétrole seront maintenus, a déclaré mardi le secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole en réponse à une question sur les conséquences du retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, posée avant la décision américaine prise un peu plus tard. «Nous avons confiance dans la capacité de nos dirigeants, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Opep, de continuer à donner une direction dans ces temps incertains - ces dirigeants qui ont fermement soutenu nos efforts conjoints avec nos partenaires non-membres de l’Opep pour permettre au marché pétrolier de retrouver la stabilité après le pire cycle pétrolier de l’Histoire», a déclaré Mohammad Sanusi Barkindo à Reuters. «Le rééquilibrage du marché pétrolier est un long processus qui est maintenant dans sa quatrième année. C’est en chantier qui est toujours en cours et demande de la stabilité», a-t-il ajouté.
Le groupe Amundi vient d'annoncer la nomination de Yerlan Syzdykov (photo) en tant que responsable mondial des marchés émergents. Il était jusqu'ici responsable adjoint de la plate-forme d'investissement dédiée aux marchés émergents. Cette nomination fait suite au départ de Mauro Ratto, qui a quitté la société de gestion afin de « donner une nouvelle orientation à sa carrière ».
Sous réserve de l’approbation du Conseil de Surveillance prévu en juin, Pascale Auclair sera nommée secrétaire général du groupe La Française, devenant ainsi le troisième membre du directoire au côté de Xavier Lépine (président) et Patrick Rivière (directeur Général). Elle succèdera ainsi à Pierre Lasserre et prendra les responsabilités du contrôle interne & conformité, des risques opérationnels & data protection, du juridique et des contrôles des risques groupe.
Patrick Levard, directeur associé d'Olifan Group, partage ses valeurs en matière de finance positive dans le cadre de sa participation aux Prix des Coupoles Distrib Invest 2018. Gouvernance holacratique, prise de participations dans une maison de gestion spécialisée dans l’investissement ISR et travail collectif, le cabinet fait le point sur l'ensemble de ses initiatives vertueuses.
Le Centre national d’études spatiales (Cnes) va lancer un fonds d’investissement de 80 à 100 millions d’euros dédié aux start-up du secteur. «Nous pensons qu’une partie de l’avenir du spatial, ce sont des start-up qui vont le construire», a déclaré aux Echos Jean-Yves Le Gall, président du Cnes et de l’agence spatiale européenne (Esa). Et d’ajouter «Le Cnes est très proche du monde industriel mais aujourd’hui, nous nous adaptons car nous voyons qu’un écosystème se crée avec des start-up».
Changement d’époque au sein de RobecoSAM. Le spécialiste de l’investissement durable a en effet annoncé, ce 4 mai, la mise en place « d’un nouveau mode de direction pour la société visant à renforcer les liens entre RobecoSAM et Robeco et de maintenir leur position de leader en matière d’investissement durable ». Concrètement, le conseil d’administration de RobecoSAM a décidé de mettre en place une nouvelle organisation matricielle au sein de laquelle Robeco exercera un contrôle fonctionnel sur RobecoSAM « afin d’intensifier la collaboration entre les deux sociétés », précise la société zurichoise dans un communiqué. Dans ce cadre, RobecoSAM va se doter d’un comité exécutif restreint.En conséquence, Aris Prepoudis, actuel directeur général de RobecoSAM, a décidé de quitter la société de gestion d’un commun accord avec le conseil d’administration. Désormais, RobecoSAM sera piloté par deux co-directeurs généaux. Il s’agit de Marius Dorfmeister, actuellement responsable des clients internationaux et du marketing, et de Daniel Wild, actuellement responsable de la recherche et du développement durable. Tous deux sont également membres du comité exécutif de RobecoSAM. Daniel Wild assumera en outre un rôle de conseiller auprès du comité exécutif de Robeco, précise RobecoSAM dans un communiqué.Par ailleurs, toujours dans le cadre de cette réorganisation, Rainer Baumann, actuel responsable de la gestion de portefeuille (« Head of Investment Management ») et membre du comité exécutif de RobecoSAM, a décidé de démissionner de ce comité exécutif. Il restera toutefois au sein de la société en qualité de responsable des investissements, « ce qui lui permettra de se concentrer sur les investissements et l’alignement des processus d’investissement de RobecoSAM et de Robeco », indique la société de gestion.Enfin, afin d’accroître leurs synergies, les deux sociétés de gestion ont décidé de mettre en place une nouvelle équipe commune dédiée aux investissements thématiques, baptisée « Trends & Thematics Investments ». Cette équipe, basée à la fois à Zurich et à Rotterdam, supervisera 7 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Ce nouveau pôle sera dirigé par Mark van der Kroft qui arrive en provenance de NN Investment Partners (NN IP) où il travaillait depuis mars 2017. Avant cela, il avait officié pendant 16 ans au sein de Robeco, occupant différents postes dont celui de directeur des investissements en charge des actions.
La boutique de gestion suisse Woodman Asset Management (Woodman AM) vient de fermer son fonds axé sur les devises mondiales un peu moins de deux ans après son lancement, a appris Citywire Selector. Dévoilé en août 2016 et géré par Lasse Andersen, ce fonds avait pour objectif de saisir les opportunités d’investissements dans les devises des pays du G20 et des marchés émergents. Selon un porte-parole de la société contacté par Citywire, le fonds a été fermé en raison du manque d’intérêt des investisseurs et de faibles performances. Selon des données de Lipper, le fonds a été fermé le 1er mai. Il affichait 14 millions de dollars d’actifs sous gestion à la fin du mois d’avril.
Le gestionnaire d’actifs Lazard Asset Management (Lazard AM) a annoncé, ce 3 mai, le lancement du Lazard Rathmore Alternative Fund, une version Ucits de sa stratégie Lazard Rathmore Strategy. Cette dernière se présente comme une stratégie convertible couverte qui cherche à générer des rendements absolus en allouant de manière dynamique le capital entre deux sous-stratégies, incluant la structure de capital et l’arbitrage convertible, ainsi que des situations spéciales et de l’investissement « event-driven ». Lancée en 2017, la stratégie Lazard Rathmore a généré un rendement annualisé de 8,6%. La stratégie est pilotée par Sean Reynolds, assisté d’une équipe de 10 personnes basée à New York.
Mark Mobius a officiellement lancé sa société de gestion, Mobius Capital Partners, qui investira sur les entreprises des marchés émergents et frontières avec des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. Son objectif est de lever jusqu’à 1 milliard de dollars, selon la presse britannique. Mobius Capital Partners a été co-fondée avec Carlos Hardenberg et Greg Konieczny, qui sont comme Mark Mobius des anciens gérants de Franklin Templeton. Basée à Londres, la nouvelle société a l’intention de lancer une Sicav luxembourgeoise.
Le gestionnaire de fortune britannique Old Mutual Wealth a annoncé, ce 4 mai, le renforcement de son équipe commerciale spécialisée avec la nomination de Jamie Clark en tant que spécialiste des retraites. « Depuis la réforme des retraites en avril 2015, Old Mutual Wealth a construit une équipe de ventes spécialisée qui compte aujourd’hui 19 personnes », indique la société dans un communiqué. Jamie Clark arrive en provenance de Royal London où il était dernièrement responsable du développement commercial.