Le bureau en charge de l’analyse et du suivi des finances publiques d’outre-Manche, l’OBR, a relevé de seulement 1 milliard de livres le déficit budgétaire prévisionnel à 117 milliards pour 2011 mais a ramené dans le même temps de 2,3% à 2,1% la prévision de croissance.
L’Union européenne aurait des difficultés à rassembler les 347 milliards d’euros de fonds du programme d’aide régionale au développement. C’est en tous cas ce qu’indique le quotidien qui se base sur des documents de la Commission européenne qu’il aurait réussi à se procurer. En cause, les difficultés budgétaires des Etats européens censés apporter les fonds et qui tarderaient ainsi à le faire. L’Union n’aurait ainsi déboursé que 10% des sommes qu’elle s’est engagée à verser d’ici 2013 dans la cadre de ce programme, alors que 8,4 milliards d’euros auraient été versés par erreur, dont seulement 75% aurait jusqu’ici été récupérés.
Les dirigeants européens ne doivent pas être surpris de la réaction des marchés tant leur crédibilité est aujourd’hui atteinte. En quelques semaines, que de reniements ! Du plan grec présenté comme définitif mais qu’il a fallu – déjà !– réviser en profondeur, en passant par les stress-tests bancaires qu’il faudra reprendre, jusqu’à la reconnaissance désormais officielle qu’une restructuration de la dette d’un Etat européen n’est plus taboue, les investisseurs sont allés, ces derniers jours, de désillusion en désillusion. Or le plan présenté hier ne lève pas toutes les incertitudes. D’abord, l’éventualité d’un échec du gouvernement irlandais devant son Parlement est réelle. Ensuite, le risque de contagion demeure, car le Portugal ne devrait pas profiter de ses réformes avant plusieurs années, en raison de la gravité de ses défauts principaux : productivité faible et médiocre compétitivité. Du même coup, l’Espagne se trouve toujours exposée. Techniquement enfin, le risque pour les créanciers de pâtir d’une restructuration est reporté de quelques années. Mais le nouveau mécanisme de stabilité, qui permettra définitivement de restructurer des dettes souveraines en Europe, comporte trop d’inconnues - qu’il s’agisse des conditions politiques de sa mise en place, des moyens dont il disposera ou du risque final réel pris par les créanciers - pour être accepté tel quel. Tant que les détails manqueront, la conviction sur les marchés manquera aussi.
L’adjudication réalisée lundi matin par l’Italie, quelques heures après l’annonce du plan d’aide à l’Irlande, a rencontré une demande modérée. Le souverain a vendu 2,5 milliards d’euros d’obligations 2013 à un rendement de 2,936%, avec un ratio de demande sur offre de 1,38 fois, et près de 3 milliards d’euros de titres 2021 à 4,486%, avec un ratio de 1,27 contre 1,42 fois lors de la précédente adjudication à 10 ans. L’Italie a aussi vendu pour 1,34 milliards de certificats à taux variable 2017, moins que le maximum prévu. Selon plusieurs analystes, la forte demande domestique a soutenu ces opérations.
Si les marchés européens ont accueilli favorablement à l’ouverture le plan d’aide à l’Irlande, l’embellie fut de courte durée, rien ne semblant pouvoir apaiser les inquiétudes des investisseurs sur les économies périphériques de la zone euro. Vers 12h30, le CAC 40 se repliait de 0,93%, le DAX de 0,69% et le Footsie de 0,55%. Seule la Bourse irlandaise, en hausse de 0,7%, continuait à profiter du climat de confiance du début de matinée. Il apparaît que la mauvaise adjudication italienne d’un montant total de 5,5 milliards d’euros semble avoir entraîné le retournement des marchés en fin de matinée. En baisse dans la matinée, le contrat à échéance décembre sur le Bund allemand a effacé ses pertes pour revenir à 127,35, après un plus bas de séance à 126,69. La monnaie unique a également fait les frais de ce retournement, l’euro étant repassé sous la barre de 1,32 dollar. Illustrant la fébrilité des marchés, l’indice de volatilité VDAX-NEW a bondi de 5% à un plus haut de trois mois.
La Commission européenne a confirmé à respectivement 1,7% et 1,8% ses prévisions de hausse de l’activité économique cette année dans la zone euro et dans l’UE. Pour 2011, celles-ci s'établissent à 1,5% et 2% respectivement, la Commission s’attendant à un léger tassement de la croissance. Les anticipations de croissance sont à nouveau relevées en Allemagne cette année (+3,7% contre +3,4% en septembre) et sont de 2,2% pour 2011. Elles sont maintenues en France, à 1,6% pour 2010 comme pour 2011. Au rayon des mauvaises nouvelles, l’Irlande (-0,2%), la Grèce (-4,2%) et l’Espagne (-0,2%) devraient enregistrer une récession sur l’ensemble de l’année en cours. En 2011, la Grèce (-3,0%) et le Portugal (-1,0%) seront en territoire négatif. Sur le front des finances publiques, les déficits resteront importants en 2010, avec une moyenne de 6,3% du PIB dans la zone euro et 6,8% dans l’UE. Ils commenceront à refluer en 2011 (4,6% et 5,1%) et surtout en 2012 (3,9% et 4,2%).
Le gouverneur de la Banque de Réserve d’Australie a exprimé son souhait de voir les Australiens épargner davantage et le gouvernement dégager de plus grands excédents budgétaires. Selon Glenn Stevens, ces mesures sont nécessaires pour éviter que les bénéfices exceptionnels dégagé par les exportations n’entraînent une surchauffe de l'économie.
L'éventualité d’un relèvement des taux d’intérêt russes est de plus en plus probable en raison de meilleurs perspectives de croissance, a déclaré lundi le vice-président de la banque centrale russe Alexeï Oulioukaïev."La situation de la croissance s’est améliorée après le creux de l'été. Mais en même temps, il y a une pression inflationniste du côté de la demande, du fait de facteurs monétaires.»
Le hedge fund de Singapour, Whitefield Capital Management, a décidé de renoncer à la facturation de commissions de performance tant qu’il n’aura pas doublé ses actifs sous gestionWhitefield a été confronté l’an dernier à des remboursements qui ont ramené ses actifs sous gestion à 100 millions de dollars. Le Asian Opportunities Fund, riche de quelque 30 millions de dollars d’actifs sous gestion, ne prélèvera plus de frais tant qu’il n’aura pas atteint un encours compris entre 50 et 100 millions de dollars. Le fonds a pourtant dégagé une performance de 33% cette année, après environ 80% l’année précédente.
La Deutsche Börse a annoncé un peu tardivement avoir admis le Goldman Sachs Absolute Return Tracker Index ETF Portfolio à la négociation sur le segment XTF de sa plate-forme électronique Xetra.Ce produit de droit luxembourgeois (LU0529341090) est chargé à 1,215 % et réplique le Goldman Sachs Absolute Return Tracker Index. Cet indice reflète l'évolution d’un panier de facteurs de marché investissables «longs» et «courts». Un algorithme détermine la composition du panier de manière à répliquer aussi fidèlement que possible l'évolution d’un grand nombre de hedge funds.C’est le premier ETF que Goldman Sachs Structured Investments Sicav II fait coter en Allemagne.
Le 26 novembre, la Deutsche Börse a annoncé avoir admis à la négociation sur le segment XTF de sa plate-forme électronique Xetra son 753ème ETF. Il s’agit du fonds obligataire de droit allemand iShares Markit iBoxx Euro High Yield (DE000A1C8QT0) qui réplique le Markit iBoxx Euro Liquid High Yield Index, un indice d’obligations à haut rendement émises par des entreprises et libellées en euros, même si les émetteurs sont domiciliés hors de la zone euro.La notation est inférieure à investment grade. Chaque emprunt doit avoir un volume d’au moins 250 millions d’euros et le poids de chaque émetteur est plafonné à 5 % de l’indice.La commission de gestion est fixée à 0,50 %.
Selon Asian Investor, Nikhil Srinivasan, actuellement chief investment officer d’Allianz Investment Management (CIO) pour la zone Asie-Pacifique, a été nommé CIO pour l’ensemble du groupe. Il sera basé au siège du groupe à Munich.Cette promotion, peu courante de la part d’une société européenne, peut être considérée comme un juste récompense pour les résultats d’Allianz dans la région. Les activités d’assurance vie en Asie ont enregistré une progression de 45% sur les neuf premiers de l’année. Nikhil Srinivasan, CIO Asie-Pacifique depuis 2006, a réduit l’exposition actions à moins de 1% en août 2007, juste un mois avant l’effondrement de Lehman Brothers.
Le gestionnaire indépendant francfortois a annoncé le 26 novembre le lancement le 10 novembre du fonds coordonné de droit allemand Lupus alpha Structure Emerging Markets permettant aux souscripteurs de profiter de l'évolution des marchés d’actions dans les pays émergents sans en supporter la totalité du risque. En cas de perte, la perte est plafonnée à 10 % par année calendaire. Ce système doit permettre aux investisseurs institutionnels avec des budgets de risque limités de se positionner sur les marchés d’actions émergentes. Lupus alpha gère déjà plus de 800 millions d’euros dans sa gamme protégée Structure Invest.Le nouveau fonds sera investi de manière presque indicielle en fonction du MSCI Emerging Markets (24 pays). De plus, l'équipe de gestion peut profiter de manière active de l'évolution de certains indices pays plus fortement pondérés. La sélection de pays s’effectue de manière quantitative au travers d’un modèle de suivi de tendance. Pour ce faire, le gérant Stephan Steiger investit de manière active en utilisant des ETF ou des futures sur certains marchés émergents. De plus, comme le fonds investit en monnaies locales, il peut bénéficier d’un effet de change positif si les devises s’apprécient.Le mécanisme de protection du capital utilise un pilotage actif de l’exposition aux actions au moyen de modèles de risque qui sont intégrés depuis 2003 dans les fonds Structure Invest de Lupus Alpha. Le niveau de l’allocation aux actions est déterminé en fonction du calcul de la perte potentielle (expected shortfall) sur une base quotidienne, et adapté de manière dynamique. Si la valeur du portefeuille diminuée de la perte potetnielle est supérieure à un plancher prédéfini, le gérant dispose d’une marge de risque qui permet d’augmenter l’exposition actions.Caractéristiques :Dénomination : Lupus alpha Structure Emerging MarketsCode Isin : DE000A0YFF46Droit d’entrée : 5 % maximumCommission de gestion : 1 %Commission de performance : 20 % de la surperformance par rapport à un indice composite 50 % Eonia/50 % MSCI Emerging Markets TRMontant initial de la part : 100 euros
Selon Cotizalia, Manuel San Salvador, administrateur directeur général du Banco Urquijo banque privée, banque des entreprises, gestion d’actifs), a quitté l’entreprise après avoir été progressivement dépossédé de différents pouvoirs, le Urquijo ayant de plus perdu son statut d’indépendance statutaire au sein du groupe Sabadell (qui a acheté le Banco Urquijo en 2006).Officiellement, il s’agit d’un divorce par consentement mutuel. En pratique, il s’agit plutôt de la conséquence de la montée en puissance de Ramón de la Riva, qui a été nommé le 25 novembre directeur général adjoint du Sabadell et vice-président exécutif du Urquijo, et qui aurait eu l’intention de nommer prochainement un nouveau directeur général du Urquijo, au même niveau que Manuel San Salvador.
Le 26 novembre, Arcano a annoncé le lancement du Arcano Emerging Markets Funds, qui se veut le premier fonds de fonds de private equity au monde à se focaliser sur les pays émergents. L’objectif de performance annuelle brute est de 20 %., précise Funds People. Arcano compte lever 150 millions à 200 millions de dollars pour ce nouveau produit.Le fonds sera investi dans des fonds de capital-investissement latino-américains, africains et moyen-orientaux, avec une spécialisation sur le Brésil, le Mexique, la Colombie, le Pérou, l’Afrique du Sud, l’Egypte, la Turquie et le Nigeria.Ce fonds géré par Lorenzo Nogales et Sven Soderblom est principalement destiné aux fonds de pension, aux family offices et aux fondations.Le premier «closing» est prévu pour 2011.
L’Agefi rapporte que le fonds de capital investissement EQT détenu en partie par la famille Wallenberg, a retenu JPMorgan et Deutsche Bank afin de le conseiller sur une éventuelle mise en Bourse ou cession du troisième fabricant allemand de câbles, Kabel Baden-Württemberg. L’opération pourrait rapporter près de 2 milliards d’euros, selon des sources citées par Bloomberg, note le quotidien.
Au sein des fonds Ucits, l’univers des stratégies d’investissement alternatives progresse plus vite que prévu. Sur les neuf premiers mois de l’année, la collecte nette des fonds alternatifs au format Ucits ou newcits s’est élevée à 25 milliards d’euros, selon une étude réalisée par Strategic Insight pour le compte de l’Alfi (Association luxembourgeoise des fonds fonds d’investissement) avec l’aide de l’association Luxembourg for Finance (LFF).La collecte sur l’ensemble de l’année pourrait s'élever à environ 33 milliards d’euros contre 19,3 milliards en 2009. Les actifs sous gestion des newcits, dont le nombre est supérieur à 1.000, s'élevaient à fin septembre à 114 milliards d’euros. L'étude relève que les produits domiciliés au Luxembourg représentent cette année près de la moitié de tous les actifs et flux newcits et 45% du nombre de fonds. Et si l’on exclut les fonds domiciliés outre-Manche, les fonds luxembourgeois drainent les deux tiers des flux. La plupart des fonds affichent des stratégies de hedge funds adaptées au besoin croissant de solutions de performance absolue, avec peu de volatilité et de faibles corrélations aux fins de diversification des portefeuilles. Les gains restent concentrés dans quelques produits : seulement 50 fonds concentrent 90% de la collecte nette de l’année. Certains fonds affichent d’ailleurs des collectes spectaculaires. Le Global Absolute Return Strategies de Standard Life Investments a ainsi enregistré une collecte nette de 3,5 milliards d’euros et le Julius Baer BF Absolute Return a drainé en net 2,1 milliards d’euros. Trois autres fonds ont collecté plus de 1 milliard d’euros cette année. Les fondamentaux qui ont soutenu le développement des newcits restent solides, estiment les auteurs de l'étude. La liquidité, un cadre réglementaire rigoureux, la transparence et la marque Ucits sont autant de facteurs qui soutiennent le développement des Ucits alternatifs. Et ce sont des facteurs, souligne l'étude, qui pèsent plus lourd dans la balance que l’accès aux investisseurs, la directive AIFM et son impact, ou encore les besoins de performance absolue et de diversification. L’estimation d’une collecte nette de 33 milliards d’euros sur l’année évoquée plus haut représente 15% de l’ensemble de la collecte nette des fonds Ucits long terme. Si cette proportion monte à 25% d’ici à la fin de la prochaine décennie et que la collecte progresse de seulement 5% par an –deux hypothèses plutôt conservatrices, selon l'étude-, les newcits accumuleraient une collecte nette de plus de 600 milliards d’euros durant la décennie à venir…
Selon Hedgeweek, Frontier Capital Management a lancé un deuxième fonds de managed futures, le FrontEdge Managed Futures Fund. Les qualités défensives des managed futures, l’une des stratégies de performance absolue parmi les plus liquides, ont été une nouvelle fois démontrées à l’occasion de la chute des marchés en 2008 qui a vu le segment enregistrer des rendements d’environ 17%.Le fonds dispose au départ de 40 millions de dollars d’investissements qui devraient monter à 60 millions d’ici à la fin de l’année.Le «lead portfolio manager» du fonds est Alex Gaitan, Marc-Philippe Davies, head of investments, en étant le co-gérant.
En termes absolus, les fonds français ont supporté des remboursements nets de 52 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de l’année, ce qui est l’hémorragie la plus forte de tous les pays couverts par l’Efama, rapporte Expansión. Cependant, ces sorties ne représentent que 4,15 % de l’encours des fonds français.Les fonds espagnols n’ont peut-être subi que 16,34 milliards d’euros pour janvier-septembre, mais ce montant représente 10,4 % des actifs totaux sous gestion, et donc les plus forts remboursements nets en relatif.Le troisième pays de la liste est l’Italie, avec des rachats nets de 14,2 milliards, soit 7,3 % du total.A l’autre extrémité, les fonds luxembourgeois ont drainé 88,89 milliards d’euros en net, soit 5,6 % de leur encours de départ. Mais les fonds britanniques ont fait mieux : leur collecte de 38,5 milliards d’euros a représente 7,3 % du montant constaté fin 2009.
Jamie Broderick, le patron pour l’Europe de JP Morgan Asset Management affiche un optimisme prudent mais un optimisme tout de même. La crise est derrière nous, le risque de «double dip» s’est estompé et nous et nous sommes revenus dans un environnement un peu plus normal où les flux actions en Europe repartent ou en tout cas tentent de repartir et où le fixed income reste sur la dynamique de 2009, a-t-il estimé le 24 novembre dernier devant un parterre de journalistes européens.Dans ce contexte porteur pour le fixed income, Jamie Broderick a souligné sa volonté de diminuer son exposition aux actions et d'évoluer vers un business mix plus équilibré. «Nous visons 50% d’actions, 25% de fixed income et 25% de gestion alternative», ces deux dernières composantes se situant actuellement autour de 10%. L’arrivée à l’automne 2009 de Pierre-Yves Bareau, qui a pris la tête de l'équipe de gestion spécialisée sur la dette émergente, s’inscrit parfaitement dans le cadre de cette stratégie. A la tête d’une équipe globale de 25 personnes, dont 13 à New York, Londres et Hong Kong, et 12 à Shanghai, Sao Paulo et Bombay, Pierre-Yves Bareau entend profiter des grandes mutations en cours, et bien entendu de la formidable poussée des marchés émergents. Avec les atouts souvent déclinés que sont les fondamentaux solides des pays de la zone, avec notamment de bonnes perspectives de croissance et des taux d’endettement faibles. Les facteurs qui militent en faveur de la dette émergente sont aussi nombreux, dont l’amélioration constante de sa qualité, le fort potentiel d’appréciation des devises de la plupart des pays de la zone et des rendements qui restent intéressants en termes réels par rapport aux Treasuries américains. Pierre-Yves Bareau souligne que les spreads de la dette corporate émergente en catégorie d’investissement sont supérieurs de quelque 130 points de base à ceux de la dette de même catégorie des pays développés alors que les prévisions de taux de défaut sont équivalentes. Plusieurs segments du marché de la dette émergente affichent à fin septembre d’excellentes performances, avec en tête la dette émergente en devises locales (16,8%), devant le corporate high yield (16,3%), le corporate émergent affichant un rendement proche de 13%. C’est dans cet environnement porteur que l'équipe de Pierre-Yves Bareau veut pousser les feux de la dette émergente. Les actifs sous gestion s'élèvent désormais à environ 16 milliards de dollars, dont 11 milliards pour les fonds obligataires globaux et 5 milliards pour les autres fonds. La collecte nette sur les fonds globaux a été de l’ordre de 3 milliards de dollars. Sur les autres fonds, la collecte nette sur l’Asie (encours de 1 milliard) a été de 250 millions de dollars. Les encours sur l’Inde (2 milliards de dollars) ont doublé grâce à une collecte nette de 1 milliard de dollars. Les actifs sur le Brésil et la Chine sont demeurés stables, autour de 800 millions de dollars pour chaque pays. Pierre-Yves Bareau estime que l’offre de JM Morgan AM sur la dette émergente, déjà conséquente, peut néanmoins être encore étoffée ici ou là. Le premier trimestre 2011 devrait voir l’arrivée d’un fonds de performance absolue. Et ultérieurement, la palette pourrait être complétée avec des fonds régionaux et des fonds locaux. Reste à convaincre les investisseurs institutionnels d’augmenter leur allocation sur ce segment de la dette émergente, actuellement figée autour de 2% chez les fonds de pension britanniques ou européens. Il s’agit pourtant d’un marché de quelque 650 milliards de dollars qui pourrait atteindre les 1.000 milliards dans les deux ou trois ans et dont la liquidité devrait s’améliorer. Il est vrai aussi que les crises à répétition des marchés émergents ont pu refroidir les ardeurs des investisseurs. «C’est un long processus», concède Pierre-Yves Bareau, convaincu néanmoins que les allocataires européens, sans mettre le curseur aussi haut que les fonds de pension néerlandais ou scandinaves, vont progressivement étoffer leur allocation. De ce point de vue, la perspective d’une application de Solvabilité II aux fonds de pension –même si elle peut sembler peu probable ou lointaine- pourrait être un élément déterminant…
La société de gestion écossaise Martin Currie vient d’annoncer la nomination de la spécialiste du secteur de la santé, Andrea Bici, au sein de son équipe «consumer and healthcare».Andrea Bici était précédemment chez Schroders, où elle a passé huit ans. Elle suivait notamment le secteur de la santé en Amérique du Nord en tant que First Vice President et analyste actions des petites et moyennes entreprises.
Schroders a annoncé le lancement d’un fonds dédié à l’immobilier dans le monde, le Schroder Global Property Income Maximiser. Le produit propose aux investisseurs de tirer parti de la croissance de ce secteur par une exposition aux actions issues du secteur immobilier. Le fonds, qui devrait être accessible à partir du mois de février 2011 (il est en attente d’agrément de la FSA), vise un rendement brut initial de 7% au travers d’une gestion active Reits et des actions à fort rendement avec un overlay (une call option couverte) sur ces titres pour améliorer le rendement. Le Global Property Income Maximiser sera cogéré par Thomas See, Jim Rehlaender et Al Otero.
Standard Life Investments annonce ce jeudi 26 novembre que Henderson Global Investors et Aviva Investors ont investi pour le compte de leurs clients au total 60 millions d’euros dans son fonds European Property Growth Fund. Lancé en 2001, le produit est investi dans 38 actifs immobiliers situés dans dix pays en Europe continentale, précise un communiqué.
Selon le Financial Times, Henderson Global Investors a demandé à ses conseillers, JPMorgan Cazenove et UBS, d’étudier la faisabilité de l’acquisition de tout ou partie de Gartmore. Il est peu probable qu’une éventuelle offre se fasse au prix du cours actuel des actions de Gartmore (103 pence) ou au dessus, compte tenu du départ de son gérant vedette Roger Guy.