La commission Econ du Parlement européen a adopté mardi à l’arraché le rapport sur l’encadrement des indices de référence. Mais elle n’a pas encore définitivement fixé sa position, en particulier sur le champ des «indices critiques», qui a été réduit au fil des discussions.
Le Parlement européen n’a pas figé sa position, notamment sur le champ des «indices critiques» dont les administrateurs devront se plier au code de l’OICV.
Antoine Rolland, président de NewAlpha AM, présente son processus de sélection des jeunes sociétés de gestion françaises, dans le cadre du fonds d’incubation Emergence. Celui-ci a sélectionné, en janvier 2015, Financière Arbevel et Focus AM, puis en mars Talence Gestion pour le compartiment Actions, doté de 200 millions d’euros.
Campbell Fleming, PDG Europe Moyen-Orient de Columbia Threadneedle Inv., fait franchir une nouvelle étape à Threadneedle, la société de gestion britannique qu'il dirige. Après la fusion avec Columbia Management, une société à laquelle il est affilié aux Etats-Unis via sa maison mère, Ameriprise, il a lancé hier sa nouvelle marque : Columbia Threadneedle Investments. Un nouveau logo et une nouvelle identité visuelle ont aussi été dévoilés, ainsi qu'un nouveau slogan : « Votre réussite. Notre priorité. »
Les Etats-Unis ont soumis officiellement mardi à l’Onu leur plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre, qu’ils entendent diminuer de 26 à 28% d’ici 2025. Le pays se reposera sur des mesures déjà en place, comme les normes d'économie de carburant pour les véhicules et l’amélioration de l’efficacité des appareils. Le plan prévoit également de s’appuyer sur les réglementations de l’EPA (Environmental Protection Agency) concernant les réductions d'émissions des centrales et les émissions de méthane du secteur des hydrocarbures.
Les fonds souverains sont des acteurs de plus en plus habituels dans le paysage financier depuis ces 20 dernières années, selon l'étude publiée par Deutsche Asset & Wealth Management, fin mars. Les auteurs, Valeria Miceli, professeur d'économie des marchés financiers à l’Université catholique de Milan, et Asoka Wöhrmann, CIO chez Deutsche Asset & Wealth Management, les considèrent comme la plus riche source de soutien en capital pour les marchés financiers.
Confrontée à des difficultés économiques profondes, l’Europe applique des politiques qui ne sont plus guère adaptées et d’autres pistes doivent être explorées, selon une étude publiée par le think tank Bruegel. Pour ses auteurs, une union budgétaire serait une des clés privilégiées de l’avenir de l’Union européenne.
Over the past 20 years, sovereign funds have performed remarkably well, and they are now more widespread, according to the most recent white paper published by Deutsche Asset & Wealth Management. The authors, Valeria Micelli, professor of economics and financial markets at the Catholic university of Milan, and Asoka Wöhrmann, CIO of Deutsche Asset & Wealth Management, consider them the richest source of capital support for financial markets.Thanks to a more long-term investment horizon and a higher exposure to risk, sovereign funds often behave like anti-cyclical investors. They invest in falling markets and in illiquid assets, in order to exploit future premiums on prices and liquidity. “As a result, sovereign funds, with their investments in stabilization, have played an important role as long-term investors since the financial crisis,” Wöhrmann says.In the past five years, assets under management and the real number of sovereign funds have considerable increased. As of the end of 2013, the portfolio of assets in the 69 existing sovereign funds increased to USD6.3trn, compared with about USD500m in 1995. About one third of these funds were launched between 2000 and 2013. Revenues from commodities, including those from oil exploration, represented 61% of their assets, while the remainder was generated by balance of payment surpluses.Micelli and Wöhrmann claim that sovereign funds are continuing to post good results, though not so pronounced as in the past few years. “This is partly caused by the decline in commodity prices and reduced export surpluses for countries such as China. Additionally, the appreciation of the currency and the increase in salaries has led countries to reduce the amount of money made available,” according to Micelli. According to projections, assets under management in funds will rise to USD10trn by the end of 2016.In the current environment, sovereign funds are re-examining their investment strategies and seeking to diversify their portfolios. So far, sovereign funds have preferred to invest in advanced economies, with a disproportionate allocation to highly capitalized businesses. The reasons the authors cite are significant liquidity and higher institutional standards applicable to advanced markets. From 1995 to 2010, an average of 40 percent of assets in sovereign funds were invested in Europe – 34% within the EU and 6% outside the EU. 27% have been invested in Adia, and 16% in North America. Through this investment strategy, sovereign funds claim to have produced average annual returns of 8% between 2010 and 2013.In the future, the authors predict that sovereign funds will invest more in emerging and frontier markets. They will aos increasingly turn to alternative investments, such as real estate, infrastructure and private equity. Other types of bond assets, such as corporate and high yield bonds, will also be preferred. “Sovereign funds are now established in institutional investment circles,” says Wöhrmann.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Optimism is rising again in the asset management sector, after the decline seen at the end of 2014, according to the latest CBI/PwC survey of the evolution of the business climate in financial services. Activity volumes were better than expected, and in the next few months, growth is expected to remain vigorous, the survey says. Revenues derived from commissions and fees have risen, but are expected to see only marginal increases over the next three months, as fees remain under high surveillance. Operating costs have fallen steeply and growth in profits has continued, but at a much more moderate pace. Asset management firms remain highly attentive to the trends in the sector, including digitization and distribution of funds, with continuing close attention to transparency and regulation, and to the growth of passively-managed products.
Le fonds souverain koweïtien Kuwait Investment Authority (KIA) déboursera environ 550 millions de dollars pour prendre 25% du capital de GPG, filiale regroupant les activités internationales, hors Europe, du groupe énergétique espagnol Gas Natural, selon un communiqué du groupe espagnol publié le 30 mars. Gas Natural Fenosa et Kuwait Investment Authority ont signé hier un accord pour lancer une augmentation de capital de 550 millions de dollars de Global Power Generation (GPG), qui sera souscrite en intégralité par KIA, explique le groupe espagnol. Après l’augmentation de capital, KIA prendra 25% de GPG, qui affiche une capacité opérationnelle de génération d'énergie de 2.866 mégawatts et compte quelque 800 employés, précise-t-il.Gas Natural s’associe ainsi à un partenaire investisseur solide afin d’accélérer la mise en oeuvre de ses projets de développement en matière de production internationale d'énergie. L’opération devrait être bouclée avant la fin de l’année, à condition d’obtenir les autorisations nécessaires.
Mutuactivos, la filiale de gestion d’actifs du groupe espagnol Mutua Madrileña, a enregistré une croissance de 30% de ses actifs sous gestion an cours de l’exercice 2014 pour atteindre 4,44 milliards d’euros, rapporte le site spécialisé Funds People. Sur ce total, 53% des encours sont géré pour le compte de sa maison mère tandis que 47% des actifs sont gérés pour le compte de clients tiers. Toutefois, dans le cadre de son plan stratégique à horizon 2017, la société de gestion entend inverser cet équilibre. Son objectif est de porter à 62% la part des encours gérés pour compte de tiers tandis que la part des actifs gérés pour le compte de Mutua Madrileña sera réduite à 38%, précise le site d’information espagnol. De fait, sur la période courant de 2015 à 2017, Mutuactivos estime que les encours gérés pour compte de tiers progresseront au rythme de 10% de croissance par an. Pour ce faire, le gestionnaire d’actifs entend accélérer la distribution de ses produits hors d’Espagne afin d’accéder aux investisseurs internationaux. Mutuactivos ne cache pas non plus son appétit de croissance externe, avec une préférence marquée pour l’acquisition d’une société de gestion indépendante.
Les deux sociétés de gestion Innocap et LGT Capital Partners, spécialisées dans les investissements dans les actifs alternatifs à destination d’une clientèle essentiellement institutionnelle, se lancent à leur tour à l’assaut du marché espagnol, rapport le site spécialisé Funds People. De fait, Innocap vient d’enregistrer en Espagne sa sicav irlandaise Inris Ucits PLC, dans laquelle est logé le fonds R Parus, un produit « long short » à l’échelle mondiale disposant d’une classe de part en dollar et une autre couverte en euros. Pour rappel, Innocap est société détenue conjointement par BNP Paribas et la Banque Nationale du Canada. Dans le même temps, LGT Capital Partners, société de gestion fondée en 1997 et gérant plus de 50 milliard de dollars d’encours, vient également de débarquer en terre espagnole. Elle a ainsi enregistré auprès du régulateur local son fonds LGT Global Ucits, lui aussi domicilié en Irlande.
Dreyfus Corporation, une filiale de BNY Mellon Investment Management (BNY Mellon IM) dédiée à l’univers des « mutual fund », s’est associée à CenterSquare Investment Management, une boutique spécialisée dans les actifs réels appartenant également à BNY Mellon IM, afin de lancer le Dreyfus Global Infrastructure Fund. Ce nouveau fonds a vocation à offrir aux investisseurs particuliers l’opportunité d’investir dans des actifs infrastructures à fort potentiel de croissance, en ciblant en priorité les actifs liés aux ressources naturelles, au commerce, aux biens et services et à l’information à l’échelle mondiale. La gestion de ce nouveau véhicule est confiée à Maneesh Chhabrio, qui était jusque-là en charge du développement de l’activité immobilier et de la plateforme de REIT (SIIC) depuis 2006 chez CenterSquare, et à Joshua Kohn, un spécialiste de l’investissement immobilier qui compte plus de 13 ans d’expérience dans la gestion d’actifs.
En moins de quatre mois, Blackstone Group a levé un montant record de 14,5 milliards de dollars auprès d’investisseurs institutionnels pour un nouveau fonds immobilier, rapporte The Wall Street Journal. La société prévoit de lever 1,3 milliard de dollars supplémentaires auprès d’investisseurs particuliers. Le fonds investira dans des biens immobiliers dans le monde entier.
La société de gestion luxembourgeoise Gamax Management a noué deux partenariats avec des TPM (Third Party Marketer) pour donner un coup d’accélération à la distribution de deux de ses principaux fonds, le Gamax Funds Junior et le Gamax Maxi-Fonds Asien International. La société Multi Boutique Marketers (MBMs) sera en charge de la commercialisation des produits auprès de la clientèle institutionnelle des pays germanophones, alors que la société Patriarch Multi-Manager sera spécialisée sur la vente des fonds auprès des gestionnaires de fortunes, les fonds de fonds et les groupements de conseillers en gestion de patrimoine, précise Das Investment.
Asset managers are having to bow to the growing pressure for socially responsible investment, but where principles and strong fund performance clash the latter will usually prevail, according to the latest issue of The Cerulli Edge-European Monthly Product Trends Edition. Environmental, social, and governance (ESG) criteria, unlike outright ethical considerations, are more concerned with making systematic, quantifiable assessments of the financial consequences of an investment than judgements on what is morally «good» or «bad», notes Cerulli Associates. «ESG encompasses issues such as whether companies have sustainable business models or whether their performance could suffer because they do not have the right mix of people in their boardroom,» explains Barbara Wall, Europe research director at Cerulli Associates. A growing number of institutional investors are factoring ESG awareness into their decision making, with managers wanting to know how ESG scores on funds can be improved. «ESG has become a ‘hygiene’ factor--no one notices when it’s done right, only when it goes wrong and funds are found to be investing in the ‘unacceptable’,» says Brian Gorman, an analyst at Cerulli.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Threadneedle Investments (Threadneedle) on 30 March launched its new brand: Columbia Threadneedle Investments. A new logo and a new visual identity have been unveiled, as well as a new customer-oriented brand positioning: “Your success. Our priority.” As announced in January (Newsmanagers of 12 January), this new global brand is a sign of the capacity, reach and resources of Threadneedle and its US affiliate company, Columbia Management (Columbia). It will offer clients access to the best of both companies and will allow the group to be in a good position to better profit from global growth.
S&P Dow Jones Indices, one of the world’s leading providers of financial market indices, announced yesterday the launch of the DJSI Ethical Europe Low Volatility Index, combining its strength in developing both smart beta and ESG indices. The new Index has been licensed to Commerzbank. The DJSI Ethical Europe Low Volatility Index measures the performance of the 50 least volatile stocks within the Dow Jones Sustainability™ Europe excluding Alcohol, Tobacco, Gambling, Armaments & Firearms and Adult Entertainment Index.
Asset managers are earning more fees than ever before, a survey published by LCP has found. The survey - which covers over 80% of UK institutional investment managers - shows that over the last five years fees for some mandates increased by almost 60% overall. The research from LCP also highlights that 50% of respondents did not provide information regarding the transaction costs incurred. And 17% of managers do not divulge indirect charges. Commenting on the survey, author and LCP Investment Partner Mark Nicoll explained: “The mist is clearing on investment fees and the increased level of disclosure is encouraging. However, greater transparency is needed as there are still far too few managers disclosing the level of transaction costs and this intransigence threatens the reputation of the whole industry”.LCP’s data also shows that many fee structures do not align managers’ interests with their clients, as an underperforming equity manager would still have earned a sizeable fee increase over the past 5 years. Finally, the survey shows that competitive pressure is having an impact on some fee levels, with 58% of equity managers having reduced their charges to new clients by as much as 20% over the past five years. For more popular asset classes such as corporate bonds on the other hand, some managers have increased their fee rates by over 30%.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Allianz Global Investors on 30 March announced the appointment of Reto Eisenhut as head of all wholesale business activities in Switzerland and Liechtenstein. He will serve as senior sales executive, and will have the primary mission of developing the sector and ensuring advising to clients, a statement says. Eisenhut previously worked in a similar role at Credit Suisse AG. With locations in Zurich and Geneva, Allianz Global Investors, counts banks, insurers, multi-family offices and independent managers among its clients.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } There has been a wave of recruitment at Pimco. The US asset management firm has announced the appointment of five people as managing directors. The successful candidates are Richard Clarida, David Fisher, Richard LeBrun, John W. Murray, and lastly, Kimberley Stafford. Richard Clarida is appointed as managing director of the New York office and global strategic adviser to Pimco. In this position, he will chair the annual “Secular Forum” at the asset management firm, and will be co-chair of the “Cyclical Forum,” which is held every quarter. Clarida has been working at Pimco since 2006. David Fisher, for his part, is appointed as managing director, also at the Newport Beach office, and as portfolio manager, responsible for investment in commercial real estate. Fisher joined Pimco in 2009.Richard LeBrun in appointed as managing director in the Newport Beach office and deputy general counsel, with primary responsibility for the firm’s alternative funds and transactions and plaintiff-side litigation. He joined Pimco in 2005.John W. Murray is appointed as managing director in the Newport Beach office and as portfolio manager focusing on commercial real estate investments. He joined Pimco in 2009. Lastly, Kimberley Stafford is appointed as managing director at Newport Beach, and global head of the Consultant Relations Group. She has been working at Pimco since 2000.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Assets under management at M&G France have topped EUR7bn, after inflows of over EUR150m since the beginning of the year, M&G Investments announced this morning. Assets are distributed between a diverse range of clients, composed of IFAs and private banks (40%), and instituitional clients and funds of funds (60%). The M&G Dynamic Allocation fund has posted the highest inflows, while the largest assets continue to be for the M&G Optimal Income fund (nearly EUR34bn). The team at M&G in France has recently relaunched distribution of M&G funds in Belgium and Luxembourg, where it has been selling funds since January, a statement says. However, the assets and inflows announced do not include these new markets covered from Paris.
Au cours des 20 dernières années, les fonds souverains ont remarquablement bien performé et sont maintenant plus largement populaires, selon le dernier Livre blanc publié par Deutsche Asset & Wealth Management (Deutsche AWM). Les auteurs Valeria Miceli, professeur d'économie des marchés financiers à l’Université catholique de Milan et Asoka Wöhrmann, CIO chez Deutsche AWM, les considèrent comme la plus riche source de soutien en capital pour les marchés financiers. Grâce à un horizon de placement de long terme et à une exposition plus élevée au risque, les fonds souverains se comportent souvent comme des investisseurs anticycliques. En tant que tel, ils investissent dans des marchés baissiers et dans des actifs illiquides afin d’exploiter les futures primes sur les prix et la liquidité. «En conséquence, les fonds souverains avec leurs investissements de stabilisation ont joué un rôle important en tant qu’investisseurs de long terme depuis la crise financière», selon Asoka Wöhrmann. Avant le début de la crise financière, les marchés financiers affichaient un certain scepticisme à l'égard des fonds souverains. Selon les auteurs, cela était dû au peu de transparence qu’ils offraient et à une réglementation insuffisante. En outre, beaucoup d’entre eux appartiennent à des pays non démocratiques. De même, les investissements dans des secteurs sensibles tels que la défense, les infrastructures et l’approvisionnement en énergie sont regardés de manière critique. Les réticences évoquées allaient de l’espionnage industriel jusqu’au fait de favoriser les entreprises domestiques tout en desservant leurs homologues étrangers. «Dans les études scientifiques que nous avons analysées, nous n’avons trouvé aucune indication de mauvaise utilisation des actifs du fonds ou de déstabilisation d’un système financier. Bien au contraire: un certain nombre d'études soulignent l’effet stabilisateur des investissements des fonds souverains, à la fois en termes micro- et macro-économique», a souligné Valeria Miceli. Au cours des dernières années, les actifs sous gestion et le nombre réel de fonds souverains ont considérablement augmenté. Fin 2013, le portefeuille d’actifs des 69 fonds souverains existants était passé à 6.300 milliards de dollars, contre environ 500 milliards de dollars en 1995. Environ un tiers de ces fonds ont été lancés entre 2000 et 2013. Les revenus des matières premières, notamment ceux de l’exploration pétrolière, ont représenté 61 % de leurs actifs, le reste étant généré par des excédents de balance des paiements. Valeria Miceli et Asoka Wöhrmann estiment que les fonds souverains continueront à enregistrer de bons résultats, mais pas de manière aussi marquée qu’au cours des dernières années. «Ceci est en partie causé par la baisse des prix des matières premières et des excédents d’exportation réduits pour les pays comme la Chine. En outre, l’appréciation de la monnaie et l’augmentation des salaires ont amené les pays à réduire le montant d’argent mis à disposition», selon Valeria Miceli. Selon les estimations, les actifs sous gestion des fonds vont passer à 10 trillions de dollars d’ici la fin de 2016. Dans l’environnement actuel, les fonds souverains réexaminent leurs stratégies d’investissement et cherchent à diversifier leurs portefeuilles. Jusqu'à présent, les fonds souverains ont préféré investir dans les économies avancées, avec une allocation disproportionnée dans des entreprises hautement capitalisées. Les raisons que citent les auteurs sont les liquidités importantes et les normes institutionnelles plus élevées applicables dans les marchés avancés. De 1995 à 2010, en moyenne 40 pour cent des actifs des fonds souverains ont été investis en Europe - 34 % dans l’UE et 6 % hors UE. 27 % ont été investis en Asie et 16 % en Amérique du Nord. Grâce à cette stratégie d’investissement, les fonds souverains affirment avoir produit un rendement annuel moyen de 8 % de 2010 à 2013. A l’avenir, les auteurs prévoient que les fonds souverains investiront davantage dans les marchés émergents et frontières. Ils se tourneront également de plus en plus vers les placements alternatifs – notamment l’immobilier, les infrastructures et le private equity. D’autres types d’actifs obligataires tels que les obligations corporate à haut rendement seront également privilégiés. «Les fonds souverains sont désormais installés dans les cercles d’investisseurs institutionnels», résume Asoka Wöhrmann. «Leur horizon de placement à long terme, leur grande tolérance au risque et la réglementation limitée, leur permettent d’acheter ou vendre exactement quand il est opportun plutôt que quand ils en sont obligés contrairement à leurs concurrents institutionnels». Ce qui fait d’eux un soutien en capital riche pour les marchés financiers.
Les gestionnaires d’actifs sont contraints de se plier aux exigences croissantes de l’investissement socialement responsable mais lorsque les principes sont en porte-à-faux avec les performances, c’est l’impératif de la performance qui l’emporte, indique Cerulli dans son dernier bulletin mensuel sur l'évolution des tendances produits en Europe («The Cerulli Edge-European Monthly Product Trends Edition»). A la différence des considérations éthiques, les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont davantage à même de permettre des évaluations systématiques et quantifiables des conséquences financières d’un investissement par rapport à des jugements sur ce qu’il convient de considérer comme moralement «bon» ou «mauvais», relève Cerulli Associates. «Les critères ESG permettent de voir si des sociétés ont mis en place des modèles d’affaires soutenables ou si leur performance pourrait être affectée par la mauvaise composition de leur conseil d’administration», explique Barbara Wall, responsable de la recherche sur l’Europe chez Cerulli Associates. Les investisseurs institutionnels sont ainsi de plus en plus nombreux à intégrer les critères ESG dans leur processus de décision, et les gestionnaires souhaitent savoir comment on peut améliorer la comptabilisation des critères ESG. «Les critères ESG sont devenus un facteur d’"hygiène», à savoir que personne ne s’en soucie lorsqu’ils sont déclinés correctement. On ne les prend en compte que si les choses se passent mal et si l’on s’aperçoit que des fonds investissent dans l’"inacceptable"", estime Brian Gorman, analyste chez Cerulli.
La société de gestion américaine Principal Global Investors, filiale du groupe Principal Financial, a nommé Helly Pilavachi au poste de directeur de la distribution des fonds européens, rapporte Reuters. L’intéressée sera basée à Londres et sera rattachée à Nicholas Lyster, directeur général de Principal Global, et à Andrea Muller, responsable de la distribution internationale. Dans ses nouvelles fonctions, Helly Pilavachi se concentrera sur le développement commercial et de l’activité dans les pays francophones du Vieux continent. Forte de plus de 19 ans d’expérience dans le développement commerciale en Europe et au Moyen-Orient, elle a précédemment travaillé chez JO Hambro Capital Management en tant que directrice commerciale pour l’Europe.
Pour séduire les investisseurs, les conseillers financiers ne devraient plus tabler sur les seules performances des placements préconisés... Menée auprès de 1.200 investisseurs européens (*) issus de la « Génération D » (Ndlr : Génération Digitale), une étude du groupe Accenture publiée hier indique que «les nouvelles technologies modifient la relation entre les conseillers financiers et leurs clients, et changera, à terme, la dynamique entre les investisseurs et les sociétés de gestion de patrimoine». D’ores et déjà, l’étude révèle que ces investisseurs et potentiels investisseurs plébiscitent les nouvelles technologies qui leur permettent d’améliorer leurs connaissances en matière de placements et qui leur offrent des fonctionnalités de planification avancée et d’analyse de scénarios. Dès lors, «les sociétés de gestion de patrimoine qui feront la différence seront celles à même de proposer de tels outils à leurs clients et de repenser leur modèle économique pour mieux répondre aux besoins des investisseurs traditionnels, comme de ceux qui souhaitent gérer de manière plus autonome leurs placements», avance Accenture. D’ailleurs, 27 % des investisseurs ont déjà changé de conseillers financiers pour avoir accès à de nouveaux outils ou services numériques. Par ailleurs, les sociétés ont tout à gagner à former la « Génération Digitale » car les investisseurs les mieux formés sont également ceux qui prennent le plus de risques. L’étude montre également que les nouvelles technologies qui « font vraiment la différence » et peuvent influencer le choix d’un gestionnaire plutôt qu’un autre, sont celles qui aident les investisseurs à cerner leurs objectifs à long terme, à planifier leur retraite et/ou leur succession et à placer automatiquement leurs actifs. Tout en leur offrant une vision à 360 degrés de leurs comptes bancaires. Dans ce cadre, 25 % des investisseurs européens les plus fortunés déclarent qu’ils n’hésiteraient pas à changer de prestataire s’ils ne pouvaient obtenir le service ou l’outil en ligne qu’ils désirent. Dans un communiqué, Philippe Vidal, directeur exécutif, responsable de l’activité banque et marchés de capitaux chez Accenture enfonce le clou et indique que «les investisseurs s’appuient davantage sur les nouvelles technologies pour mieux appréhender les tendances, les enjeux qui sous-tendent leurs décisions et les gains attendus». Pourtant, le responsable pointe une contradiction entre des sociétés européennes de gestion de patrimoine plutôt réticentes à proposer des outils numériques dans leur offre de services, et attachés à développer des relations personnelles avec leurs clients, tandis qu’une stratégie tournée vers le numérique permettrait de renforcer la relation avec les investisseurs et attirer les clients les plus rentables. Dans le détail, les outils les plus appréciés par les investisseurs français sont, à 64%, ceux qui leur permettent de réduire les frais de transaction et les honoraires, à 40 % d’accéder plus facilement à leurs comptes, ou d’entrer plus aisément en contact avec leurs conseillers (40 %). Leur demande porte sur un accompagnement à la fois numérique et humain. Pour expliquer cette évolution, l'étude insiste sur l’autonomie croissante des investisseurs européens. «La relation entre les investisseurs de la « Génération Digitale » et leurs conseillers financiers évolue vers une relation de type « conseil », les clients étant de plus en plus capables d’effectuer leurs propres recherches, la constitution d’un portefeuille d’investissements sur lequel ils n’auraient plus qu'à apposer leur signature se justifie de moins en moins. Et de rappeler que les outils n’ont pas pour vocation de se substituer aux conseillers, mais plutôt d’aider les investisseurs à comprendre les conseils qui leurs sont prodigués et à renforcer la relation de confiance.» Pour leur part, la majorité des investisseurs français continuent en effet de privilégier les canaux plus traditionnels pour communiquer avec leurs conseillers, indépendamment des différents outils numériques mis à leur disposition. Les personnes interrogées en France déclarent, à 73 %, préférer les entretiens en tête-à-tête avec leurs conseillers financiers, tandis que 78 % optent pour des communications téléphoniques plutôt que pour des canaux numériques et les réseaux sociaux. Près de 90% des investisseurs français interrogés admettent qu’une relation basée sur le « tout numérique » ne serait pas efficace. Les répondants étaient, à 33 %, issus du baby-boom, et âgés de 48 à 65 ans (avec un patrimoine net médian de 566 000 dollars). 31 % d’entre eux, âgés de 33 à 47 ans, appartenaient à la Génération X (avec un patrimoine net médian de 347 000 dollars), et 37 %, issus de la Génération Y, étaient âgés de 22 à 32 ans (avec un patrimoine net médian de 46 000 dollars). Les femmes et les hommes étaient également représentés.