La firme américaine de capital-investissement Blackstone va acquérir le gestionnaire d’actifs d’immobilier commercial Gramercy Property Trust pour un montant de 7,6 milliards de dollars (6,4 milliards d’euros) en numéraire, ont annoncé le 7 mai les deux groupes américains dans un communiqué. L’opération est réalisée via le fonds Blackstone Real Estate Partners VIII. Blackstone va acquérir la totalité des actions ordinaires de Gramercy au prix de 27,50 dollars par actions. « La transaction représente une prime de 23% par rapport au cours moyen pondéré en fonction du volume sur les 30 derniers jours clos au 4 mai 2018 et une prime de 15% par rapport au cours de clôture du 4 mai », précisent les deux sociétés. L’opération devrait être finalisée au deuxième semestre 2018. Les actionnaires de Gramercy recevront un dividende de 37,5 cents pour le compte du deuxième trimestre 2018.
State Street Global Advisors (SSGA) a annoncé, ce 7 mai, la nomination de Sue Thompson au poste nouvellement créé de responsable de la distribution aux Amériques pour SPDR ETF, sa filiale dédiée aux fonds indiciels cotés (ETF). Basée à Boston, l’intéressée sera directement rattachée à Rory Tobin, responsable mondial de SPDR ETF. Dans le cadre de ses fonctions, la nouvelle recrue sera chargée de développer la distribution des produits de SPDR sur l’ensemble du continent américain sur tous les segments de clientèles, à savoir les institutionnels, les intermédiaires et les partenaires stratégiques.Sue Thompson, qui compte plus de 20 ans d’expérience, arrive en provenance de Thompson Peak Advisory où elle était directrice générale et « president » de cette société de conseil qu’elle avait fondée. Au cours de sa carrière, elle a notamment travaillé chez BlackRock, où elle était en charge du développement d’iShares auprés des institutionnels américains. Elle est également passée chez Vanguard.
La firme américaine de capital-investissement Blackstone a annoncé, ce 8 mai, que Sir John Hood rejoindra son conseil d’administration à compter du 14 mai 2018. L’intéressé est actuellement président du Rhodes Trust, qui supervise le programme de bourses d’études de Rhodes. Il est également directeur général (CEO) de la Fondation Robertson. Enfin, il est administrateur de WPP et d’Aurora Energy Research et président de BMT Group et Study Group Limited. Précédemment, Sir John Hood a officié en tant que vice-chancelier de l’Université d’Oxford et vice-chancelier de l’Université d’Auckland. Avant cela, il travaillé pendant près de 20 ans à des postes à responsabilité chez Fletcher Challenge Limited.
L’Actif Net Réévalué d’Altamir par action est estimé à 21,21 euros au 31 mars 2018, en recul de 1,5% par rapport au 31 décembre 2017 (21,54 euros), en raison de la baisse des cours de bourse des sociétés cotées du portefeuille, essentiellement Albioma et Altran. Altamir rappelle dans un communiqué qu’au 31 mars, seules les sociétés cotées sont réévaluées en fonction de leur cours de Bourse (les sociétés non cotées sont réévaluées deux fois par an, au 30 juin et 31 décembre). L’ANR définitif au 31 mars 2018 sera soumis à l’examen du Conseil de Surveillance et fera l’objet d’une communication plus détaillée le 15 mai prochain, après Bourse, conformément au calendrier.
BlackRock, Fidelity Investments et Franklin Templeton font partie d’une poignée de sociétés de gestion aux Etats-Unis qui ont refusé de fournir des informations, ou ne l’ont pas fait, sur la diversité au sein des conseils d’administration des fonds à BoardIQ, une publication du Financial Times. Et ce, alors que ces sociétés font pression sur les entreprises dans lesquelles elles investissent pour promouvoir la diversité et la transparence des conseils d’administration. BoardIQ a contacté les 20 principales sociétés de gestion américaines dans le cadre de son sondage sur la diversité des conseils. BlackRock et Franklin n’ont pas voulu fournir de données, tandis que Fidelity a donné des détails uniquement sur les femmes. Vanguard a fourni des photos, sans plus de détails écrits.
Les sociétés de gestion ont une source d’inquiétude en moins après une décision de la Securities and Exchange Commission (SEC) la semaine dernière, rapporte le Wall Street Journal. Le régulateur américain a proposé d’apporter une solution à un problème qui aurait obligé de nombreux fonds à changer d’auditeur pour des raisons de conflit d’intérêts, ce qui aurait été chronophage et onéreux.
L’opérateur télécoms Orange a annoncé ce 7 mai la nomination officielle de Paul de Leusse, actuel directeur de la banque privée du Crédit Agricole, à la tête de son activité de services financiers mobiles, confirmant ainsi une information du magazine Challenges (NewsManagers du 4 mai 2018). Paul de Leusse, qui aura le titre de directeur général adjoint, va rejoindre le comité exécutif du premier opérateur français et sera chargé de développer la banque sur mobile du groupe Orange Bank ainsi que son offre de paiement sur mobile Orange Money. Le dirigeant, qui prendra ses fonctions le 15 mai, remplace à ce poste Marc Rennard, nommé à la tête d’Orange Digital Investments.Ancien élève de l’Ecole Polytechnique, Paul de Leusse est ingénieur des Ponts et Chaussées. Après avoir débuté comme consultant, il est entré en 2009 au Crédit Agricole où il dirigeait depuis 2016 Crédit Agricole Indosuez Wealth.Orange a fait des services financiers l’un de ses principaux axes de diversification. Lancée en France en novembre dernier, Orange Bank compte quelque 100.000 clients.
Credit Suisse lance le fonds Credit Suisse Nova (Lux) Supply Chain Finance High Income Fund, investi dans des « notes » à échéance courte adossées à des créances commerciales d’acheteurs principalement « non investment grade ». Le fonds vise un rendement de 350 points de base au-dessus du Libor USD à 3 mois sur un cycle complet de crédit. Pour gérer le fonds, Credit Suisse s’appuie sur Greensill Capital, une société indépendante de services financiers spécialisée sur les créances commerciales. L’équipe de gestion se compose de Lukas Haas, Marco Barreca et Roger Wyss.
Le gestionnaire d’actifs immobiliers Savills Investment Management (Savills IM) a annoncé, ce mardi 8 mai, le lancement du fonds Savills IM Real Estate Securities Income. Ce nouveau véhicule investit dans des sociétés d’investissement immobilier cotée (SIIC ou REIT en anglais) à l’échelle mondiale et il vise un rendement de plus de 5% par an. Seuls les titres de grande qualité ayant un faible ratio de levier, un taux de couverture des intérêts élevé et un rendement de dividende élevé sont éligibles, précise Savills IM dans un communiqué. A son lancement, le fonds aura une allocation de 50% sur le marché européen, le solde étant investi en Amérique du Nord et en Asie-Pacifique à hauteur de 25% pour chacune des deux régions. Actuellement, le fonds est investi dans environ 25 pays. Le fonds Savills IM Real Estate Securities Income cible en priorité les investisseurs institutionnels, à savoir les fonds de pension, les fondations et les compagnies d’assurance. Le fonds est actuellement disponible à la distribution en Allemagne, au Luxembourg, en Italie et au Royaume-Uni « mais il sera commercialisé dans d’autres pays à l’avenir », indique Savills IM.
BlackRock a lancé le BlackRock Emerging Markets Equity Impact Fund, répondant aux souhaits du fonds de pension suédois AP1 d’investir durablement sur les marchés émergents, selon un communiqué. Ce fonds Ucits est ouvert aux autres investisseurs professionnels. La stratégie a été créée par l’équipe Systematic Active Equity de BlackRock, qui s’appuie sur les dernières technologies pour gérer les actifs. « Nous sommes ravis de constater que nos discussions avec BlackRock ont conduit à la conception de ce nouveau fonds innovant, ouvert aux autres investisseurs professionnels, où la technologie peut aider à améliorer non seulement les investissements mais aussi la durabilité », commentent Majdi Chammas, responsable de la gestion d’actifs externe, et Tina Rönnholm, gérante, spécialiste de la gestion externe, au sein de AP1.
Marie-Sophie Pastant, deputy head of the index management team, ETFs & index funds, BNP Paribas Asset Management David Newhouse, secrétaire général, division gestion des actifs cotés, EDF
Amalgame. Le rapport annuel de la Banque centrale européenne (photo) sur l’intégration financière de la zone euro montre une amélioration en 2017. Deux indicateurs composites d’intégration financière sont utilisés. Le premier repose sur les prix et le second sur les quantités. Le mouvement vers une plus grande intégration est visible dans les prix, mais pas dans les quantités. La raison : la convergence du rendement des actions vers des niveaux similaires d’un pays à l’autre, et dans une moindre mesure des rendements obligataires. Pour expliquer cette convergence, la BCE souligne le renforcement quasi uniforme de l’expansion économique en zone euro. Quant à l’absence d’amélioration « par les quantités », elle tient à la faiblesse du trading interbancaire. En revanche, les fonds d’investissement participent à l’amélioration de l’intégration financière sur la base du critère quantitatif, grâce à la diversification géographique accrue de leurs portefeuilles. Union bancaire et union des marchés de capitaux restent des priorités, conclut la BCE.
Après Nashville ou Belleville d’Eddy Michell, sortie en 1984, voici « Nashville ou New York », version AllianceBernstein (AB). La société de gestion américaine vient de décider le transfert de son siège social à Nashville, en plein cœur du Tennessee. Environ 1.050 collaborateurs, dont le patron de la filiale américaine d’Axa lui-même, Seth Bernstein, déménageront dans une nouvelle tour entre 2020 et 2022. « Le déplacement de notre siège social nous permet d’offrir à nos employés des avantages que nous ne pourrions tout simplement pas offrir dans la région métropolitaine de New York », a déclaré Seth Bernstein (photo), comme des temps de déplacement plus courts et un lieu de travail plus moderne. Pas de quoi regretter, donc, les 6e et 50e avenues new-yorkaises.
Les sites de trading proposant aux particuliers de spéculer sur le Forex ou les options binaires font florès. Une escroquerie qui a amené l’Autorité des marchés financiers (AMF) à obtenir la fermeture de 138 de ces sites illégaux en tout juste trois ans. L’essentiel s’est réalisé par ordonnances de justice. « Compte tenu de l’ampleur du phénomène, une audience se tient au tribunal de grande instance de Paris environ tous les deux mois », précise l’AMF, dont la liste noire des sites non autorisés en répertorie encore aujourd’hui 445 en activité. Le nombre des créations dépassant celui des fermetures, l’embouteillage guette les tribunaux.
Acquisitions. Après JPMorgan AM, Candriam, Franklin Templeton, Fidelity International… c’est au tour d’Aberdeen Standard Investments (ASI) d’avancer ses pions dans le marché des ETF (exchange traded funds). Ce gérant actif vient de mettre la main sur les activités américaines d’ETF Securities. Tombent dans l’offre produit de l’écossais huit ETF, totalisant environ 2,8 milliards de dollars (2,3 milliards d’euros) d’actifs sous gestion à fin avril et spécialisés dans les métaux précieux et les matières premières. De son côté, ETF Securities poursuit son recentrage sur l’Australie. L’an passé, le groupe vendait 80 % de ses 25 milliards de dollars d’actifs sous gestion : ses produits européens (ETC : exchange traded commodities) sur les matières premières à WisdomTree, et Canvas, sa plate-forme européenne d’ETF, à Legal & General Investment.
La réforme de l’épargne engagée par le gouvernement Philippe pourrait bien un jour compter parmi les plus importantes du quinquennat. Il est certain que la « flat tax » à 30 %, la mutation de l’ISF en impôt sur la fortune immobilière (IFI), le remodelage de l’assurance-vie et, surtout, l’homogénéisation et la simplification des produits d’épargne-retraite auront un effet puissant, même s’il sera sans doute lent et progressif, sur les flux d’épargne des Français. Lorsque les historiens feront le bilan de ces mesures, on peut espérer qu’ils y verront le déclencheur d’un rééquilibrage urgent du patrimoine des ménages au détriment de l’immobilier physique, et l’amorce d’un retour vers le placement en actions, trop dangereusement délaissé. Elles pourraient surtout donner le signal du basculement massif des ménages vers le financement du troisième voire du quatrième âge de leur vie.
La ministre française du Travail, Muriel Pénicaud, est convoquée par un juge le 22 mai prochain en tant que témoin assisté dans l’affaire Business France, a appris Reuters mardi de son entourage, confirmant une information du Canard enchaîné. Le parquet de Paris a lancé une information judiciaire pour favoritisme et recel de favoritisme, concernant l’organisation d’une coûteuse soirée de promotion de la «French Tech» à Las Vegas en 2016 autour d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie. Il reproche à Muriel Pénicaud, alors responsable de Business France d’avoir confié à Havas l’organisation de l'événement sans mise en concurrence.
Malgré les pressions, Silvio Berlusconi et son parti Forza Italia refusent de renoncer à participer au futur gouvernement italien, ce qui permettrait pourtant la formation d’une coalition entre le Mouvement 5 Etoiles (M5S) et la Ligue en évitant des élections anticipées. Le M5S anti-système de Luigi Di Maio, premier parti du pays, s’est dit prêt à un accord avec la Ligue de Matteo Salvini à condition que celle-ci rompe son alliance avec Forza Italia. La direction de la Ligue, parti eurosceptique et anti-immigration, refuse d’abandonner son allié mais plusieurs de ses dirigeants aimeraient bien voir Berlusconi décider de se retirer «volontairement» du jeu. «Nous demandons toujours à Berlusconi de faire preuve de responsabilité pour nous permettre de donner un gouvernement à ce pays», a déclaré mardi Giancarlo Giorgetti, qui préside le groupe de la Ligue à la Chambre des députés.
Les efforts sous l'égide de l’Opep pour stabiliser le marché du pétrole seront maintenus, a déclaré mardi le secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole en réponse à une question sur les conséquences du retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, posée avant la décision américaine prise un peu plus tard. «Nous avons confiance dans la capacité de nos dirigeants, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Opep, de continuer à donner une direction dans ces temps incertains - ces dirigeants qui ont fermement soutenu nos efforts conjoints avec nos partenaires non-membres de l’Opep pour permettre au marché pétrolier de retrouver la stabilité après le pire cycle pétrolier de l’Histoire», a déclaré Mohammad Sanusi Barkindo à Reuters. «Le rééquilibrage du marché pétrolier est un long processus qui est maintenant dans sa quatrième année. C’est en chantier qui est toujours en cours et demande de la stabilité», a-t-il ajouté.
Les ambassadeurs des 28 pays de l’UE à Bruxelles ont validé mardi le principe d’une amende de 26,82 millions d’euros à l’encontre de l’Autriche pour manipulations de statistique. La décision sera officiellement adoptée au niveau ministériel d’ici la fin du mois. Les faits remontent à 2012, mais le projet d’amende était coincé depuis plus d’un an au niveau inter-étatique en raison d’un blocage politique. Le déblocage ne s’est fait qu’au prix d’une diminution du montant – de 29,8 à 26,8 millions d’euros.
Le Centre national d’études spatiales (Cnes) va lancer un fonds d’investissement de 80 à 100 millions d’euros dédié aux start-up du secteur. «Nous pensons qu’une partie de l’avenir du spatial, ce sont des start-up qui vont le construire», a déclaré aux Echos Jean-Yves Le Gall, président du Cnes et de l’agence spatiale européenne (Esa). Et d’ajouter «Le Cnes est très proche du monde industriel mais aujourd’hui, nous nous adaptons car nous voyons qu’un écosystème se crée avec des start-up».
Le groupe Amundi vient d'annoncer la nomination de Yerlan Syzdykov (photo) en tant que responsable mondial des marchés émergents. Il était jusqu'ici responsable adjoint de la plate-forme d'investissement dédiée aux marchés émergents. Cette nomination fait suite au départ de Mauro Ratto, qui a quitté la société de gestion afin de « donner une nouvelle orientation à sa carrière ».