Lors de la présentation du plan à trois ans d’Intesa Sanpaolo, Corrado Passera, le directeur général, a passé en revue les différentes activités de la banque, dont la gestion d’actifs regroupée au sein d’Eurizon Capital. Ses revenus sont appelés à croître de 11,2 % à 1,4 milliard d’euros sur la période. Cette croissance pourra se faire grâce à de la croissance externe, mais pas par un mariage italien avec Pioneer, rapporte Il Sole – 24 Ore au sein d’un article consacré à Intesa. «Il y a eu un moment où ce rapprochement a été possible, mais aujourd’hui il n’y a plus aucune négociation en cours», a déclaré le dirigeant.
Skandia annonce des changements pour son fonds obligataire, le Strategic Bond fund, qui pèse 60 millions de livres. Le fonds est désormais au format UCITS et verra ses frais de gestion baisser de 1,25 % à 0,80 %, indique Investment Week.
Le 1er mai, Aberdeen Asset Management prévoit de transformer son fonds Aberdeen MM Multi Asset Growth Fund, de 7,9 millions de livres, en fonds de fonds Ucits III, qui sera renommé Aberdeen MM Diversified Alpha Fund à l’occasion.Le nouveau fonds sera un portefeuille multi classe d’actifs avec un objectif de performance absolue. La tarification est également modifiée, avec des frais de gestion qui sont abaissés de 1,5% à 1,25%. L’équipe de multigestion d’Aberdeen, co-dirigée par Aidan Kearney et Graham Duce, continuera à gérer le fonds.
Le gérant obligataire Stephen Snowden a quitté Old Mutual Asset Manager, où il a passé sept ans, pour retourner chez Aegon Asset Management. Il sera placésous la responsabilité de de David Roberts, responsable de l’obligataire.
La Bourse suisse (SWX) a admis le 6 avril deux nouveaux ETF de droit helvétique à la négociation. Il s’agit du UBS-Index Solutions - SXI Real Estate ETF A (CH0105994401)chargé à 0,35 % et du SXI Real Estate Funds ETF (CHF) I (CH0105994419) pour lequel la commission de gestion est de 0,20 %. Ils répliquent tous deux l’indice SXI des fonds immobiliers suisses.
«L’ISR ne se résume pas à mon avis à la question de savoir si on investit ou pas dans une société selon des critères durables ou ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance), l’investisseur responsable doit aussi vivre son actionnariat, ne pas se taire et voter s’il le faut «contre» en assemblée générale», a souligné Dominique F. Biedermann, directeur de la fondation Ethos (2 milliards de francs suisses d’encours en fonds et mandats), intervenant depuis le public lors du débat «l’investissement durable est-il rentable ?» organisé dans le cadre du 3ème Salon PPS à Genève.Interrogé par Newsmanagers, le patron d’Ethos a expliqué que par exemple le fonds indiciel d’actions européennes d’Ethos a renoncé à liquider ses positions dans BP après la catastrophe dans le Golfe du Mexique, afin de pouvoir poursuivre plus efficacement un «dialogue d’influence» (terme qu’il préfère à l’anglais «engagement»), en présentant une résolution pour l’AG avec des Eglises britanniques et américaines ainsi que quelques fonds de pension. Cette résolution a finalement été retirée parce que BP s’est engagé à fournir à l’avenir des informations plus complètes sur sa stratégie en matière de prospection dans les zones risquées. Mais elle sera présentée à nouveau si la promesse n’était pas tenue…Le «dialogue d’influence» est d’ailleurs devenu le troisième pilier de l’activité d’Ethos à côté de la gestion d’actifs (110 fonds de pension suisses avec 140 milliards de francs d’encours sont membres et donc investisseurs) et d’un service d’analyse des assemblées générales/recommandations pour une cinquantaine de clients.L’Ethos Engagement Pool, ce produit payant, est actuellement utilisé par 66 fonds de pension suisses (100 milliards de francs d’encours au total), qui pèsent 1 % de la capitalisation boursière helvétique. Il offre deux services séparés, l’un pour les questions de gouvernance, l’autre pour l’environnemental et le social. La facturation s’effectue en points de base de l’encours, avec un maximum de 40 points de base (0,4 %) pour des actifs de plus d’un milliard, et un minimum de 2.500 francs.Ethos coopère avec plusieurs organismes étrangers, dont le français Proxinvest (dont il détient 20 % depuis l’an dernier), l’allemand DSW, le néerlandais Shareholder Support ou le groupe Investment Responsability au Canada (pour l’Amérique du Nord). L’exécution des votes est confiée ensuite à Pictet en tant que dépositaire ou à des plates-formes spécialisées comme Broadridge.A noter enfin qu’Ethos n’est pas seulement signataire des Principes de l’investissement responsable des Nations-Unies (UN-PRI) mais qu’elle publie sur son site à la fois son questionnaire UN-PRI et l’évaluation qui en est faite par cette instance. Elle figure régulièrement dans le premier quartile pour les 6 principes. D’autre part, la fondation a également adhéré au UK Stewardship Code, ce qui l’oblige à publier les mesures additionnelles qu’elle s’engage à prendre si son «dialogue d’influence» ne porte pas ses fruits (dépôt de résolutions, entente avec d’autres investisseurs, recours aux médias).
Skagen Funds vient de recevoir l’agrément de la Finma, l’autorité suisse de surveillance des marchés financiers, pour commercialiser ses fonds de droit norvégien en Suisse - Skagen Global, Skagen Kon-Tiki, Skagen Vekst et Skagen Tellus.En plus des pays nordiques, la société de gestion norvégienne distribue ses fonds au Luxembourg, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. La décision de se faire enregistrer également en Suisse découle de l’intérêt et de la demande croissants de la part des investisseurs locaux, explique-t-elle.Le développement en Suisse se fera de manière pragmatique et prudente. Ainsi, au départ, une équipe de trois employés de Skagen s’occupera de la Suisse depuis le bureau international de la société basé à Stavanger, en Norvège. La suite dépendra forcément du niveau d’intérêt des investisseurs...
Avec 600 milliards de francs suisses, dont 15 % en immobilier, le marché de la prévoyance helvétique est le second en Europe après le néerlandais. Cela a incité BNP Paribas Investment Partners (BNPP IP) à muscler son dispositif en Suisse où le groupe ne disposait que d’une équipe restreinte de 4 personnes. A présent, a indiqué à Newsmanagers Georges Engel, le CEO, la filiale locale BNPP IP (Suisse) gère 6 milliards d’euros, dont 50 % sous forme de mandats pour de gros institutionnels et 50 % pour une clientèle plus large. L’entité aligne 14 personnes, dont 7 à Zurich et 7 à Genève.Au 1er janvier, l’entité helvétique est devenue représentante des fonds auprès de l’Autorité de surveillance suisse (Finma) et la succursale a été transformée en filiale au statut de SA. Désormais plus proche géographiquement et culturellement de ses clients, BNPP IP va aussi devoir évoluer en termes de produits et de classes d’actifs, avec des actions et des obligations suisses. L’étape suivante serait le cas échéant de se doter d’une capacité de gestion locale, sur un marché «ouvert à l’innovation et très réactif».Georges Engel constate que les clients sont très demandeurs de produits actions et obligations émergentes, de fonds alternatifs et surtout de possibilités de gestion de la couverture du risque de change. L’offre doit se focaliser sur un couplage de la gestion du risque avec de la performance, avec des produits sur mesure.
En Suisse, Franklin Templeton Investments emploie neuf personnes à Zurich et deux à Genève pour assurer le service d’encours qui représentent actuellement quelque 14 milliards de dollars pour le «retail» et 2,5 milliards pour l’institutionnel, contre respectivement 11 milliards et 2 milliards début 2010. Le géant américain a enregistré 68 fonds en Suisse, la demande locale se concentrant sur les produits actions émergentes de l’emblématique Mark Mobius et le Global Bonds du non moins médiatisé Michael Hasenstab.Jens Kruse, country head pour la Suisse, a d’ailleurs indiqué à Newsmanagers en marge du troisième salon PPS à Genève que le groupe se propose de commercialiser sous forme de placement privé en Suisse et dans le restant de l’Europe une version long/short du Global Bonds qui a déjà drainé 108 millions de dollars et affiche une performance de 8 % sur quatre mois. Il est songé pour ce produit à une formule de fonds nourricier.Franklin Templeton compte également distribuer en Europe son fonds de fonds immobiliers indirects (Global Private Real Estate), qui pèse déjà 4 milliards de dollars ainsi qu’un fonds de fonds fermé dédié aux infrastructures dans les domaines des énergies traditionnelles et renouvelables, des transports, de l’eau, de l’agriculture et des forêts, bref des «actifs réels». L’objectif est de générer un rendement moyen, mais avec un revenu régulier. Le premier «closing» est censé intervenir d’ici à la fin de cette année. Pour superviser cette stratégie, le gestionnaire a recruté deux spécialistes de renom, Joyce T. Shapiro, managing director, et Philip F. Alfieri, directeur des investissements, qui s’appuient sur une équipe d’une vingtaine de personnes pour la sélection de gérants.
Depuis la mi-mars, le bureau de Zurich de l’américain Vanguard a été transformé en filiale de droit helvétique, Vanguard Investments Switzerland GmbH, a indiqué à Newsmanagers Jacques-Etienne Doerr, head of business development pour la Suisse, en marge du troisième salon PPS de Genève. Lorsque toutes les autorisations de la Finma auront été obtenues, Vanguard, dont l’encours local se situe déjà à 4,5 milliards de francs suisses, sera autorisé à un public plus vaste de professionnels (fondations, family offices, assurances, gestionnaires de fortune privés) et à faire auprès de cette population de la publicité pour ses produits, qu’il s’agisse de ses fonds coordonnés ou pour ses ETF de droit américain. L’effectif de 3 personnes devrait doubler d’ici à la fin de l’année.Manifestement, la Suisse ne sera pas l’unique cible des efforts de Vanguard, qui a redéployé son dispositif dans d’autres pays européens. Ainsi, les bureaux d’Amsterdam et de Paris ont été récemment transformés en succursales et l’antenne de Bruxelles a été fermée pour constituer une plate-forme plus importante à Londres, où l’effectif a été sensiblement renforcé, au-delà de la simple intégration des salariés de Belgique ayant accepté la mutation.Si l’on croit la presse américaine, le groupe Vanguard a effectivement l’intention de se lancer activement sur le marché européen en élargissant son offre, ce qui pourrait passer par la commercialisation de produits supplémentaires, notamment avec des additions à la gamme d’ETF de droit irlandais. Mais, dans un premier temps au moins, il s’agirait de produits sur les grandes classes d’actifs, sans spécialités thématiques.
Après l’article des Echos paru mercredi 6 avril annonçant que le groupe Banca Leonardo pourrait bientôt abandonner son activité de gestion d’actifs en France, avec selon le quotidien italien Il Corriere della Sera un fonds d’investissement qui aurait fait une offre pour reprendre DNCA Finance, la société de gestion de la rue de la Paix a confirmé que des évolutions au sein du capital de la société étaient bien à l'étude mais que rien n'était encore décidé. Selon nos informations, quelle que soit la solution trouvée, Jean-Charles Mériaux, directeur de la gestion, restera le premier actionnaire derrière l’institutionnel de référence. Actuellement, le gérant star détient 20 % du capital, derrière Banca Leonardo (67 %). Par ailleurs, dans la nouvelle répartition qui se dessine, l'établissement italien devrait également rester un actionnaire significatif. Une annonce concernant ces différents changements doit intervenir dans quelques semaines.
Le montant global provisoire des investissements pour le premier trimestre 2011 est estimé à 1,33 milliard d’euros, selon les indicateurs trimestriels du marché immobilier d’entreprise en Ile-de-France publiés par Immostat-IPD. Ce chiffre est à comparer à un volume de 900 millions d’euros pour le premier trimestre 2010. Pour l’année 2010, le montant global des investissements en Ile-de-France est estimé de manière définitive à 8,75 milliards d’euros.L’estimation d’Immostat de l’offre globale de bureaux immédiatement disponible en Ile-de-France au 31 mars 2011 est de 3 737 000 m², en hausse de 4% par rapport au trimestre précédent.Le loyer facial moyen provisoire des bureaux de seconde main en Ile-de-France au premier trimestre 2011 est de 307 euros HT HC/m²/an, en baisse par rapport au premier trimestre 2010 où il était de 314 € HT HC /m²/an.
Dans une quinzaine de jours, Convictions Asset Management va lancer des mandats de gestion qu’elle proposera aux conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) et aux «family-offices». Cette offre a été créée à la demande des clients de la société de gestion, désireux de profiter de l’expertise de l'établissement mais soucieux de ne pas investir la totalité de leur mise dans un seul fonds ; en l’occurrence, le produit phare de la maison, Convictions Premium, qui se présente comme un fonds d’allocation d’actifs dont la volatilité a été plafonnée à 7 % par an. Pour l’instant, seuls un mandat «Orientation Equilibre» et un mandat «Orientation PEA» de type dynamique sont prévus même si la société de gestion confie qu’elle étudie la sortie rapide d’un mandat de gestion dit «modéré». En attendant, le mandat équilibré reprend les caractéristiques qui font le succès de Convictions Premium. Cela dit, à la différence du fonds, la volatilité au sein du mandat se calcule à partir de l’ensemble des produits. Autrement dit, les sous-jacents constitués d’une dizaine de fonds «market neutral», «long/short», etc., peuvent individuellement ne pas tenir le niveau de volatilité de 7 % par an. Pour le mandat «Orientation PEA», le principe est le même, mais cette fois la volatilité maximum est plus élevée (12 % par an). A noter que les fonds de Convictions AM (Convictions Premium, Convictions Europactive…) ont la possibilité de faire partie des fonds sous-jacents sans cependant dépasser les 35 % de l’ensemble des portefeuilles, et que les titres vifs sont exclus. Si les CGPI et les familiy offices sont les cibles privilégiées pour ce type d’offres, les responsables de la société de gestion prévoient également d’approcher la clientèle d’entreprises et d’institutionnels qui représente quelque 30 % de ses encours.Par ailleurs, Conviction AM compte poursuivre son développement en Europe qui représente désormais 12 % de la collecte. L’intérêt que portent d’ores et déjà les investisseurs étrangers ravit la direction de la société de gestion, qui attribue ce succès à la visibilité de cette dernière depuis un an via des fournisseurs de données tels que Morningstar. Cela dit, outre les appels d’offres auxquels elle participe, Convictions AM affiche des visées précises sur la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Allemagne et l’Italie, avec depuis la mi-février le recrutement d’Edoardo Chiozzi Millelire au poste de responsable du développement international – un ancien de KBL-Richelieu en charge de la clientèle internationale.
Suravenir, la filiale d’assurance-vie et de prévoyance du Crédit Mutuel Arkéa et du Crédit Mutuel Loire-Atlantique et Centre-Ouest a annoncé pour 2010 un résultat net de 100 millions d’euros, en progression de 11 % par rapport à 2009. Le chiffre d’affaires progresse de 6 % par rapport à 2009 pour atteindre 2,6 milliards d’euros et le produit net assurance s’établit à 204 millions d’euros, en progression de 10 %. Les contrats de Suravenir ont enregistré une collecte nette de 1 milliard d’euros et l’encours d’assurance-vie a enregistré une hausse de 7 %, pour s’établir à 25 milliards d’euros. De son côté, le chiffre d’affaires de Vie Plus, la filière CGPI, atteint 316 millions d’euros, en progression de 36 % et la collecte nette, en hausse de 48 %, s’établit à 201 millions d’euros.A noter que Suravenir compte poursuivre sa stratégie de développement de nouveaux partenaires sur les marchés des CGPI, les acteurs internet ou le marché de l’épargne retraite entreprise avec pour objectif de réaliser 30 % de son chiffre d’affaires à l’externe d’ici à 2015, contre 23 % en 2010.
La société de gestion britannique BlueBay Asset Management, spécialisée sur le fixed income et le crédit, a ouvert le 6 avril un bureau à Hong Kong, son second après Tokyo, rapporte Asian Investor.L’actuel patron des ventes pour l’Asie hors Japon, Charmian Wan, a déménagé de Londres à Hong Kong où il va recruter plusieurs personnes au cours des prochains mois, notamment dans la distribution. Fin 2010, les actifs sous gestion de BlueBay AM, rachetée en décembre dernier par Royal Bank of Canada, s'élevaient à 40 milliards de dollars.
Républicains et démocrates n’arrivent pas à se mettre d’accord sur les moyens de financer les besoins du gouvernement jusqu’au 30 septembre, fin de l’exercice fiscal 2010-2011. Environ 800.000 fonctionnaires pourraient ainsi être contraints de cesser le travail. Une réunion à la Maison blanche mercredi soir entre Barack Obama, John Boehner, le président républicain de la Chambre des représentants, et Harry Reid, le chef de la majorité démocrate au Sénat, a permis une discussion «franche» mais n’a pas abouti à un accord.
L'économie américaine reste trop fragile pour que la Réserve fédérale commence à relever ses taux d’intérêt, a déclaré mercredi le président de la Fed d’Atlanta Richard Lockhart. L’inflation n’est pas un sujet majeur d’inquiétude, selon lui, et les hausses de prix observées ces derniers temps étaient d’ailleurs espérées par les responsables monétaires dont beaucoup craignaient l’année dernière une dérive déflationniste.
Le conseil d’administration de la chambre de compensation américaine The Depository Trust & Clearing Corporation’s (DTCC) a fait part de la nomination au poste de président de Robert Druskin, un vétéran de l’industrie en provenance de E*Trade. Sa nomination sera effective le 18 avril prochain. DTCC avait annoncé en décembre la séparation des rôles de président et de directeur général.
Le niveau élevé des cours du pétrole est dû à la spéculation et non à un défaut de l’approvisionnement, a estimé le ministre qatari de l’Energie, Mohammed Saleh al Sada. «L’Opep ne peut rien faire en ce qui concerne la spéculation, mais il semble que cela soit la principale raison expliquant le niveau actuel des cours pétroliers», a-t-il ajouté.
Les tests de résistance auxquels seront soumis les banques européennes évalueront le besoin en capitaux des établissements dans l’hypothèse d’une croissance en Europe qui serait inférieure de quatre points de pourcentage à ce qui est prévu, a déclaré mercredi Thomas Huertas, vice-président de l’Autorité bancaire européenne (ABE), lors d’une conférence à Dublin. «De notre point de vue, c’est un scénario sacrément négatif», a-t-il ajouté. Les documents envoyés par l’ABE aux banques pour qu’elles se préparent aux «stress tests» exigent de ces dernières qu’elles s’imaginent être confrontées à une contraction de 0,5% dans la zone euro et à une chute de 15% des Bourses européennes. L’ABE, qui vient d'être mise sur pied, subit des pressions pour rendre ces tests plus rigoureux afin de ne pas répéter le scénario de l’année dernière, lorsque 91 banques avaient été testées avec pour résultat l'échec de seulement sept d’entre elles.
Les autorités ont demandé hier soir l’aide de la Commission européenne alors que le pays vient de placer hier au prix fort un milliard d’euros de bons à 6 et 12 mois.
On comprend que la BCE ait hâte de normaliser sa politique monétaire. Mais pour s’en tenir aux chiffres, le relèvement des taux ne va pas de soi. Même à 2,6% fin mars, l’inflation en zone euro demeure gérable, surtout considérée hors énergie et produits alimentaires. S’agissant des effets de second tour, on n’en voit nulle part la trace ni même la menace. Quant au profil conjoncturel de la zone euro, à la création monétaire ou à la production de crédits, ils n’appellent pas non plus une telle mesure. Au moment où les pays périphériques se débattent dans leurs difficultés, et que l’Espagne s’efforce de sortir de la zone dangereuse, doit-on leur faire prendre un risque supplémentaire ? Il est vrai que la BCE maintient sa politique non conventionnelle, mais quelle sera son efficacité dans ce nouveau contexte ? La seule raison vraiment cohérente du resserrement monétaire est ailleurs, et tient à la situation particulière de l’Allemagne. Son dynamisme économique ne devrait pas souffrir du relèvement annoncé, alors que sa Chancelière se trouve dans une posture difficile. Or l’Europe a plus que jamais besoin de son concours, sans compter que c’est d’elle que dépendra le choix du successeur de Jean-Claude Trichet. L’italien Mario Draghi tient la corde et l’occasion est belle d’administrer la preuve de son orthodoxie monétaire. De là à penser que cette hausse des taux est avant tout une « hausse allemande », il y a un pas qu’il est permis de franchir.
Le quotidien croit savoir de sources proches que le fonds de pension des salariés du secteur public californien, le plus important fonds de pension aux Etats-Unis, a cédé un portefeuille d’actifs de private equity pour un montant de 800 millions de dollars. Le principal acheteur serait le néerlandais AlpInvest, ajoute le quotidien américain.