Qu’est-ce qu’un gérant star ? Alors que Pimco a vu fondre en quelques semaines plus de 70 milliards de dollars à la suite du départ de son gérant vedette Bill Gross, la question posée par Amiral Gestion et à l’origine de l’étude (*) confiée au cabinet de conseil amGroup a pu trouver une parfaite illustration... Mais elle a également permis de dresser un portrait robot du gérant star, plutôt différente de ce que l’on pouvait imaginer il y a deux décennies en France, lorsque Didier Le Menestrel, à la tête de Financière de l’Echiquier, était qualifié de «gérant star» dans la presse en enregistrant des performances à deux chiffres sur son fonds Agressor, via des investissements dans des petites et moyennes capitalisations françaises. Dans le cadre de l’enquête d’amGroup, le portrait robot du gérant star est naturellement performant. Par ailleurs, sur son seul nom, il fait venir les encours dans la société de gestion. Cela étant, il ressort également que «ni les investisseurs institutionnels ni les clients privés ne sont spécialement enclins à investir auprès d’un gérant star», relève l’étude. En clair, les investisseurs choisissent avant tout un fonds, dont « l’indépendance » du gérant est juste une des caractéristiques. Aussi importante soit-elle... D’ailleurs, l’enquête pointe le fait que le départ de l’investisseur professionnel n’est pas redouté autant que sa succession. « Il y a bien évidemment des exceptions à tout cela mais en réalité, c’est la défection de l’entrepreneur, qui représente un risque pour l’investisseur, bien plus que le départ du seul gérant », précise amGroup. Par ailleurs, la multiplication des sociétés de gestion et de l’émergence de sites internet dédiés à la gestion, le foisonnement de nouvelles têtes dans le paysage de l’asset management a eu pour conséquence de faire émerger des gérants qui… ne sont pas pour autant tous des stars. Certains investisseurs interrogés ont ainsi enfoncé le clou et évoqué le fait que le concept de gérant star appartient un peu au passé. Et d’évoquer, pour le justifier, les barrières réglementaires, l’augmentation de la concurrence et le fait que les process de gestion ont tous été plus ou moins testés. Pour preuve, indique l’un des sondés, « alors même que les marchés ont bien fonctionné dernièrement, personne n’a vraiment émergé. On parle toujours de ceux qui étaient là il y a 4 ou 5 ans. «Comme on le voit, c’est peut-être justement à cause de la professionnalisation du secteur que le gérant star est sans doute une espèce en voie de disparition. » Aujourd’hui, la concurrence est beaucoup plus vive, a justifié l’un des professionnels interrogés. Alors le gérant star est-il une « espèce en voie de disparition » s’interroge amGroup. A titre de réponse, le cabinet botte en touche en indiquant qu’il devient urgent d’inscrire cette profession sur la liste des espèces protégées... Pour sa part, Amiral Gestion qui a été créée par François Badelon, abrité un temps dans les locaux de Financière de l’Echiquier et considéré comme un des gérants stars de la Place de Paris avec son fonds Sextant dans les années 2000, en a profité pour marquer sa différence. «Plus que la starisation du gérant, mieux vaut opter pour une gestion en sous-portefeuille», explique en substance la société. Une gestion qui créé une discussion collégiale et une décision individuelle. « Chaque gérant fait ce qu’il veut au sein de sa poche, tant qu’il peut l’expliquer aux autres et résister à la critique, rappelle-t-elle. «Toutes les idées sont ainsi partagées, débattues, parfois critiquées, mais jamais censurées. Chaque gérant a la liberté d’investir selon ses propres convictions ou de suivre les idées des autres ». (*) Enquête réalisée à l’automne 2014 à une quinzaine d’entretiens auprès d’investisseurs professionnels (multigérants et sélectionneurs de fonds) et d’observateurs du marché
La banque privée britannique Coutts, en instance de cession, a démenti le 4 février la rumeur lancée en août 2104 et renouvelée hier par le site spécialisé insideparadeplatz que le responsable de la gestion privée Europe centrale et de l’Est, Michael Vlahovic, quitterait cet établissement, plus précisément en direction d’EFG International, rapporte L’Agefi suisse. Par ailleurs, l’activité de Coutts pour la clientèle de cette région-là, tout particulièrement les Russes, semble susciter le plus de convoitises.
TwentyFour Asset Management a recruté un ancien commercial de Jupiter, Bryan Bushnell, pour son équipe, rapporte Investment Week. Il sera chargé de développer l’activité auprès des gérants de fortune et des multi-gérants. La société a aussi recruté Kimberley Cuthbertson pour le support commercial.
Natixis Global Asset Management a lancé au Royaume-Uni deux fonds actions multi-facteurs de risque gérés par sa filiale Seeyond, rapporte Investment Week. Les deux OEIC domiciliés au Royaume-Uni sont basés sur des stratégies existant déjà et gérées depuis Paris. Seeyond Factor Plus UK Equity fund et Seeyond Factor Plus Europe ex UK sont des portefeuilles long only investis sur quatre thèmes : value, faible volatilité, petites capitalisations et momentum. David Belloc et Pierre Savarzeix gèrent les fonds avec une stratégie quantitative associée à une approche active à la gestion du risque.
La plateforme britannique Hargreaves Lansdown a enregistré une collecte nette de 2,25 milliards de livres pour le semestre au 31 décembre, ce qui a porté ses actifs sous administration à 49,1 milliards de livres, soit une progression de 4,7% par rapport au premier semestre. Mais dans un environnement de taux d’intérêt toujours très bas où les marges diminuent, Hargreaves a par ailleurs fait état pour les six mois à fin décembre d’une baisse de 2% de son bénéfice avant impôts à 104,1 millions de livres. La société propose néanmoins un relèvement de son dividende intérimaire de 4% à 7,3 pence par action.
Mike Rimmer, ancien spécialiste produit obligataire chez Hermes, a rejoint Premier Asset Management pour travailler au sein de son équipe de gestion multi classes d’actifs, rapporte Investment Week. L’intéressé, qui compte 30 ans d’expérience dans le secteur de la gestion, a précédemment travaillé chez BlackRock, Aon Advisors et Gartmore.
La société de private equity Clessidra est sortie du capital de la société de gestion italienne Anima Holding, rapporte Bluerating. Le véhicule Lauro Quarantadue contrôlé par la société de capital investissement a cédé 7,48 % de la société de gestion par le biais d’un placement accéléré sur le marché. « L’opération de private equity s’est terminée au printemps dernier lorsque nous sommes devenus actionnaire minoritaire sans aucun pouvoir de gouvernance », a expliqué à Il Sole 24 Ore Maurizio Bottinelli, responsable des investissements de Clessidra. Clessidra avait investi dans Anima en 2008 avec Monte dei Paschi di Siena.
Swiss & Global Asset Management enrichit son offre à faible volatilité sur le marché retail italien en rendant accessible aux investisseurs italiens le fonds multi classes d’actifs, multi stratégies et multi gérants JB Multi Asset Strategic Allocation, rapporte Bluerating. La stratégie, disponible depuis 2008 pour la clientèle institutionnelle, est gérée par l’équipe multi asset class solutions de Swiss & Global AM, dirigée par Massimo De Palma. Le fonds est désormais présent sur les plates-formes des principaux réseaux de conseillers et intermédiaires financiers.
KKR & Co fait l’objet de critiques de la part de certains de ses clients fonds de pension, après que ces derniers ont découvert que la société de capital investissement leur avait caché pendant près d’un an que sa décision de leur rembourser de l’argent était provoquée par un examen réglementaire, rapporte The Wall Street Journal. La Securities and Exchange Commission a découvert que la société avait par erreur facturé des frais et n’avait pas été transparente sur le prélèvement de certains frais. Suite à cela, KKR a remboursé les investisseurs de certains de ses fonds début 2014. Plusieurs clients ont déclaré avoir été informé d’un crédit, mais n’ont appris la raison de cela qu’après que The Wall Street Journal a dévoilé l’examen de la SEC.
F&C Investments vient d’annoncer le lancement au Royaume-Uni de sa stratégie offshore F&C Property Growth & Income Fund par le biais de la création d’une société d’investissement ouverte OEIC, qui facilite l’accès du fonds aux investisseurs britanniques. Le F&C Property Growth & Income Fund, lancé à Guernesey en 2005, est une structure hybride qui investit à la fois dans l’immobilier commercial britannique en direct et dans l’immobilier coté au Royaume-Uni et en Europe continentale. Les actifs du fonds offshore, qui dégage actuellement un rendement de 4,9% (décembre 2014), ont été transférés dans le véhicule OEIC. La société de Guernesey devient un fonds nourricier du fonds onshore pour les investisseurs qui ne souhaitent pas modifier leur régime fiscal.
Hargreaves Lansdown s’apprête à lancer dans les 18 à 24 prochains mois sa propre plate-forme de prêts entre particuliers. Si Hargreaves Lansdown entend d’abord connecter ses clients existants en tant que prêteurs et emprunteurs, la société devrait élargir le spectre par la suite en se tournant vers d’autres clients, notamment les PME.
La Commission européenne a relevé jeudi a relevé sa prévision de croissance pour la zone euro à 1,3% pour cette année et 1,9% pour 2016 contre 1,1% et 1,7% respectivement en novembre, estimant que la chute des cours du pétrole devrait apporter un soutien bienvenu à l’activité. L’inflation devrait s’inscrire en territoire négatif cette année à -0,1% en moyenne, puis rebondir à +1,3% en 2016. En novembre, la Commission européenne tablait encore sur une inflation de 0,8% cette année et de 1,5% en 2016.
Pfizer a annoncé jeudi le rachat de Hospira, un fournisseur de médicaments injectables et de technologies de perfusion, pour environ 15 milliards de dollars (13,1 milliards d’euros). Le géant pharmaceutique américain versera 90 dollars en numéraire par action Hospira, ce qui représente une prime de 39% par rapport au cours de clôture de mercredi. La valeur d’entreprise de l’opération est de 17 milliards de dollars, ont précisé les deux groupes. Leurs conseils d’administration l’ont approuvée à l’unanimité.
A l’occasion de sa conférence de presse jeudi, le président de la République a annoncé la création d’une Agence de développement économique sur le modèle de «l’Anru, l’agence pour la rénovation urbaine», mais «à l'échelle des territoires». Cette nouvelle institution, destinée à renforcer la politique de la ville, notamment à l’intention des quartiers difficulté, reprendrait des missions aujourd’hui exercées ailleurs, par exemple à la Caisse des dépôts. «Il y a beaucoup de dispositifs, mais tout s’accumule, on n’y comprend plus rien alors tout sera rassemblé au sein d’une même agence», a expliqué François Hollande.
Le mécanisme de formation des prix sur le marché est en jeu dans la lutte que les monarchies du Golfe ont décidé de livrer aux producteurs non conventionnels.
Bruxelles mettra l’accent sur la titrisation, la simplification des prospectus et le placement privé et ne s’interdit pas de desserrer la contrainte prudentielle.
Le livre vert sur l’union des marchés de capitaux que le commissaire européen présentera le 18 février, et dont L’Agefi a eu connaissance, reste très général. Dans un premier temps, Bruxelles mettra l’accent sur la titrisation, la simplification des prospectus et le placement privé.
Selon les informations du quotidien, la Commission européenne devrait annoncer aujourd’hui un relèvement de ses prévisions économiques pour la France. Bruxelles attend dorénavant une croissance de 1% en 2015 et de 1,8% en 2015, contre 0,7% et 1,5% respectivement en novembre dernier. La trajectoire de déficit public s’en verrait corrigée, avec un déficit à 4,1% du PIB cette année, après 4,3% en 2014. Bruxelles colle ainsi au scénario dessiné par Bercy. Le journal souligne donc que «la perspective de sanctions s'éloigne pour la France» même si la Commission européenne pourrait demander «tout de même un petit effort supplémentaire pour respecter les règles européennes dans les prochaines semaines».
La livre turque a atteint mercredi un plus bas record face au dollar après des propos du président Recep Tayyip Erdogan critiquant à nouveau la banque centrale de son pays. Dans un discours, le président turc a réaffirmé sa position selon laquelle l’inflation diminuerait si la banque centrale turque baissait ses taux d’intérêt. Il a critiqué au passage le comité de politique monétaire de la banque centrale, déclarant : «cela s’appelle un comité indépendant, et voilà où on en est».
L’opérateur boursier Euronext a mis sur pied son Comité des utilisateurs. Consultatif, celui-ci aura pour mission de conseiller l’entreprise de marché «dans ses initiatives, ses nouveaux produits ou services, ou son positionnement compétitif (...). Il sera consulté sur des sujets d’intérêt majeur pour les utilisateurs d’Euronext et se réunira tous les trimestres à compter du premier trimestre 2015». Présidé par Inès de Dinechin, administrateur indépendant d’Euronext London et ancienne patronne de Lyxor AM, il compte 18 membres, représentant des émetteurs, des intermédiaires et des gérants.
La Finlande est devenu le premier Etat membre de la zone euro à adjuger sur le marché primaire un emprunt à 5 ans à des rendements négatifs. Le pays a émis 1 milliard d’euros de titres portant un coupon de 0,375%, mais les a placés à un rendement de -0,017%. La demande a représenté 1,7 fois l’offre de titres. Sur le marché secondaire, la dette à 5 ans de l’Allemagne (-0,04%), de l’Autriche et des Pays-Bas traite déjà à des rendements négatifs, tandis que les taux finlandais (+0,013%) et français (+0,04%) sont encore positifs.