C’est avec deux heures et demi de retard sur l’horaire prévu que Renault a officialisé, vers 13h20, sa nouvelle équipe dirigeante: confirmant les rumeurs circulant depuis plus d’une semaine, le conseil d’administration du constructeur automobile a élu Jean-Dominique Senard président et a nommé Thierry Bolloré directeur général. Le tandem remplace Carlos Ghosn, qui, toujours emprisonné au Japon, a démissionné hier soir, comme l’a annoncé le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire ce matin au forum de Davos. «Le conseil a pris acte de la démission de son actuel président-directeur-général. Il salue le parcours de l’Alliance qui lui a permis de se hisser au premier rang des constructeurs automobiles mondiaux», a indiqué Renault dans son communiqué.
Allianz Global Investors a annoncé ce matin la nomination de Christian Leger en qualité de responsable pays pour la Suisse, fonction qui vient s’ajouter à celle de responsable du développement Retail/Wholesale. En tant que responsable pays, il remplace Marcel Salzmann. Une ascension remarquable pour Christian Leger qui a rejoint la filiale de gestion du groupe Allianz au printemps dernier. Il travaillait précédemment chez Capital Group. A noter également la nomination de Mathias Peter en qualité de «Business Developer» au sein de l'équipe wholesale en Suisse. Il devrait se concentrer sur la Suisse romande et le Tessin.
Greenlight Capital, la société du gérant de hedge fundmilliardaire David Einhorn, a subi une vague de rachats ces derniers mois, ramenant ses encours en deçà de la barre des 3 milliards de dollars, rapporte le Wall Street Journal. La société gère désormais environ 2,5 milliards de dollars, a indiqué Greenlight à ses clients mardi soir, lors de l’assemblée générale, qui se déroulait au Museum d’histoire naturelle de New York. Mi-2018, les encours étaient de 5,5 milliards de dollars. Il y a seulement cinq ans, la société gérait 12 milliards de dollars. David Einhorn est l’un des rares gérants à avoir tiré son épingle du jeu pendant la crise financière. Mais Greenlight a perdu 34 % en 2018.
Luxembourg For Finance, the agency responsible for the development and promotion of the Luxembourgish financial place, has numbered 80 new licenses granted by local regulator CSSF to financial entities over 2018.
Pimco a nommé William ‘Bill’ Thompson, son ancien patron, président honoraire. L’intéressé avait été directeur général de la société de gestion obligataire entre 1993 et 2009. Désormais, il aura un rôle de conseiller stratégique auprès de l’actuel directeur général, Emmanuel Roman, du directeur des investissements, Dan Ivascyn, et des membres de la direction de la société. Il sera aussi sollicité pour entretenir les relations avec des clients importants. Lorsque William Thompson dirigeait Pimco, ses encours sont passés de 40 milliards de dollars à 840 milliards. Aujourd’hui, la société gère 1.660 milliards de dollars.
Citywirerapporte l’arrivée chez Wellington Management de Konstantin Leidman, ex-gérant du fonds obligataire Schroder ISF Euro High Yield chez Schroders qu’il a quitté en octobre dernier. La gestion du fonds dont les encours s'élèvent à 1,1 milliard de dollars a été confiée àDaniel Pearson et Martha Metcalf, qui en demeure la gérante principale.
Robeco a annoncé ce matin le recrutment deMariken Tannemaat en qualité de responsable de l’innovation («chief innovation officer) à compter du 1er février. Dans cette fonction nouvellement créée, elle travaillera avec le comité exécutif et les équipes dédiées pour identifier les solutions informatiques et technologiques qui aideront Robeco à mettre l’innovation au service de sa position concurrentielle, notamment dans ses activités d’investissement et de distribution. Elle sera rattachée à Gilbert Van Hassel, directeur général de Robeco, et interviendra comme conseiller au sein du comité exécutif. Avant de rejoindre Robeco, Mariken Tannemaat travaillait chez NN Group en tant que Cief Customer Innovation Officer, responsable de l’innovation pour le groupe au niveau mondial, ainsi que dans les activités de distribution aux Pays-Bas. Auparavant, elle a notamment été responsable du pôle «Commerce International» chez NN, en charge du marketing et des ventes des unités basées hors des Pays-Bas. Elle a commencé sa carrière chez ING Group. Après avoir occupé plusieurs fonctions chez ING Direct à Londres, Paris et Amsgerdam, elle a rejoint ING Bank en 2011 en tant que responsable mondiale «Branding and Positioning». Elle a un MBA d’Erasmus University et un mastère en marketing de la TIAS Business School.
Obstruer. La réforme fiscale visant à rapatrier aux Etats-Unis les trésoreries des multinationales américaines accumulées à l’étranger a fortement perturbé les statistiques de flux d’investissements directs étrangers (IDE) mondiaux. Les chiffres de la Cnuced font état d’une chute de 19 % des flux à moins de 1.200 milliards de dollars en 2018 contre 1.470 milliards l’année précédente. Les IDE reculent pour la troisième année consécutive et retrouvent leur point bas atteint pendant la crise financière. La chute provient des pays développés, dont les flux d’IDE ont reculé de 40 % à 451 milliards de dollars (première estimation, 749 milliards en 2017). Et au sein de cette catégorie, l’Europe établit un record avec un effondrement de 73 % des flux à 100 milliards (372 milliards en 2017). Il faut remonter aux années 1990 pour retrouver un tel niveau, précise la Cnuced. La cause est le rapatriement des bénéfices accumulés à l’étranger par les multinationales américaines. Pourtant, les Etats-Unis enregistrent aussi une baisse des flux de 18 % à 226 milliards. La cause de la chute est la politique fiscale des Etats-Unis. La Cnuced en veut pour preuve que les opérations de fusions-acquisitions transfrontières (M&A) ont progressé de 19 % à 822 milliards de dollars. Les seuls IDE à augmenter émanent des économies émergentes : + 3 % à 694 milliards. Les IDE des pays émergents représentent désormais 58 % du total et la moitié des 10 principaux pays hôtes d’IDE des économies émergentes. Pour 2019, la Cnuced estime que la tendance restera faible, mais juge probable un rebond. Les rapatriements de bénéfices des entreprises américaines s’apaisant, les pays développés vont retrouver des flux plus conformes à ceux vus ces dernières années.
Un pays comme la Chine peut être le plus peuplé de la planète, avec à la louche 1,4 milliard d’habitants, et rencontrer des soucis démographiques. Le taux de natalité chinois est descendu à 10,94 pour mille l’an dernier avec 15,23 millions de nouveau-nés. Deux millions de moins que l’année précédente. C’est surtout le plus faible taux depuis la fondation de la République populaire en 1949.
Les investissements financiers étrangers aux Etats-Unis sont bloqués pour cause de shutdown. Le CFIUS, l’agence chargée de donner ou de refuser un agrément aux acquisitions étrangères d’entreprises américaines, a suspendu ses activités. Les fonctionnaires du Committee on Foreign Investment in the U.S. ne sont plus payés et sont priés de rester chez eux. Après tout quoi de plus logique dans tout cela ?
Double. Dans son rapport remis le 7 septembre dernier, Gilles Carrez identifiait différentes ressources fiscales complémentaires pour aider au financement du Grand Paris Express, au rang desquelles le relèvement de la taxe de séjour. Avec une taxe additionnelle de 15 %, le système repensé permettrait, selon le rapport, de dégager 20 millions d’euros en un an. Alors que cette disposition vient d’être intégrée dans la Loi de finances pour 2019, la plate-forme de location entre habitants, Airbnb, vient d’annoncer qu’elle reversera 24 millions de taxes de séjour aux collectivités, au titre de 2018. Un montant à comparer avec les 13,5 millions collectés l’année d’avant. Paris arrive en tête avec près de 7 millions, Nice (863.000 euros), Lyon (643.000 euros), Bordeaux (661.000 euros) ou Cannes (342.000 euros) sont aussi de la partie. La collecte de la taxe de séjour est désormais automatisée et concerne aujourd’hui 23.000 communes françaises.
Hypertrophie. Les investisseurs et les émetteurs montrent leur capacité à vivre dans un univers obligataire à rendements négatifs. La valeur de marché de cette dette atteignait 10.240 milliards exprimée en dollars le 3 décembre dernier au niveau mondial, selon Biancoresearch. La Banque du Japon (BoJ) et la Banque centrale européenne (BCE) pratiquant des politiques monétaires de taux négatifs, il est logique de trouver près des deux tiers de la dette à rendement négatif en yens et un autre petit tiers en euros. Outre les obligations japonaises, le stock de titres de dette allemands comme français dépassent le seuil des 1.000 milliards de dollars.
Brutalement réapparu en 2016 avec la campagne du Brexit et la montée en puissance de Donald Trump, le risque politique domine désormais les marchés. Mais il est en train de changer de nature. Il y a quelques mois encore, le risque d’affrontement en deux Etats était le plus pressant : entre la Chine et les Etats-Unis sur le commerce par exemple, voire entre Washington et la Corée du Nord, pouvant déboucher sur un accident nucléaire. Aujourd’hui, si ces risques restent bien présents, ils le cèdent progressivement en importance à un risque qui menace les grandes démocraties du monde : la paralysie de leurs institutions.
La collectivité territoriale de Guyane (CTG), créée à la suite de la fusion de l’ex-département et l’ex-région de Guyane, souhaite désigner une société gestionnaire de ses outils de capital-investissement, à savoir, une société de capital-risque à capital entièrement détenue par la CTG dénommée Alyse-Guyane, les fonds existants Fig1 et Fig2 un nouveau fonds d’investissement territorial de type FCPR à créer. Au regard de la réglementation en matière d’aides d'état, Alyse-Guyane sera alimentée par des fonds propres de la CTG et du Feder ; elle co-investirait dans les entreprises bénéficiaires aux côtés d’investisseurs privés labellisés dans le cadre d’Appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé par la société gestionnaire. Le FIT sera composé d’investisseurs publics, et privés choisis dans le cadre d’AMI lancé par la société gestionnaire selon le régime d’aide applicable à la mesure d’investissement et aux bénéficiaires cibles, des investisseurs privés labellisés pourront aussi être appelés à intervenir aux côtés du FIT. Date limite de réception des offres ou des demandes de participation : le 1er février 2019 à 12:00 (heure locale) Consulter l’avis complet : ici.
De nouveaux investisseurs entrent au capital, dont Tikehau Capital, EMZ Partners, Société Générale Capital Partenaires, IDIA Capital Investissement et Socadif Capital Investissement
BMO Financial Group has hired Kristi Mitchem as CEO of BMO Global Asset Management. She succeeds Richard Wilson, CEO of BMO GAM since 2014, who is retiring. Mitchem joins from Wells Fargo, where she had been CEOof Wells Fargo Asset Management. She directed 28 independent investment teams with about USD500bn in assets under management. In the past, she has also served at State Street Corporation, BlackRock, and Goldman Sachs. Mitchem, who will begin in the role on 18 March 2019, will report to Joanna Rotenberg, group head, BMO Wealth Management.
Eastspring Investments, la société de gestion asiatique de Prudential, a annoncé le départ de son directeur général actuel, Guy Strapp, et son remplacement par Wai-Kwong Seck, à compter du 15 avril. Guy Strapp quitte la société après 12 ans passés en son sein, dont six en tant que directeur général. Il restera jusqu’en avril pour assurer une «transition en douceur». Wai-Kwong Seck arrive en provenance de State Street Bank & Trust Company, où il était directeur général de la région Asie-Pacifique, à Hong Kong. Avant de rejoindre State Street en 2011, il a été directeur financier de la Bourse de Singapour pendant 9 ans. Il a aussi occupé des postes à responsabilité au sein de l’Autorité monétaire de Singapour, du fonds souverain Government of Singapore Investment Corporation, de Lehman Brothers et de DBS Bank. Chez Eastspring, il sera chargé de faire croître l’activité, en renforçant ses capacités de gestion et en élargissant la clientèle retail et institutionnelle à l’échelle mondiale. Guy Strapp n’est pas le seul à quitter Eastspring. En effet, le directeur financier Ted Pull et le directeur des opérations Phil Stockwell s’en vont aussi, selon AsianInvestor, qui cite une porte-parole. Eastspring gère 195 milliards de dollars.