De nombreux membres du conseil de la BCE se sont exprimés ces derniers jours, rappelant aux marchés que toutes les options de politique monétaire - du QE aux taux négatifs - restent possibles. Cette multiplication des interventions verbales est justifiée par un contexte où le cours de l’euro est au plus haut depuis deux ans et où les taux Euribor avaient sensiblement augmenté la semaine dernière. Faut-il voir dans ces interventions répétées de la BCE les prémices d’un changement de la politique monétaire la semaine prochaine ?
Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, sans la moindre activité, a nettement augmenté en février en France (+0,9%) en raison d’une poursuite de la progression du chômage chez les seniors et d’un coup d’arrêt à sa baisse chez les moins de 25 ans, selon les chiffres diffusés hier par le ministère du Travail. 3.347.700 demandeurs d’emplois de catégorie A - un nouveau record - étaient recensés fin février en France métropolitaine, soit 31.500 de plus en un mois.
Le Sénat italien, 160 voix pour contre 133, a accordé sa confiance mercredi au président du Conseil, Matteo Renzi, qui avait engagé sa responsabilité sur son projet de réforme des administrations provinciales dans le cadre de la réduction des dépenses publiques. Le projet de loi doit maintenant retourner à la Chambre des députés.
Pierre-Jean Besombes, directeur de la gestion financière d’Humanis, revient dans Option Finance (n°1261), sur la stratégie de placement de l’institution en fonction des différentes contraintes réglementaires Agirc-Arrco. Pour rappel, les encours Agirc-Arrco à gérer pour Humanis s'élèvent à 7,5 milliards d’euros. « Nous appliquons les règles de gestion financière édictées par le règlement financier Agirc-Arrco, indique-t-il. Autour de cette allocation stratégique, nous mettons en ??uvre une gestion tactique à travers des marges d’exposition de+/- 5%, mais également un pilotage actif des indices de référence retenus pour notre gestion. » Du côté de l’allocation d’actifs, elle est souvent réalisée en fonction des contraintes du passif propre à chaque activité du groupe de protection sociale. « La nature des engagements et les contraintes réglementaires ne sont pas homogènes selon les entités, certaines relèvent du code des assurances, d’autres de la mutualité », précise-t-il. 3,2 milliards d’euros d’actifs sont concernés par cette gestion. A cela, il faut ajouter 4,2 milliards d’euros d’encours en épargne salariale, dont la gestion est déléguée à Interexpansion-Fongepar. A y regarder de plus près, il est facile de se rendre compte que l’allocation d’actifs d’Humanis Prévoyance, dont les encours s'élèvent à 3 milliards d’euros, fait la part belle aux obligations. « Son allocation stratégique a été définie conformément à notre gestion ALM et se décompose en 60% investis sur les produits de taux, 20% en actions, 10% en monétaire et 10% dans une catégorie autres intégrant notamment les convertibles », ajoute Pierre-Jean Besombes. Le groupe de protection sociale à ainsi choisi de sous-pondérer les obligations par rapport à l’allocation théorique qui intègre 70% de taux, 20% d’actions et 10% de monétaire. Dans quel but ? Aller chercher de la performance dans un contexte de taux bas.
Selon nos informations, la caisse de retraite IP Valmy aurait lancé un appel d’offres avec le soutien du consultant Fixage pour investir 50 millions d’euros en fonds ouvert sur les small caps américaines afin de diversifier son portefeuille d’actifs.
Dans leur livre « Capitalisme, Finance, Démocratie » , Vivien Levy-Garboua, senior advisor de BNP Paribas et Gérard Maarek, conseiller scientifique de l’EDHEC, décryptent la finance à l'aide des concepts freudiens.
Les Etats-Unis et l’Union européenne envisagent d’imposer des sanctions contre le secteur énergétique de la Russie si cette dernière prend de nouvelles initiatives en Ukraine, a déclaré mercredi Barack Obama après un déjeuner avec les présidents de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et du Conseil européen, Herman Van Rompuy. Le président américain a aussi exhorté l’UE à diversifier ses propres ressources énergétiques et à ne pas se contenter de se tourner vers les Etats-Unis, où la production énergétique est florissante avec l’exploitation du gaz de schiste. Barack Obama a enfin souligné que la conclusion du pacte commercial en cours de négociations entre les Etats-Unis et l’UE faciliterait les exportations de gaz américain vers l’Europe, ce qui permettrait à cette dernière de réduire sa dépendance énergétique à l'égard de la Russie.
Les tarifs du gaz vont augmenter de plus de 50% à partir du 1er mai en Ukraine et des hausses supplémentaires interviendront jusqu’en 2018 selon un calendrier prédéfini, a annoncé mercredi un responsable de la compagnie publique Naftogaz. Ces mesures répondent à des exigences du Fonds monétaire international. Le gouvernement provisoire d’Arseni Iatseniouk est dans la phase finale de négociations avec le FMI sur un prêt de 15 à 20 milliards de dollars. Les prix du gaz sont largement subventionnés en Ukraine.
L’Organisation mondiale du commerce a donné raison à l’Union européenne, au Japon et aux Etats-Unis contre Pékin dans le dossier des terres rares, ces métaux rares essentiels au développement de nombreuses industries. En 2010, la Chine, qui produit plus de 90% des terres rares, avait imposé des quotas à l’exportation très stricts sur ces matières premières, ainsi que sur le tungstène et le molybdène, officiellement pour des raisons de protection de l’environnement. La décision avait provoqué une flambée des cours. Les plaignants estimaient que la Chine donnait ainsi à ses entreprises un avantage concurrentiel. Pékin a 60 jours pour faire appel de la décision de l’OMC.
L’assureur britannique a annoncé l’acquisition d’Ignis Asset Management auprès de Phoenix Holdings pour 390 millions de livres (467 millions d’euros). Standard augmente ainsi d’un tiers ses actifs sous gestion grâce aux 59 milliards apportés par Ignis. L’opération est financée grâce aux ressources existantes de l’acquéreur. Ignis AM a publié mercredi une hausse de 14% de son résultat opérationnel, à 49 millions de livres, et une collecte nette de 1,9 milliard sur l’année écoulée.
L'économie russe pourrait se contracter de 1,8% cette année en cas d’aggravation de la crise ukrainienne après l’annexion de la Crimée, estime la Banque mondiale dans un rapport publié mercredi. Cette prévision ne tient pas compte d’un éventuel durcissement des sanctions occidentales contre la Russie. Dans son scénario le plus optimiste, avec un apaisement rapide de la crise, la Banque mondiale prévoit une hausse de 1,1% du produit intérieur brut russe cette année. Sa précédente estimation, en décembre, tablait sur une croissance de 2,2% pour 2014. La crise ukrainienne a entraîné des sorties de capitaux estimées par le ministère russe de l’Economie à jusqu'à 70 milliards de dollars (50,7 milliards d’euros) sur le seul premier trimestre, contre 63 milliards sur l’ensemble de 2013.
Dans une lettre adressée le 21 mars aux dirigeants des sociétés du S&P-500, Laurence Fink, le directeur général de BlackRock, rappelle que la préoccupation première des entreprises doit être leur croissance sur le long terme. «Après la crise financière, bon nombre d’entreprises n’ont pas osé investir dans leur croissance future et cela nous préoccupe», écrit le gérant dans la lettre révélée par le Wall Street Journal. «Trop d’entreprises ont réduit leurs investissements et même accru leur endettement pour pouvoir augmenter leurs dividendes et leurs rachats d’actions (...), indique Laurence Fink. Nous sommes d’avis que la redistribution de cash aux actionnaires doit faire partie d’une stratégie de gestion équilibrée. Si elle est faite pour de mauvaises raisons et au détriment de l’investissement, elle peut menacer la capacité de l’entreprise à générer durablement du rendement sur le long terme». Avec 4.300 milliards de dollars (3.117 milliards d’euros) d’actifs sous gestion à fin 2013, BlackRock a quelques arguments à faire valoir auprès des conseils d’administration des grandes entreprises américaines.
Les fonds commercialisés en Italie ont enregistré en février des souscriptions nettes de 6,4 milliards d’euros, après avoir engrangé 3,9 milliards d’euros en janvier, selon les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion.La collecte a été portée par les fonds flexibles (4,33 milliards d’euros), les fonds obligataires (1,6 milliard d’euros) et les fonds actions (1,1 milliard d’euros). Seuls les fonds monétaires et les hedge funds accusent des rachats nets sur le mois, de respectivement 731 millions d’euros et 143 millions d’euros. A fin février, les encours des fonds ouverts sont ressortis à 573,7 milliards d’euros, contre 560,5 milliards en janvier.En ajoutant les fonds fermés et les gestions sous mandat, le secteur italien de la gestion d’actifs a enregistré en février des souscriptions nettes de 11,8 milliards d’euros, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis 1998, souligne Assogestioni.Au cours de ce mois faste, quasiment toutes les sociétés de gestion ont enregistré un solde positif entre souscriptions et rachats sur les fonds ouverts et les gestions sous mandat. Sans trop de surprise, on retrouve les trois principaux groupes italiens en termes d’encours dans le top trois : Gruppo Intesa Sanpaolo mène la danse avec 3,02 milliards d’euros, devant Pioneer Investments (1,8 milliards d’euros) et Generali (1,6 milliard d’euros). Parmi les rares sociétés de gestion à avoir accusé une décollecte, figurent Franklin Templeton Investments (-696,4 millions d’euros) et Montepaschi (-35,5 millions d’euros).
Invesco a été en février la première société de gestion étrangère en termes de collecte nette en Italie, rapporte Bluerating. Avec 644 millions d’euros, la structure porte ses encours gérés en Italie à 10,5 milliards d’euros. En Italie, l’activité est dirigée par Sergio Trezzi, responsable pays et responsable du retail européen.
Zebra Capital Management, la société de gestion fondée en 2001 par le professeur honoraire de finance de l’Université de Yale Roger Ibbotson, va enregistrer au Luxembourg deux nouveaux fonds actions centrés sur les petites capitalisations, rapporte Funds People. Le premier, baptisé Zebra US Small Cap Fund, est orienté sur les Etats-Unis tandis que le second, Zebra Global Small Cap Fund, cible les petites entreprises à l’échelle mondiale.
Allianz Global Investors propose un nouveau fonds à échéance dédié aux obligations d’entreprises émergentes, rapporte Das Investment. Le fonds Allianz Emerging Markets Bond Extra 2018 (WKN A1XCBQ), conçu pour une clientèle retail, est ouvert à la souscription depuis le 24 mars. Les commissions s'élèvent à 0,99%.Le portefeuille sera constitué à 60% d’obligations en catégorie d’investissement et à 40% d’obligations high yield.L’encours des fonds à échéance gérés par AllianzGI s'élève actuellement à près de 2 milliards d’euros.
Le fonds LBBW Pro-Fund Credit I a été fermé aux nouveaux investisseurs en raison d’une très forte demande qui aurait compliqué la gestion de cette stratégie, a indiqué dans un communiqué Universal Investment qui est responsable de l’administration du fonds.Les actifs de ce fonds géré par LBBW Asset Management s'élèvent désormais à 494 millions d’euros, grâce notamment à la forte demande des investisseurs institutionnels et des fonds de fonds.Depuis son lancement en juin 2010, le fonds affiche une performance de 3,64% par an, pour une volatilité de seulement 1,55%.
L’indice Euro Stoxx Low Risk Weighted 100 du fournisseur d’indices Stoxx Ld a été retenu par la société de gestion State Street Global Advisors pour devenir l’indicateur de l’ETF SPDR Euro Stoxx Low Volatility. Cet ETF OPCVM est disponible dès aujourd’hui sur la Deutsche Börse Xetra.L’indice Euro Stoxx Low Risk Weighted 100 est un dérivé de l’indice Euro Stoxx mais ne comprend que les 100 actions affichant la plus faible volatilité historique au cours des douze derniers mois. Caractéristiques :ISIN: IE00BFTWP510TER : 0,30 %Benchmark: EURO STOXX Low Risk Weighted 100 Index
GLG Partners a lancé un fonds alternatif marchés émergents de type macro alors qu’il s’apprête à fermer un autre fonds alternatif, est en mesure de révéler Citywire Global. Le fonds GLG Global Emerging Market Macro Alternative a été lancé officiellement le 13 mars. Il regroupe l’offre actuelle de la société dans ce domaine et sera géré par l’équipe Macro and Relative Value. Dans le même temps, GLG EM Diversified Alternative sera fermé le 3 avril.
Selon le site Boursier.com, CDC International Capital a signé, mardi 25 mars, une première collaboration avec Mubadala, la société d’investissement d’Abu Dhabi, dans le cadre d’une plateforme commune détenue à 50 % pour chaque entité et dotée de 300 millions d’euros. Ce fonds visera des objectifs de rendements élevés à travers des investissements à long-terme, principalement dans des sociétés françaises privées, dans de l’immobilier et dans le marché des infrastructures.
L’investisseur activiste Elliott Associates a porté sa participation dans F&C Asset Management à 20 % alors que la société de gestion fait l’objet d’une offre de rachat de 708 millions de livres de la part du canadien Bank of Montreal, rapport Investment Week. Le 26 février, Elliott détenait déjà 11 %. F&C a annoncé le 27 janvier avoir accepté une offre de 120 pence en numéraires de BMO. Certains actionnaires espèrent une contre-offre.
Deutsche Asset & Wealth Management prévoit de faire enregistrer pour la première fois ses fonds sur les plates-formes britanniques dans le cadre d’un gros effort de développement au Royaume-Uni, rapporte Ignites Europe. La société négocie avec huit plates-formes, dont Nucleus et Standard Life. Les premiers fonds concernés seront ses ETF à réplication physique et ses fonds Croci.
Les actionnaires de F&C Asset Management ont donné leur feu vert, ce 25 mars, au rachat pour 708 millions de livres (1,17 milliard de dollars) de la société de gestion par le groupe financier canadien Bank of Montreal (BMO). Lors de l’assemblée générale, les actionnaires représentant 99,6 % des actions ont voté en faveur de cette opération annoncée en janvier. F&C Asset Management a donc indiqué que les actions F&C seraient suspendues à l’issue de la fermeture des marchés le 6 mai prochain. Le même jour, on apprenait que l’investisseur activiste Elliott Associates avait porté sa participation dans F&C Asset Management à 20 %, alors qu’il détenait 11 % du capital en date du 26 février, rapporte Investment Week.
Mike Cavanagh, le coresponsable de la banque d’investissement de JPMorgan, considéré comme le dauphin du PDG Jamie Dimon, a décidé de quitter la banque américaine pour codiriger le fonds d’investissement Carlyle, rapporte L’Agefi. Mike Cavanagh avait supervisé l’enquête interne sur le scandale de trading de la «baleine de Londres». Daniel Pinto assure la relève avec effet immédiat chez JPMorgan.
Le groupe Orpea a indiqué le 26 mars, à l’occasion de la publication de ses résultats annuels, que le gestionnaire de fonds de retraite Canada Pension Plan Investment Board (CPPIB) détenait près de 16% du capital de la société spécialisée dans la prise en charge de la dépendance. « 2013 a marqué le début d’une nouvelle étape majeure dans l’histoire du groupe avec l’entrée dans le capital d’Orpea à 15,9% de CPPIB, nouvel et important actionnaire stratégique de long terme qui renforce la pérennité et le potentiel d’expansion du groupe», déclare Jean-Claude Merian, président d’Orpea, cité dans un communiqué. L’an dernier, le résultat net part du groupe a progressé de plus de 20% à 116,9 millions d’euros pour un chiffre d’affaires en hausse de 12,5% à 1,6 milliard d’euros.
Napoléon Gourgaud vient d'être nommé directeur général de Sélection 1818, la plateforme née de la fusion entre Sélection R et 1818 Partenaires. Cette nomination prend effet à compter du 20 mars indique un communiqué de la Banque Privée 1818. Le nouveau promu aura pour mission de piloter la plateforme, qui propose une large gamme de produits de placement (banque, assurance, international, immobilier) et de nombreux services aux conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) et à leurs clients, indique un communiqué.Agé de 40 ans, Napoléon Gourgaud exerçait, depuis 4 ans, la fonction de directeur général délégué en charge du développement de la plateforme. Auparavant, depuis 2007, il était directeur de la distribution France à la Financière de Champlain.
La société de gestion américaine Janus Capital Group, basée à Denver, dont le bureau de représentation en France a été ouvert il y a tout juste deux ans, veut poursuivre son développement en Europe francophone. Les actifs sous gestion du marché francophone, qui comprend outre la France, Genève –c’est-à-dire la Suisse francophone-, le Luxembourg et Monaco, ont atteint fin 2013 la barre symbolique du milliard de dollars, a indiqué à Newsmanagers Sylvain Agar, responsable du développement de l’Europe francophone de Janus Capital, en marge du séminaire annuel de la société.Janus Capital entend désormais franchir une nouvelle étape de son développement avec la poursuite de sa stratégie de développement et de diversification en France, des institutionnels aux CGPI en passant par les multi-gérants et les assureurs, ainsi que la promotion de certaines stratégies jusqu’ici peut-être moins visibles. C’est notamment le cas du fonds Janus Europe, dont les encours s'élèvent à près de 170 millions d’euros, et qui investit dans des sociétés disposant d’avantages concurrentiels durables, offrant des rendements élevés ou évoluant sur une tendance haussière, ainsi que des perspectives de croissance à long terme. Lancé en 2008, le fonds domicilié en Irlande affiche des performances à deux chiffres supérieures à l’indice sur un an, trois ans et 5 ans. Wahid Chammas, le gérant du fonds, insiste sur son approche fondamentale. «Il ne s’agit pas pour moi de suivre des tendances macro. La reprise dans les périphériques ne m’intéresse pas du tout, ce qui ne veut pas dire que je n’ai pas repéré des sociétés intéressantes sur ces marchés. Mais je ne joue pas ces pays sur la base d’un rebond de la conjoncture», explique Wahid Chammas.Il n’est pas exclu que cette stratégie soit prochainement éligible au PEA, a précisé Sylvain Agar.