La société d’investissement Wendel a réalisé, jeudi 25 septembre, le placement d’une émission obligataire de 300 millions d’euros à échéance octobre 2024, avec un coupon de 2,75 %. C’est le coupon le plus bas jamais obtenu par Wendel sur une maturité de 10 ans, indique un commniqué.L’émission a été sursouscrite 10,5 fois. Les obligations ont été placées essentiellement auprès d’une base d’investisseurs internationaux, notamment français (31%), allemands (24%) et britanniques (24%).Le produit net de cette émission sera utilisé pour les besoins de financement généraux du groupe dans le cadre de sa stratégie d’investissement et d’amélioration continue de sa structure financière.
Le nombre des fondations et des fonds de dotations en France augmente progressivement et régulièrement depuis 2011, selon la première édition du Panorama des fondations et fonds de dotation créés par des entreprises réalisé par EY et l’IMS. Parmi les 2 140 fondations recensées au 30 juin 2014 en France, 465 ont été créées par des entreprises, soit 15%. Parmi 465 fondations créées par des entreprises, 77 sont multi-entreprises (soit près de 17%): les entreprises se regroupent autour d’un domaine d’action ou d’un territoire particulier, alliant leurs forces pour soutenir des projets d’intérêt général.Les fondations et fonds de dotation impliquent désormais davantage les collaborateurs de l’entreprise dans les projets d’intérêt général. Il y a quelques années, la mobilisation des salariés de l’entreprise était citée comme la principale difficulté rencontrée par les fondations (Panorama Ernst & Young des fondations d’entreprise 2008). Aujourd’hui, une très grande majorité des fondations ou fonds interrogés (70%) proposent aux collaborateurs de l’entreprise fondatrice de s’impliquer dans les actions qu’ils accompagnent. Et l’implication des salariés s’effectue de plus en plus sur leur temps de travail (26% contre 17% en 2012 - Baromètre des fondations d’entreprises, IMS Entreprendre pour la Cité). Cette hausse témoigne d’un engagement croissant de l’entreprise et d’une maturité des dispositifs au service de l’action des fondations et fonds de dotation.Les pratiques d’évaluation sont en voie de généralisation. 67% des fondations et fonds de dotation interrogés ont mis en place une démarche d’évaluation. Parmi celles qui ne pratiquent pas encore l’évaluation à ce jour, 47% indiquent que la démarche est en projet. Si cet essor indique un degré de maturité plus avancé des structures, deux obstacles à l’évaluation sont toutefois évoqués: le manque de temps (78%) et de moyens (38%). Et seulement 25% des fondations et fonds de dotation font appel à un évaluateur externe. En matière de communication, l’usage des réseaux sociaux par les fondations et les fonds de dotation est encore modéré Les réseaux sociaux, encore récents dans le paysage de la philanthropie, demandent du temps et des qualifications pour être dûment exploités. Les fondations et les fonds se les approprient progressivement, à la mesure de leurs ressources : 63% des structures disposent de leur propre site internet, 44% des structures utilisent Facebook et 25% des structures utilisent Twitter.
BNY Mellon a noué un partenariat avec la firme de conseil Redington pour proposer un service de reporting amélioré de gestion actif/passif à sa clientèle de fonds de pension britanniques.Le nouveau service permet aux fonds de pension de piloter à la fois leurs positions de couverture sur une base trimestrielle ainsi que leur niveau d’exposition au risque.
Un investisseur institutionnel sur deux en Suisse pourrait être investi dans la microfinance d’ici à 2020, selon la société de gestion de fonds de microfinance suisse Blueorchard, rapporte L’Agefi suisse. C’est une des principales conclusions d’une étude conjointe entre Blueorchard et l’université de Zurich, qui dispose d’un centre de recherche sur la microfinance depuis 2009. Blueorchard anticipe un fort développement en Europe et en Asie centrale.La Suisse est de plus en plus appréciée comme un «hub» de la gestion de fonds privés dans la microfinance, dont elle détient un tiers du marché mondial. Les deux principales motivations d’investissement dans ce segment sont la durabilité et la responsabilité sociale ainsi que la performance financière.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; } One in two institutional investors in Switzerland may have invested in microfinance by 2020, according to the Swiss microfinance fund management firm Blueorchard, Agefi Switzerland reports. This is one of the main findings of a joint study by Blueorchard and the university of Zurich, which has had a microfinance research centre since 2009. Blueorchard anticipates strong growth in Europe and Central Asia. Switzerland is increasingly popular as a hub for the management of private microfinance funds, and controls one third of the global market. The two main motives for investment in this segment are sustainability and social responsibility, as well as financial performance.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; } The British asset management firm Hermes Investment Management and the asset management firm CSOP, based in Hong Kong, have formed an alliance to launch the CSOP Hermes China A-Share fund, a UCITS vehicle domiciled in Ireland, Financial News reports. The two partners have provided seed money for the new product, which will invest in Chinese equities listed on the Shanghai and Shenzhen stock markets, better known as “A-Shares.” The fund was launched this month and has raised a total of USD80m, the British website states. Management of the fund is entrusted to CSOP, which will take investment decisions on the basis of orientations from three Chinese asset management firms: Rosefinch Investment, Top Fund Investment Management and Huili Asset Management, all three based in Shanghai.
Les prix de l’immobilier à Londres ont baissé de 0,1% en septembre, leur premier repli depuis novembre 2012, selon le baromètre Hometrack. Au niveau national, les prix ont stagné, note l'étude, après 19 mois de hausse. Le réseau d’agents immobiliers invoque une moindre demande, les acheteurs étant incités à la prudence en raison de la prochaine hausse des taux de la Banque d’Angleterre, de l’approche des élections législatives de 2015 et des mises en garde fréquentes sur une bulle immobilière dans le pays.
Le britannique Jonathan Hill, futur commissaire européen à la Stabilité financière, aux Services financiers et à l’Union des marchés de capitaux, ne s’occupera pas du dossier sensible des bonus bancaires. L’unité en charge de ce sujet sera confiée au commissaire européen à la Justice, le tchèque Věra Jourová, a indiqué à L’Agefi une source européenne, confirmant un article du Financial Times. Cette unité gère notamment la plainte ouverte par la Grande-Bretagne devant la Cour de justice européenne contre les règles d’encadrement des rémunérations des banquiers édictées par l’Europe. Ces règles, qui prévoient la limitation des bonus à 200% du salaire fixe, doivent entrer en vigueur début 2015.
Le fonds souverain de Singapour a acquis auprès de Carlyle une participation au capital de la société d’assistance routière britannique RAC. GIC ne précise pas la taille de la part acquise ni le montant de la transaction mais fait savoir qu’il est désormais détenteur, conjointement avec Carlyle, d’une participation majoritaire au sein de RAC, la direction de la société britannique détenant le solde du capital. Carlyle avait racheté RAC à Aviva en 2011 pour 1 milliard de livres (1,2 milliard d’euros).
Eric Holder, le procureur général des Etats-Unis, va démissionner mais restera en poste jusqu'à ce qu’un remplaçant lui soit trouvé, a annoncé hier soir le président américain Barack Obama.
Selon un document du Trésor qui doit être publié la semaine prochaine, le gouvernement italien prévoit désormais une contraction de 0,2% ou 0,3% du PIB cette année, alors que les prévisions officielles présentées en avril tablent sur une croissance de 0,8%. Pour 2015, le Trésor va ramener sa prévision de croissance à environ 0,5% contre 1,3% et porter sa prévision de déficit à 2,8%, soit un point de plus qu’attendu jusqu'à présent.
Le parquet général portugais a confirmé hier qu’il allait examiner des accusations selon lesquelles le Premier ministre Pedro Passos Coelho aurait perçu d’une entreprise l'équivalent de 150.000 euros à la fin des années 1990, alors qu’il était député, sans déclarer ces sommes ni au fisc ni au Parlement. C’est le chef du gouvernement lui-même qui a demandé cette semaine au parquet de se saisir de ce dossier afin de «clarifier» la situation.
Le président ukrainien Petro Porochenko a présenté un plan de réformes économiques et sociales (lutte contre la corruption, décentralisation, refonte du système fiscal, de la justice et des services de sécurité...) destiné à permettre une candidature à l’entrée dans l’Union européenne dans un délai de six ans. Le dirigeant espére que les élections législatives du 26 octobre lui donneront une majorité claire afin de mettre en œuvre ces réformes.
L’ordonnance présentée hier par le ministère de la Justice confirme la suppression du pouvoir d’auto-saisine du tribunal de commerce. Une décision qui fait suite à la censure du Conseil constitutionnel. Le texte définitif de la nouvelle ordonnance doit être publié prochainement.
Le gouvernement britannique compte étendre l’emprise du régulateur FCA sur l'élaboration des taux de référence jugés les plus importants pour les marchés financiers.
« L'internationalisation des sociétés de gestion est une question de survie ». C'est le message martelé par Pascal Koenig, associé responsable de l'asset management chez Deloitte, lors de la présentation de l'étude « Are you export ready ?
Le président ukrainien Petro Porochenko a présenté un plan de réformes économiques et sociales destiné à permettre au pays d'être candidat à l’adhésion à l’Union européenne dans un délai de six ans. Le président a dit espérer que les élections législatives du 26 octobre lui donneront une majorité claire afin de mettre en œuvre ces réformes. Il s’agit avant tout selon lui de mettre l’accent sur la lutte contre la corruption, sur la décentralisation, la réforme du système fiscal, celle de la justice et des services de sécurité. Assurer l’indépendance énergétique du pays est également une priorité.
Le fonds souverain de Singapour a annoncé avoir acheté à Carlyle une participation au capital de la société d’assistance routière britannique RAC. GIC ne précise pas la taille de la part acquise ni le montant de la transaction mais fait savoir qu’il est désormais détenteur, conjointement avec Carlyle, d’une participation majoritaire au sein de RAC, la direction de la société britannique détenant le solde du capital. Carlyle avait racheté RAC à Aviva en 2011 pour un milliard de livres (1,2 milliard d’euros). La transaction dévoilée aujourd’hui porte un coup d’arrêt au projet de RAC d’une introduction en Bourse avant la fin de l’année.
Mitesh Parikh, qui officiait jusque-là au poste de responsable européen pour l’activité «spot foreign-exchange trading» chez Goldman Sachs Group, a rejoint le hedge fund Balyasny Asset Management après 12 années passées au sein de la banque américaine, rapporte Bloomberg qui cite une source proche du dossier.Mitesh Parikh est nommé «macroeconomic money manager» au sein du bureau de Londres de Balyasny, une société de gestion basée à Chicago qui gère 6,25 milliards de dollars d’actifs. Il débutera ses nouvelles fonctions d’ici à la fin de l’année.
Cedrus Partners a annoncé la reprise de l’activité de conseil en épargne salariale et retraite collective développée depuis plus de 10 ans par Altedia au sein de son département Altedia Investment Consulting (AIC). Cedrus Partners est une société de conseil en investissements financiers et de courtage en assurances, créée en 2010 dont le volume d’actifs gérés est, avant l’opération AIC, d’environ 4 milliards d’euros. Cette acquisition permettra à Cedrus Partners d’occuper une position de leader sur le marché de la retraite collective. AIC, créée en 2004 par Altedia et deux associés, dont Christel Bapt, actuel président de Cedrus Partners, avait été intégrée à 100% au Groupe Altedia après le départ des associés-fondateurs pour créer Cedrus Partners en 2010. Depuis 2004, AIC a réalisé plus de 70 missions d’envergure, dont plus d’une trentaine portant sur l’assistance technique et financière pour des dispositifs de retraite collective, Perco ou régime de retraite supplémentaire à cotisations définies. Selon Christel Bapt, président de Cedrus Partners,« cette opération s’inscrit dans le sens de l’histoire puisque nous avons en nous cette culture de l’épargne collective et des investissements à long terme, et que le sujet de la retraite et de son financement est au cœur de l’actualité. Nous reprenons une activité solide qui nous place sur le marché français en leader ».
BNP Paribas Investment Partners (BNPP IP) a annoncé avoir reçu l’autorisation d’opérer en France, aux Pays-Bas et au Luxembourg en tant que gérant FIA (fonds d’investissement alternatifs) dans le cadre de la directive européenne sur les gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs (FIA). La société de gestion est désormais autorisée à offrir des fonds d’investissement UCITS et AIFMD dans ces trois pays, ce qui lui permet d’enrichir toute sa gamme de fonds pour les investisseurs européens. «Les licences vont permettre à BNP Paribas IP de disposer d’un éventail de fonds alternatifs à ses clients institutionnels et particuliers en complément des fonds que l’entreprise propose déjà à ses clients particuliers conformément à la directive de l’Union européenne qui régit les OPCVM (UCITS)», indique un communiqué. BNP Paribas IP gère actuellement quelque 900 fonds d’investissement alternatifs. Grâce à ces licences, environ 50 fonds peuvent bénéficier d’un passeport pour leur distribution dans un plus grand nombre de pays européens, ce qui permettra aux clients institutionnels d’accéder aisément aux produits.
Swiss Life REIM (France) a livré en VEFA (Vente en l’Etat Futur d’Achèvement) quatre résidences étudiantes pour un montant global de 33 millions d’euros. L’opération a été réalisée pour le compte d’un OPCI spécialisé dans les résidences étudiantes. Deux ensembles sont situés à Marseille. Le premier se situe à proximité de la gare Saint Charles et de l’un des principaux sites universitaires d’Aix Marseille Provence, le deuxième près de la faculté de médecine de la Timone. La résidence étudiante de Lyon est construite en plein cœur du quartier étudiant dans le 7ème arrondissement. Enfin, la quatrième résidence livrée se situe à Grenoble en face du pôle universitaire de Saint Martin d’Hères. D’autres résidences étudiantes seront livrées d’ici la fin de l’année, annonce la société de gestion.
Crédit Agricole Assurances a annoncé, ce 25 septembre, que ses deux entités UAF Patrimoine et LifeSide Patrimoine, spécialisées dans l’assurance vie patrimoniale, se rapprochent afin de créer une nouvelle plateforme unique dédiée aux professionnels indépendants du patrimoine. Baptisée UAF Life Patrimoine, ce nouvel acteur sera « positionné d’emblée parmi les leaders de ce marché », estime le bancassureur dans un communiqué.De fait, partenaires de longue date des conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI), les deux sociétés maitrisent les rouages de ce canal de distribution. UAF Patrimoine a en effet développé depuis 2005 au sein de Predica (filiale de Crédit Agricole Assurances) une expertise assurantielle reconnue tandis que LifeSide Patrimoine, qui a rejoint Crédit Agricole Assurances en 2011, a fait preuve d’une capacité d’innovation sur ce marché.La nouvelle plateforme UAF Life Patrimoine sera opérationnelle en janvier 2015 et sera dirigée par Marie-Anne Jacquier, actuel directeur général de LifesSide Patrimoine. La nouvelle structure sera détenue à parts égales par Predica et Spirica, toutes deux filiales de Crédit Agricole Assurances.Selon L’Agefi, Alors que LifeSide Patrimoine et UAF Patrimoine ont chacune affiché en 2013 une collecte nette en assurance vie voisine de 200 millions d’euros – pour des encours en fin d’année de respectivement 1,4 et 1,2 milliard –, UAF Life Patrimoine entend bien atteindre «rapidement» une collecte annuelle de 500 millions.
LGA Investissement Associé a annoncé avoir signé un protocole avec Lazard Frères Gestion pour la gestion du fonds A7 Picking. Suite à la rotation du portefeuille le 19 septembre 2014, la stratégie A7 Picking s’est étoffée d’une ligne supplémentaire dédiée à Lazard Frères Gestion qui rejoint ainsi Camgestion, DNCA, Financière de l’Echiquier, Fidelity, Natixis et Neuflize OBC pour collaborer à la gestion du fonds avec LGA Investissement Associé. « Nous souhaitions porter à 7 le nombre de lignes au sein du portefeuille afin d’élargir l’univers d’investissement et la diversité des convictions, en cohérence avec un process qui a fait ses preuves et qui produit de très bons résultats. Pour cela, nous souhaitions collaborer avec une société de gestion complémentaire de celles déjà présentes dans le fonds, que ce soit en termes de culture, d’univers d’investissement, de taille et de gamme », déclare Joseph Alfonsi, directeur de la gestion de LGA Investissement Associé et co-gérant du fonds A7 Picking. LGA Investissement décrit la stratégie A7 Picking comme un fonds « latitude totale » qui propose un process de gestion « pluri-convictionnelle ». Concrètement, le fonds investit dans des actions ou parts d’OPCVM ou OPC de type ouvert, incluant des ETF, des fonds indiciels, investissant dans tous types d’actifs autorisés et sans restriction géographique ou sectorielle, selon Morningstar. Après avoir généré un rendement de 12,5% en 2012 et 9,8% en 2013, le fonds gagne pour l’heure 6,3% en 2014.
« L’internationalisation des sociétés de gestion est une question de survie ». C’est le message martelé par Pascal Koenig, associé responsable de l’asset management chez Deloitte, lors de la présentation de l’étude « Are you export ready ? Des sociétés de gestion françaises face aux enjeux du développement à l’international », ce mercredi à Paris. Conduite en collaboration avec BNP Paribas Securities Services et l’Association Française de la Gestion financière (AFG) auprès d’un échantillon de 13 sociétés de gestion françaises entre novembre 2013 et mars 2014, l’étude se penche sur la stratégie déployée par ces acteurs, disposant d’encours gérés situés entre 80 millions et 22 milliards d’euros, ainsi que sur les axes d’amélioration potentiels lors de la conquête de nouveaux marchés. Le constat de Pascal Koenig est largement partagé par les acteurs participant à l’étude, qui sont 69 % à estimer que la distribution de leurs produits à l’international est une nécessité, et une réelle opportunité, alors que le marché français de la gestion collective depuis plusieurs années est particulièrement atone. Le premier marché visé est l’Europe, avec une concentration sur la gestion de fortune et les institutionnels. La première classe d’actifs mise en avant par les sondés est la classe actions, notamment à travers les fonds « flagship ». Deloitte estime que les sociétés françaises devraient valoriser leur marque et ne pas uniquement se concentrer sur une communication portant sur ces gros fonds phare. « L’enjeu est énorme, il s’agit de se différencier sur un marché européen où coexistent 55.142 fonds ! », insiste Pascal Koenig. Les sociétés de gestion françaises abordent-elle de manière efficace leur internationalisation ? Lorsque la décision de se lancer sur un marché international est prise par une société de gestion, l’étude de Deloitte constate que les acteurs français n’ont pas d’approche «industrielle» et semblent encore assez mal préparées à l’internationalisation de leur développement. Elles passent très rapidement à l’étape « lancement », suite à une opportunité saisie sur le nouveau marché, en négligeant quelque peu l’approche préparatoire d’analyse des enjeux marchés/clients/produits. « Les sociétés sont alors très rapidement confrontées à des problématiques liées à la compréhension de spécificités locales concernant le type de produits, la fiscalité ou la réglementation », constate Pascal Koenig. Seuls 8 % des sociétés interrogées ont par exemple conduit une analyse du positionnement de leurs produits sur le marché cible. Par ailleurs, si 38 % des sondés sont aujourd’hui présent à l’international via des succursales (61 % si l’on inclut des partenariats et le recours au TPM, les Third Party Marketer), seuls 23 % considèrent que pour commercialiser les produits à l’international, une présence commerciale locale est indispensable. Pour vendre leur expertise à l’étranger, les acteurs français manquent d’une « stratégie marketing » clairement définie, qui aurait pour ambition de structurer la démarche (choix des messages, des supports, de la fréquence de publication., etc), constate l’étude. Les campagnes digitales ne sont utilisées que par 15 % des sociétés interrogées, et le parcours client n’est pas cité. « Et le service client est clairement absent des messages de communication », note Pascal Koenig. En résumé, il existe aujourd’hui encore une « dichotomie entre les axes de communication et les objectifs poursuivis par les gestionnaires français candidats au développement international », souligne Deloitte.