Lors du colloque de l'AMF et de la CRE vendredi, acteurs de marché et régulateurs ont évoqué les défis à surmonter face à la financiarisation de la classe d'actifs
Le quotidien avance que le plus important fonds alternatif au monde dédié aux matières premières a subi la semaine dernière des pertes de quelque 400 millions de dollars du fait de la décrue des prix pétroliers. L’actif total du hedge fund londonien est proche de 5 milliards. Le quotidien cite une lettre envoyée aux clients vendredi soulignant la volatilité inhabituelle des prix.
Le déficit commercial de la France s’est légèrement réduit en mars grâce à la baisse des achats de produits pétroliers mais il affiche un bond de 60% sur les trois premiers mois de l’année, à l’opposé de l’Allemagne. La balance commerciale se solde en mars par un déficit de 5,746 milliards d’euros, après 6,374 milliards (révisé) en février, selon les données CVS/CJO publiées par les Douanes.
La banque centrale australienne a prévenu qu’une nouvelle hausse des taux d’intérêt serait nécessaire à l’avenir pour contenir la hausse des prix, après avoir relevé sa prévision d’inflation d’ici fin 2013. La Reserve Bank of Australia prévoit désormais que l’inflation sous-jacente atteindra 3% d’ici la fin de cette année, puis 3,25% d’ici fin 2013, soit au-delà de son objectif à moyen terme, compris entre 2 et 3% en rythme annuel.
Depuis le début de 2011, la filiale française du britannique Schroder Investment Management affiche des souscriptions nettes de 700 millions d’euros environ, et son encours atteint quelque 4 milliards d’euros. Une bonne partie de l’argent frais est provenu de la réallocation à Schroders par le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) d’un mandat crédit US.
La Société Générale a publié, jeudi 5 mai, ses comptes trimestriels faisant état d’un résultat net part du groupe de 916 millions d’euros au premier trimestre 2011, en repli de 13,8 % par rapport au premier trimestre 2010. Le pôle Banque privée, Gestion d’actifs et Services aux investisseurs qui regroupe la banque privée (Société Générale Private Banking), la gestion d’actifs (Amundi, TCW), et les services aux investisseurs (Société Générale Securities & Services) et de courtage (Newedge) a connu une progression de ses résultats avec, pour la banque privée, 84, 2 milliards d’euros d’actifs gérés (contre 79,1 milliards en mars 2010) et en gestion d’actifs, après une année de restructuration, une collecte positive pour le deuxième trimestre consécutif pour la société de gestion américaine TCW. Quant aux métiers des services aux investisseurs; ils ont vu leurs niveau d’actifs en conservation progresser de 4,7 % en un an. A 580 millions d’euros, les revenus trimestriels du pôle sont en hausse de 13,3 % par rapport au 31 mars 2010.Le pôle génère un résultat net part du groupe de 97 millions d’euros, en progression de 76,4% sur un an. La banque privée a enregistré une collecte nette de 1,7 milliard d’euros. A 220 millions d’euros, le produit net bancaire de la ligne métier est en croissance significative de 30,2 % par rapport au premier trimestre 2010, porté notamment par la remontée des revenus de trésorerie, les activités de produits structurés et une moindre contributions des éléments exceptionnels. Fin mars 2011, la collecte nette de TCW a été positive de 1,3 milliard d’euros. le produit net bancaire de la ligne métier atteint 89 millions d’euros, en hausse de 6 % par rapport à la fin du premier trimestre 2010. La contribution d’Amundi de 32 millions d’euros porte le résultat net part du groupe à 40 millions contre 19 millions d’euros au 1er trimestre 2010. Enfin, les activités de services aux investisseurs affichent au 31 mars des actifs sous conservation de 3 397 milliards d’euros, en hausse de 4,7 % sur un an. Les actifs administrés pour leur part restent stables à 452 milliards au terme du premier trimestre 2010 comparé au 31 mars 2010. En outre, la volatilité des marchés a permis à Newedge d’afficher des volumes d’activité en hausse de 11 %. L’activité «Services aux investisseurs» et Newedge réalisent un produit net bancaire en progression de 4,6 %, par rapport à la même période un an auparavant, à 271 millions d’euros.
La société de gestion suédoise East Capital a annoncé que Jean-Marie Laporte quitte la direction du bureau de Paris au premier juin et devient senior advisor du groupe East Capital. Dans ses nouvelles fonctions, il participera aux conseils d’administrations de différentes sicav du groupe et apportera son expertise aux équipes commerciales. Jean-Marie Laporte sera remplacé à la tête du bureau français par Olle Olsson, qui a intégré l'équipe de Paris en janvier 2009 pour prendre en charge le développement commercial, après avoir notamment occupé les postes de responsable de la distribution externe à Stockholm et de responsable des équipes de vente en Russie. Olle Olsson ne sera pas remplacé à son ancien poste, a confirmé Jean-Marie Laporte à Newsmanagers. Dans sa nouvelle fonction de directeur du bureau de Paris, le nouveau directeur continuera en effet d'être responsable du développement commercial.La France, où East Capital s’est installée en 2005, fait office de centre pour le service et les relations avec les investisseurs d’Europe du sud et continentale. Le bureau de Paris compte à ce jour 9 employés et ses encours représentent environ 600 millions d’euros, soit environ 10 % des encours globaux de la société de gestion.
AG2R La Mondiale a annoncé, jeudi 5 mai, un résultat net de la société au 31 décembre 2010, à 279 milliards d’euros, en progression de 29,3%. La collecte s’est élevée à 15,7 milliards d’euros pour l’ensemble de ses activités, soit une hausse de 3,6% par rapport à l’année précédente.L’assurance vie épargne a, pour sa part, enregistré une collecte nette de 2,7 milliards d’euros, en augmentation de 6,5%. Ajoutée à la revalorisation des supports en unités de compte (+8,2%), les provisions techniques assurancielles ont progressé de 10,7% pour atteindre 55,1 milliards d’euros. L’épargne salariale a atteint 1,0 milliard d’euros grâce à une collecte soutenue et l’acquisition de la société Gérer S2E, a indiqué dans un communiqué l’AG2R La Mondiale.
Philippe Lecomte, directeur général de Schroders en France, et Frédéric Bôl, fondateur et président du directoire de Viveris REIM (2,5 milliards d’euros d’encours) ont annoncé le 5 mai que leurs maisons vont lancer ensemble, le 8 juillet prochain, le premier OPCI pan-européen avec un objectif de volume de 400 millions d’euros dont 30 % d’effet de levier.C’est le début d’une coopération stratégique dans laquelle Schroders, qui gère environ 11 milliards d’euros dans l’immobilier (sur 230 milliards d’encours totaux) et qui n’avait pas de plate-forme de ce type en France, confiera à son partenaire la gestion de la poche française de ses futurs fonds immobiliers européens. Grâce à Viveris REIM, la maison britannique est désormais présente, pour l’immobilier, sur un neuvième marché.Le nouveau produit, géré par Frédéric Lombardo (CIO de Viveris REIM), permettra à Schroders de fournir à sa clientèle un produit diversifiant, régulé en France et géré par une équipe locale. L’objectif de taux de rendement interne du fonds sera de 7 % net de frais avec un objectif de dividende de 5 % net de frais.La durée de vie de cet OPCI devrait être de l’ordre de huit ans, plus deux pour la liquidation du portefeuille.A noter que la rémunération annuelle variable du gérant est plafonnée à 8,5 %, ce qui témoigne de la volonté des partenaires de privilégier une gestion prudente.Le nouveau fonds se focalisera sur les pays nordiques et l’Europe occidentale, sans s’exposer aux marchés espagnol, portugais ou d’Europe centrale et orientale, actuellement peu porteurs. L’avantage de la formule retenue consiste à offrir la possibilité de lisser la volatilité par rapport à des investissements concentrés sur la France (et l’Ile-de-France). «Le gisement d’actifs étant plus riche et les rendements souvent plus élevés sur le vieux Continent, cela permet d’obtenir le même niveau de performance pour un risque beaucoup moins important», conclut Frédéric Bôl.
BNP Paribas Investment Partners (BNPP IP) a annoncé le 5 mai le lancement de l’un des tout premiers fonds à échéance de dettes d’entreprises émergentes, accessible aux investisseurs privés, BNPP Obli Nouveaux Marchés 2016. Ce fonds de droit français vise à tirer pleinement parti de la dynamique de croissance des pays émergents en investissant principalement dans des emprunts d’entreprises, en contrepartie d’un risque limité."Avec ce nouveau véhicule spécialement conçu pour le marché français, nous apportons une solution transparente et simple : un fonds libellé en euro et couvert contre le risque de change USD. Il permet de profiter pleinement des rendements attractifs des obligations portées jusqu’à leur échéance, tout en limitant le risque du portefeuille, grâce à une forte diversification », a souligné à l’occasion d’un point de presse Mario Petrachi, directeur Distribution Externe France.Segie Trigo Paz, responsable des investissements marchés émergents obligations chez FFTW, filiale de BNP Paribas IP spécialisée dans la gestion des taux internationaux, a relevé pour sa part la mutation profonde ces dernières années des marchés obligataires émergents qui ont gagné en profondeur et en maturité, tant en ce qui concerne le segment des émissions privées que les emprunts des Etats eux-mêmes dont 60% sont d’ores et déjà notés en catégorie d’investissement. Les investisseurs institutionnels sont de plus en conscients de cette évolution, le marché de la dette émergente devenant une classe d’actifs à part entière entrant souvent dans la composition de l’allocation stratégique et non plus seulement considérée comme une variable de l’allocation tactique. Sur les quatre premiers mois de l’année, l'équipe dédiée aux obligations émergentes de FFTW a enregistré une collecte nette de quelque 500 millions de dollars, ce qui a permis de porter les actifs sous gestion à environ 5 milliards de dollars. L’univers d’investissement du fonds est composé d’obligations notées de B à A+, émises par des entreprises, des émetteurs quasi-souverains et souverains des pays émergents. Il recouvre 4 continents, 25 pays et plus d’une trentaine de sociétés représentant 6 secteurs d’activités parmi les plus dynamiques de ces pays. Le fonds se propose d’atteindre un objectif de rendement de 5 à 6% nets annualisés sur cinq ans. A noter que la période de souscription du fonds est ouverte jusqu’au 30 juin.Caractéristiques : Code ISIN (P CAP) FR0011021179 Commission de souscription Max. 2% Frais de gestion Part P : 1,3% / an Part I : 0,50%Investissement minimum1 part (100 euros) Devise de référence EuroFréquence de calcul de la VL Hebdomadaire Date de lancement 31/03/2011 Durée du placement minimum recommandée 5 ans Gérant du fonds Chris Kelly
Le 8 avril, la CNMV a délivré son agrément de commercialisation en Espagne au fonds de droit luxembourgeois Mirabaud Multi-Manager, dont l’encours dépasse les 130 millions d’euros. Il s’agit d’un produit coordonné multistratégies lancé en décembre 2009 qui investit actuellement dans 14 fonds alternatifs équipondérés (15 au maximum) avec des styles de gestion différents (de stratégies alternatives ou de performance absolue) sur différentes classes d’actifs. L’objectif est une performance absolue et la liquidité, hebdomadaire ; comme le précise Mirabaud, ce produit «a un objectif très fort de préservation du capital», avec une tolérance de perte maximale de 4 % (maximum draw-down). En 2010, la performance est ressortie à 4,05 %, avec une volatilité de 3,3 %.Le conseiller du fonds est Prosper Professional Services (dont Mirabaud détient environ 30 %) et le produit, géré par Anne-Catherine Frogg de Mirabaud, est lui-même un compartiment de la sicav Prosper Funds. Il est disponible en 3 parts A et 3 parts I, en francs suisses, en euros et en dollars ; la part de référence est celle en euros, celles dans les deux autres devises étant couvertes du risque de change. La commercialisation est assurée par Mirabaud Finanzas. L’encours de Mirabaud se situait fin décembre à quelque 25 milliards de francs suisses.
Avec seulement 0,30 % de commission de gestion, le SKAG Balanced pourrait passer pour un ETF, mais en fait il s’agit d’un fonds diversifié dont la performance a été de 8 % annuels depuis son lancement en 2006, souligne le Financial Times Deutschland. De fait SKAG est la filiale de gestion d’actifs de Siemens, qui a lancé sept fonds jusqu'à présent utilisés seulement par le personnel. Depuis l’an dernier, SKAG a introduit un droit d’entrée, signe qu’elle a l’intention de distribuer plus largement ce produit à l’extérieur. Cela vaut aussi pour BMW-Bank, qui gère cinq fonds de petite taille et qui souhaite à présent les commercialiser auprès de multigérants ; sur trois ans, ils ont en moyenne affiché une performance annuelle supérieure à 4 %.En revanche, chez Mercedes-Benz Bank, on ne souhaite pas trop commercialiser "à l’extérieur» le fonds diversifié et les trois fonds de fonds maison. Ils sont proposés uniquement aux clients de la banque.
Le partenariat stratégique annoncé le 5 mai par CB Equity Partners (CBE) et le Topland Group of Companies (TLG) est destiné à investir jusqu'à 2 milliards d’euros dans l’immobilier allemand. Il vise à prendre des participations majoritaires dans des projets de long terme, notamment du type sale & leaseback.Comme les deux partenaires l’ont déjà pratiqué par le passé, CBE identifiera les transactions et TLG fournira le capital, la gestion d’actifs et l’expertise en matière immobilière.
Les dernières statistiques disponibles indiquent que la collecte sur les hedge funds s’est élevée à 10,1 milliards de dollars au premier trimestre, rapporte Hedgeweek. Si ce rythme se maintient, la collecte en question pourrait doubler par rapport à celle enregistrée l’an dernier. Les gros hedge funds ont drainé plus de 12 milliards de dollars alors que les hedge funds plus modestes ont subi des rachats nets. Les stratégies global macro ont enregistré la plus forte collecte (3,3 milliards de dollars), devant l’arbitrage fixed income (2,9 milliards de dollars) et les managed futures (2,8 milliards de dollars). Au total, les actifs sous gestion du secteur s'élevaient au 31 mars à 1.800 milliards de dollars contre 1.700 milliards au 31 décembre 2010. Quant à l’indice Dow Jones Credit Suisse qui mesure la performance des hedge funds, il affiche une progression de 2,2% au premier trimestre 2011.
Le britannique Schroders a fait état pour le premier trimestre 2011 d’un bénéfice imposable de 103,8 millions de livres, contre 93,2 millions de livres pour les trois premiers mois de l’année précédente. La collecte nette s’est élevée à 3,1 milliards de livres, les actifs sous gestion s’inscrivant à 201,4 milliards de livres contre 196,7 milliards de livres au 31 décembre 2010.Le résultat imposable du pôle gestion d’actifs s’est inscrit à 97,3 millions de livres contre 88,9 millions un an plus tôt. La collecte nette s’est élevée à 3 milliards de livres, dont 2,8 milliards de livres de source institutionnelle. A fin mars, les actifs sous gestion s'élevaient à 185 milliards de livres contre 180,5 milliards de livres au 31 décembre 2010. Les activités de banque privée ont dégagé un bénéfice imposable de 6,7 millions de livres contre 1,3 million de livres au premier trimestre 2010. La collecte nette s’est élevée à 100 millions de livres, ce qui a porté le total des actifs sous gestion à 16,4 milliards de livres contre 16,2 milliards de livres à fin décembre 2010.
Le britannique Man Group a annoncé le 5 mai la nomination avec effet immédiat d’Emmanuel Roman, chief operating officer depuis octobre 2010, en qualité d’executive director au sein du board du groupe.Par ailleurs, Matthew Lester, directeur financier du Royal Mail Group, a été nommé en qualité d’administrateur non exécutif, avec effet immédiat également.
Stephen Hale, qui vient de passer onze ans chez Barclays Capital, en dernier lieu comme hedge funds relationship manager, a été nommé head of hedge fund relationship management Europe chez BNP Paribas Corporate & Investment Banking à Londres, rapporte Hedge Week. L’intéressé est subordonné à Stefano Blotto, head of investor relationship management pour l’Europe.
Les actifs sous gestion du groupe américain Prudential Financial se sont inscrits à 858,5 milliards de dollars au 31 mars 2011, contre 784 milliards de dollars à fin décembre 2010 et 693,3 milliards de dollars un an plus tôt.La collecte nette de source institutionnelle (hors monétaire) a totalisé au premier trimestre 5,9 milliards de dollars, à comparer à un chiffre de 2 milliards de dollars pour le premier trimestre 2010. Les actifs sous administration s'élevaient à fin mars à 86,6 milliards de dollars. Le bénéfice net des activités de services financiers du groupe s’est inscrit à 589 millions de dollars au premier trimestre, contre 536 millions de dollars un an plus tôt.
Le premier mutual fund américain à capital protégé avec une liquidité journalière et sans échéance définie a été lancé le 4 mai. Il s’agit du fonds Janus Protected Series-Growth, de Janus Capital Group. Le gestionnaire américain a conclu un partenariat avec BNP Paribas au terme duquel le groupe français s’engage à fournir la protection du capital pour ce nouveau fonds.L’objectif du Janus Protected Series-Growth est d’assurer aux souscripteurs une valeur liquidative qui ne sera en aucun cas inférieure à 80 % de la plus haute valeur liquidative jamais atteinte pour chaque classe de part. Afin d'équilibrer augmentation et protection du capital, le fonds sera principalement investi en grandes capitalisations américaines, en monétaire, en valeurs du Trésor américain, en positions courtes sur des futures sur indices et en d’autres instruments de nature à réduire le risque.