Le suisse Partners Group fait état pour le premier semestre de souscriptions nettes de 2,1 milliards d’euros contre 3 milliards de francs suisses pour la période correspondante de 2010. L’encours à fin juin ressortait à 22,8 milliards d’euros contre 21,4 milliards d’euros fin décembre et 26,5 milliards de francs suisses un an auparavant.L’encours au 30 juin se répartissait en 16,1 milliards d’euros d’actions non cotées contre 15,2 milliards six mois plus tôt, 2,8 milliards d’euros en immobilier non coté contre 2,5 milliards, 1,9 milliard contre 2 milliards pour les obligations non cotées, 1,2 milliard pour l’infrastructure non cotée et 0,8 milliard contre 0,7 milliard pour les sociétés du groupe.
A compter du 1er juillet, le gestionnaire belge Petercam a modifié la tarification des parts institutionnelles de sa sicav luxembourgeoise Petercam L afin d'être en harmonie avec la situation déjà existante pour les parts institutionnelles de sa sicav belge Petercam (B). D’autre part, Petercam a fait enregistrer en Euroclear France les parts K et L, afin de répondre mieux aux attentes des CGPI en termes de commissionnement. Les fonds de Petercam existent désormais sous six classes de parts : A et B (distribution et capitalisation) pour les particuliers, K et L (distribution et capitalisation), qui sont des parts pour investisseurs privés mais avec frais de gestion majorés (d’environ la moitié) afin de rétrocéder davantage à l’intermédiaire, et enfin des part E et F (distribution et capitalisation) réservées aux investisseurs institutionnels. Les frais de gestion appliqués aux parts institutionnelles sont égaux (dans la majorité des cas) à 50% des frais appliqués pour les parts classiques retail.En ce qui concerne les fonds commercialisés en France, Petercam a majoré les frais de gestion pour huit compartiments de la sicav Petercam (B) tandis qu’il les a réduits pour un compartiment et qu’ils demeurent inchangés pour quatre. Pour trois compartiments de la sicav Petercam L, les frais ont été majorés alors qu’ils ont été réduits pour un compartiment et sont restés inchangés pour quatre.
Lors d’un récent séjour à Paris, Rick Lacaille, global chief investment officer de State Street Global Advisors (SSgA) a fait le point pour Newsmanagers sur le programme de développement du groupe d’origine américaine qui dispose de centres de gestion répartis à travers le monde entier. «J’estime qu'à peu près 65 % de nos encours de 2.100 milliards de dollars sont d’origine américaine ou en produits américains, le solde provenant de l’international, précise le manager. Et nous avons dix sites de gestion : en Europe, il s’agit de Dublin pour le fondamental actions (avec l’acquisition récente de Bank of Ireland AM), de Londres, pour les actions et obligations en passif et actif, plus le cash et le multi-classes d’actifs, et de Paris, qui a les mêmes fonctions que Londres moins l’obligataire actif mais plus l’allocation d’actifs et les émergents actifs. Par ailleurs, nous gérons à partir de Sydney, de Tokyo, de Hong-Kong, de Singapour, de Boston (le plus gros centre avec 1.300 milliards de dollars et les deux tiers des professionnels de l’investissement), de Montréal et de Toronto. Nous sommes également présents commercialement en Europe à Munich, Bruxelles et Milan».Concernant l’actualité «produits» de SSgA, Rick Lacaille précise : «Dans la catégorie des nouveautés, nous avons mis sur le marché un ETF sur la dette émergente en monnaie locale et nous percevons une demande des investisseurs, notamment nord-américains, pour des produits sous contrainte de passif (LDI) que les Européens, notamment les Néerlandais et les Britanniques, ont déjà découverts».Récemment, le groupe américain, numéro deux mondial des ETF (mais qui a en portefeuille le plus gros fonds mondial de la catégorie, le SPDR Gold Shares), a fait admettre à la négociation à Francfort et à Paris deux dizaines d’ETF, signe que SSgA s’est enfin résolu à investir le marché européen. «Nous pensons effectivement élargir notre offre d’ETF de ce côté-ci de l’Atlantique (lire nos articles du 5 juillet et du 16 mai), confirme Rick Lacaille. «Car les investisseurs européens recherchent apparemment des produits plus «granulaires». En revanche, si nous n’avons pas l’intention de proposer des ETF inversés ou à effet de levier, nous disposons aux Etats-Unis d’une très vaste gamme de fonds mondiaux sur les obligations indexées sur l’inflation, que l’on pourrait décliner en fonds pays développés et pays émergents». Une gamme protéiformeIl ne faudrait pas oublier, cela posé, que les ETF sont aussi des fonds d’investissement, et qu’ils peuvent bénéficier d’une recherche qui sert également dans d’autres registres. Comme le souligne le global CIO de SSgA, «en ce qui concerne le crédit, nous avons lancé une recherche spécifique depuis trois ans. Cela s’est traduit par un système «intelligent» qui permet une gestion active dans un environnement qui est en réalité passif. Mais cela n’est possible que si des données fiables sont disponibles en quantité suffisante. Sur ce point, l’initiative est venue d’Europe, notamment de l'équipe londonienne qui s’est concertée avec l'équipe crédit de Boston, avec la contribution de l'équipe quantitative active. Et cela se traduit également par le lancement d’ETF en France, en Europe et aux Etats-Unis». (lire notre article du 22 juin). Cela dit, «il faudra aussi travailler pour prendre en compte les besoins des investisseurs qui opèrent par Internet"…Les ETF, on l’a vu, ne sont pas l’unique spécialité de gestion chez State Street, et Rick Lacaille précise d’ailleurs: «avec l’acquisition de BoI AM, nous sommes à même de proposer une sorte de stratégie barbell (haltères, ndlr)) à partir d’Irlande, avec une gamme indicielle d’une part et d’autre part des produits de performance absolue avec des portefeuilles très concentrés d’une vingtaine de lignes. Nous allons améliorer cette offre irlandaise… et l’exporter».En plus des ETF et de la gestion indicielle active, la gamme de SSgA comprend entre autres des produits alternatifs. «En matière de gestion alternative et de performance absolue, nous avons trois piliers, avec une constante : maintenir les coûts à bas niveau et proposer des produits transparents», souligne le CIO. «D’abord, une poche fonds de hedge funds sans produits SSgA dans le portefeuille, chez State Street Absolute Return Strategies (SSARS), ensuite des «single strategies», equity market neutral, obligataire ou CTA suiveurs de tendances, et enfin le pôle multistratégies. Tout cela ne représente pour l’instant que 1,5 milliard de dollars, mais ne demande qu'à croître».Une responsabilité sociétaleLe groupe est en mesure, de par ses multiples implantations, de faire jouer les synergies à l'échelon mondial. Cela vaut tant pour la gestion que pour le négoce, comme le note Rick Lacaille : «Pour le trading, SSgA se concentre sur trois pôles : Boston pour les Amériques, Londres pour l’Europe et le Moyen-Orient et enfin Hong-Kong pour l’Asie-Pacifique. Nous sommes de ce fait capables de traiter en temps réel, 24h sur 24, à travers tous les fuseaux horaires. Nous avons nos propres tables de négoce, mais bien sûr nous faisons aussi appel aux courtiers spécialisés pour la «boucle locale», lorsqu’ils s’avèrent mieux placés que nous pour une meilleure exécution. En tout état de cause, nous évitons les «dark pools» et nous n’utilisons les algorithmes qu’avec des limitations pour que tout cela reste honnête».Interrogé sur l’orientation générale de la stratégie d’investissement du groupe, le global CIO indique : «En ce moment, en attendant la saison des publications de résultats du premier semestre, nous sommes surpondérés actions, une classe d’actifs où les valorisations sont raisonnables et que nous comprenons bien. Nous sommes également surpondérés crédit et un peu sur les actions émergentes. Notre horizon est d’un an, mais nous revoyons la composition du portefeuille une fois par mois». Au-delà, Rick Lacaille estime que la mission sociétale de State Street Global Advisors, comme de tous les gestionnaires d’actifs, consiste à contribuer à une amélioration de l’image du secteur financier, qui a été sérieusement mise à mal par les crises de ces dix dernières années. «Il faut d’une manière générale, que nous travaillons à réduire les risques et les coûts, tout en augmentant les performances», conclut le CIO.
Turgot Asset Management a annoncé, vendredi 15 juillet, avoir repris la gestion d’Orelis Capital, un fonds actions internationales investi dans des grandes capitalisations dont l’objectif est de battre un indice de référence composé à 25% du MSCI World, à 40% de l’Eurostoxx 50 et à 35% du CAC40.D’après un communiqué, la société affiche désormais un encours de 50 millions d’euros et gère trois autres fonds : Turgot Multicaps Europe, crée en janvier 2009, un OPCVM «flexible» investi en actions de la Grande Europe; Turgot Asie Flexible, crée en septembre 2010, un autre un fonds «flexible» investi sur l’ensemble de la zone Asie Pacifique et enfin Turgot Multigest International, créé en février 2011, un fonds de fonds actions internationales investi sur une vingtaine de sous-jacents.
Russell Investments a annoncé le 14 juillet que l’Alaska Permanent Fund Corporation (APFC) a sélectionné le Russell Fundamental Developed Large Company Index comme référence pour un mandat d’actions internationales «quasi-passif» lancé le 1er juillet et portant sur 640 millions de dollars. APFC a converti le mandat existant qui se fondait sur une pondération par les capitalisations, géré par State Street Global Advisors (SSgA).L’indice retenu à présent fait partie de la gamme présentée il y a près de cinq mois par Russell et Research Affiliates (lire notre article du 28 février) et fondée sur la méthodologie mise au point par Research Affiliates qui prend en compte les critères fondamentaux des entreprises et non leur capitalisation.
Le conseil d’administration du gestionnaire d’actifs Eaton Vance Corp (200 milliards de dollars d’encours) a décidé le 15 juillet de servir un dividende trimestriel de 18 cents par action.Il a surtout autorisé le rachat d’au maximum 8 millions d’actions sans droit de vote. En vertu de l’autorisation du 15 janvier 2010, Eaton Vance a déjà racheté 6,7 millions d’actions.
Selon Mutual Fund Wire, Precidian Investments (anciennement Next Investments) a lancé ce qu’il affirme être le premier ETF coté aux Etats-Unis répliquant l’indice japonais Nikkei 225. Ce Maxis Nikkei 225 Index Fund est assorti d’un taux de frais sur encours de 0,50 %. Les fonds est «sous-conseillé» par Northern Trust. Precidian a obtenu de Mitsubishi UFJ Asset Management l’exclusivité de l’utilisation du Nikkei 225 pour les Etats-Unis.
Après le Credit Suisse 130/30 et le RAFI Long/Short, le gestionnaire américain ProShares (26 milliards de dollars) a annoncé le 14 juillet le lancement d’un troisième produit de la gamme Alpha ProShares, le ProShares Hedge Replication ETF dont l’acronyme sur la plate-forme NYSE Arca est HDG.Ce nouveau produit utilise la méthode de réplication des hedge funds adoptée par Merrill Lynch en adoptant comme indice de référence le Merrill Lynch Factor Model - Exchange Series (MLFM-ES).Le taux de frais sur encours est fixé à 0,95 %.
Le 8 juillet, Charles Schwab a notifié à la SEC que Schwab ETFs a lancé un nouveau produit obligataire, le Schwab US Aggregate Bond ETF, chargé à 0,10 %.Il s’agit du 14ème ETF de ce promoteur qui gérait fin juin 4,4 milliards de dollars sur ce segment.
JPMorgan Chase a annoncé le 15 juillet la cession à la Banque canadienne impériale de commerce (CIBC en anglais) des 41 % qui lui restaient dans le gestionnaire de mutual funds American Century Investments (112 milliards de dollars fin juin) pour environ 848 millions de dollars en numéraire.Arithmétiquement, CIBC paie ainsi l'équivalent de 1,84 % des encours correspondant à la participation ainsi acquise. La transaction devrait être bouclée sous 60 à 90 jours.La CIBC aura deux représentants sur dix au board d’American Century Investments. Outre sa participation économique de 41 %, le groupe canadien disposera également d’un droit de vote de 10,1 % dans American Century.
Alors que les actionnaires des deux opérateurs boursiers Nyse Euronext et Deutsche Börse ont approuvé le projet de rapprochement, les regards se tournent désormais vers la Commission européenne, note Les Echos. Les services du commissaire à la Concurrence, Joaquin Almunia, ont entamé la première phase d’examen et ont jusqu’au 4 août pour décider d’ouvrir une seconde phase plus détaillée. Une issue jugée très probable. L’enquête approfondie de Bruxelles devrait se focaliser sur deux champs : les marchés de produits dérivés cotés et les activités de compensation. Une fois dans cette phase, tout dépendra de la nature des discussions et des «remèdes» proposés par le nouveau groupe. Bruxelles peut demander des engagements sur la politique de prix de la future entité comme des cessions d’actifs en contrepartie de son feu vert.
Le fonds de droit autrichien ESPA Stock BRICK d’Erste Sparinvest (116,42 millions d’euros fin juin) a changé de nom le 14 juillet en ESPA Stock BRIC.La stratégie demeure inchangée, mais le gestionnaire, Erste Sparinvest (groupe Erste Bank, caisses d'épargne) considère que désormais la Corée du Sud (le «K» de l’acronyme) fait partie des pays développés même si MSCI Barra n’a pas encore validé cette promotion du fait que le won n’est pas suffisamment liquide.La commission de gestion se situe à 1,80 % tandis que le droit d’entrée ressort à 4 % pour les quatre classes de parts en euros et à 5 % pour celles en forints et en couronnes tchèques.
Samir Radouan, qui avait été nommé peu avant la chute d’Hosni Moubarak, a démissionné hier et va être remplacé par Hazem el Beblaoui, ancien conseiller économique du gouvernement. Le ministre de l’Industrie Samir el Sayyad quitte également le gouvernement.
Les projets du gouvernement japonais de reconstruction du pays prévoient un coût allant jusqu'à 107 milliards d’euros lors de ces cinq prochaines années, indique le journal Asahi dans son édition de samedi. Le gouvernement prévoit de présenter le projet de reconstruction avant la fin du mois de juillet.
Le groupe Dow Jones, appartenant à News Corp, a annoncé vendredi la démission de son directeur général, mêlé au scandale d'écoutes téléphoniques qui frappe l’empire médiatique de Rupert Murdoch. Les Hinton était chargé de superviser les journaux britanniques détenus par News Corp au moment des faits incriminés.
Niamey souhaite obtenir un meilleur prix sur ses exportations d’uranium, dont il est un important fournisseur du secteur nucléaire français, a déclaré samedi le président Mahamadou Issoufou à la télévision publique du pays. Le tiers des revenus à l’exportation du Niger provient de l’uranium.
La production manufacturière dans la région de New York s’est à nouveau contractée en juillet tout en montrant une légère amélioration par rapport au mois dernier. L’indice de la Réserve fédérale de New York est ressorti à -3,76, après -7,79 en juin et 4,50 attendu par les analystes.
La chancelière allemande Angela Merkel a affirmé hier qu’elle n’envisageait pas de programme de restructuration de la dette grecque. «Ce que nous souhaitons, c’est prendre le moins de mesures possible. Une restructuration, comme on l'évoque constamment en ce moment, aurait l’effet négatif de pousser les pays à ne plus faire autant d’efforts», a déclaré Angela Merkel lors d’un entretien à la chaîne ARD. «Je ne travaille pas dans cette perspective. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour éviter une issue encore plus rude, mais j’affirme clairement que le fait que les créanciers privés soient impliqués montre que nous avons un problème particulier en Grèce en raison du niveau très, très élevé de la dette», a-t-elle ajouté. La chancelière a par ailleurs indiqué qu’elle se rendrait jeudi à un sommet spécial des leaders de la zone euro sur la Grèce seulement si un plan de sauvetage clair est préparé en amont.
Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a déploré la gestion de la crise de la zone euro par les Etats membres, et estimé qu’ils devaient faire preuve de plus de discipline. Dans un entretien au FT Deutschland à paraître aujourd’hui, il rappelle également que si un Etat membre de la zone euro venait à faire défaut sur sa dette, la BCE ne pourrait plus accepter ses titres obligataires en collatéral.
Le directeur du budget auprès de la Maison-Blanche, Jack Lew, a fait état hier d'«activité et de progrès» dans les négociations sur le relèvement du plafond de la dette américaine. Interrogé par CNN, il a également estimé que les membres du Congrès avaient bien conscience qu’un défaut des Etats-Unis sur le financement de leur dette n'était pas envisageable. A deux semaines de la date butoir à laquelle Washington se trouverait dans cette situation, la Maison blanche et les parlementaires ne parviennent toujours pas à s’entendre sur un accord budgétaire ni un relèvement du plafond légal de la dette. La limite a dans les faits déjà été atteinte, et le département du Trésor a dû recourir à des procédures techniques pour contourner l’obstacle. Le président Barack Obama avait mis en demeure les responsables du Congrès de présenter durant le week-end un programme permettant de conclure le débat.
La production industrielle des Etats-Unis a progressé de 0,2% en juin par rapport au mois précédent, a annoncé vendredi la Réserve fédérale. Le taux d’utilisation des capacités est resté stable à 76,7%.
Après les sénateurs la veille, les députés italiens ont adopté à leur tour, vendredi, le plan d’austérité présenté par le gouvernement, qui prévoit 48 milliards d’euros d'économies sur quatre ans. Les députés se sont prononcés par 314 voix en faveur du plan et 280 ont voté contre. Un peu plus tôt, ils avaient majoritairement accordé leur confiance au gouvernement de Silvio Berlusconi. Son objectif est de ramener le déficit public de 3,9% du PIB en 2011 à l'équilibre en 2014.
Le sentiment du consommateur américain s’est détérioré nettement plus que prévu en juillet pour tomber à un niveau sans précédent depuis mars 2009, plombé par la hausse du chômage et la baisse du pouvoir d’achat, révèlent les estimations provisoires de l’enquête Thomson Reuters / Université du Michigan publiées vendredi. Selon ces estimations, l’indice ressort à 63,8 après 71,5 en juin. Les analystes prévoyaient en moyenne 72,5.
La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a fait part hier de l’entier soutien des Etats-Unis aux efforts de la Grèce pour surmonter sa crise financière, estimant qu’Athènes prenait des mesures difficiles mais nécessaires pour renouer avec la croissance. Pour H. Clinton, le plan d’austérité grec adopté par le parlement, politiquement douloureux, est comme une «chimiothérapie», mais il finira par porter ses fruits.
Réuni aujourd’hui à Paris, le Conseil de stabilité financière doit donner son feu vert à la surcharge en fonds propres des établissements dits d’importance systémique. Le Comité de Bâle pour la supervision bancaire a déterminé le mois dernier une fourchette allant de 1% à 2,5% supplémentaires. La contribution des créanciers seniors devrait également être abordée.
Avec 3 % de son portefeuille investi en gestion alternative, dont 1 % dans les hedge funds, la filiale assurance de BNP Paribas n’a de cesse d’augmenter cette pondération au fil des années. Selon Cédric Chavot, responsable ingénierie produits chez BNP Paribas Cardif, dans un article paru dans l’Agefi Hebdo, le traitement de cette poche d’investissement dans le cadre de Solvabilité II est coûteux, qu’il s’agisse de l’approche standard ou de l’approche par réplication de la structure de risques en modèle interne. « En complément de la dimension risque, l’exercice consiste à optimiser le ratio rentabilité/coût en capital, explique-t-il. Puisqu’il est probable que cet investissement ait une consommation élevée en fonds propres, les stratégies les plus rémunératrices, souvent moins liquides, pourraient être favorisées. Il est toutefois nécessaire de veiller à respecter une bonne diversification du portefeuille agrégé et une parfaite adéquation de liquidité entre le passif et l’actif. » Par ailleurs, « en comparaison avec les fonds ouverts, les fonds dédiés présentent l’avantage de nous permettre de maîtriser ces deux contraintes », ajoute-t-il.