Le hedge fund événementiel de John Paulson, Paulson Advantage, a perdu 14 % en octobre, plusieurs de ses paris ayant mal tourné, rapporte le Financial Times. Cela porte la perte totale depuis le début de l’année à 25 %. Le fonds a souffert du retrait de l’offre d’AbbVie pour Shire et de la chute des cours de Fannie Mae et Freddie Mac. Paulson Advantage affiche un encours de 3 milliards de dollars.
Les actifs gérés par les 500 principales sociétés de gestion à l'échelle mondiale ont augmenté de près de 12% pour atteindre un niveau record de 76.000 milliards de dollars en 2013, surpassant le précèdent record de plus de 69.000 milliards de dollars établi en 2007. L’étude mondiale P&I / Towers Watson global 500 révèle que, grâce à une croissance constante des actifs depuis six ans, leur montant total a plus que doublé depuis 2002.«L’année 2013 a clairement été, une fois encore, une bonne année pour la plupart des sociétés de gestion d’actifs, indépendamment du type d’actifs sous gestion, et cela a conduit à de nouveaux records dans tous les secteurs. Même si l’industrie semble être en bonne santé, il n’y a pas de raison de se réjouir trop vite pour autant, à la vue des nombreux défis et des objectifs à moyen terme pour l’économie mondiale où l’on observe des risques de baisse de la croissance à l'échelle mondiale. En outre, les sociétés de gestion d’actifs, notamment les plus importantes, risquent de faire l’objet d’un examen approfondi de leur rôle dans la société et de la valeur ajoutée qu’elles apportent aux investisseurs», souligne Thierry de la Noue, directeur du département Investment de Towers Watson France. Les Etats-Unis dominent le classement avec 12 sociétés de gestion d’actifs parmi les 20 premières, qui représentent deux tiers de l’ensemble des actifs sous gestion. BlackRock demeure le numéro 1, avec 4.324 milliards d’actifs sous gestion en 2013, devant Vanguard Group (2.752,9 milliards de dollars) et Allianz (2.392,5 milliards de dollars). La part des actifs des sociétés de gestion d’actifs américaines est passée en dix ans de 41% à plus de 50%, principalement au détriment des sociétés de gestion suisses, japonaises et britanniques, qui ont perdu dans l’ordre 5%, 4% et 2% et dont les parts de marché sont désormais de respectivement 4%, 6% et 8%. Quatre sociétés françaises figurent parmi les 20 premières du classement : Axa Group, BNP Paribas, Amundi et Natixis Global Asset Management.
Le nombre de lancements de nouveaux fonds alternatifs et multi-classes d’actifs affiche une hausse de 15% depuis 2010, selon une étude Cerulli Associates dont les résultats sont publiés dans le dernier numéro de «The Cerulli Edge -U.S. Edition». «La crise financière a entraîné de graves perturbations, mettant fin temporairement à l’introduction de nouveaux produits en raison des réductions budgétaires, mais à plus long terme, cette crise a déclenché des innovations de rupture», explique Cindy Zarker, director chez Cerulli, citée dans un communiqué. «Depuis 2010, on observe la création de 500 nouveaux mutual funds en moyenne chaque année. Trois domaines dans lesquels l’innovation produit a été particulièrement marquée sont l’investissement alternatif, les fonds de multi-stratégies et les stratégies indicielles». «Dans le sillage de la crise financière, les investisseurs abordent différemment la construction de portefeuille. Ils sont beaucoup plus sensibles aux frais de gestion, ils sont devenus très attentifs à la nécessité de gérer les risques et plus ouverts aux opportunités d’investissement au-delà des frontières américaines», estime Cindy Zarker. Les principales stratégies demandées par les conseillers financiers en 2014 sont les stratégies de revenus, l’alternatif multi-stratégies, les actions global/international, l’alternatif single-strategy, et l’allocation tactique globale.
Depuis l’arrivée de Bill Gross chez Janus Capital Group, deux fonds obligataires de la société de gestion ont enregistré des souscriptions nettes de plus de 1 milliard de dollars en octobre. Le fonds Janus Global Unconstrained Bond Fund a attiré 364 millions de dollars et pèse maintenant 442,9 millions. Le Janus Flexible Bond Fund a eu des entrées de 821 millions de dollars, ce qui porte ses encours à 8,4 milliards au total, note Das Investment.
Nouvellement installée à la tête de Fidelity, Abigail Johnson va devoir s’attaquer à un problème de taille : la désaffection des investisseurs à l’égard des fonds actions vedettes de la société de gestion, estime le Financial Times fund management. Aux Etats-Unis, les fonds à gestion active de Fidelity ont subi une décollecte nette de plus de 18 milliards de dollars sur les 12 mois à fin septembre, selon des chiffres de Morningstar. La maison de gestion a vu sortir 1,1 milliard de dollars de l’ensemble de sa gamme en 2013. Face à ce constat, Fidelity insiste sur son incursion nouvelle dans la gestion passive. La société a lancé 10 ETF l’année passée ayant collecté 1,5 milliard de dollars. Cette année, elle a lancé trois ETF obligataires à gestion active avec 130 millions de dollars de capitaux d’amorçage. La maison de gestion américaine a aussi enregistré un bond en avant de ses actifs sous administration en raison de la popularité de sa plate-forme en architecture ouverte, qui vend à la fois des fonds de Fidelity et ceux de ses concurrents. Ces actifs ont ainsi augmenté d’un cinquième sur 18 mois à 4.900 milliards de dollars.
Dans un entretien vidéo à Bluerating, Pietro Martorella, administrateur délégué d’Axa IM Italia sim, explique vouloir développer le canal « retail » en Italie. La société de gestion gère environ 607 milliards d’euros à l’échelle mondiale et environ 27 milliards d’euros en Italie, où elle est présente depuis 1999 avec un focus sur le marché institutionnel, qui représente le gros des encours (26 milliards d’euros). Mais récemment, la société a décidé de s’intéresser à la distribution auprès de la clientèle retail, qui constitue environ un milliard d’euros d’encours.
BNY Mellon a noué un accord avec Credem pour la distribution de ses fonds à la clientèle de particuliers en Italie, rapporte Bluerating. Cela va concerner 500 conseillers financiers et 180 banquiers privés de Credem, établissement qui compte 560 points de vente. Les fonds couverts par l’accord sont ceux de BNY Mellon déjà approuvés à la commercialisation en Italie.
HSBC Global Asset Management vient de recruter Matteo Ercole en Italie en tant que chargé de clientèle, rapporte Bluerating. L’intéressé provient de Candriam (ex-Dexia Asset Management) où il occupait un poste identique. Dans ses nouvelles fonctions, il sera chargé de renforcer et développer les relations avec les institutionnels, en coopération avec Philippe de Nouel, qui couvre le marché institutionnel d’Europe du Sud depuis Paris. Matteo Ercole est rattaché à Roberto Citarella, responsable de l’équipe italienne. HSBC GAM, est présent en Italie depuis 13 ans avec un bureau de six personnes. Ses actifs dans le pays s’élèvent à environ 5,3 milliards de dollars au 30 juin 2014.
Selon les informations de Bluerating, la gestion des investissements du groupe d’assurances italien Eurovita finira entre les mains de BlackRock. Eurovita cible d’ici à 2017 des réserves et encours sous gestion de 4 milliards d’euros.
Un an après l’ouverture de son bureau à Milan, Rothschild & Cie Gestion agrandit son équipe dédiée à la clientèle italienne avec le recrutement de Paule Ansoleaga Abascal, rapporte le site italien FondiOnline. Depuis 2012, l’intéressée travaillait à Lugano au sein de la banque Zarattini en tant que marketing and relationship manager. A l’occasion de ce recrutement, Alessio Coppola, responsable de l’Italie pour Rothschild & Cie Gestion, a indiqué que, d’ici à la fin de l’année, les fonds de la société de gestion seront enregistrés en Italie pour la commercialisation aux investisseurs particuliers. De plus, d’importants accords de distribution avec des banques de premier plan seront annoncés.
La Banque d’Angleterre a annoncé mercredi qu’elle avait licencié son responsable des opérations sur les changes, après une enquête ayant révélé qu’il n’avait pas respecté certaines procédures internes. L’intéressé avait été suspendu de ses fonctions au mois de mars. La BoE a cependant précisé que cette décision n’avait pas de rapport avec le règlement intervenu ce jour sur les manipulations des taux de change, qui a conduit les autorités britanniques à sanctionner cinq banques.
L’inflation au Royaume-Uni devrait passer sous 1% dans les six prochains mois, a déclaré mercredi la Banque d’Angleterre dans son rapport trimestriel sur l’inflation. Cette dernière est tombée à un plus bas de cinq ans de 1,2% au Royaume-Uni, s'éloignant de l’objectif de 2% de la BoE. «Le principal risque à la baisse provient de la baisse d’activité dans la zone euro, qui pèserait sur les exportations britanniques et pourrait être associée à un regain de volatilité sur les marchés financiers», indique le rapport. Dans ce contexte, la banque centrale prend note que les marchés ont, depuis ses dernières projections économiques en août, repoussé à octobre 2015, au lieu du début 2015, la date à laquelle il la voient amorcer son cycle de hausse des taux.
Pour Christian Dargnat, le président de l'Efama, l'infrastructure nécessaire à la désintermédiation du financement des entreprises reste «balbutiante».
Christian Dargnat, président de l’Efama, le lobby des gérants européens, juge balbutiante l’infrastructure nécessaire à la désintermédiation du financement.
Interrogée par le quotidien à quelques jours d’un vote décisif du conseil de Paris, la maire Anne Hidalgo défend le projet de la tour Triangle, en expliquant qu’il s’inscrit dans un territoire à forte dominante économique, à côté du Parc des expositions et de Balard et qu’il répond à un besoin de bureaux neufs. Elle ajoute que «5.000 salariés travailleront sur place et des milliers d’emplois seront créés de manière directe et indirecte par les travaux», sans oublier les retombées liées à la fiscalité acquittée par les entreprises. Enfin, «cela ne coûte rien aux Parisiens puisque c’est Unibail-Rodamco qui finance les 500 millions d’euros du projet».
Un panel d'économistes conseillant le gouvernement allemand prévoit une croissance de la première économie d’Europe de 1% l’an prochain et va réviser ses prévisions pour cette année à +1,2% contre +1,9% précédemment, selon le quotidien. Il ajoute que ce panel, qui doit dévoiler ses dernières prévisions aujourd’hui, a tenu compte des risques géopolitiques et des difficultés économiques au sein de la zone euro.
Les gouvernements risquent de sous-estimer le coût de la fermeture des centrales nucléaires arrivées en fin de vie, qui pourrait dépasser les 100 milliards de dollars (80 milliards d’euros) à l’échelle mondiale, rapporte le quotidien qui se fonde sur la dernière édition du rapport annuel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à paraître aujourd’hui.
Le président de l’exécutif régional de Catalogne, Artur Mas, a proposé hier au gouvernement espagnol d’ouvrir un dialogue permanent sur l’indépendance de la Catalogne. Il veut aussi que Madrid prenne des mesures économiques de sorte que la région autonome profite davantage des dépenses publiques du pays. Si Madrid ne répond pas favorablement à ces demandes, il provoquera des élections régionales anticipées qu’il transformerait en référendum d’indépendance par procuration.
Selon un document du ministère des Finances allemand consulté par Reuters, Berlin envisage de réduire ses participations dans Deutsche Telekom et Deutsche Post afin de profiter de leur forte valorisation boursière, permettant ainsi à l’Etat de dépenser davantage afin de relancer une économie allemande en voie de ralentissement. La vente d’actions de la Deutsche Bahn est aussi évoquée dans ce document.
Le Labor Market Conditions Index, un indice construit par la Fed pour synthétiser les mouvements de 19 indicateurs sur le marché du travail américain, s’est amélioré en octobre. Le changement est évalué à +4,37 points d’indice, toute hausse étant équivalente à une amélioration des conditions du marché.
Unibail-Rodamco a annoncé lundi avoir conclu un accord avec Allianz, afin de lui céder sa part dans le complexe Nicétoile, situé à Nice. La part du groupe dans l’actif comprend 15.389 mètres carrés commerces et 2.018 m2 de bureaux ainsi que 1.852 places de parking. Le montant total de la transaction s'élève à 312,5 millions d’euros représentant un taux de rendement initial de 5,0%. Le centre commercial sera géré par Hammerson qui co-investira aux côtés d’Allianz à hauteur de 10%. La réalisation de la transaction devrait intervenir au premier trimestre 2015.
Le gouvernement entend compenser le dérapage budgétaire lié notamment aux opérations extérieures de la France par environ 2,2 milliards d’euros d’annulations de crédits cette année, selon le site internet des Echos. Ces mesures d'économies supplémentaires devraient être inscrites dans le projet de loi de finances rectificative (PLFR) qui sera présenté aujourd’hui par Bercy, ajoute le journal.