Le hedge fund Brevan Howard, qui gère 27 milliards de dollars d’actifs, a décidé de transférer plusieurs de ses traders seniors de Genève à Londres, faisant ainsi son retour à la City cinq après l’avoir quittée, rapporte le Financial Times qui cite des sources proches du dossier. En 2010, Alan Howard, le cofondateur de la société de gestion, avait en effet décidé de quitter Londres et de s’installer à Genève en raison du renforcement de la réglementation dans le secteur de la finance en général et dans le secteur des hedge funds en particuliers.
Le gestionnaire de fortune et d’actifs britannique Charles Stanley a nommé Andrew Didham en qualité d’administrateur non-exécutif, une nomination qui sera effective à compter du 1er août 2015 sous réserve du feu vert du régulateur britannique. L’intéressé est actuellement membre du conseil d’administration de NM Rothschild & Sons Ltd et il a été « Group Finance Director » à l’échelle mondiale pour le groupe Rothschild pendant 16 ans de 1997 à 2012. Il est aussi administrateur de Rothschilds Continuation Finance et de Rothschilds Continuation Finance PLC. Jusqu’en 2014, Andrew Didham a également été membre du comité de direction du groupe Rothschild et il reste encore à l’heure actuelle membre de plusieurs comités au sein de NM Rothschild & Sons et du groupe Rothschild. Au cours de sa carrière, il a également été associé chez KPMG de 1990 à 1997.
Le gestionnaire d’actifs britannique Neptune Investment Management (Neptune IM) vient de promouvoir Charlie Parker, jusque-là responsable de la stratégie, au poste nouvellement créé de responsable de la distribution. Ancien journaliste, l’intéressé avait rejoint Neptune IM en juin 2014 au poste de responsable de la stratégie.
Insight Investment, filiale du groupe BNY Mellon, a recruté John Rushen au poste nouvellement créé de responsable de son activité auprès des institutionnels pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique (EMEA). Basé à Londres, il est rattaché à Philip Anker, responsable mondial de la distribution. Son recrutement illustre « le développement à l’échelle mondiale de l’activité et renforce notre engagement auprès des clients de la région EMEA », souligne la société de gestion dans un communiqué. John Rushen, qui compte plus de 30 ans d’expérience dans les secteurs des retraites et de la gestion d’actifs, travaillait précédemment chez Aon Hewitt en tant que responsable des services d’investissements pour la zone EMEA. Au cours de sa carrière, il a également occupé plusieurs postes à responsabilités chez BlackRock et Mercer.
Le gestionnaire de fortune Partners Group rachète pour sa clientèle la division baby-sitting de la société Knowledge Universe. Cette société est la plus grande entreprise à but lucratif de baby-sitting des Etats-Unis. La transaction, dont le montant n’est pas précisé, devrait être bouclée dans les prochains mois, indique dans un communiqué la société spécialisée dans les placements privés.Knowledge Universe détient les centres d’apprentissage KinderCare ainsi que les marques Children’s Creative Learning Centers (CCLC) et Champions. La transaction a obtenu l’accord financier du Credit Suisse, de Barclays et de Bank of Montreal et doit encore être soumise à l’approbation des autorités compétentes.
BNP Paribas Investment Partners a annoncé le 10 juillet le closing de son Fonds de Prêt à l’Economie (FPE). Avec un encours de 170 millions d’euros, le fonds BNP Paribas FCT FPE a été souscrit par 14 investisseurs institutionnels, externes au Groupe BNP Paribas.Le fonds BNP Paribas FCT FPE, géré par l’équipe Global Loans de BNP Paribas Investment Partners, investit dans un portefeuille de sociétés européennes qui possèdent une notation crédit moyenne B+, délivrées par les principales agences de notation ou par notation interne. Les crédits d’entreprise qualifiés «senior secured corporate loans» constituent le rang de séniorité le plus élevé au sein de la structure de capital d’une entreprise. Il s’agit d’une classe d’actifs peu volatile qui offre un positionnement défensif dans l’univers du crédit d’entreprises, et un rendement annuel de l’ordre de 4 à 5%. Lancé à la suite des décrets modifiant le code des Assurances, puis celui de la Mutualité, le fonds BNP Paribas FCT FPE permet aux organismes tels que les groupes d’assurance, mutuelles, institutions de prévoyance, et grandes entreprises de participer au financement de l’économie réelle en privilégiant les investissements vers des dettes d’entreprises non cotées. « Dès 2006, BNPP IP a développé une expertise reconnue en fonds de prêts, qui représentait à fin mai 2015 un encours sous gestion de près de 4 milliards d’euros. L’équipe de gestion implantée à Paris et New York bénéficie d’un savoir-faire de longue date en sélection de crédits, notamment sur le marché des «senior secured corporate loans» européens et américains. Pour les investisseurs, ce type de fonds offre selon nous un couple rendement/risque intéressant et une source de diversification importante. Les prochaines évolutions réglementaires et la modification attendue du décret du code de la Sécurité sociale vont permettre d’ouvrir l’accès des FPE à de nouvelles catégories d’investisseurs», commente Pascal Dumont, directeur commercial Investisseurs Institutionnels France de BNP Paribas IP, cité dans un communiqué.
Si votre fonds est géré par une femme, c’est une rareté, observe le Wall Street Journal. Sur 7.410 gérants de fonds ouverts aux Etats-Unis, seuls un peu plus de 9 % sont des femmes au 31 mars, selon Morningstar. Les femmes gèrent moins de 3 % des mutual funds de manière exclusive et moins de 2 % des 12.600 milliards de dollars d’encours. On trouve davantage de femme dans des équipes mixtes. Ainsi, ces dernières gèrent 24 % des encours du secteur et environ 20 % des fonds. Cette disparité n’a rien à voir avec la performance, selon Sallie Krawcheck, qui gère Ellevate Network, une organisation professionnelle de femmes, et Ellevate Asset Management. Pourquoi y a-t-il donc si peu de femmes gérantes, s’interroge le journal ? L’une des explications est que moins de femmes que d’hommes obtiennent les références recherchées par les sociétés de gestion. Un manque de modèles et une certaine méfiance sur la façon dont le secteur des services financiers traite les femmes jouent aussi un rôle. Mais cela devrait changer et le nombre de gérantes devrait augmenter dans les années qui viennent. Le fait qu’il y ait beaucoup plus de femmes analystes CFA que de femmes gérantes signifie qu’il existe une marge énorme de progression. De plus, les femmes contrôlent désormais un niveau de richesses jamais atteint.
Sur son site, Natixis AM a donné des explications quant au récent recul de la valeur liquidative de son fonds Natixis European ABS IG classé par l’AMF «Obligations et titres de créance en euros», qui amène la performance du fonds en deça de l’Eonia, son benchmark. «Le « Non » massif du peuple grec lors du référendum a créé sans surprise une grande incertitude sur les marchés financiers générant une importante volatilité qui pèse sur les spreads des ABS en général et notamment ceux de la zone périphérique», indique Natixis qui précise que l’on n’observe pas à ce stade de sell-off massif, notamment sur la classe d’actif ABS. «Les dealers, à l’image des investisseurs, sont dans l’attente et attentifs aux évolutions des négociations impliquant un écartement de leur fourchette bid/offer», ajoute la société de gestion, fixant comme point d’orgue le sommet européen de dimanche 12 juillet."Il est également important de rappeler ici que le fonds n’a à ce jour aucune exposition sur des actifs grecs et une exposition aux pays périphériques hors Italie assez limitée», précise Natixis AM.
Le fonds Janus Global Unconstrained Bond, géré par Bill Gross, a enregistré environ 39,8 millions de dollars de sorties nettes au mois de juin, selon des données compilées par Bloomberg. Il s’agit de la plus importante décollecte mensuelle enregistrée par le fonds depuis que l’ex-gérant star de Pimco en a pris les rênes en octobre 2014, rapporte l’agence de presse. Les encours du Janus Global Unconstrained Bond s’établissent désormais à 1,45 milliards de dollars à fin juin, contre 1,5 milliard de dollars fin mai.
Axa a annoncé le 12 juillet avoir conclu un partenariat avec Commercial International Bank (« CIB ») selon lequel Axa bénéficiera d’un accord de distribution exclusif d’une durée de 10 ans en assurance vie, épargne, retraite avec CIB en Egypte, avec la volonté de se concentrer plus particulièrement sur les produits en unités de compte, la prévoyance et la santé. La transaction couvre également l’acquisition de 100% de Commercial International Life Insurance Company (« CIL »), coentreprise en assurance vie, épargne, retraite en Egypte co-détenue par Legal & General (55%) et CIB (45%), pour un montant total de 763 millions de livres égyptiennes (soit 88 millions d’euros environ), soumis à une clause d’ajustement du prix lors de la finalisation de la transaction. En sus, Axa paiera un droit d’accès et des commissions à CIB au titre de l’accord de bancassurance. Avec plus de 628.000 clients particuliers et 60.000 clients professionnels, CIB est la première banque privée égyptienne, s’appuyant sur un vaste réseau de distribution composé de 166 succursales et 10.000 points de vente. La banque a bâti une image de marque bénéficiant d’une excellente réputation, ainsi qu’un positionnement concurrentiel de premier ordre, avec la volonté d’accroître sa présence sur le segment de la banque de détail. A cet égard, CIB représente un partenaire de choix permettant à Axa de bénéficier pleinement des fortes perspectives de croissance du marché égyptien. Avec ses 15% de parts de marché, CIL est le troisième assureur dans le secteur de l’assurance vie, épargne, retraite en Egypte, proposant aussi bien des produits d’épargne en unités de compte que des produits de prévoyance. C’est une entreprise connaissant un développement accéléré, avec un taux de croissance annuel moyen de 23% entre 2012 et 2014, et dont la bonne performance s’est accrue sur les six premiers mois de l’année fiscale 20155. Cette transaction va permettre à Axa d’accélérer son implantation dans le pays, suite à l’obtention d’un agrément préliminaire en assurance dommages en mars 2015, et plus globalement de contribuer au renforcement de la présence d’Axa au Moyen-Orient et en Afrique. Cette transaction vient aussi renforcer la diversification du portefeuille vers davantage de produits en unités de compte, plus de prévoyance et de santé, en ligne avec la stratégie «Ambition AXA».
Le FLI, premier fonds de logement intermédiaire en France lancé par la SNI et sa filiale Ampère Gestion, a achevé sa levée de fonds avec un montant total d’engagements de 1,045 milliard d’euros d’investisseurs institutionnels, pour une capacité d’investissement de 1,8 milliard d’euros correspondant à 10.000 logements.Outre la SNI, le fonds rassemble dix-sept investisseurs français, acteurs majeurs de l’assurance vie, de l’assurance, de l’épargne retraite, de l’épargne salariale, de la prévoyance et du secteur mutualiste : ACM (Assurances du Crédit Mutuel), AEW pour le compte de l’Etablissement de Retraite Additionnelle de la Fonction Publique (ERAFP), AG2R, Allianz, Areva, Aviva France, BNP Paribas Cardif, CNP Assurances, EDF Invest, le Fonds de réserve pour les retraites, Generali, MAIF, le Groupe Malakoff Médéric, Natixis Assurances, Neuflize OBC, Predica et la Société Mutuelle d’Assurance du Bâtiment et des Travaux Publics (SMABTP).Le FLI construira uniquement des logements neufs répondant aux dernières normes environnementales à loyers maîtrisés situés en région parisienne et dans les grandes agglomérations françaises où un déficit d’offre pour les classes moyennes est constaté depuis plusieurs années. Le fonds a déjà validé l’acquisition de près de 3.000 logements répondant à ces caractéristiques. 3.000 autres sont en cours d’examen. Afin de renforcer les capacités d’approvisionnement du fonds, des protocoles pluriannuels ont été passés avec une quinzaine de promoteurs nationaux et régionaux. Le rendement brut moyen des logements acquis s’établit à 4,9 %. Trois immeubles sur quatre (74 %) sont situés en dans les zones A et A bis de la réglementation sur le logement intermédiaire, dont 45 % en région parisienne.
Le fonds de pension californien CalSTRS envisage d’augmenter ses investissements dans l’immobilier à l’extérieur des Etats-Unis. CalSTRS recherche des partenaires internationaux pour investir dans des stratégies peu ou modérément risquées avec l’objectif de dégager des cash flows, indique un document obtenu par le site spécialisé IP Real Estate. CalSTRS a précisé qu’il considérait en priorité l’Europe occidentale, le Japon, La Corée du sud, Hong Kong et l’Australie. Le fonds de pension donnera la priorité à des stratégies «core» et «value-add» et pourra investir par l’intermédiaire de fonds, de comptes ségrégés et de joint ventures. Le portefeuille immobilier de CalSTRS représente 12,2% de ses actifs qui s'élèvent à 193,1 milliards de dollars. Autrement dit, la poche immobilière est encore légèrement en dessous de son objectif de 13% pour l’année fiscale en cours. Le fonds pourra investir jusqu'à concurrence de 1,7 milliard de dollars dans l’immobilier durant l’année en cours.
Malgré le durcissement des exigences allemandes, Alexis Tsipras, a fini par céder à la pression de ses partenaires afin d'obtenir un troisième plan d'aide et de maintenir son pays dans la zone euro.
Selon le Financial Times, Brevan Howard prépare son retour à Londres cinq ans après l’avoir quitté pour Genève. Le hedge fund, qui gère 27 milliards de dollars, serait en train de transférer plusieurs gérants dans la capitale britannique. En 2010, il avait fait le chemin inverse, motivant sa décision par la crainte que l’encadrement croissant de la finance dans l’Union européenne ne nuise à la prédominance de la City, poussant de nombreux confrères à faire de même.
Le gouvernement hollandais a annoncé vendredi qu’il décrétait un moratoire de cinq ans sur l’exploration de réserves de gaz et de pétrole de schiste et qu’il ne renouvellerait pas les licences d’exploration existantes, citant les incertitudes concernant l’impact environnemental de ces pratiques.
La Chine va ajuster de manière plus ciblée sa politique économique, a annoncé vendredi le Premier ministre Li Keqiang, en jugeant que le pays devait accomplir un «grand effort» pour entretenir la croissance de son économie. Il ne s’est pas exprimé sur la situation des Bourses chinoises, qui ont perdu autour de 30% en trois semaines, mais il a promis davantage de transparence sur les marchés.
Le projet de loi sur la croissance, l’activité et l'égalité des chances économiques, dite loi Macron, a été définitivement adopté vendredi après-midi par le Parlement. Le texte présenté par Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie, a été considéré comme définitivement adopté à l’issue d’un délai de vingt-quatre heures durant lequel l’opposition, comme elle s’y était engagée, n’a pas déposé de motion de censure. En revanche, l’opposition a confirmé le dépôt le 15 juillet d’un recours devant le Conseil constitutionnel.
Le gouvernement espagnol prévoit un recul du taux de chômage à 21,1% d’ici la fin de l’année et un passage sous le seuil de 20% en 2016. Le chômage s'établit actuellement à 23,8%, au deuxième rang en Europe derrière la Grèce. Il constitue l’un des principaux freins à la reprise économique dans le pays. Selon les prévisions diffusées vendredi par Madrid, l'économie devrait créer 602.000 emplois cette année et le taux de chômage devrait s'établir à 19,7% de la population active en 2016.
L’Etat espagnol pourrait vendre sa participation de 20% dans Indra, a déclaré le ministre de la Défense Pedro Morenes. Dans un entretien au journal Expansion, le ministre explique que la participation dans l’entreprise, qui fournit des services informatiques notamment au secteur de la Défense, n’est pas stratégique. La participation de Madrid est valorisée 358 millions d’euros au cours actuel. Indra a lancé un plan d'économies pour redresser ses comptes.
Les fonds d’actions chinoises ont enregistré une collecte de 13 milliards de dollars sur la semaine au 8 juillet, rapportent les analystes de BoA Merrill Lynch. Un record étonnant puisque l’explosion de la bulle boursière en Chine a forcé Pékin à prendre des mesures exceptionnelles. Les analystes jugent le phénomène trompeur. «Les flux [...] pourraient refléter l’effet des mesures de soutien ou être dus à des créations de parts d’ETF pour ‘shorter’ les sous-jacents».
Le Janus Global Unconstrained Bond Fund, géré par Bill Gross depuis l’automne dernier, a accusé des retraits nets de 39,1 millions en juin, selon les chiffres de Morningstar. C’est sa deuxième décollecte mensuelle consécutive, après les 11,7 millions perdus en mai. L’encours atteignait 1,45 milliard de dollars fin juin. Bill Gross a décrété le «short du siècle» lorsque les taux du Bund était proches de 0%, mais, de son aveu même, il n’a «pas bien exécuté» ses ventes de Bund.