Quelques jours après JPMorgan, Morgan Stanley bouscule à son tour son organisation interne, écrit L’Agefi. Shelley O’Connor, codirectrice du département gestion de fortune de la banque américaine, a été nommée au poste de directrice générale des deux entités bancaires régulées dédiées aux prêts et aux dépôts : Morgan Stanley Private Bank et Morgan Stanley Bank. «Étant donné l’importance cruciale de ces banques pour la croissance future de notre activité, j’ai demandé à Shelley de se consacrer à leur direction», a écrit James Gorman, directeur général de Morgan Stanley dans un mémo. Morgan Stanley entend en effet, développer ses activités de banque privée afin de réduire sa dépendance aux activités de trading très exposées à la volatilité des marchés. L’activité du trading actions, par exemple, a chuté de 21%, à 2,02 milliards de dollars au premier semestre. Morgan Stanley Private Bank et Morgan Stanley Bank représentent de leur côté 225 milliards d’actifs. Les deux établissements sont destinés à des clients fortunés, des entreprises et des investisseurs institutionnels. Le groupe, qui a bâti une filiale de prêt hypothécaire en interne, espère notamment augmenter le pourcentage de prêts immobiliers à des clients fortunés qui se situe aujourd’hui à 2%. Trois candidats en vue Arrivée il y a trente ans chez Morgan Stanley, Shelley O’Connor supervise les opérations du département gestion de fortune depuis 2014. Elle a ainsi dirigé 15.700 courtiers situés dans près de 600 bureaux différents chargés de vendre des centaines de produits bancaires. C’est la seule femme à la tête d’une des activités stratégiques de l’établissement. Le département gestion de fortune, qui est désormais dirigé uniquement par Andy Saperstein, dégage en effet près de la moitié des revenus du groupe, soit 4,4 milliards de dollars sur un chiffre d’affaires total de 10,3 milliards de dollars au premier trimestre 2019. Avec cette nomination à un poste clé, Shelley O’Connor fait donc partie des candidats les plus en vue pour remplacer James Gorman à la tête de la banque depuis l’annonce du départ à la retraite du précédent dauphin Colm Kelleher, 61 ans. Parmi les autres potentiels successeurs figurent Andy Saperstein et Ted Pick, le directeur de la banque d’investissement et du département trading.
Urbano Cairo, le propriétaire du Corriere della Sera, a obtenu une première victoire dans la bataille juridique qui l’oppose à Blackstone, rapporte Il Sole 24 Ore. Le bras de fer de 300 millions de dollars concernant la vente aux américains du siège historique du groupe RCS Via Solferino à Milan, désormais contestée par Urbano Cairo, aura lieu en Italie. Le juge de la section civile de la Supreme Court de l’Etat de New York a en effet «gelé» l’affaire au tribunal de Manhattan pour laisser le champ libre à l’arbitrage ouvert à Milan. Mais la possibilité d’un retour à New York reste ouverte si les parties ont des revendications supplémentaires une fois que Milan aura rendu son jugement. L’affaire remonte à 2013 lorsque RCS est en grande difficulté, rappelle le quotidien italien. Sa dette pèse un demi-milliard d’euros. Le groupe doit vendre des morceaux de son empire pour éviter la faillite. Il se sépare alors du siège historique. Banca Imi gère l’opération. Seize acquéreurs se montrent intéressés. C’est Blackstone qui remporte le bien pour 120 millions d’euros. L’été dernier, Urbano Cairo a contesté la vente et en a demandé l’annulation lorsque le groupe américain était sur le point de revendre l’immeuble à Allianz. L’éditeur italien estime que le siège a été vendu sous la contrainte.
Dawn Fitzpatrick a pris la direction des investissements de Soros Fund Management en 2017. Depuis, elle s’est séparé de plusieurs gérants, a mis un terme aux accords avec une vingtaine de hedge funds externes et pris d’autres décisions pour remanier la société de 25 milliards de dollars et en faire une entité susceptible de dégager des rendements durables. C’est ce qu’écrit le Wall Street Journal, qui a parlé à une trentaine de dirigeants, administrateurs, employés, associés et parties prenantes, anciens et actuels, de Soros Fund Management sur les changements apportés par la dirigeante. Dawn Fitzpatrick, qui bénéficie du soutien du comité des investissements et d’autres membres importants de la société, estime que les critiques sur sa manière de diriger l’entreprise reflètent la nature des changements qu’elle a apportés. «Nous avons un peu nettoyé la maison. Je comprends que cela ne soit pas vu d’un bon œil par certaines personnes», se justifie-t-elle. Robert Soros, le fils aîné du milliardaire, a critiqué certains des changements mis en place par Dawn Fitzpatrick. Le plus jeune, un ancien directeur des investissements, a démissionné de son poste de président et certains administrateurs lui ont demandé de réduire son implication auprès de la société. Environ les trois cinquièmes des gérants de portefeuille dont Dawn Fitzpatrick a hérités sont partis, précise le WSJ. Elle en a remerciés de nombreux, tandis que d’autres sont partis d’eux-mêmes, certains pour désaccord. Dawn Fitzpatrick a indiqué qu’elle est près de recruter cinq gérants.
Suite au départ de Stephanie Luedke pour Neuberger Bermanen mars dernier, Citi Private Bank a nommé Ray Joseph et Robert Jasminski en qualité de co-responsables de l’unité de gestion d’actifs d’après les informations de Citywire Americas. Ray Joseph est également responsable mondial des solutions de portefeuilles et Robert Jasminski responsable des actions internationales au sein de Citi Investment Management. Les nominations ont été annoncées aux équipes mardi 23 avril par le directeur des investissements de Citi Private Bank,David Bailin. Dans un mémo consulté par Citywire Americas, David Baillin explique le duo travaillera notamment sur le développement d’une plateforme technologique censée soutenir les plateformes de solutions de portefeuille, de gestion de portefeuille et de recherche de gérants d’actifs de Citi Private Bank.
La société de gestion espagnole Renta 4 Gestora a acquis 30% de Kobus Partners, une firme de private equity madrilène spécialiséedans les infrastructures et les énergies renouvelables, rapporte Funds People. Renta 4 va siéger en qualité de membre auconseil d’administration de Kobus Partners et y est invité en tant qu’actionnaire institutionnel de référence de la société. Kobus Partners, lancé en 2016, gère actuellement plus de 120 millions d’euros d’investissements dans le secteur de l'énergie et des infrastructures.
Les sondages accordent 80 % de confiance aux analystes financiers et 30 % aux météorologues. Pourtant, les spécialistes du temps sont « beaucoup plus justes dans leurs prévisions (70 % contre 20 % pour les analystes financiers) », déplore April LaRusse, gestionnaire du groupe BNY Mellon IM. Cela vient du fait que les analystes font confiance aux industries qui leur parlent. En 2015, les analystes prévoyait qu’en 2019 un remède contre le paludisme existerait, que les greffes d’organe se feraient à partir de cellules souches et que la voiture autonome roulerait dans les grandes villes. Question : erreurs de prévisions ou naïveté ?
Quand vous n’arrivez pas à atteindre un objectif que vous vous êtes fixé avec force engagement, la solution est de changer de cible, de la rendre plus réaliste ou au moins de laisser croire qu’elle sera plus accessible. C’est le cas de l’inflation pour les banquiers centraux. Le président de la Fed de Boston, Eric Rosengren, s’est dit favorable à l’adoption d’une fourchette d’inflation pour la Fed, plutôt que de s’évertuer à atteindre la cible de 2 %, qui deviendrait pour l’occasion un plafond. Alors pragmatisme ou opportunisme, reniement ou principe de réalité ?
Benoît Léchenault, directeur d’Agrifrance, en est convaincu : à ce jour, le vignoble britannique ne représente que 2.000 hectares plantés (contre 786.000 ha en France), mais il suscite un engouement qui va se diffuser des professionnels aux particuliers. De même que le Beaunois Joseph Drouhin a créé le phénomène en Oregon (Etats-Unis), Taittinger montrera l’exemple dans le Kent. Certes, il faudra attendre sept ans pour goûter le sparkling wine de la maison de Champagne, mais le Brexit n’est pas un obstacle et le réchauffement climatique (+ 1° C dans la région depuis 1968) est un atout pour produire un vin mousseux de qualité outre-Manche ! Voyez le verre à moitié plein.
SURPRISE La dette grecque n’est plus un souci. Le rendement de l’obligation à 10 ans de l’Etat grec est revenu mi-avril entre 3,25 % et 3,3 %, soit un plus-bas de 14 ans (septembre 2005). Un tel niveau se situe bien loin des hauteurs atteintes lors de la crise des marchés de titres publics du début de la décennie en zone euro, quand le taux du souverain hellénique avait dépassé les 30 %. Plus révélateur encore, le rendement 5 ans grec est passé en dessous de celui du 5 ans américain. La cause de ces mouvements et de cet optimisme concernant la dette publique grecque est la déclaration d’officiels grecs indiquant qu’Athènes allait rembourser par anticipation une partie des prêts obtenus auprès du Fonds monétaire international (FMI). Ce remboursement concerne une tranche de 3,7 milliards d’euros pour une dette de 9,5 milliards auprès du FMI. C’est la plus coûteuse pour Athènes, dont l’objectif, avec cette opération, est de réduire la charge de la dette publique. La Grèce s’apprêterait à réaliser une émission obligataire fin juin pour refinancer des titres à échéance.
C’est le taux d’emploi dans la zone OCDE, c’est-à-dire la part des personnes en âge de travailler ayant un emploi. Il ne cesse de progresser petit à petit ces dernières années et fin 2018, la zone OCDE comptait 571 millions de personnes disposant d’un emploi. Parmi les grandes économies, l’Italie a le taux le plus faible, de 58,6 %, et la Suisse un niveau particulièremment élevé, à 80,3 %.
La loi Pacte. Pour l’épargnant, ce devait être la possibilité de transférer des contrats d’assurance-vie vers l’assureur de son choix. Une révolution ! Que nenni. Ce sera uniquement le transfert du risque de l’assureur vers l’assuré. C’est une constante de toutes les réformes de l’assurance-vie ces trente dernières années. Par touches successives, Bercy a éliminé les avantages fiscaux du produit – pour en octroyer d’autres par ailleurs, mais pas aux mêmes épargnants –, puis s’est évertué à transférer le risque sur l’assuré. Sans doute faut-il protéger les institutions financières dans lesquelles les décideurs de Bercy iront pantoufler dans quelques années. Une sorte de pacte...
La France a déjà fait beaucoup pour mettre ses entreprises à l’abri du capital indésirable. Depuis 2005, les mesures de protection de secteurs particuliers se sont succédé jusqu’à constituer un arsenal très solide qui couvre un champ « stratégique » en expansion constante. Dans la loi Pacte, les entraves ont été étendues à de nouveaux secteurs, où les investissements seront soumis à l’aval de Bercy. Paris a aussi agi au niveau de l’Europe, non sans succès. La réciprocité de l’investissement y est devenue un critère clé de prise de contrôle, ce dont la Chine, principal pays visé, a déjà pris note. Fort de la popularité de cette cause, Bercy se dit désormais prêt à prendre des dispositions anti-activistes, selon le ministre Bruno Le Maire. Au risque, cette fois, de se tromper de cible.
A la recherche de rendement dans un contexte de taux bas, les assureurs profitent des primes d’illiquidité et ont augmenté la duration de leurs portefeuilles, selon Goldman Sachs AM.
L’agence de notation Scope a annoncé ce 24 avril la nomination du françaisGuillaume Jolivet à son comité de direction aux côtés de Torsten Hinrichs, également en charge de la direction du groupe Scope. «Grâce à sonexpérience et à son excellente connaissance de la notation de crédit, Guillaume Jolivet aidera le groupe à renforcer sa position de leader des agences de notation, expert de l’analyse crédit en Europe, capables de rivaliser avec nos concurrents nord-américains », déclare Florian Schoeller, fondateur et PDG du groupe Scope, cité dans un communiqué. Âgé de 40 ans, le dirigeant français a initié et bâti l’activité de notations de financements structurés de Scope depuis 2013. Il possède plus de dix-huit ans d’expérience dans le domaine de l’analyse crédit et de la notation. En 2018, Guillaume Jolivet a permis à la division financements structurés d‘afficher une croissance très substantielle, souligne un communiqué. À ce jour, son équipe note et surveille plus de 70 milliards d’euros d’émissions européennes en financements structurés. La couverture de ce marché par Scope ne cesse de s’élargir et représente plus de 10 % du volume des émissions ayant donné lieu à notation en 2018. Originaire de Lyon, Guillaume Jolivet est diplômé de la London School of Economics et de l’EDHEC. Avant de rejoindre le groupe Scope, il a occupé plusieurs postes à responsabilités chez Moody’s, dans le domaine notamment de l’analyse crédit de financements structurés et d’établissements financiers. Ila commencé sa carrière en tant qu’analyste crédit chez UBS Warburg. Le groupe Scope compte plus de 220 collaborateurs répartis entre sept bureaux européens situés à Berlin, Francfort, Londres, Madrid, Milan, Oslo et Paris. Scope Ratings est enregistré auprès de l’ESMA depuis 2011 et bénéficie du statut ECAI : Scope Ratings est aujourd’hui la plus importante agence de notation européenne et se positionne commeune alternative de qualité aux larges agences nord-américaines. Scope propose notamment une analyse crédit qui refuse les grilles d’analyse mécaniques, dans le but de mieux tenir compte des particularités de chaque émetteur.
The ratings agency Scope on 24 April announced the appointment of the Frenchman Guillaume Jolivet to its board of directors, where he joins Torsten Hinrichs, also responsible for directing the Scope group. “Thanks to his experience and his excellent knowledge of credit ratings, … Jolivet will help the group to strengthen its leading position among ratings agencies, as an expert in credit analysis in Europe, able to compete with its North American rivals,” says Florian Schoeller, founder, chairman and CEO of the Scope group, in a statement. Jolivet, 40, created and has been responsible for the structured finance ratings activity at Scope since 2013. He has over 18 years of experience in credit analysis and ratings. In 2018, Jolivet brought substantial growth to the structured finance division, a statement says. His team continues to rate and monitor over €70bn in European structured finance issues. Coverage of this market by Scope has continued to grow, and now represents over 10% of issues rated in 2018. Jolivet, who is from Lyon, is a graduate of the London School of Economics and EDHEC. Before joining the Scope group, he served in several senior roles at Moody’s in credit and structured finance and financial establishment analysis. He began his career as a credit analyst at UBS Warburg. The Scope group has over 220 employees in seven European offices, in Berlin, Frankfurt, London, Madrid, Milan, Oslo and Paris. Scope Ratings has been registered with ESMA since 2011, and has ECAI status. Scope Ratings is now the largest European ratings agency, and positions itself as a high-quality alternative to North American ratings agencies. Scope offers credit analysis which refuses mechanical analysis grids, to better take into account the individual qualities of each issuer.
La société de gestion Neuberger Berman a communiqué mercredi 24 avril surle closing final de son fonds NB Private Debt Fund III LP à 1,7 milliardde dollars. Elle a ainsidépasséson objectif de 1,5 milliards de dollars. Lancé en octobre 2017, ce fondssuccède au NB Private Debt Fund II LP, qui avait levé 750 millions de dollars d’engagements. Le nouveau véhiculeinvestit dans de la dettefirst lien,unitranche,et second liend’entreprises américaines de taille moyenne soutenues par des sociétés de private equity. Avec ce fonds, Neuberger Berman Private Debt gère environ 4,2 milliards de dollars d’engagements en stratégies crédit concentrées sur l’origination de dette et un investissement opportuniste sur les marchés secondaires. Neuberger Berman Private Debt se concentre sur des émetteurs américains adossés à des capitaux propres privés et disposant de 20 à 100 millions de dollars en flux de trésorerie. NB Private Debt Fund III LP compte plus de 60 investisseurs dans le monde, dont des régimes de retraite publics et privés, des compagnies d’assurance et des fondations aux États-Unis, au Canada, en Europe, en Corée, au Japon et en Amérique du Sud.