Le gestionnaire alternatif américain Brookfield Asset Management planche avec les banques Citigroup et Credit Suisse à la vente de sa participation de 45% dans la société française TDF, rapporte Reuters, citant des sources anonymes. Cette vente pourrait valoriser à plus de 5 milliards d’euros la société d’infrastructures de diffusion et de télécommunications. TDF compte 19.000 sites en France métropolitaine et en outre-mer permettant des transmissions téléphoniques, radiophoniques et télévisuelles pour le compte de 2.300 clients, d’après son site Internet. En 2015, Brookfield, à la tête d’un consortium d’investisseurs, avait mis la main sur TDF pour 3,6 milliards d’euros. Le gestionnaire canadien détient 45% de TDF. APG AM, Arcus Infrastructure Partners et PSP détiennent à eux trois 45% de TDF et Crédit Agricole Assurances détient le reste. La firme, qui a déjà échoué à vendre sa participation en 2019, chercheà lancer un processus de vente avant l'été, ont déclaré les sources à Reuters.
Gianmarco Mordani, Aldo Meroni et Elia Battistini, trois anciens gérants de GAM, ont rejoint la boutique suisse Graian Capital Management, a appris Citywire. Le premier a été embauché récemment comme directeur des actions. Les deux autres ont intégré la société en début d’année comme gérants de portefeuille. Ils avaient tous les trois fait les frais de la restructuration du bureau de Lugano en septembre 2021.
Chris Hohn, dirigeant du hedge fund The Children Investment Fund Management (TCI Fund Management), a vertement critiqué la stratégie dite d’engagement des sociétés de gestion avec les entreprises sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). L’investisseur, qui s’exprimait jeudi dans le cadre d’une conférence de Bloomberg sur l’investissement ESG, a assimilé l’engagement à «du bla-bla» sans action significative, reprenant une formule de l’activiste Greta Thunberg. Chris Hohn ne voit aucune évidence que cette stratégie fonctionne, constatant que les émissions de gaz à effet de serre actuelles au niveau mondial sont davantage en hausse qu’en baisse. Le directeur général de TCI Fund Management, qui a fait des dons à l’ONG Extinction Rebellion, estime qu’il y a une faillite collective dans le monde de l’investissement ESG. Il a indiqué que TCI était en train de déposer des résolutions demandant aux conseils d’administration d’entreprises d’«expliquer et justifier» pourquoi ils ne sont pas en mesure d’atteindre les objectifs climatiques à court terme. Autre intervenante de la conférence, l’ex-responsable de la durabilité de DWS, Desiree Fixler, a déclaré que les personnes chargées de faire appliquer les politiques et discours de durabilité dans leurs entreprises doivent «sortir le fouet»pour s’assurer qu’elles le soient. Desiree Fixler avait dénoncé l’an dernier le fait que son ancien employeur avait gonflé ses efforts dans l’ESG. Ses révélations avaient donné lieu à une enquête du régulateur américain Securities & Exchange Commission. La fonction d’officier de la durabilité en entreprise n’est «pas un job marketing», a-t-elle ajouté.
La garantie de la stabilité du système financier prime sur la protection des investisseurs dans l’affaire Banco Popular, juge la cour de justice de l’UE.
Le gestionnaire helvétique Pictet Asset Management va prendre part, en qualité de membre fondateur, à unprogramme international de recherche visant à aider le secteur financier à concevoir des stratégies axées sur la préservation du capital naturel et l’enraiement de l’érosion de la biodiversité. Ce programme, intitulé Biofin, qui va durer quatre ans, est encadrée par le Stockholm Resilience Centre (SRC) de l’Université de Stockholm et sera financé à hauteur d’environ 5 millions d’euros par Mistra, fondation suédoise pour la recherche stratégique sur l’environnement. La plateforme des Principes pour l’investissement responsables des Nations unies (UN PRI) et l’Université de Stanford en sont partenaires. Biofin sera dirigé par Gary Peterson, professeur au SRC, qui a fait partie des auteurs principaux chargés de coordonner les rapports « Scenarios Assessment » dans le cadre du Millennium Ecosystem Assessment et « Scénarios et modèle pour l’évaluation de la biodiversité » de la plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES). Il sera épaulé par Beatrice Crona, directrice scientifique adjointe au SRC. « La création d’un monde durable passe par une transformation en profondeur et le financement joue un rôle déterminant dans la concrétisation du changement. Afin de favoriser cette transformation, nous allons œuvrer pour que l’investissement traditionnel tienne davantage compte de la complexité du vivant. Et nous allons explorer d’autres formes d’investissement susceptibles de rapprocher le monde de la finance et celui du vivant », commente Gary Peterson. Pictet AM utilise les travaux du SRC pour la gestion de sa stratégiePictet-Global Environmental Opportunities.
La société de gestion First Sentier Investors vient de recruter Marcus Ong au rang de directeur, chargé des institutionnels pour l’Asie du Sud-est. Basé à Singapour, il sera chargé des fonds souverains, des banques centrales, des assureurs et des fonds de dotation. Il sera rattaché à Christy Goh, directrice de la distribution en Asie du Sud-Est. Marcus Ong arrive de Franklin Templeton, où il était co-directeur de l’activité institutionnelle pour la même région depuis 2016. Auparavant, il a travaillé comme sélectionneur de fonds pour l’Urban Redevelopment Authority of Singapore (URA). Au début de sa carrière, il a été associé financier chez NTUC Income, avant de rejoindre Central Provident Fund Board comme manager.
Toby Nangle, responsable de l’allocation d’actifs et de la gestion multi-actifs pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique de Columbia Threadneedle, est sur le départ, rapporte Citywire. L’intéressé a passé une dizaine d’années au sein du gestionnaire. Il sera remplacé par Paul Niven, l’actuel managing director et responsable de la gestion multi-actifs de BMO GAM (EMEA). La franchise de BMO a été rachetée par Columbia Threadneedle en novembre dernier.
Le gestionnaire d’actifs Mirabaud Asset Management a annoncé, ce jeudi, le closing de son fonds immobilier Mirabaud Grand Paris. La firme a levé 150 millions d’euros auprès d’investisseurs institutionnels et de family offices européens. Le fonds Mirabaud Grand Paris vise à soutenir l'émergence du projet du Grand Paris,qui vise à intégrer les territoires autour de Paris en une vaste et unique agglomération de 7,5 millions d’habitants interconnectés grâce à la modernisation des infrastructures estimée à 35 milliards d’euros. Le fonds, qui a déjà réalisé 10 opérations, co-investit avec des promoteurs immobiliers dans le but d’acquérir des terrains ou des bâtiments déjà existants et de les redévelopper en projets commerciaux et résidentiels.
La société de gestion américaine Allspring Global Investments (ex-Wells Fargo AM) a ouvert, ce jeudi, un bureau à Milan en Italie. Ce bureau sera dirigé par Marco Negri, fraîchement recruté de La Financière de L’Echiquier, où il était responsable pays pour l’Italie. Il sera rattaché à Sylvain Agar, responsable des institutions financières internationales. Marco Negri a également été directeur de l’Europe du Sud pour Legg Mason Global Asset Management, et a travaillé pour UBS GAM en Italie et Dexia Asset Management (aujourd’hui Candriam). Allspring gérait 541 milliards de dollars à fin mars 2022.
UBS Global Wealth Management vient de recruter Michelle Lau comme responsable de la planification patrimoniale pour l’Asie du Sud Est, a appris finews.asia. L’intéressée a travaillé une vingtaine d’années chez HSBC Private Bank, où elle fut notamment directrice de la planification patrimoniale pour l’Asie Pacifique. Elle était dernièrement directrice de la région Asie du Sud-Est et Moyen-Orient chez IPG Howden.
La Société Générale a présenté ce 5 mai ses résultats pour le premier trimestre 2022, désormais sans sa filiale Lyxor. Les encours de sa banque privée, en France et à l’international, ont progressé de 8% par rapport au premier trimestre 2021, pour s'établir à 150 milliards d’euros. Elle a profité notamment d’une collecte nette de 2,7 milliards d’euros. Le produit net bancaire s’établit à 322 millions d’euros sur le trimestre (+21,2%).
La société de gestion américaine Vanguard a réduit les frais de quatre fonds indiciels cotés (ETF) obligataires. Cela inclut le Total Bond Market ETF, dont les frais ont été réduits de 0,035 à 0,03% et les encours s'élèvent à 81,4 milliards de dollars. Sont également concernés par une baisse des frais de 0,05% à 0,04% les ETF suivants : Long-Term Bond ETF (4,6 milliards de dollars d’encours),Intermediate-Term Bond ETF (13,1 milliards) et Short-Term Bond ETF (36,5 milliards). En revanche, Vanguard a augmenté de 13 points de base les parts investisseurs et institutionnelles de son fonds Vanguard Market Neutral, dont les frais s'élèvent désormais respectivement à 1,31% et 1,25%.
Des sociétés de gestion françaises et néerlandaises ont sollicité, ce mercredi dans une lettre rendue publique, l’aide du président de l’Autorité des Marchés Financiers Robert Ophèle, dans leur bras de fer avec la société énergétique française TotalEnergies. Les gestionnaires contestent le refus du conseil d’administration de TotalEnergies, annoncé par communiqué le 28 avril dernier, d’inscrire un projet de résolution climatique à l’ordre du jour de l’assemblée générale annuelle de la firme le 25 mai prochain. Les signataires incluent Edmond de Rothschild Asset Management, La Financière de l’Echiquier, PGGM, Kempen Capital Management et MN qui a rédigé la lettre. Ils font partie des onze actionnaires, qui détiennent au total 0,78% de TotalEnergies et portent le projet de résolution. Leur projet de résolution climatique exige de l’énergéticien des objectifs de court, moyen et long termes alignés sur le scénario limitant à 1,5 degré le réchauffement climatique conformément à l’accord de Paris. Mais le conseil d’administration l’a rejeté estimant qu’elle empiétait« sur la compétence d’ordre public du conseil d’administration de fixer la stratégie de la société» et que«sous couvert d’une transparence de l’information à fournir dans le rapport de gestion, elle reviendrait en réalité à encadrer la stratégie». Il a invité les actionnaires à poser une question écrite ou orale sur le sujet. Les signataires de la lettre demandent au président de l’AMF «de mettre fin à cette irrégularité» en ordonnant au conseil d’administration d’inscrire la résolution climatique à l’ordre du jour de la prochaine AG ou de prendre des mesures pour l’y «contraindre dans les plus brefs délais».Selon eux, l’attractivité de la Place de Paris pourrait pâtir d’un échec à obtenir l‘inscription de la résolution climatique à l’ordre du jour de Total Energies. Démocratie actionnariale Pour motiver son refus, Total Energies se base sur un arrêt de la Cour de Cassation, l’arrêt Motte, publié il y a près de 80 ans. Celui-ci approuvaitl’annulation d’une résolution d’assemblée qui visait, par un amendement statutaire, à investir le président-directeur général de l’ensemble des pouvoirs attribués jusqu’alors au conseil d’administration. Les investisseurs derrière le projet de résolution climatique estiment qu'«aucun moyen tiré du droit positif n’apparaît de nature à contredire sérieusement la validité des résolutions climatiques en général et celle en litige en particulier». Selon eux, le rejet du conseil d’administration de TotalEnergies n’est justifié ni en droit ni en opportunité.«Il témoigne de l’incapacité d’un conseil d’administration manifestement peu enclin à faire primer les enjeux climatiques et les droits des actionnaires, dont il a pourtant la charge des intérêts, à accepter que la démocratie actionnariale vienne bousculer ses habitudes en le contraignant à faire face aux défis de notre époque. Il est regrettable que l’organe d’administration d’une société aussi concernée par les enjeux climatiques peine tant à reconnaître la légitimité des revendications climatiques de ses actionnaires», écrivent-ils.
Malakoff Humanis, qui a conclu en mars un partenariat avec Sienna Investment Managers, lance un premier fonds de dette privée, à impact social, «article 9». Malakoff Humanis souhaite financer des entreprises françaises dans les territoires en suivant «des objectifs clairs et mesurables en matière de parité ou d’emploi des personnes handicapées, dans la lignée de sa stratégie ISR ». Les critères d’impact peuvent permettre aux entreprises de moduler, à la hausse comme à la baisse, le coût de leur financement. Les entreprises peuvent bénéficier d’un accompagnement par des associations spécialisées. « Malakoff Humanis compte augmenter de 30% sur 3 ans son investissement à impact. C’est dans cette perspective que nous avons initié la création de ce fonds qui constitue par ailleurs une étape structurante du partenariat noué en mars dernier avec Sienna Investment Managers », déclare Thomas Saunier, directeur général de Malakoff Humanis. Le fonds est ouvert aux investisseurs professionnels. Sienna Private Credit, qui gère déjà 2,5 milliards d’euros en dette privée assurera la gestion financière du véhicule via une équipe d’experts en financements structurés (zone euro). Cette équipe, qui a déjà lancé trois générations de fonds similaires, devrait déployer rapidement les sommes confiées. De son côté, Sienna Gestion accompagnera le suivi du fonds en s’appuyant sur son expertise extra financière. La société Ethifinance a été sélectionnée pour valider la méthode, auditer la démarche, assurer le suivi des indicateurs et rédiger les rapports de gestion.
Le fonds spéculatif américain, réputé pour ses gains réguliers et ses paris sur la technologie, a perdu près de 16 milliards de dollars depuis le début de l’année.
Une étude publiée ce mercredi par le consultant britannique The Business Research Company (TRBC) suggère que la taille du marché des robo-advisors dans l’industrie de la finance pourrait atteindre 135,1 milliards de dollars d’ici 2026. Elle était en 2021 de 18,7 milliards de dollars et devrait s'élever à 28,1 milliards de dollars en 2022 d’après le rapport de TRBC. Cette croissance provient principalement du fait que les sociétés s’adaptent à une nouvelle normalité amenée par le Covid-19 (télétravail, distanciation sociale, etc). Aussi les avancées technologiques, entre autres dans les domaines de l’intelligence artificielle, du traitement du langage et des données analytiques, devraient-elles permettre de rendre les robo-advisors plus efficaces et donc de renforcer la proposition de valeur des institutions financières. Selon l'étude, l’Amérique du Nord demeurait le plus gros marché pour le robo-advisory en 2021. Cependant, la croissance la plus rapide devrait intervenir dans la région Asie-Pacifique d’ici à 2026.
Janus Henderson Investors a annoncé ce 5 mai l’obtention du label ISR pour ses deux fonds Article 9 : Janus Henderson Horizon US Sustainable Equity Fund et Janus Henderson Horizon Sustainable Future Technology Fund. L'évaluation a été menée par Ernst & Young. Le fonds Janus Henderson Horizon US Sustainable, géré par Hamish Chamberlayne et Aaron Scully, investit dans des sociétés américaines qui font face aux défis que posent les mégatendances mondiales, telles que le changement climatique, les contraintes liées aux ressources, la croissance démographique et le vieillissement des populations, ainsi que dans des sociétés cherchant à opérer une transformation positive des secteurs dans lesquels elles opèrent. Le fonds Janus Henderson Sustainable Future Technologies, géré par Richard Clode, Alison Porter et Graeme Clark, investit dans des entreprises liées aux technologies durables et u sélectionne celles qui tirent au moins 50 % de leurs revenus des thématiques relatives à ces technologies et s’aligne ainsi sur les objectifs de développement durable des Nations unies.
Le family office américain Archegos Capital Management, poursuivi par la SEC pour fraude et dont les dirigeants viennent d'être arrêtés, a envisagé de devenir le plus gros actionnaire de Deutsche Bank en 2018, révèle le Financial Times. Selon des sources citées par le FT, Archegos aurait été approché pour racheter une participation du conglomérat chinois HNA dans Deutsche Bank, possiblement par le président du groupe financier allemand Paul Achleitner qui cherchait alors à remplacer HNA dans l’actionnariat de Deutsche Bank. La banque a nié que Paul Achleitner ait demandé à quiconque d’approcher Archegos comme un potentiel acheteur de la participation de HNA qui détenait 7,6% via des sociétés offshore. Une telle acquisition aurait fait du family-office de Bill Hwang le plus gros actionnaire de Deutsche Bank. Des sources ont indiqué au FT que Bill Hwang avait finalement rejeté cette idée. A partir de 2019, Archegos a néanmoins réussi à bâtir une position de 2% sans se faire remarquer sur Deutsche Bank.
AllianceBernstein a annoncé ce 4 mai avoir recruté deux chercheurs spécialisés dans l’intelligence artificielle pour son équipe multi-classes d’actifs. François Oustry et Sahar Attaripour, les cofondateurs de la société Suzugia, apportent avec eux leur stratégie systématique macro multi-classes d’actifs, basée sur letraitement du langage naturel et l’intelligence artificielle. Ils travailleront depuis Londres.
J.P. Morgan Asset Management (JPMAM) a annoncé ce 4 mai le lancement du fonds indiciel coté JPMorgan Eurozone Research Enhanced Index Equity (ESG) UCITS ETF sur le London Stock Exchange (LSE), Deutsche Börse Xetra, SIX et Borsa Italiana. Ayant pour indice de référence le MSCI EMU, cet ETF aura pour objectif de capitaliser sur l’expertise de JPMAM en matière de recherche actions de la zone euro tout en offrant une exposition de qualité et à moindre coût au potentiel de croissance de ce segment. Il sera géré activement par Piera Elisa Grassi et Nicholas Farserotu. Classé article 8 selon le règlement SFDR, il intégrera, comme le reste de la gamme ETF REI (ESG) actions de JPMAM, la prise en compte systématique et explicite des facteurs ESG dans le processus de décision d’investissement et appliquera un filtre basé sur les normes et les valeurs. Les entreprises impliquées dans certains secteurs, comme les armes controversées et le tabac, seront exclues.
Inter Invest a annoncé ce 4 mai le recrutement de Julien Godard au poste de partner. Il va développer une gamme de fonds de fonds externes de private equity pour la filiale Inter Invest Capital. Le premier véhicule sera dénommé Miriad. Julien Godard a commencé sa carrière chez Nortel Networks en 1999 en tant qu’ingénieur. En 2000, il rejoint les équipes de Roland Berger Strategy Consultants en qualité que responsable projet. En 2006, Il intègre ensuite Ciclad au poste de directeur de participations. En 2015, il fonde et préside sa société de gestion, Adaxtra Capital.
A la suite de l’adoption par la Commission européenne d’un ensemble complet de mesures visant à mieux orienter les flux de capitaux vers des activités durables dans l’ensemble de l’UE, l’Autorité des marchés financiers (AMF) consulte sur l’intégration dans son règlement général des obligations liées à la durabilité. L’AMF consulte sur la transposition pour les PSI de la directive déléguée sur l’intégration des facteurs de durabilité dans les obligations applicables en matière de gouvernance des produits; sur l’intégration pour les conseillers en investissements financiers (CIF) des dispositions pertinentes du règlement délégué sur l’intégration des facteurs de durabilité et des risques et préférences en matière de durabilité dans certaines exigences organisationnelles et conditions d’exercice applicables aux entreprises d’investissement et de la directive déléguée sur l’intégration des facteurs de durabilité dans les obligations applicables en matière de gouvernance des produits; et sur la transposition pour les sociétés de gestion d’OPCVM de la directive déléguée sur les risques en matière de durabilité et les facteurs de durabilité à prendre en compte pour les OPCVM. Les contributions doivent être adressées au plus tard le 3 juin 2022 à directiondelacommunication@amf-france.org
C’est le montant des plafonds fixés aux programmes de NEU CP ESG (4 milliards d’euros) et de NEU MTN ESG (1 milliard) que vient de signer le Crédit Mutuel Arkéa. Première banque à se lancer dans ces programmes d’émission en version ESG (environnement, social, gouvernance), le groupe, conseillé par CMS Francis Lefebvre, a donc inauguré la documentation financière mise au point pour ces opérations qui prévoient à chaque fois trois volets, un vert, un social et un autre durable, chaque émission s’inscrivant dans l’un d’eux.
L’invasion russe en Ukraine et le contexte d’inflation et de hausse de taux ont affecté de manière significative les flux des fonds européens Ucits et alternatifs (AIF) en février, constate l’association européenne de la gestion d’actifs Efama. Selon les données de l’Efama, les fonds européens ont enregistré des sorties de 48 milliards d’euros en février 2022 contre 18 milliards le mois précédent. Ces sorties ont concerné majoritairement les fonds monétaires et obligataires Ucits dont les décollectes respectives ont atteint -45 milliards (-59 milliards en janvier) et -20 milliards d’euros (-12 milliards en janvier). Les fonds multi-actifs et actions ont, eux, collecté à hauteur de 11 et 8 milliards d’euros respectivement (contre 36 et 25 milliards en janvier).
Le gendarme allemand de la concurrence a placé mercredi l’américain Meta, maison mère de Facebook, sous surveillance renforcée, en vertu d’une loi de début 2021 qui étend ses pouvoirs face aux poids lourds du net. Avec celle-ci, le régulateur de l'État peut interdire les pratiques de ces entreprises qui sont réputées nuire à la concurrence. L’Office fédéral des cartels a indiqué qu’il avait déterminé que Meta était une entreprise «d’une importance primordiale» sur les marchés, ce qui ouvre la voie aux autorités pour sanctionner «d'éventuelles infractions à la concurrence», alors que deux enquêtes visant le groupe ont déjà été ouvertes par l’antitrust allemand.
Le fonds spéculatif américain, réputé pour ses gains réguliers et ses paris sur la technologie, a perdu près de 16 milliards de dollars depuis le début de l’année.
L’histoire se répète trimestre après trimestre pour Janus Henderson Investors. La société de gestion a subi des rachats nets dans ses fonds à hauteur de 11,9 milliards de dollars au premier trimestre 2022. Cela constitue le 18ème trimestre consécutif de décollecte nette pour la firme, qui a cumulé des sorties nettes de 16,2 milliards de dollars en 2021, 24,4 milliards en 2020, 27,4 milliards en 2019, 17,8 milliards en 2018 et 10,2 milliards en 2017. L’unique collecte positive de Janus Henderson depuis la formation du groupe, résultant de la fusion entre Janus Capital et Henderson Global Investors au deuxième trimestre 2017, remonte ainsi au troisième trimestre 2017. Les encours de Janus Henderson à fin mars 2022 s’élevaient à 361 milliards de dollars, en baisse de 16,5% sur le premier trimestre (432,3 milliards de dollars fin décembre 2021). La société de gestion affiche en outre un résultat net de 78,7 millions de dollars pour le premier trimestre 2022, soit presque moitié moins (-49,3%) que celui présenté en mars 2021 (155,5 millions). Une nouvelle page après cinq années tourmentées Malgré un premier trimestre en-deçà des attentes des analystes, la suite de l’année 2022 peut néanmoins s’avérer l’opportunité d’une renaissance pour Janus Henderson après cinq ans d’existence tourmentée, marquées entre autres par une co-direction générale initiale qui n’a pas pris et n’aura tenu qu’un an mais aussi par le départ de l’ex-"pape» des obligations Bill Gross en 2019. Le gestionnaire tourne une page en ce deuxième trimestre après le départ de deux de ses cadres emblématiques, son ex-directeur général Dick Weil et son ancien directeur mondial de la gestion Enrique Chang. Dick Weil a été poussé vers la sortie dès novembre 2021par le fonds activiste Trian Fund Management. Bien qu’il se soit retiré de son poste en mars,il demeure conseiller du directeur général par intérim Roger Thompson jusqu’en juin. Date à laquelle Ali Dibadj, jusqu’alors directeur financier et responsable de la stratégie d’AllianceBernstein, deviendra directeur général de Janus Henderson. Trian, le fonds activiste de Nelson Peltz et Ed Garden, s’est montré très actif pour faire évoluer la gouvernance et l’avenir du gestionnaire depuis sa prise de participation de 19% dans le capital de Janus Henderson en 2021 et son arrivée au conseil d’administration cette année. D’autre part, Janus Henderson n’aura plus pour les prochains trimestres l’excuse d’Intech Investment Management, sa filiale de gestion quantitative sur les actions dont la firme a clôturé la vente fin mars 2022, qu’elle invoquait pour expliquer en partie ses décollectes.