La société de gestion institutionnelle 1875 Finance, spécialisée dans la gestion de fortune et le mult-family office, a annoncé le 29 novembre la nomination à compter du 1er janvier 2013, de Edouard Crestin-Billet à la direction de ses nouvelles activités de gestion institutionnelle (Newsmanagers du 7 septembre 2012). Edouard Crestin-Billet (53 ans) a été durant douze ans le chef stratégiste et responsable du département Analyse financière et Gestion institutionnelle du groupe Mirabaud & Cie. Au sein de cet établissement, il a développé les activités institutionnelles en Suisse. Auparavant, il a été le Chief Investment Officer (CIO) et membre du comité exécutif de la Banque Edouard Constant. Edouard Crestin-Billet a commencé sa carrière à l’UBS (ex-SBS) où il a mis en place l’Investment Advisory. 1875 Finance souligne dans un communiqué que la création de la nouvelle activité institutionnelle et cette nomination répondent à la demande de clients, notamment les caisses de pensions, qui recherchent avant tout des structures indépendantes sans conflits d’intérêt. N’ayant pas de produits maison à vendre, 1875 Finance assure ainsi une offre unique et diversifiée dont l’objectif est l’efficience du portefeuille de ses clients privés et dorénavant institutionnels.
L’Association française des marchés financiers (Amafi) lors d’une conférence hier a proposé de mettre en place un Fonds de financement de l'économie française (FFEF), véhicule sous ombrelle publique et à gouvernance paritaire, rapporte L’Agefi. Il recueillerait des capitaux qui proviendraient de fonds de dotation, comme ceux du grand emprunt ou de divers fonds issus des régimes publics et privés de prévoyance, et aurait un biais de gestion domestique. Les mandats seraient attribués à des sociétés hexagonales. Le FFEF aurait également une allocation d’actifs privilégiant les fonds propres et la dette d’entreprise et pourrait aussi investir dans des titrisations de portefeuilles de crédits aux PME ou dans des quasi-fonds propres, note le quotidien.
Selon des sources concordantes, le président de SAC Capital Advisors, Tom Conheeney, aurait indiqué mercredi lors d’une conférence téléphonique avec ses investisseurs que le gendarme des marchés financiers américain, la SEC, aurait envoyé à la société une «Wells notice», une notification préalable d’action au civil, pour «fraude financière» la mettant en cause en tant que personne morale ayant abrité le délit d’initié, rapporte L’Agefi. Dans le cas où la SEC prouverait l’implication de la société en tant que «personne morale», qui n’implique pas une connaissance des faits mais plutôt une négligence face à la fraude, elle pourrait réclamer une amende d’un montant trois fois plus élevé que celui du délit lui-même, qui aurait rapporté 276 millions de dollars aux personnes impliquées. Par ailleurs, selon le Financial Times daté du 30 novembre, Steve Cohen, le fondateur de SAC Capital, a déclaré que son hedge fund a vendu les 700 millions de dollars d’actions au centre de l’enquête pour délit d’initié parce que l’un de ses gérants n’était plus à l’aise avec la position, selon des personnes proches du témoignage que le dirigeant a fait devant les enquêteurs citées par le journal. Il s’agirait de la première explication des transactions d’actions Elan et Wyeth réalisées par la société de hedge funds quelques jours avant l’annonce par les sociétés d’essais cliniques négatifs.
Carlyle Group a levé 1,38 milliard de dollars pour son produit Carlyle Energy Mezzanine Opportunities Fund (CEMOF). Ce dernier investira entre 20 millions et 150 millions de dollars par projet dans le secteur de l'énergie. La levée de fonds dépasse l’objectif initial de 750 millions de dollars.
L’américain FactorShares, récemment acheté par GenCap Ventures, a lancé sur NYSE Arca le 29 novembre trois ETF focalisés sur les titres miniers, répliquant des indices ISE et chargés à 0,69 %, rapporte Index Universe.Il s’agit du PureFunds ISE Diamond/Gemstone ETF (acronyme GEMS) qui investira dans des actions de 26 grandes sociétés aux titres liquides qui sont actives dans la production, la prospection et la vente de pierres précieuses. Ce seront des entreprises en majorité non-américaines.Le portefeuille PureFunds ISE Mining Service ETF (MSXX) sera investi dans des entreprises qui produisent, nolisent ou vendent des équipements à des sociétés fournissant du conseil et d’autres services au secteur minier, ainsi que dans des firmes directement impliquées dans la prospection et l’extraction. L’indice comporte 31 noms.Enfin, le PureFunds ISE Junior Silver ETF (SILJ) investira dans des petites capitalisations minières de production et de prospection du secteur de l’argent. L’indice couvre 28 sociétés.
Charles Schwab a déposé un dossier pour lancer un ETF obligataire à court terme géré activement, rapporte le Financial Times, qui estime qu’il s’agit du signe que les sociétés de gestion américaines voient les ETF comme les héritiers des fonds monétaires.Le Active Short Duration Income ETF, investi en titres obligataires à court terme investment grade, partage les mêmes objectifs qu’un fonds monétaire.
Le gestionnaire de Bethesda (Maryland) ProShares (22 milliards de dollars d’encours) a déposé une demande d’agrément pour un troisième ETF haut rendement, le ProShares High Yield-Interest Rate Hedged ETF. Ce fonds se focalisera sur la dette d’entreprises catégorie speculative et couvrira son risque en prenant des positions à découvert sur les Treasurys américains, rapporte Index Universe.
La société de gestion alternative Gramercy Advisors, spécialisée sur les marchés émergents, vient de lancer un fonds de crédit distressed doté d’ores et déjà de 200 millions de dollars, selon une lettre aux investisseurs obtenue par Bloomberg.Le Gramercy Distressed Opportunity Fund II investit dans de la dette souveraine ou corporate distressed ou en défaut. Gramercy Advisors estime qu’il existe des opportunités sur le marché des prêts et obligations émergentes arrivant à échéance en 2016, dont un quart est classé en dette spéculative.
Funds People rapporte que José Carlos Jarillo a racheté les parts de son associé Walter Scherk dans la société de gestion helvétique qu’ils ont fondée ensemble, SIA Funds pour Strategic Investment Advisors Funds (350 millions d’euros).
Edouard Crestin-Billet, qui a été pendant douze ans chef stratégiste, responsable de l’analyse financière et de la gestion institutionnelle en Suisse chez Mirabaud Cie où il a été remplacé par Pierre Pinel (ex Paribas AM), rejoindra début 2013 la société de gestion 1875 Finance, rapporte finews.ch. L’impétrant sera responsable de la gestion institutionnelle, chargé plus particulièrement des caisses de pension.1875 Finance a été créée en 2006 par d’anciens dirigeants de Ferrier Lullin (groupe UBS) et affiche un encours de 5 milliards de francs, dont 3 milliards apportés par trois familles. Pour les trois à cinq prochaines années, Edouard Crestin-Billet se fixe comme objectif de porter à 3-5 milliards de francs les encours externes. La gestion institutionnelle deviendrait ainsi le troisième pôle de 1875 Finance, qui exerce actuellement deux activités, la banque privée et le family office.
Déjà présent en Europe (Paris, Düsseldorf) et au Moyen-Orient (Dubaï, Riyadh), le gestionnaire de fonds de capital risque Iris Capital complète sa couverture internationale par l’ouverture de nouveaux bureaux en Amérique du Nord, à San Francisco (Denis Barrier) et Montréal (Alex Wiedmer), et en Asie, à Pékin (Nicolas du Cray) et Tokyo (Francis Perrin, Hiroshi Nishikawa).Ce dispositif répond à l’exigence croissante d’internationalisation du métier de capital-risque, et à la forte demande de la part des entrepreneurs pour des investisseurs plus globaux. Pour Iris Capital, acteur européen leader dans le domaine de l’économie numérique, le coeur de l’investissement reste naturellement en Europe. Mais au-delà de l’enrichissement des réseaux relationnels, de l’expertise et de la veille que permet cette présence accrue hors d’Europe, l’objectif est double :- investir de manière opportuniste et ciblée hors d’Europe dans des sociétés innovantes, soit ayant un intérêt stratégique à se développer en Europe, soit susceptibles de nouer des partenariats créateurs de valeur avec Orange ou Publicis, - et mieux accompagner les jeunes sociétés européennes de notre portefeuille dans leur développement international.
Les fonds de développement durable d’Erste Asset Management dont la gestion est confiée à Erste Sparinvest changent de nom le 30 novembre. Au lieu du préfixe Espa Vinis, ils auront en commun le radical Erste Responsible, ce qui permettra à la fois de les reconnaître d’emblée comme des produits d’Erste Bank (établissement central des caisses d'épargne autrichiennes) et comme des fonds ISR.Ces changements valent pour les fonds Espa Vinis Bonds, Bond Euro-Corporate, Cash, Microfinance, Stock Austria, Stock Europe, Stock Europe-Emerging, Stock Global, Stock Climate Change et WWF Stock-Umwelt.
Spécialisé dans les services financiers aux investisseurs institutionnels, sociétés de gestion et grandes entreprises, Caceis a annoncé hier avoir été retenu par Russell Investments France, à l’issue d’un appel d’offres portant sur les prestations de banque dépositaire-conservation et de valorisation. Caceis accompagnera la société de gestion en exerçant la fonction dépositaire et la valorisation du premier de ses OPCVM de droit français. Il soutiendra son développement lors de la création de ses autres produits et lui fournira des services additionnels de reporting financier et réglementaire, indique un communiqué.
Actuellement, l’encours de Barings en France se situe à 850 millions d’euros contre 800 millions en début d’année. La collecte est «flat», et l’augmentation de l’encours est attribuable à l’effet de marché, sachant que 95 % des actifs gérés le sont sur des produits actions, a indiqué à Newsmanagers Benoît du Mesnil du Buisson, président de Baring Asset Management France.Cela posé, la maison a bien collecté en France sur les produits Asean et haut rendement, mais «il faut défendre les encours actions face à la défiance des investisseurs».Le manager indique que Barings France compte commercialiser bientôt une variante européenne du Dynamic Asset Allocation de droit irlandais, qui a déjà atteint les 7 milliards d’euros. Il s’agira de faire mieux connaître ces produits non seulement des institutionnels mais aussi des banques privées et des plates-formes, pour toucher ainsi les CGPI.
AllianzGI vient d’annoncer l'élargissement de sa gamme actions avec le lancement européen d’Allianz German Equity investi dans des titres allemands. Logé au sein de la sicav luxembourgeoise de la société de gestion, le compartiment est géré par Matthias Born, et duplique le fonds de droit allemand Concentra (2 milliards d’euros d’encours) piloté par le gérant depuis 2007. La gestion de conviction mise en œuvre dans le fonds Allianz German Equity repose à la fois sur une analyse financière des entreprises (bottom-up) et sur la sélection de valeurs (stock-picking). Le fonds présente un léger biais en faveur des titres de croissance et privilégie les grandes capitalisations, tout en tirant parti des opportunités identifiées sur le segment des petites et moyennes valeurs, précise un communiqué. Code Isin (part AT) : LU0840617350
Benoît de Juvigny a été nommé secrétaire général de l’AMF à partir du 1er décembre 2012. Il remplacera Thierry Francq qui exerçait ces fonctions depuis le 1er mars 2009. Benoît de Juvigny a intégré l’AMF en octobre 2004, au poste de chef du service des prestataires et des produits d'épargne. Il est nommé secrétaire général adjoint en 2006 en charge de la direction des émetteurs et, depuis 2011, en charge des directions des émetteurs et des affaires comptables
L’Agence France Trésor annonce l’adjudication, le lundi 3 décembre, d’un montant global compris entre 5,6 et 6,8 milliards d’euros de bons du Trésor (BTF). Cette opération portera sur des montants compris entre 3,4 et 3,8 milliards d’euros de bons à 12 semaines qui arriveront à échéance le 28 février 2013, entre 1,2 et 1,6 milliard d’euros de bons à 23 semaines à échéance du 16 mai 2013, et entre 1 et 1,4 milliard d’euros de bons à 49 semaines à échéance du 14 novembre. L’AFT émettra jeudi un montant compris entre 3,0 et 4,0 milliards d’euros d’obligations assimilables du Trésor (OAT).
Le Tribunal de l’Union européenne a jugé que la BCE avait valablement refusé en 2010 à une journaliste de Bloomberg l’accès à deux documents liés à la situation économique grecque. «Leur divulgation aurait porté atteinte à la protection de l’intérêt public de la politique économique de l’Union et de la Grèce», ont estimé les juges dans cet arrêt publié le 29 novembre. Les deux documents recherchés détaillaient l’impact des transactions de swaps signées par Athènes pour minorer sa dette.
La Grèce n’a pas encore décidé à quel prix elle proposera de racheter ses obligations détenues par des investisseurs privés dans le cadre de l’accord conclu mardi avec ses créanciers, mais ce prix est susceptible de varier selon le type d’obligation, selon Reuters. Les prix des obligations grecques potentiellement concernées par un rachat allaient de 25,15 à 34,41 centimes d’euros lors de la clôture du 23 novembre. Elles ne pourront pas être vendues à un prix supérieur.
La société de tête du groupe Rothschild a publié des résultats semestriels affaiblis par l’environnement économique, un nombre plus faible de fusions-acquisitions et un ralentissement des cessions de participations. Le bénéfice net au 30 septembre a baissé à 35,5 millions d’euros contre 42,4 millions. Les directeurs généraux Nigel Higgins et Olivier Pécoux soulignent tout de même que Paris-Orléans a renforcé ses parts de marché sur la période.
Les députés français ont adoptéhier le projet de loi qui prévoit la création de la Banque publique d’investissement qui disposera d’environ 40 milliards d’euros destinés aux PME. «Ce texte est l’un des éléments majeurs de notre dispositif de reconquête de la compétitivité française : la BPI est le porte-avion du pacte de compétitivité», a dit Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie et des Finances. Le texte «donnera vie à un outil de croissance offensif au service de l'économie réelle, des TPE, des PME, des PME industrielles et des établissements de taille intermédiaire (ETI) qui veulent se développer», a-t-il poursuivi. Le Sénat l’examinera à son tour le 18 décembre. Une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat sera convoquée dans la foulée afin de mettre au point un texte commun qui sera soumis le 20 décembre aux députés et sénateurs pour son adoption définitive. Pierre Moscovici a souhaité que le premier conseil d’administration se réunisse en janvier de façon à ce que la banque soit opérationnelle «le plus rapidement possible».
Le hedge fund pourrait faire l'objet de poursuites civiles par la SEC pour avoir abrité, en tant que personne morale, un délit d’initié de 276 millions
Le magnat de l’immobilier a trouvé un accord pour la cession pour quelque 300 millions de livres des stations-service qu’il détient, une nouvelle étape du démantèlement de son groupe engagédepuis 2008 selon le quotidien. M3 Capital Partners, société de private equity dédiée à l’immobilier, a été sélectionnée pour des négociations exclusives.
Le représentant du Collège de l’Autorité des marchés financiers reproche au gestionnaire de FIP de n’avoir pas toujours agi au bénéfice exclusif des porteurs de parts, à l’occasion du financement de parcs éoliens. Il réclame une sanction de 500.000 euros.