Après l’abandon de CariVerona, qui refuse de participer à la levée de capitaux en cours, les autres actionnaires d’UniCredit font bloc, rapporte Il Sole - 24 Ore du 8 février. CRT, Central Bank of Lybia et Munich Re seraient prêts à couvrir les 500 millions d’obligations convertibles non souscrites par la fondation CariVerona.
Dans un entretien à L"Echo, Charles Muller, directeur général adjoint de l’Alfi (Association Luxembourgeoise des Fonds d’Investissements), estime que l"impact de l"affaire Madoff sur la place luxembourgeoise reste limité. «Dans les chiffres, nous sommes touchés, mais certainement moins que d’autres. Sur l’ensemble de l’année 2008, nous avons perdu 25 % des avoirs sous gestion. 85 % de cette baisse est due à la baisse des marchés, le reste aux retraits des clients qui se sont concentrés principalement sur les mois de septembre et octobre, avec des montants de 28 milliards puis 69 milliards. Le reste de l’année, les ventes nettes sont restées légèrement excédentaires, ce qui n’est pas un mauvais résultat en soi. En tous les cas, il n’y a aucune tendance permettant de dire que nous avons perdu perd des clients à cause de l’affaire Madoff?», indique-t-il au quotidien.
Pour 2008, l’encours du fonds de pension Andra AP-fondent (AP2) s’est contracté de 54,2 milliards de couronnes pour retomber à 173,3 milliards, compte tenu de rentrées nettes de 900 millions de couronnes, indique Pensions & Investments. La baisse totale des actifs a donc atteint en brut 55,1 milliards de couronnes ou 24 %. Pratiquement tous les portefeuilles gérés activement soit en interne soit sur délégation ont sous-performé simultanément et la perte de 24 % en moyenne est surtout imputable son AP2 aux mandats actions et à certains produits non cotés (OTC) qui se sont avérés mal positionnés durant la période de turbulences extrême sur les marchés financiers à l’automne.
Vendredi, l"action Julius Baer a perdu par moments plus de 30 % sur ce qui pourrait avoir été une manipulation de marché, une rumeur selon laquelle la banque avait présenté le matin des résultats 2008 enjolivés, rapporte la Börsen-Zeitung. De fait, il s"avère que la perte en compte propre évoquée dans une lettre anonyme de source interne fin décembre était seulement à un chiffre en millions de francs suisses et qu"elle a été comptabilisée, si bien que KPMG a pu certifier les comptes.
Le prince Max de et à Liechtenstein, président du directoire de la LGT Bank, indique que le scandale fiscal en Allemagne déclenché par l’affaire Zumwinkel a provoqué le retrait de milliards de francs suisses par la clientèle de la banque. Le banquier se dit également favorable à la conclusion d’une convention d’assistance judiciaire et fiscale avec l’UE, sur le type de celle passée par Vaduz avec les Etats-Unis.
Le board of directors du fonds souverain de Singapour Temasek Holdings (Private) Limited a désigné l’américain Charles «Chip» W. Goodyear comme future CEO. Il est administrateur depuis le 1er février et deviendra «CEO-designate» le 1er mars avant de succéder à Ho Ching, l'épouse du premier ministre, le 1er octobre. Chip Goddyear a quitté la tête de BHP Billiton au 1er janvier 2008. Il est le premier étranger à diriger Temasek.
Après l’abandon de CariVerona, qui refuse de participer à la levée de capitaux en cours, les autres actionnaires d’UniCredit font bloc, rapporte Il Sole - 24 Ore du 8 février. CRT, Central Bank of Lybia et Munich Re seraient prêts à couvrir les 500 millions d’obligations convertibles non souscrites par la fondation CariVerona.
Selon l’Agefi, Mitsubishi UFJ Financial Group (MUFG), va émettre davantage de titres préférentiels que prévu, après avoir déjà relevé à 800 milliards de yens la taille de son émission il y a quelques semaines. De son coté, Nomura a annoncé qu’il émettra pour 300 milliards de yens de nouvelles actions ordinaires.
Dans un entretien accordé dimanche 8 février à TF1, Jérôme Kerviel a notamment déclaré qu’il se battra «jusqu’au bout pour que la vérité soit faite» dans l’affaire l’opposant à la SocGen."Ma vérité c’est : j’ai fait cela, mais si j’ai pu le faire, c’est qu’on m’a laissé faire», affirme-t-il en précisant que, si il lui arrivait «de faire tourner 10 milliards d’euros sur une journée», tout le monde «l’entendait» et tout le monde «le voyait».
Dans un entretien au quotidien Il Sole 24 Ore de ce dimanche, rapporte La Tribune, la fondation CariVerona, principal actionnaire d’Unicredit, déclare qu’elle ne participera pas à la levée de capitaux en cours mais qu’elle soutiendra la banque en cas d’OPA hostile.
En l’espace de quelques mois, IT Asset Management a renforcé son équipe de quatre gérants, et compte désormais huit de ces professionnels de l’investissement sur un effectif total de douze personnes. L’objectif consiste à porter l’encours actuel de 150 millions d’euros (dont la moitié en provenance de France) à 1 milliard d’euros pour fin 2012, grâce à une gamme élargie.Initialement cataloguée davantage comme «maison d’ingénieurs» spécialistes des technologies, la société de gestion s’est déjà diversifiée dans les biotechnologies et les technologies de l’environnement. Elle est également présente sur le Moyen-Orient/Afrique (la délimitation de l’univers de ce petit fonds est confiée au britannique E2 Research) ainsi que sur le patrimonial (pour les CGP). IT AM se lancera très bientôt dans les convertibles, avec un produit de droit luxembourgeois (la demande d’agrément est à l'étude à l'échelon de la CSSF) qui pourra investir aussi bien en fonds qu’en titres vifs. Le produit sera axé à la fois sur la convexité des convertibles européennes et américaines, le crédit, la volatilité et les actions. A plus long terme, la société pourrait lancer un fonds de fonds d’allocation d’actifs axé sur les actions internationales, expliquent Muriel Faure (PDG) et Geneviève Werner (DG délégué). Malgré l'élargissement de son offre, IT AM veut éviter d'être perçue comme généraliste, préférant de loin l'étiquette de «multispécialiste». Cette approche est cohérente pour une entreprise dont la clientèle est surtout formée pour l’instant d’investisseurs institutionnels. Cela posé, la société de gestion se sent à présent de taille pour passer à la vitesse supérieure afin d’obtenir une meilleure visibilité, puisqu’elle commence à communiquer sur ses processus d’investissements jugés différenciants.
Paul-Louis Netter a été nommé vendredi président du directoire de la Compagnie 1818, rapporte Les Echos. Il remplace Joan Pierson, qui a quitté ses fonctions il y a trois semaines, pour raisons personnelles. #Ce banquier respecté a conçu puis mené le rapprochement des deux banques privées filiales directes de Natixis : la Compagnie 1818 et la Banque Privée Saint Dominique (BPSD)#, explique le quotidien. Le directeur général de cette dernière, Paul-Louis Netter, qui pilotait avec lui le processus, a désormais une double casquette.
Selon La Tribune, au T4, le chiffre d’affaires de la CNP, leader du marché français de l’assurance vie, a bondi de 24 % à 7,4 milliards d’euros grâce à la Banque Postale. «Cette embellie de fin d’année permet à CNP de limiter la baisse de son chiffre d’affaires à 9,2 % sur l’ensemble de l’exercice (en normes françaises), contre - 16,5 % sur les neuf premiers mois de l’année.», précise notamment le quotidien.
L’ETF US Oil Fund (USO), qui représente environ 22 % des contrats sur le pétrole au Nymex, a roulé toutes ses positions vendredi, ce qui provoqué une baisse du prix de l’or noir sous les 40 dollars en cours de journée, indique The Wall Street Journal. Le volume de transactions a atteint presque le double de la moyenne enregistrée depuis le début de l’année. Ces derniers mois, l’USO a triplé de taille, avec des souscriptions nettes de 3,46 milliards de dollars en décembre et janvier, de sorte que ses décisions d’investissement ont une influence visible sur le marché.
Selon le Financial Times, le pôle courtage d’UBS, UBS Financial Services, a lancé une campagne de recrutements agressive aux Etats-Unis, offrant aux conseillers financiers d’importantes rémunérations afin de les encourager à quitter les concurrents tels que Merrill Lynch, Morgan Stanley et Citigroup. La banque promet aux courtiers des rémunérations équivalant à environ trois fois leurs bénéfices annuels, précise le FT.
Selon Les Echos, c’est à partir de cette semaine que les détenteurs d’assurance-vie vont recevoir leur relevé de situation et ainsi pouvoir mesurer l’impact de la baisse des marchés actions sur leur épargne. Les #transferts Fourgous#, qui permettent la transformation sans perte de l’antériorité fiscale de contrats très sécuritaires en euros en contrats multisupport, laissent planer un risque de contentieux.Depuis l’exacerbation de la crise, les assureurs font preuve de pédagogie, insistant sur la dimension de #long terme# de l’assurance-vie pour éviter que les assurés ne soient tentés de cristalliser leurs pertes en retirant leurs fonds placés en UC pour les transférer sur des fonds garantis. #Dire que l’investissement en actions paie sur le long terme est bien joli, mais tout dépend du niveau d’entrée#, rappelle dans un entretien au quotiden Cyrille Chartier-Kastler, président du cabinet Facts & Figures.
Trois groupes se distinguent par la qualité de leur information sur la gouvernance, BNP Paribas, Axa et Air Liquide, selon une étude réalisée par l’agence de communication Capitalcom et le spécialiste de l'évaluation des risques RiskMetrics qui ont dressé un palmarès des entreprises du CAC 40 les plus performantes en termes de communication extra-financière (responsabilité environnementale, sociale et de gouvernance). Cela dit, sur le thème de la gouvernance, l'étude déplore une insuffisance d’informations sur la rémunération variable des dirigeants. Un peu plus de la moitié des entreprises, soit 56%, publie le montant du bonus maximum théorique du directeur général mais seulement 44% précisent les modalités de calcul de ces bonus. Même constat en ce qui concerne l’attribution individuelle de stock-options et d’actions gratuites puisque seulement 24% des entreprises publie le montant de stock-options détenu par chaque dirigeant et que le ratio s'élève à seulement 15% pour les actions gratuites. C’est dire que, souligne l'étude, #une majorité des groupes de l'échantillon aura donc un long chemin à parcourir pour se mettre en conformité avec les recommandations AFEP/MEDEF publiées en décembre 2008#. L'étude relève une amélioration du fonctionnement des conseils avec une montée en puissance des évaluations et un taux d’assiduité des administrateurs élevé. Les investisseurs regrettent toutefois le manque d’informations sur l’implication des conseils dans le contrôle des risques puisque seulement une moitié des entreprises fait référence à ce sujet dans le cadre des travaux du comité d’audit sans mentionner le niveau d’intervention du conseil.Sur le chapitre de l’environnement (Lafarge en tête devant Danone et Veolia) et de la diversité (Société Générale devant PSA Peugeot Citroën et Total), l'étude constate l'émergence flagrante du concept de croissance verte dans la stratégie de près des trois quarts des grandes entreprises mais elle ne relève aucun indicateur chiffré, ni objectif, dans ce domaine. L'étude souligne par ailleurs une faible prise en considération des enjeux financiers de la diversité. Moins d’un tiers des entreprises considère la diversité comme un véritable levier de performance et une seule société, BNP Paribas, intègre la non-discrimination dans sa politique de gestion des risques, la non-discrimination étant considérée comme l’un de ses 30 risques opérationnels majeurs.L'étude estime que d’une façon générale, l’information disponible sur les pratiques des entreprises dans les domaines de l’environnement, du social et de la gouvernance est dense mais manque de standards. Autrement dit, les parties prenantes manquent de données comparables. Selon l'étude, moins de la moitié des entreprises se réfère au Global Reporting Initiative, le principal standard international disponible pour rendre compte des performances économiques, sociales et environnementales des entreprises.
A compter du 1er avril, les fonds monétaires ne seront plus autorisés à investir dans des obligations du secteur privé notées moins que A, rapporte Expansión. C"est le résultat de la nouvelle circulaire publiée par la CNMV, qui avait initialement prévu d"interdire tout papier inférieur à AA mais y a renoncé après la consultation de place. Auparavant, les fonds monétaires avaient le droit d"investir jusqu"à 25 % en obligations notées au moins BBB.Par ailleurs, depuis le 1er janvier, les fonds sont obligés de valoriser de manière beaucoup plus stricte les obligations dans lesquelles ils sont investis.
Dans un entretien à l"Echo, Peter De Proft, directeur général de l’Association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama), explique le recul historique des ventes d"OPCVM en Europe par le fait que les distributeurs n"ont plus joué leur rôle l"an dernier. «Les fonds ont subi la concurrence des carnets de dépôts. Le distributeur de fonds n’a plus joué son rôle. Il s’est d’abord préoccupé de son bilan, reconstruit à l’aide des dépôts», indique-t-il au quotidien. Selon Peter de Proft, le vote par la Commission européenne de la directive UCITS IV «impose une série de mesures obligatoires notamment en termes de gestion de risque, et amène le principe clé du prospectus simplifié. Elle prévoit également une série de mesures moins contraignantes, mais qui sont devenues subitement importantes avec la crise, comme la relation entre dépositaires, la notification, la fusion des master feeder, et la supervision renforcée. Pour l’industrie, celle-ci amène un paquet d’efficacités. Cela va créer un marché unique de fonds, qui fonctionnera mieux, avec une notification des fonds plus courte et des fusions de fonds facilitées sur le plan fiscal».
Selon La Tribune, la banque devrait afficher une perte nette de 100 millions d’euros sur son activité crédit à la consommation en Ukraine, suite à la dévaluation du hryvnia qui a perdu 50 % de sa valeur durant les 2 derniers mois de 2008. La banque n’aurait pas utilisé de couverture de change, ce qui est inhabituel pour ce type d’activités, poursuit le quotidien.
Selon L"Echo, le président du parti socialiste, Elio Di Rupo, a déposé quatre propositions de loi, visant à renforcer le contrôle de la CBFA sur le secteur financier. Il entend imposer la consultation des associations de protection de consommateurs, ainsi que des partenaires sociaux, afin de mieux ancrer la CBFA dans l'économie réelle. Le contrôleur devrait, en outre, présenter chaque trimestre un rapport sur l'évaluation des risques auxquels les banques belges s’exposent. «De telles mesures ne sont évidemment pas suffisantes, concède Di Rupo, dans un entretien à L’Echo, mais il s’agit de dispositions immédiatement applicables. Si, au vu de la gravité de la crise actuelle, nous ne faisions pas évoluer le contrôle du secteur financier vers une meilleure prise en compte de l'économie réelle, nous commettrions une grande faute».
Selon Le Temps, qui reprend un avis rédigé par l"avocat et professeur de droit à Bâle Urs Behnisch, les clients d"UBS visés par le fisc américain ont certes violé leur obligation de déclarer les participations qu"ils possédaient dans des sociétés d"administration de patrimoine, par l"intermédiaire desquelles ils détenaient des titres américains soumis à l"imposition aux Etats-Unis. Mais ils n"ont pas produit de comptabilité falsifiée, ni recouru à des techniques complexes ayant pour but de tromper la vigilance du fisc. Lors des pourparlers en vue de l"application du Qualified Intermediary par les banques suisses, celles-ci s"étaient fait confirmer par leurs interlocuteurs américains que le client et l"entité juridique qu"il utilisait pouvaient être traités comme deux sujets fiscaux distincts, et que la banque n"avait pas de devoir d"annonce en ce qui concernait la seconde. Les autorités suisses doivent dès lors refuser de transmettre leur nom par la voie de l"entraide. Le Tribunal administratif doit bientôt se prononcer définitivement sur la question.
Dans un entretien au Temps, Konrad Hummler, associé de la banque privée saint-galloise Wegelin & Co et président de l"Association des banquiers privés suisses (ABPS), s"attaque aux salaires pratiqués dans la finance. «Après 1987, la part de la finance dans tous les bénéfices de l"économie est passée de 10 à 30%. Le secteur a connu un développement fulgurant en termes de capacités, de revenus et de profits», explique-t-il au quotidien. «Mais s"il y a eu beaucoup d"innovation dans la finance, elle n"a pas toujours créé la valeur ajoutée qu"on lui a prêtée». Lorsqu"un trader gagne plusieurs millions, il s"agit d"une part négociée d"un profit souvent gigantesque «mais ces profits ne correspondaient pas à un vrai gain économique. Ils étaient le résultat de la bulle de crédit. Les salaires et les profits d"un secteur doivent toujours correspondre à la valeur ajoutée réelle. Il y avait donc une divergence, dans le secteur financier, entre salaires et valeur ajoutée», selon Konrad Hummler. De son côté, Daniel Warner, directeur du Centre pour la gouvernance internationale de l"Institut de hautes études et du développement (IUHEID), induque que «dans la situation actuelle, on voit des cadres de banques gagner une fortune alors qu"ils n"ont produit aucun bénéfice. Dès lors, tant les actionnaires que les contribuables doivent payer pour l"échec de ces gens».
Par près de 53 % des suffrages, les électeurs du canton de Zurich ont approuvé lors de la votation de dimanche l’abolition des forfaits fiscaux pour les ressortissants étrangers fortunés (chaque année, cinq loyers annuels «raisonnables» de leur résidence), une initiative de l’extrême-gauche soutenue par la sociaux-démocrates, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cette démarche risque de faire école dans d’autres cantons désireux de supprimer cet impôt bon marché pour les «nomades économiques issus de la mondialisation». A Zurich, cette abrogation touchera le milliardaire allemand des produits laitiers Theo Müller, l’oligarque russe Viktor Vekselberg et Tina Turner, notamment. Les défenseurs du texte abrogé soulignent que l’Autriche, le Royaume-Uni, la Belgique, le Luxembourg et le Liechtenstein ont également des dispositions fiscales particulières au profit des étrangers.