Les encours de la Gestion d’Actifs de Natixis sont ressortis à 525 milliards d’euros au 30 septembre 2011 contre 533 milliards d’euros au 30 juin 2011, annonce la banque dans ses résultats du troisième trimestre 2011. L’effet marché négatif (-28 milliards d’euros) l’emporte sur l’effet change positif (+17 milliards d’euros). De son côté, tirée notamment par les produits obligataires et par la gestion alternative via la plate forme de distribution centralisée NGAM, la collecte nette est positive à 3,1 milliards d’euros.En Europe, les encours atteignent 309 milliards d’euros, en recul de 3% depuis le début de l’année. Le marché européen est encore difficile, du fait notamment de la forte baisse des marchés actions, mais la collecte redevient positive sur les supports monétaires (+1,1 milliard d’euros), commente Natixis. Aux Etats-Unis, les encours s’établissent à 289 milliards de dollars, en diminution de 0,9% depuis le début de l’année.Dans ce contexte, les revenus de la Gestion d’Actifs sont en baisse de 3% par rapport au troisième trimestre 2010 à 341 millions d’euros, mais en hausse de 4% à 1.062 millions d’euros sur les 9 premiers mois de l’année, comparé à la période correspondante en 2010.De son côté, les revenus de la Banque Privée s’affichent à 24 millions d’euros au troisième trimestre 2011 contre 23 millions d’euros au troisième trimestre 2010. La progression atteint 7 % sur les périodes comparées d’une année à l’autre. L’activité Assurance affiche de bonnes performances commerciales, avec une collecte nette qui surperforme le marché français au troisième trimestre 2011 à 123 millions d’euros. Les encours d’assurance au 30 septembre 2011 atteignent ainsi 37,7 milliards d’euros, en augmentation de 4,7% par rapport au 30 septembre 2010. Les revenus de l’assurance-vie sont pénalisés par un impact négatif dû à la forte chute des marchés actions. En coût du risque, l’impact additionnel des dépréciations sur la dette souveraine grecque est de 27 millions d’euros. Les expositions aux dettes souveraines des pays périphériques (GIIPS) ont été fortement réduites à fin octobre.Au total, les revenus du pôle Epargne, auquel appartient la Gestion d’Actifs, baissent de 4 % par rapport à la même période en 2010, à 410 millions d’euros. Sur les neuf premiers mois de l’année 2011 cependant, ils marquent une progression de 5 % par rapport à 2010, à 1 335 millions d’euros. Au niveau du groupe dans son ensemble, le résultat net part du groupe ressort à 344 millions d’euros en hausse de 13% par rapport au troisième trimestre 2010. Sur la même période, le produit net bancaire ressort à 1.586 millions d’euros, en progression de 11% comparé à la même période en 2010. L’impact de la dépréciation de la dette souveraine grecque représente 40 millions d’euros avant impôt. Sur les 9 mois 2011, le résultat net part du groupe s’élèvent à 1.260 millions d’euros, en baisse de 2 % par rapport au neuf premiers mois 2010.
Scor Global Investments (SGI) a enregistré un rendement de 3,8% (hors fonds détenus par les cédantes) sur les neuf premiers mois de 2011 contre 4% sur la même période de 2010, a annoncé le groupe le 10 novembre.Dans un contexte économique et financier particulièrement volatile, SGI a renforcé sa stratégie dite de «rollover», qui consiste à maintenir une duration relativement courte et à générer des cash-flows récurrents, tout en gérant de manière active son portefeuille d’actifs. Les liquidités et placements à court terme ont été tactiquement et volontairement maintenus à un niveau exceptionnellement élevé. Conformément à la stratégie initiée dès 2009, l’exposition aux dettes souveraines a été davantage réduite pendant le trimestre. En deux ans, le Groupe a ainsi abaissé son exposition aux risques souverains de 12 points et n’a aucune exposition à la dette souveraine de l’Italie, l’Espagne, la Grèce, le Portugal et l’Irlande, ni aux dettes émises par les états et les municipalités des Etats-Unis. Le portefeuille Actions a été réduit volontairement de 27 % au mois de juin 2011, en anticipation des événements qui ont suivi pendant l'été.La politique active de gestion conduite par SGI a permis au Groupe de réaliser 135 millions d’euros de plus-values nettes sur les neuf premiers mois de l’année. Le Groupe a strictement appliqué une politique inchangée de dépréciations sur son portefeuille d’investissements, conduisant en particulier à une dépréciation supplémentaire de 31 millions sur le portefeuille Actions sur le troisième trimestre. En prenant en compte les fonds détenus par les cédantes, le taux de rendement net des placements est au total de 3,2% sur les neuf premiers mois de 2011, contre 3,5% sur la même période en 2010.Le montant des actifs s'élève à 12,537 milliards d’euros au 30 septembre 2011, dont des liquidités et investissements à court terme pour un montant de 2,689 milliards. Le montant total des placements s'élève à 20,525 milliards d’euros au 30 septembre 2011, à comparer à19,526 milliards au 31 décembre 2010.Au 30 septembre 2011, les actifs du groupe (hors fonds détenus par les cédantes) sont constitués à 67 % d’obligations, à 21% de liquidités et d’investissements à court terme, à 6 % d’actions, à 4 % d’immobilier et à 2 % d’autres placements. Le portefeuille obligataire, de qualité élevée (avec une notation moyenne AA), a une duration relativement courte de 3 ans (hors liquidités et investissements à court-terme).
La crise financière semble avoir provoqué des changements notables dans le dernier classement annuel des fournissseurs de services d’administration et de comptabilité des fonds réalisé par R& M Surveys. La huitième édition de ce classement, qui évalue la performance des banques actives sur le marché britannique de la gestion institutionnelle et retail, soit un encours de quelque 3.000 milliards de livres sterling pris en charge à partir d’entités onshore ou offshore (Dublin, Luxembourg), place BNP Paribas en tête alors que la banque figurait en queue de peloton l’année précédente. JP Morgan a aussi enregistré une progression remarquable puisque le groupe américain se retrouve en deuxième position, devant HSBC Securities Services, Northern Trust, BNY Mellon et State Street. Les principaux facteurs à l’origine de ces évolutions sont la valorisation des produits dérivés, la valorisation des parts et la qualité des fonctions support. Les sociétés de gestion sont de plus en plus préoccupées par la rapidité du délai de réponse et l’exactitude dans le processus de valorisation des dérivés, souligne R & M Surveys.
En Europe, les fonds de pension à prestations définies sont encore omniprésents mais ce sont surtout les fonds à contributions définies qui ont le vent en poupe. Selon une étude de Cerulli (1), les actifs sous gestion de ce segment relativement nouveau sur de nombreux marchés européens pourraient atteindre 2.800 milliards d’euros d’ici à 2015.En 2009, les actifs à contributions définies s'élevaient à 1.600 milliards d’euros, soit 39% du total des actifs de pension européens. Au cours des cinq prochaines années, le taux de croissance annuel moyen de ce segment pourrait s’inscrire à environ 10,8%. Les fonds de pension travaillent à l’amélioration de ces fonds avec l’introduction d’une approche multi-classes d’actifs ou encore des approches qui permettent de modifier l’allocation d’actifs à l’approche de la retraite. Toutefois, relève l'étude, les épargnants européens sont encore très nombreux à ne pas avoir accès à ces solutions. Parallèlement, d’autres véhicules d'épargne offrant des avantages fiscaux sont utilisés, à l’instar du PEA en France ou du compte d'épargne britannique (ISA, investment savings account). Autant d'évolutions qui constituent de nouvelles opportunités pour les sociétés de gestion qui ne sont pas encore présentes sur le marché des fonds de pension. (1)"Quantitative update : European Defined Contribution Markets 2011"
Alors que Dexia a engagé les cessions de Denizbank, de Dexia AM et de Banque Internationale à Luxembourg, le groupe étudie également la cession de la participation de 50% de BIL dans RBC Dexia, précise L’Agefi. Pierre Mariani, l’administrateur délégué du groupe, a indiqué qu’il espérait voir l’essentiel des cessions signé d’ici à la fin de l’année et que d’ici à la fin du premier trimestre 2012 l’essentiel des opérations aura été réalisé.
Le groupe américain Vanguard vient de recruter Neil Cowell pour le poste nouvellement créé de reponsable de la distribution retail pour l’Europe, rapporte Money Marketing. Neil Cowell travaillait précédemment chez Standard Life en tant que responsable de la distribution retail au Royaume-Uni.
Catherine Vialonga, directrice des investissements, a indiqué à IPE que l’ERAFP a l’intention pour diversifier son portefeuille de lancer deux nouveaux fonds immobiliers supplémentaires qui seraient focalisés l’un sur la France et l’autre sur l’ensemble de l’Europe. Tout récemment, l’ERAFP a attribué un mandat de gestion d’actifs immobiliers sur 40 millions d’euros à AEW Europe SGP. La directrice des investissement a également affirmé que l’ERAFP se prépare sur les classes d’actifs alternatives telles que les infrastructures et le non coté.
Groupama AM vient d’enrichir sa sicav de droit luxembourgeois G Fund de deux nouveaux compartiments. Le premier, G Fund European Equity High Conviction, est un fonds d’actions européennes, concentré, qui vise à sélectionner des valeurs leaders actuelles ou en devenir dans des domaines en forte croissance. G Fund Alpha Equity Market neutral est quant à lui un fonds d’actions européennes dont l’objectif est de délivrer une «performance absolue», c’est-à-dire faiblement corrélée aux marchés actions. Au total, la sicav de Groupama AM gérée à Paris, et qui dispose de 230 millions d’euros d’actifs sous gestion (au 30/09/2011), se compose de cinq compartiments, les trois premiers étant G Fund Euro Corporate Bonds, G Fund European Convertible Bonds et G Fund European Equity High Dividend.
La succursale belge de Lazard Frères Gestion a annoncé l’arrivée de Rodolphe d’Ursel au poste de directeur général, et de Miguel Robyns de Schneidauer au poste de directeur commercial. Selon François-Marc Durand, Associé-gérant de Lazard en charge des activités de gestion d’actifs en France, «l ’arrivée de cette nouvelle équipe de direction marque notre volonté de nous renforcer sur le marché belge dans la continuité de notre principe d’action : apporter à des clients européens, notamment francophones, des savoir-faire qui ont fait leurs preuves en France ». Depuis le 1er janvier 2010, Rodolphe d’Ursel dirigeait le desk France de Société Générale Private Banking Belgique en charge du développement commercial de la clientèle UHNWI. Dans ses nouvelles fonctions, il aura la double mission de diriger l'équipe bruxelloise et de développer le portefeuille de clientèle des résidents belges fortunés. Miguel Robyns exerçait, depuis 2010, la fonction de banquier privé auprès du desk France de Société Générale Private Banking.
Les entreprises non financières notées dans la catégorie investissement (investment grade, IG) en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique (EMEA) verront leurs besoins de refinancement dépasser les 1.200 milliards de dollars (876 milliards d’euros) au cours des quatre prochaines années, selon une étude publiée le 9 novembre par l’agence de notation Moody’s (1). Les trois secteurs les plus concernés sont les télécommunications, l'énergie et l’automobile.Sur ce montant de 1.200 milliards de dollars de dette arrivant à échéance entre 2012 et 2015, les besoins des banques ne représentent que 32% (contre 37% en juin 2010), ce qui illustre la tendance graduelle à la désintermédiation et le recours croissant des entreprises aux marchés de capitaux, note l’agence. En outre, «la part de la dette bancaire diminue alors que les maturités s’allongent». Moody’s relève par ailleurs que la demande des investisseurs pour la dette corporate en catégorie d’investissement a légèrement diminué depuis le début de l’année. La fuite vers la qualité reste une tendance forte mais la moindre activité d'émission observée depuis le milieu de l’année montre bien que l’accès au marché est affecté par la crise de la dette souveraine et la détérioration de l’environnement économique. Cela dit, beaucoup d’entreprises disposent de matelas de trésorerie plutôt confortables. A la fin du deuxième trimestre 2011, les émetteurs corporate en catégorie d’investissement de la zone EMEA détenaient plus de 690 milliards de dollars de cash, soit une progression de 17% par rapport à juin 2010. (1) «EMEA Invesment-Grade Companies Face Higher Refunding Risks and Needs in 2012-15»
Pour un de ses fonds immobiliers individuels, l’allemand Deka Immobilien a acheté à Fuji Properties Ltd l’immeuble de bureaux Direct Line House (5.900 mètres carrés) de Birmingham. La transaction a porté sur 25 millions d’euros.
«Afin de réduire les frais d’administration supportés par les clients», Skandia Investment Group (SIG) a annoncé avoir externalisé l’administration de la totalité de ses fonds chez Citi.Cette décision de SIG, qui fait partie de la division Long Term Savings du groupe Old Mutal, s’explique par l'évolution du secteur de la gestion de fonds en Europe, notamment avec l’entrée en vigueur de la réglementation OPCVM IV. SIG gérait 22,9 milliards de dollars fin juin.Jusqu'à présent, la gamme irlandaise Skandia Global Funds était déjà administrée par Citi, alors que la gamme Skandia Investement Management utilisait un autre administrateur externe (third party administrator ou TPA en anglais).
Hermes BPK Partners, une boutique de gestion appartenant au fonds de pension de BT, lance le Hermes BPK Global Equity Hedge Strategies avec 550 millions de dollars, une solution de portefeuille sur mesure destinée à aider les investisseurs institutionnels à réduire le risque de leurs allocations en actions par le biais d’investissements long short.La solution cherche à capturer les deux tiers de la hausse des marchés tout en limitant la baisse à un tiers.
L’assureur vie britannique Friends Life a annoncé le 9 novembre la création de sa propre société de gestion, Friends Life Investments (FLI), dans le courant du second semestre 2012.Cette nouvelle activité, logée dans une filiale à 100% de Friends Life Group, sera dirigée par le chief investment officer, Mark Versey. FLI sera dotée d’un encours initial d’actifs sous gestion captifs de 8 milliards de livres qui seront investis en priorité dans l’obligataire. Les autres classes d’actifs seront abordées en fonction des opportunités de croissance. FLI emploiera dans un premier temps une équipe maison d’une trentaine de professionnels de l’investissement qui devrait être renforcée. Les coûts exceptionnels liés au lancement de cette filiale sont estimés à 5 millions de livres, les frais de fonctionnement étant évalués à 4 millions de livres par an. Les actifs du groupe gérés à l’extérieur s'élèvent actuellement à 61 milliards de livres.
Director, GFFX global markets structuring et head of currency solutions for pension funds and insurers chez Deutsche Bank à Londres, Torquil Wheatley a été recruté comme product & performance manager chez F&C Thames River. Il est subordonné à Ken Kinsey-Quick, head of multi-manager alternatives.Dans ses nouvelles fonctions, sera notamment chargé de la communication interne et de la communication au profit de la clientèle pour la gamme de produits «multi-alternatifs».
Cette année, les traders spécialisés dans les obligations à Wall Street verront leur bonus chuter de 35 % à 45 %, au titre de 2011, selon le cabinet Johnson Associates cité par La Tribune. La baisse pour l’ensemble de la profession est estimée entre 20 % et 30 %. La rémunération variable des traders actions subira une coupe moindre (de 30 % au maximum) que celles des courtiers en obligations, malgré la crise boursière. Selon La Tribune, les professionnels de la gestion de fortune verront au pire leurs bonus stagner, et, au mieux, augmenter de 5 %.
AllianceBernstein a indiqué le 9 novembre que ses actifs sous gestion s’inscrivaient au 31 octobre à 424 milliards de dollars, contre 402 milliards de dollars courant octobre. Cette progression de 5% est liée à un effet marché positif et à une «modeste» décollecte, indique un communiqué de la société.
Les fonds de pension américains reprochent à leurs prestataires, BNY Mellon et State Street, de leur avoir facturé des coûts beaucoup trop importants depuis plusieurs années et leur réclament ainsi des centaines de millions de dollars de dédommagements, rapporte Les Echos. Un certain nombre des procès actuels et litiges ont débuté dès octobre 2009 à l’initiative d’institutionnels bien décidés à reprendre la main après la crise et à tailler dans tous leurs coûts. Conséquence, les grandes banques dépositaires ont commencé à diminuer nettement leur facturation des transactions sur les changes en 2010, de plus de 63% par rapport aux années précédentes selon «Pensions and Investments».
The Hennessee hedge fund index in October earned returns of 2.46%, after five consecutive months of losses, including losses of 3.23% in August and 3.81% in September. Year to date, the index is down 2.95%. All strategies showed gains last month.
BarclayHedge and TrimTabs estimate that in September, hedge funds saw net redemptions of USD5bn, which represents the second net outflow in the past three months under review. Assets fell to USD1.72trn, their lowest level in 12 months. Net subscriptions totalled USD58.5bn in first quarter.The largest net redemptions were from emerging markets hedge funds, with net outflows of USD3.7bn. This is the third consecutive month of net redemptions, and the heaviest outflows since April 2009.
As of the end of October, global assets in exchange-traded products (ETPs) totalled USD1.578trn, compared with USD1.428trn as of the end of September, and USD1.482trn as of 31 December 2010, according to BlackRock. Of the increase of USD150bn last month, USD123bn come from positive forex and market effects, and USD26.5bn in net subscriptions, of which USD24.2bn were in the United States and USD1.3bn in Europe.Since the beginning of this year, net subscriptions to ETPs in the United States totalled USD102.6bn, while in Europe, they totalled USD27.9bn.In the global rankings, iShares, remains on top, with USD612bn as of the end of October, and an incrase of USD15.3bn since the end of December 2010. However, the division of BlackRock lost 1.5 percentage points in market share in this period, to 38.8%, while State Street Global Advisors (SSgA) and Vanguard gained 0.5% to 17.4%, and 0.8% to 10.8%, respectively. Lyxor Asset Management (Société Générale) is the only major actor to show a loss in market share (overall), to 2.6%. Assets as of the end of October totalled USD40.6bn, which represents a contraction of USD12.7bn compared with the end of 2010. BlackRock states that the Lyxor range is largely composed of synthetic replication products, which have suffered significant net outflows in Europe recently.
Lors d’une table ronde organisée par Option Finance, Francis Weber, directeur financier de Réunica a commenté les récents changements au sein de son allocation d’actifs: Concernant les emprunts d’Etat, nous avons vendu les titres grecs, portugais et irlandais il y a plus d’un an. Nous avons également demandé à nos gestionnaires de réduire nos positions sur l’Italie. Nous avons renforcé notre position sur les autres obligations d’Etats, ce qui a conduit à une évolution importante du portefeuille. Il y a 10 ans, un investisseur institutionnel avait 80% d’emprunts d’Etats et 20% de corporate. Aujourd’hui, nous avons 60% de corporate. Nous souhaitons vraiment renforcer ce dernier segment, car nous considérons que le risque est plus prévisible chez les grandes entreprises que chez les Etats, dont les fondamentaux sont moins évidents à appréhender. Nous nous renforçons aussi dans les obligations convertibles car elles offrent beaucoup de valeur dans la mesure où elles sont actuellement en dessous de leur plancher actuariel. Celles ci devraient délivrer 7% ou 8% de rendement. Nous avons également souscrit dans des fonds de performance absolue. En ce qui concerne les actions, nous avons diminué notre exposition. Il y a deux ou trois ans, nos encours dans cette classe d’actifs représentaient 30%, aujourd’hui ils n’atteignent plus qu’entre 20% et 25%. Nous avons préféré nous renforcer dans d’autres segments de l’obligataire afin de diminuer la volatilité des portefeuilles. Nous n’avons pas toujours privilégié les ETF à réplication physique, mais nous sommes aujourd’hui de plus en plus attentifs à cette question. Nous regardons les ETF dont nous jugeons la contrepartie très sûre. Dans ce cadre, nous évaluons le risque de contrepartie par rapport à l'émetteur et aux swaps utilisés. Normalement, ces échanges de performances ne peuvent pas dépasser les 10% du fonds, donc le risque est théoriquement limité. Mais aujourd’hui, il faut faire attention à la mécanique des ETF et bien comprendre comment ils sont construits. Au sein de notre groupe, le recours aux ETF reste marginal et ne dépasse pas 3% à 4% des actifs. Nous investissons uniquement dans es fonds purs. Nous avons beaucoup diminué notre exposition à la gestion alternative à cause des déceptions que nous avons eues sur cette classe d’actifs. A l’instar de l’ensemble des investisseurs français, nous avons investi dans la gestion alternative en 2006 et 2007, au moment même où elle commençait à moins bien fonctionner. nous avons également été déçus par les fonds de fonds où les performances n’ont pas été au rendez vous.
SCOR Global Investments dégage 82 millions d’euros de produits financiers sur les actifs et un rendement des actifs (hors fonds détenus par les cédantes) de 2,7 % (3,8 % au 3ème trimestre 2010). Anticipant les turbulences des marchés, SCOR a choisi de réduire considérablement son exposition aux actions à la mi-juin 2011 et a constitué une position élevée en liquidités et en investissements à court terme (21 % des actifs au 30 septembre 2011). Les fonds propres s'établissent à EUR 4 224 millions au 30 septembre 2011 contre EUR 4 009 millions au 30 juin 2011. L’actif net comptable par action s'élève à EUR 22,77. Dans un contexte économique et financier particulièrement volatile, SGI a renforcé sa stratégie dite de rollover, qui consiste à maintenir une duration relativement courte et à générer des cash-flows récurrents, tout en gérant de manière active son portefeuille d’actifs. Les liquidités et placements à court terme ont été tactiquement et volontairement maintenus à un niveau exceptionnellement élevé. Conformément à la stratégie initiée dès 2009, l’exposition aux dettes souveraines a été davantage réduite pendant le trimestre. En deux ans, le Groupe a ainsi abaissé son exposition aux risques souverains de 12 points et n’a aucune exposition à la dette souveraine de l’Italie, l’Espagne, la Grèce, le Portugal et l’Irlande, ni aux dettes émises par les états et les municipalités des Etats-Unis. Le portefeuille Actions a été réduit volontairement de 27 % au mois de juin 2011, en anticipation des événements qui ont suivi pendant l'été. Avec l’acquisition du portefeuille mortalité de Transamerica Re, USD 1,8 milliard d’actifs ont été transférés à SCOR pendant le trimestre sous forme de liquidités (36 %), d’investissements à court terme (1 %), d’obligations du Trésor américain (4 %), d’obligations d’entreprises (corporate bonds) de catégorie investment grade sélectionnées par l'équipe de SGI et notées en moyenne A- (32 %) et de fonds détenus par les cédantes (26 %). Sur les neuf premiers mois de 2011, SGI génère une contribution financière importante, avec un rendement des actifs (hors fonds détenus par les cédantes) de 3,8 %, contre 4,0 % sur la même période en 2010. La politique active de gestion conduite par SGI a permis au Groupe de réaliser EUR 135 millions de plus-values nettes sur les neuf premiers mois de l’année. Le Groupe a strictement appliqué une politique inchangée de dépréciations sur son portefeuille d’investissements, conduisant en particulier à une dépréciation supplémentaire de EUR 31 millions sur le portefeuille Actions sur le 3ème trimestre. En prenant en compte les fonds détenus par les cédantes, le taux de rendement net des placements est au total de 3,2 % sur les neuf premiers mois de 2011, contre 3,5 % sur la même période en 2010. Le montant des actifs (hors fonds détenus par les cédantes, et y compris les actifs de Transamerica Re) s'élève à EUR 12 537 millions au 30 septembre 2011, dont les liquidités et investissements à court terme pour un montant de EUR 2 689 millions. Le montant total des placements s'élève à EUR 20 525 millions au 30 septembre 2011, à comparer à EUR 19 526 millions au 31 décembre 2010 (hors placements liés à IIC). Au 30 septembre 2011, les actifs du Groupe (hors fonds détenus par les cédantes) sont constitués à 67 % d’obligations, à 21 % de liquidités et d’investissements à court terme, à 6 % d’actions, à 4 % d’immobilier et à 2 % d’autres placements. Le portefeuille obligataire, de qualité élevée (avec une notation moyenne AA), a une duration relativement courte de 3,0 ans (hors liquidités et investissements à court-terme).
Cette année, le baromètre fait le point sur : l'épargne solidaire labellisée (encours, collecteurs et gestionnaires de l'épargne solidaire, épargnants solidaires...), l'épargne de partage (dons et répartition, classement 2010 des ONG bénéficiaires), le financement solidaire (montant, outils et profil des investisseurs solidaires), le label Finansol. L’exigence de précision et de transparence revendiquée par l’Observatoire de la finance solidaire paraît d’autant plus opportune que de grandes initiatives sont à attendre bientôt de la part de la Commission européenne dans le domaine de l’entrepreneuriat social. La richesse de l’acquis de Finansol et de ses membres dans le solidaire est un atout précieux au moment où leur démarche est susceptible d'être élargie aux 27 membres de l’Union européenne. Pour télécharger le baromètre, cliquez-ici.
Avec la collaboration de son prédécesseur, Didier Wattelle, qui reste très impliqué au sein du conseil de surveillance, André Janody, le président du conseil de surveillance des FCPE de IBM France, présente le mode de gestion adopté par « Big Blue ».
L’agence de notation a confirmé mercredi la note de crédit «AAA» de la Finlande avec perspective stable, évoquant la «compétitivité de l'économie» et la «politique budgétaire prudente» du gouvernement.
Depuis hier soir, la Grèce n’a plus de Premier ministre. George Papandréou a démissionné de ses fonctions et son successeur n’a toujours pas été désigné. Il pourrait l’être ce matin, au terme de nouvelles discussions entre les différents partis politiques du pays. Hier, un accord a bien été trouvé sur la répartition des forces au sein du futur gouvernement, mais les négociations menées depuis quatre jours autour du chef de l’Etat, Karolos Papoulias, n’avaient toujours pas permis de trouver un consensus sur le nom du futur Premier ministre. De quoi provoquer la stupéfaction au sein même de l’administration grecque. Un temps écartée, la candidature de Lucas Papademos, ancien vice-président de la BCE, était de nouveau évoquée hier soir. En partant, George Papandréou a assuré que la Grèce appliquera les mesures de renflouement réclamées par l’Union européenne et fera tout son possible pour rester dans la zone euro.