Les quatre principaux candidats à la présidence de la Commission européenne ont tenu hier leur premier débat télévisé, largement dominé par les dossiers économiques. «Je fais campagne pour une Europe qui crée des emplois et de la croissance sans dépenser l’argent que nous n’avons pas» a notamment lancé l’ancien Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, que les sondages donnent légèrement favori devant l’Allemand Martin Schulz.
Faisant le point dans un entretien sur le travail de modernisation de l’Agence des participations de l’Etat, son patron souligne que «l’Etat peut être un actionnaire stratégique tout en mobilisant son portefeuille pour se désendetter». David Azéma assure qu’une participation en fonds propres de l’Etat dans le dossier Alstom «n’est pas à l’ordre du jour».
L’Australian Financial Review avance que l’autorité fiscale australienne prépare l’instauration d’une taxation des monnaies virtuelles. L’ATO (Australian Tax Office) va rencontrer dès aujourd’hui des représentants des sociétés responsables des transactions sur ces monnaies, le cadre envisagé devant être dévoilé la semaine prochaine.
Le quotidien indique que le plan de sauvetage de l’Agence pour la création d’entreprise est quasiment bouclé. L’APCE se trouve au bord du dépôt de bilan depuis le retrait de l’Etat fin 2013. Un conseil d’administration demain doit valider la nouvelle feuille de route. L’Etat pourtant «va prendre ses responsabilités» selon une source. Les chambres de commerce et d’industrie, l’Ordre des experts-comptables, la Chambre des métiers, le Medef, la CDC et Pôle emploi sont attendus au tour de table.
Dans le cadre de l'épargne salariale, Vivescia, groupe coopératif agri-industriel spécialisé dans la production et la transformation des matières végétales, a lancé un appel d’offres en vue de choisir un gérant en gestion diversifiée pour un lot de 13 millions d’euros. Le véhicule d’investissement est un OPCVM ouvert.
La Financial Conduct Authority (FCA) britannique a infligé une amende de 18,6 millions de livres à Invesco Asset Management et Invesco Fund Managers (Invesco Perpetual). Elle reproche au gestionnaire d’actifs d’avoir exposé entre mai 2008 et novembre 2012 les clients des fonds à un niveau de risque supérieur à ce qu’ils étaient en droit d’attendre. Le non respect des limites d’investissement a causé 5 millions de livres de pertes aux fonds, qui ont été compensées, mais qui «auraient pu être supérieures», selon la FCA. En coopérant avec le gendarme des marchés, Invesco a pu réduire son amende de 30%.
Nordea va rassembler son activité de fonds en Finlande, rapporte Fondbranschen. Au lieu d’avoir quatre sociétés distinctes, l’activité sera réunie en Finlande au sein de Nordea Funds AB. Néanmoins, les fonds enregistrés en Suède continueront à l’être et ceux qui travaillent au sein de Nordea Fonder AB travailleront toujours dans la filiale suédoise dirigée par Maria Rengefors. La manœuvre est censée réduire les coûts.
En quête de rendement dans un contexte de taux d’intérêt bas, l’assureur italien Generali cherche aujourd’hui à investir davantage dans les prêts aux entreprises et dans le financement de l’économie. Sa filiale allemande, Generali Deutschland Holding AG, va en effet investir 400 millions d’euros (553 millions de dollars) dans les «leveraged loans», a annoncé Fabrizio Vitiello, responsable de la gestion d’actifs et de la gestion fixed income alternative, dans un entretien accordé à Bloomberg. L’entité allemande, basée à Cologne, souhaite ainsi investir 200 millions d’euros dans les prêts infrastructure et un montant similaire dans les petites et moyennes entreprises (PME) en Allemagne. «Nous sommes actuellement en train de monter un certain nombre d’investissements alternatifs comme les seniors secured loans, les prêts aux PME ainsi que des prêts infrastructures et des leveraged loans, a précisé Fabrizio Vitiello. Nous investissions principalement via des fonds spécialisés.» L’assureur souhaite également nouer des partenariats avec des banques allemandes pour l’aider à réaliser de tels investissements. «Avoir des banques partenaires est un élément clé pour investir dans les prêts d’entreprises», a concédé Fabrizio Vitiello.Generali n’en est pas à son coup d’essai. En France, l’assureur s’est en effet associé à BNP Paribas en mars dans le cadre d’un fonds de 300 millions d’euros dédiée à l’investissement dans des prêts d’entreprises européennes (lire NewsManagers du 20 mars 2014).
Dans un entretien au Financial Times, Yasuhiro Yonezawa, le nouveau président du comité d’investissement du Government Pension Investment Fund, a reconnu que le fonds de pension japonais devait réduire son exposition aux obligations du gouvernement japonais. « Nous pouvons dire que l’objectif actuel de 60 % en obligations locales est un peu trop élevé », admet-il. Avec son approche passive et très obligataire, le GPIF a dégagé un rendement cumulé de 37 % sur les 10 dernières années, bien loin des 125 % affichés par Calpers. Le fonds gère l’équivalent de 1.260 milliards de dollars.
« Nous préférons les obligations corporates aux emprunts d’Etat et plus particulièrement les titres high yield, même s’ils ont beaucoup progressé ces derniers temps » déclare Marc Olivier, directeur général France de Nordea Investment Funds dans un entretien à L’Agefi. Dans un environnement de taux bas en Europe, le couple rendement-risque du high yield demeure attrayant, ce qui n’est pas le cas des titres investment grade selon Marc Olivier. Sur les marchés actions, les révisions à la baisse offre, selon Nordea Investment Funds, davantage de marge pour de bonnes surprises. Le fonds constate que « malgré le rally boursier débuté il y a quasiment cinq ans, la prime de risque des actions demeure encore attractive par rapport aux standards historiques et aux taux sans risque ». Nordea Investment Funds privilégie les secteurs défensifs affichant sa préférence pour les titres des secteurs des utilities, de la santé, et des technologies de l’information.
Dans un entretien à Financial News, le co-CEO de WisdomTree Europe, Hector McNeil, annonce qu’il va chercher à développer la société spécialisée dans les ETF sur les marchés européens que ne couvre pas encore Boost, structure qu’il a récemment acquise. Cela concerne notamment la France, l’Allemagne et les pays nordiques. Hector McNeil indique également qu’il va doubler les effectifs de la société en Europe sur les 18 prochains mois.
Euronext a annoncé à la veille du week-end la cotation à compter du 25 avril d’un ETF d’iShares répliquant le marché australien, iShares MSCI AUSTR.Le véhicule est chargé à 0,50%.
Goldman Sachs Asset Management lance un fonds destiné à tirer parti des opportunités liées à l’extraction de gaz de schiste et à la révolution de l'énergie aux Etats-Unis, rapporte Money Marketing.Le Goldman Sachs North American Shale Revolution & Energy Infrastructure fund investira en priorité dans les sociétés productrices d'énergie, les infrastructures liées à l'énergie ainsi que les utilisateurs d'énergie.Domicilié au Luxembourg, le fonds libellé en dollar et en euro sera géré par Kyri Loupis. Le ticket d’entrée pour les parts de capitalisation à destination de la clientèle retail est de 5.000 dollars au minimum avec une commission de gestion de 0,75%.
Le groupe Rothschild accélère son développement dans le domaine de la gestion alternative. Rothschild Asset Management (AM) Inc, sa filiale américaine, a en effet annoncé le 24 avril la constitution d’une coentreprise avec l’américain Larch Lane Advisors, une société spécialisée dans la construction de portefeuilles alternatifs personnalisés. Baptisée Rothschild Larch Lane Management Company LLC, cette coentreprise opérera comme conseiller d’investissement pour des multi-gérants de fonds alternatifs liquides sous la structure américaine dite «40 Act», qui utilisera une approche équilibrée des risques dans la construction de portefeuilles. Pour mémoire, un fonds adoptant la structure «40 Act» est un support d’investissement sous forme de «pool» offert par une société de gestion enregistrée comme définie par la loi américaine de 1940 sur les compagnies d’investissement (1940 Investment Company Act). Dans le cadre de leur accord, «Rothschild et Larch Lane partageront leur longue expérience des portefeuilles alternatifs mutli-gérants et la coentreprise combinera les experts des deux compagnies en matière d’investissement dans les hedge funds», commentent les deux partenaires dans un communiqué commun. Dans le détail, Rothschild apportera sa recherche mondiale dédiée aux gérants de hedge funds liquides et sa distribution tandis que Larch Lane apportera son expertise de «pionnier» de l’investissement des hedge funds précoces, l’amorçage de ces fonds et sa connaissance du monde des investisseurs de fonds de hedge funds aux Etats-Unis. «Il s’agit d’une étape majeure pour Rothschild dans le développement de notre activité d’investissement alternatif aux Etats-Unis», précise Michael Tamasco, co-responsable de Rothschild AM Inc.Un prospectus préliminaire pour un «40 Act mutual fund» a d’ores et déjà été déposé, ont indiqué les deux partenaires.
La société de gestion alternative Marshall Wace a pris une participation majoritaire dans la société Eaglewood Capital Management, rapporte Fundweb.Une opération qui s’inscrit dans la stratégie de Marshall Wace de développer une nouvelle activité dans le secteur de la distribution de prêts entre particuliers «P2P».L’activité d’Eaglewood sera intégrée dans une société acquise fin 2013 par Marshall Wace pour créer MW Eaglewood Limited. Toujours dans le secteur du P2P, une autre société basée à Londres pourrait voir le jour, Eaglewood Europe, qui pourrait être cotée à la Bourse de Londres.
State Street Global Advisors (SSgA) qui a publié le 25 avril ses chiffres du premier trimestre affichait, fin mars, un montant d’actifs sous gestion de 2381 milliards de dollars, soit une progression de 9,4% sur un an et de 1,5% par rapport au quatrième trimestre 2013, selon le communiqué publié par la banque sur son site. Sur les 3 premiers mois de 2014, State Street, à travers sa filiale dédiée à la gestion d’actifs, SSgA, a enregistré une collecte nette de 4 milliards de dollars. Dans son activité de conservation et administration de fonds, State Street affichait, fin mars, un montant d’actifs en gérance de 27477 milliards de dollars soit un niveau relativement stable comparé au quatrième trimestre 2013 mais une progression de 8,1% sur un an. Dans sa présentation, State Street précise que la division conservation et administration de fonds s’est vu confier, sur les 3 premiers mois de l’année, 189 milliards de dollars de nouveaux mandats dont 25 mandats en services d’investissements alternatifs.
La société de capital-investissement Advent International a annoncé que Cédric Château remplace Pascal Stefani au poste de responsable de son bureau parisien, avec effet à compter du 31 juillet 2014, rapporte L’Agefi. Pascal Stefani demeurera engagé auprès des sociétés du portefeuille actuel en France, il continuera de siéger notamment aux conseils de Gérard Darel et d’Oberthur Technologies.
l’IDI a déjà bouclé quatre prises de participations pour un montant total de 33,2 millions d’euros depuis le début de l’année. C’est trois fois plus que les 10,6 millions engagés en 2013, rapporte ce matin L’Agefi. La société d’investissement cotée est devenue l’actionnaire majoritaire de Winncare, elle a acquis 51% d’une coentreprise montée avec un armateur grec, augmenté sa participation minoritaire dans IHS (dont Wendel est le premier actionnaire) et participé au LBO de Alkan mené par TCR Capital. «Notre métier est fait d'à-coups, mais le contexte d’investissement est tout de même plus favorable actuellement », estime Christian Langlois-Meurinne, président de l’IDI. Certains fonds étaient très actifs ces derniers temps car ils arrivaient à la fin de leur période d’investissement, avec des prix parfois excessifs, mais à présent, la concurrence diminue un peu sur le small et mid market selon le président de l’IDI.Outre 247,1 millions d’euros de fonds propres à fin décembre (-6%), l’IDI déclare « disposer aujourd’hui de 40 millions d’euros de trésorerie pour ses prochains investissements».L’IDI investit en compte propre, mais aussi pour compte de tiers via IDI Emerging Markets dont le troisième fonds a levé l’an dernier 50 millions de dollars et vise 100 millions.Idinvest, la filiale de capital-risque du groupe, a de son côté collecté un montant record de 616 millions d’euros en 2013. Ses actifs sous gestion dépassent 4 milliards d’euros contre 500 millions pour sa maison-mère.
Le groupe de capital-investissement IDI démontre sa capacité de résistance. Malgré «un environnement économique toujours difficile», selon ses propres dires, son actif net réévalué (ANR) par action a progressé de 2,7 % en 2013 par rapport à 2012 pour s’établir à 30,83 euros par action. Une performance qui, selon IDI, «reflète une appréciation de la valeur du portefeuille sur la seconde partie de l’année, la cession d’actifs dans de bonnes conditions et la reprise d’une politique d’investissement plus active». De fait, sur l’année écoulée, le groupe a investi 9,6 millions d’euros en private equity (hors investissements directs réalisés par Idinvest Partners) dont 8,6 millions en private equity France et 1 million dans les pays émergents directement ou via Idi Emerging Markets. IDI s’est également montré particulièrement actif sur le terrain du mid-market et du capital croissance avec un total de 380 millions d’euros de nouveaux investissments.En parallèle, le groupe a réalisé plusieurs cessions (Alti, Sorgem…) lui ayant permis de dégager 1,7 million d’euros de plus-values. Enfin, IDI annonce que les levées de fonds ont atteint 616 millions d’euros en 2013 dont un mandat institutionnel de 100 millions d’euros.A l’issue de l’exercice 2013, IDI a dégagé un résultat net part du groupe de 8,9 millions d’euros, en très légère progression par rapport aux 8,5 millions d’euros enregistrés en 2012.
La banque privée EFG International a annoncé une contribution au bénéfice du premier trimestre supérieure à celle de l’année dernière et correspondant globalement aux attentes de l'établissement, selon un communiqué publié le 25 avril en amont de l’assemblée générale qui se tenait le même jour.Après un début d’année laborieux, les performances se sont nettement améliorées au mois de mars, précise EFG qui ajoute que la collecte est au rendez-vous et que la marge bénéficiaire est «solide».
Le gestionnaire d’actifs GAM Holding AG a annoncé le 28 avril le lancement de son nouveau programme de rachat d’actions jusqu'à concurrence de 16,7 millions de titres sur une période de trois ans au maximum. Ce programme, qui représente 10% des actions émises à l’exclusion des 6,6 millions de titres rachetés dans le cadre du programme précédent, devrait donc être bouclé au plus tard le 27 avril 2017.
La société de gestion Metzler Asset Management, basée à Francfort, vient de recruter Adnan Bilgin en qualité de gérant de portefeuille qui va renforcer l'équipe spécialisée sur l’Europe de l’Est, selon un communiqué publié le 24 avril.Adnan Bilgin va cogérer le fonds Metzler Eastern Europe aux côtés du responsable des stratégies sur l’Europe de l’Est et la Russie, Markus Brück, et du gérant de portefeuille senior Christian Geier.Ce recrutement d’un gérant maîtrisant parfaitement les langues turque et arabe s’inscrit dans la continuité du changement de stratégie du fonds qui, depuis juillet 2013, donne plus de poids à la Turquie et au stock picking. Le fonds compte actuellement 55 valeurs issues d’une quinzaine de pays.
Lombard Odier Investment Managers vient de lancer sur le marché son fonds Lombard Odier Asia Consumer, géré par Didier Rabattu, révèle Citywire. Lancé en mars, ce véhicule est une sicav luxembourgeoise disponible par l’intermédiaire des gérants de fortune. Il investira dans des actions asiatiques liées au secteur «retail» et à la grande consommation, tout en évitant les secteurs financiers, télécoms et automobiles. Son portefeuille comptera entre 40 et 60 valeurs et adoptera à la fois une analyse «top-down» et une sélection des titres «bottom-up».
Schroders a recruté Denis Parisien en tant que gérant de portefeuilles au sein de l’équipe Emerging Market Debt Relative Return basée à New York.L’intéressé vient de Deutsche Bank Securities à New York où il a officié pendant près de quatre ans en tant que responsable de la recherche et de la stratégie pour la dette des entreprises des marchés émergents.Chez Schroders, sous la direction de James Barrineau, co-responsable de l’équipe Emerging Market Debt Relative Return, Denis Parisien se focalisera sur la dette des entreprises des marchés émergents et apportera son soutien à plusieurs gérants.
Newton, filiale de BNY Mellon, a recruté Julian Lyne en tant que responsable mondial des relations avec les consultants, un poste qu’il occupera à compter du 1er juillet, rapporte Investment Europe. L’intéressé vient de F&C Investments, où il occupait le même genre de poste. Il sera basé à Londres.
La société de gestion coréenne Mirae a recruté Nic Jones en tant que responsable commercial pour le Royaume-Uni. L’intéressé travaillait précédemment chez Aon Hewitt en tant que responsable commercial gestion fiduciaire pour les clients britanniques.
Cheyne Capital Management poursuit son offensive sur le terrain des recrutements. La société de gestion alternative, qui gère 7 milliards de dollars, a recruté le mois dernier Martin Glen et Pierre Marie Di Maria Laval, deux anciens collaborateurs de Meditor Capital Management, en qualité d’associés, rapporte Financial News. Ce double recrutement porte à trois le nombre de personnes ayant rejoint Cheyne Capital au cours du mois écoulé. Il y a quelques jours, le site d’information britannique avait en effet révélé que David Darmouni, un ancien partner de Portman Square Capital, avait rejoint la société de gestion britannique au sein de son équipe «event-driven».