Près de la moitié des investisseurs institutionnels internationaux ne font absolument rien pour protéger leurs investissements de la menace du changement climatique, selon le classement de l’Asset Owners Disclosure Project (AODP) portant sur les 500 principaux détenteurs d’actifs dans le monde, représentant plus de 40.000 milliards de dollars. « Plusieurs investisseurs parmi les principaux et les plus connus continuent de faire de gros paris sur l’accélération du changement climatique en investissant dans des actifs lourdement exposés au carbone, tandis que seule une petite minorité montre la voie en investissant dans un univers bas carbone, plus sûr », indique un communiqué publié lundi matin. Parmi les mauvais élèves, notés X par l’AODP, figurent des fonds souverains mondialement connus comme l’Abu Dhabi Investment Authority, le Government Pension Investment Fund of Japan et la China Investment Corporation.Deux investisseurs français font aussi partie de ce groupe : Groupama France et Alcatel Lucent Pension Scheme. AODP a en revanche distingué neuf investisseurs comme étant les meilleurs. Notés AAA, il s’agit dans l’ordre du Local Government Super en Australie, de KPL en Norvège, de Calpers aux Etats-Unis, d’ABP aux Pays Bas, de l’Environment Agency Pension Fund au Royaume-Uni, du New York State Common Retirement Fund aux Etats-Unis, de l’Australian Super, de PZW aux Pays-Bas et d’AP4 en Suède. Aucun français ne figure dans cette « élite ». Mais l’Erafp fait partie des rares investisseurs à obtenir un A. « Les fonds notés A ou plus de A dans l’indice protègent leurs investissements en menant une politique d’engagement avec les entreprises dont ils sont actionnaires, en vendant les actifs fortement exposés au carbone ou en déployant des stratégies de couverture. Les retardataires (ceux notés D ou X) ne font rien pour calculer les risques d’une crise du climat », indique Julian Poulter, le fondateur et directeur général de l’AODP.
Lorsque les investisseurs institutionnels choisissent des stratégies multi-asset, ils recherchent avant tout la performance absolue. C’est ce qui ressort d’une récente étude publiée par NN Investment Partners. Le document met en évidence la préférence des investisseurs pour des rendements ajustés pour le risque stables, un sur trois (32%) déclarant qu’un objectif de rendement absolu, tel que « cash plus X% », est le benchmark le plus approprié pour les stratégies multi-asset. Un peu plus d’un investisseur sur cinq (22%) cite un indice de référence basé sur la performance moyenne des fonds comparables, tandis que 14% préfèrent un rendement cible fixé au préalable. Au contraire, 24% sont d’avis qu’aucun benchmark n’a de sens.A horizon trois ans, 70 % des investisseurs institutionnels s’attendent à ce que leurs pairs augmentent leur exposition aux fonds multi-asset. Pour 16%, cette hausse sera très marquée. L'étude souligne que pour «plus de la moitié (55%) des investisseurs institutionnels, la principale raison de ce mouvement est que ces placements constituent une solution pour déléguer les décisions d’investissement stratégiques et tactiques».
Avec près de 50 milliards d’euros en mars, la collecte nette des fonds domiciliés au Luxembourg a été l’une des plus importantes de tous les temps, annonce l’Association luxembourgeoise des fonds (Alfi).Dans ce contexte porteur, les actifs nets gérés par les fonds domiciliés au Luxembourg ont progressé de 3,55 % sur le mois pour s’établir à 3.525 milliards d’euros à fin mars 2015. Depuis le début de l’année, la hausse est de 13,89 % et sur un an, elle atteint 30,1 % ! « Le Luxembourg conserve ainsi sa position de leader en termes de domiciliation de fonds », indique un communiqué. Au 31 mars, le nombre de fonds s’établit à 3.888 entités. L’Allemagne reste le principal initiateur de fonds de droit luxembourgeois (2.812 au total), devant la Suisse (2.585). Toutefois, les fonds lancés par des entités américaines ou britanniques affichent les plus forts encours sous gestion : 790,58 milliards d’euros pour les US et 579,799 pour le Royaume-Uni.
Goldbridge Capital Partners, la société de gestion spécialisée dans la dette fondée par deux anciens gérants de BlueBay AM, a fermé, rapporte Citywire Global, qui cite Reuters. La décision a été prise suite à des pertes subies par le hedge fund obligataire de la société en 2014. Goldbridge a été lancée en 2011 avec 100 millions de dollars de fonds d’amorçage. La société était gérée par Gina Germano et Dipankar Shewaram, deux anciens de Bluebay AM.
Une nouvelle étude de Vanguard Asset Management citée par Funds Europe montre que les gérants actifs ont tendance à sous-performer leur indice de référence sur cinq, dix et quinze ans, principalement en raison de frais excessifs.Dans la catégorie des fonds actions monde, 64 % des gérants font moins bien que leur indice sur les 15 ans à 2014, tandis que plus de 87 % des gérants obligataires monde sous-performent sur la même période. Comparant la performance d’une gamme de fonds gérés activement et de fonds indiciels disponibles au Royaume-Uni pour les investisseurs particuliers, Vanguard montre que les fonds à bas coûts affichent une performance supérieure aux fonds les plus onéreux dans 10 des 11 catégories d’investissement sur les 10 ans à fin 2014. Dans les catégories actions et obligations monde, les fonds à bas coûts surperforment en moyenne de 1,2 % et 0,5 % par an respectivement. Et les fonds à bas coûts ont battu en moyenne les fonds qui facturent des frais élevés de 1 % par an sur 10 ans. « Les fonds actifs affichent un historique médiocre lorsqu’il s’agit de battre l’indice de référence sur le long terme, et l’une des raisons est qu’ils sont généralement plus chers que les fonds indiciels. De fait, la faiblesse des coûts constitue le seul facteur quantifiable qui est, selon nous, historiquement associé à des rendements moyens supérieurs dans le temps ».
Joachim H. Straehle était prévu comme président du conseil d’administration, il est désormais le président de la direction générale (CEO) d’EFG International, selon L’Agefi suisse. Il remplace John Williamson, qui a été nommé vice-président du conseil de la banque privée suisse. Il sera proposé comme président en 2016.
Institutional Investor revient sur le succès de la gamme des fonds thématiques de Pictet. Comprenant des fonds actions sur différents thèmes comme l’eau, le bois, les biotechnologies ou les énergies propres, la gamme de 10 produits totalise plus de 22 milliards de dollars d’encours sous gestion. Sur les 6 dernières années, la progression des encours atteint 400 %.
Richard Straus rejoint Julius Bär fin avril pour occuper le poste de responsable de la banque privée à Hong Kong, selon Finews, qui cite des informations de WealthBriefing Asia. L’intéressé était auparavant responsable Family Offices du groupe bancaire américain Citi Private Bank.
La société de gestion finlandaise Fondita s’établit en Suède, près d’un an après l’acquisition d’une participation de 20 % par la société d’investissement Bure, rapporte Realtid.se. La firme a choisi de s’installer à Göteborg, selon Tommy Taponen, en charge des relations avec la clientèle et des ventes de Fondita. Ce dernier, un ancien de Skagen Fonder, a été recruté par Fondita pour s’occuper de l’activité suédoise aux côtés de Christian Carlsson. A noter que Fondita a aussi obtenu une autorisation au Luxembourg, ce qui signifie que la société pourrait aussi s’adresser à des investisseurs européens.
Le pôle gestion d’actifs du groupe State Street a subi des rachats nets de 38 milliards de dollars au premier trimestre 2015, annonce la société à l’occasion de la publication de ses résultats pour les trois premiers mois de l’année. Cela est principalement lié aux rachats saisonniers de SPY, son ETF sur le S&P 500, explique le groupe. Les ETF actions ont de fait accusé des retraits nets de 33 milliards de dollars sur le trimestre. Les ETF obligataires ont en revanche enregistré une collecte de 4 milliards de dollars. Au total, l’activité ETF est en décollecte nette de 27 milliards de dollars. State Street a aussi affiché un solde négatif entre rachats et souscriptions sur les stratégies institutionnelles de long terme, à hauteur de 8 milliards de dollars. Les fonds monétaires sont également dans le rouge, à 3 milliards de dollars. L’effet marché aurait permis à State Street de compenser la décollecte. Mais c’était sans compter sur l’impact négatif des changes (38 milliards de dollars). Au total, à fin mars 2015, les encours sous gestion de State Street ressortaient à 2.443 milliards de dollars, en léger repli par rapport aux 2.448 milliards de dollars de la fin 2014. En revanche, ils sont en hausse de 2,6 % sur un an.
Pendant vingt ans, Igor Tulchinsky et son équipe de traders quantitatifs ont contribué à étoffer les rendements de la société de hedge fund Millennium Management. Aujourd’hui, la société de 28,5 milliards de dollars et le gérant forment une joint venture qui permettra au trader bélarusse d’accepter de l’argent de l’extérieur et d’utiliser une plus large palette de stratégies de trading, rapporte The Wall Street Journal, citant des personnes proches du dossier. La joint venture devrait être lancée d’ici à la fin de cette année. Ce sera la première fois que le fondateur de Millennium, Israel « Izzy » Englander crée une société avec l’un de ses gérants. Igor Tulchinsky continuera à gérer de l’argent pour le hedge fund de Millennium. Cette initiative est plutôt inhabituelle dans le secteur des hedge funds où les grands gérants préfère négocier des rémunérations plus élevées ou lancer leur propre société. Igor Tulchinsky et son équipe de 400 personnes, qui opèrent en tant que WorldQuant, gère environ 4 milliards de dollars pour Millennium, sans compter l’argent emprunté.
LFPI Gestion s’associe à Montefiore Investment et entre en négociations exclusives avec les Groupes Chevrillon et HLD en vue du rachat d’Interflora, indique le gestionnaire d’actifs alternatifs dans un communiqué, vendredi 24 avril. Le Groupe Interflora affiche un chiffre d’affaires de plus de 150 millions d’euros, dont une part importante et croissante est réalisée sur Internet, répondant ainsi à de nouveaux besoins des consommateurs. LFPI Gestion entend accompagner la société spécialisée dans la transmission florale dans la probable réalisation d’opérations de croissance externe qui pourraient compléter l’offre de produits et services ou la couverture géographique dans le cadre d’une stratégie buy-and-build.
Selon plusieurs sources bancaires et financières que cite L’Agefi, les groupes Vedici et Medipôle Partenaires auraient engagé des discussions en vue d’un rapprochement. Le premier est dans le giron du fonds CVC Capital Partners depuis juin 2014. Le second, contrôlé par Bridgepoint, est lui-même issu du mariage de Medi-Partenaires, dans le giron de LBO France, et de Medipôle Sud Santé. Les intéressés ne font pas de commentaires.
Arrivé chez Generali Investments Europe en mai dernier en tant que directeur commercial et marketing, Andrea Favaloro fait le point avec NewsManagers sur 2014, qualifiée d’année de "transition". L’objectif de la société de gestion de l'assureur italien est de doubler la part de la clientèle externe, qui représente moins de 5 % des encours, d’ici à 2017. Pour y parvenir, Generali Investments Europe mise sur l’international.
Le groupe Bellevue, qui comprend notamment Bellevue Asset Management, voit partir son directeur Urs Baumann, qui a démissionné avec effet à fin avril 2015. La décision a été prise d’un commun accord avec le conseil d’administration, selon un communiqué. C’est André Rüegg, qui dirige actuellement la division Asset Management, qui sera chargé de la direction opérationnelle à titre intérimaire.
Le Royaume-Uni et l’Irlande sont devenus le deuxième marché d’Unigestion, représentant 23 % des encours au 31 décembre 2014 qui ressortaient à 13,8 milliards d’euros. Les deux pays détrônent la France qui arrive troisième avec 22 % des encours. Le premier marché de la société de gestion institutionnelle reste naturellement la Suisse, son pays d’origine, avec 30 % des encours.« Même si nous avons abordé le Royaume Uni beaucoup plus tard que la France, il est normal que cela soit devenu notre deuxième marché car il s’agit d’un marché plus important », commente Jean-François Hirschel, managing director et responsable du marketing chez Unigestion, qui assure que cela ne traduit pas un ralentissement du marché français.L’autre marché qui « monte » chez Unigestion est le Canada, qui a passé la barre symbolique du milliard de dollars d’encours, soit 5 % des encours de la société. Désormais, la société de gestion suisse y compte deux bureaux, à Toronto et Montreal. Elle a lancé sur le territoire deux fonds de droit local. En 2014, les encours d’Unigestion ont progressé d’un peu moins de 3 milliards d’euros. Le moteur de la collecte, dont les chiffres n’ont pas été dévoilés, a été les actions, qui ont représenté 60-70 % des souscriptions. « Nous avons enregistré une jolie collecte sur le private assets, avec deux mandats de taille assez significative », ajoute Jean-François Hirschel. S’agissant des hedge funds, le troisième pilier de l’offre d’Unigestion, la société a enregistré « une collecte plus modeste, mais honorable par rapport à l’industrie », selon Jean-François Hirschel. Mais ce dernier ajoute qu’il s’agit d’un secteur « qui se réinvente ». « Si on écoute les investisseurs, la performance est médiocre, les frais sont trop élevés et c’est compliqué ». Mais il estime qu’Unigestion peut désormais répondre à ces préoccupations. « Concernant la complexité, nous avons désormais une offre à la carte. La période du fonds de fonds tout prêt et pour tout le monde est terminée. Sur les frais, nous allons bientôt introduire une nouvelle méthode qui permettra de payer uniquement pour les meilleurs fonds ». Aujourd’hui, Unigestion veut surtout miser sur sa nouvelle offre, devenue son quatrième pilier (en plus de la gestion actions, du private assets et des hedge funds), les cross asset solutions. Cette activité a été renforcée en 2014 avec le recrutement d’une équipe de Lombard Odier. Par ailleurs, parmi les projets de la société en 2015, Unigestion va lancer une stratégie sur les facteurs de risque dans les deux à trois mois qui viennent dans le domaine des actions. « Nous allons amener deux choses : la gestion active de chacun des facteurs, et l’allocation active sur chacun de ces facteurs en fonction des conditions de marché », précise Jean-François Hirschel.
Dans le cadre de ses services de conseil en philanthropie, Banca Esperia, la banque privée de Mediolanum et Mediobanca, a noué un partenariat avec la fondation italienne San Patrignano pour lancer un fonds de philanthropie, rapporte Funds People Italia. Appelé Duemme San Patrignano, le produit, géré par Duemme SGR, la société de gestion de la banque, versera des revenus récurrents à la fondation dont l’objectif est d’accueillir des jeunes confrontés à de sérieux problèmes de drogue. Duemme SGR gère le fonds avec des frais réduits et la part de frais non perçus est dirigée vers la fondation. Ainsi, cela ne pénalise pas l’investisseur, qui peut en outre profiter de l’absence de commissions de surperformance. Il s’agira d’un fonds monde diversifié.
Les fonds actions japonaises ont enregistré des souscriptions nettes de plus de 1,3 milliard de dollars au cours de la semaine s’achevant le 22 avril, au moment où l’indice Nikkei 225 franchissait la barre des 20.000 points, montrent les dernières statistiques d’EPFR Global. Le pays semble avoir tapé dans l’œil des investisseurs en raison de la profondeur et de la cohérence de sa politique de relance. Dans le même temps, les marchés européens sont assombris par la politique et les actions américaines sont sous pression en raison d’une saison mitigée de résultats d’entreprises et de la perspective de la hausse des taux. Les fonds actions américaines devaient publier des rachats pour la neuvième fois consécutive sur les dix dernières semaines et les fonds actions européennes enregistraient leur collecte la plus faible depuis la deuxième semaine de janvier.Au total, les fonds obligataires ont enregistré des souscriptions nettes de 5,5 milliards de dollars, tandis que les fonds actions voyaient sortir 4,5 milliards de dollars. Les fonds monétaires ont attiré environ 10 milliards de dollars.
Crispin Odey et son épouse Nichola Pease ont vu leur fortune personnelle quasiment doubler en 2014, ce qui les propulse en tête des gérants de hedge funds les plus riches, selon le dernier classement Sunday Times Rich List, cité par Investment Week. Le couple affiche un patrimoine de 1,1 milliard de livres, soit une hausse de 580 millions de livres sur un an, selon le journal, qui en attribue le succès à Odey Asset Management. La société a vu son bénéfice tripler l’an dernier, ce qui a permis au gérant d’empocher environ 48 millions de livres. L’autre plus forte hausse de patrimoine, en termes absolus, a été enregistrée par David Harding de Winton Capital. Le haut du classement est occupé par le fondateur de Brevan Howard, Alan Howard, avec une fortune estimée à 1,5 milliard de livres, malgré une baisse qui permet au fondateur de BlueCrest Capital, Michael Platt, de le rejoindre avec 1,5 milliard de livres.
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a remanié lundi l'équipe chargée des négociations avec les créanciers de la Grèce après les critiques qui se sont abattues sur son ministre des Finances Yanis Varoufakis à la suite de la réunion de l’Eurogroupe vendredi en Lettonie. Yanis Varoufakis supervisera toujours l'équipe mais sa coordination a été confiée à Euclide Tsakalatos, ministre délégué aux Affaires économiques internationales au sein du ministère des Affaires étrangères. Le secrétaire général de Yanis Varoufakis, Nikos Theocharakis, qui dirigeait les discussions au niveau technique avec le «groupe de Bruxelles», va désormais s’attacher à élaborer un programme de croissance économique destiné à servir de base à un accord avec les créanciers en juin. George Chouliarakis, considéré comme un proche de l’influent vice-Premier ministre Yannis Dragasakis, prend la responsabilité des discussions avec le groupe de Bruxelles. Enfin, une nouvelle équipe a aussi été constituée pour collaborer avec les représentants de l’UE et du FMI chargés de la collecte des informations à Athènes sur la situation de la Grèce.
Seulement deux fondations françaises détiennent des parts majoritaires dans des entreprises, selon une étude du cabinet Prophil qui souligne que ce chiffre est bien plus faible que dans les pays du nord de l’Europe où s’est massivement développé le concept de «fondations actionnaires». Les bénéfices pour l’actionnariat de long terme et la philanthropie sont pourtant très nombreux, affirme l'étude. Explications.
Selon les lettres de cadrage envoyées ce week-end dans le cadre de la préparation du projet de budget pour 2016, les dépenses des ministères devront être réduites de 2,8 milliards d’euros supplémentaires en 2016. Les dépenses de masse salariale devront être abaissées de 1% et les autres dépenses de 3%, précise le quotidien. Un effort identique sera demandé en 2016.