L'étau se resserre sur le dollar et la livre
Si Ben Bernanke, le président de la Fed, a jeudi dernier préparé les marchés à une baisse d’un demi-point des Fed funds, à 3,75 %, la Banque d’Angleterre, elle, n’a toujours pas expliqué son statu quo monétaire à 5,50 %. Pour autant, le marché des changes anticipe déjà de futures baisses du taux de base britannique. La livre a perdu 2,4 % face à l’euro depuis le 2 janvier. Quant à la dépréciation du dollar, elle se fait de manière ordonnée. « Le marché des changes n’anticipe pas encore un scénario de dérapage marqué ou d’une crise du dollar, la volatilité implicite sur l’euro/dollar à 1 mois étant comprise entre 9 et 10 %, ajoute René Defossez, en cas de récession américaine sévère, synonyme de taux d’intérêt très bas et d’actifs américains peu attractifs, la parité pourrait atteindre 1,60 avec une forte hausse de la volatilité ».