Credit Suisse AM vient de recruter Jamie Lewin comme directeur des processus d’investissement et de leur supervision, a appris Finews. Basé à Londres, il est rattaché à Filippo Rima, le directeur des investissements de Credit Suisse AM. L’intéressé arrive de BNY Mellon, où il dirigeait les solutions d’investissement. Par le passé, il a travaillé comme stratégiste allocataire pour UBS.
Le gérant suisse GAM vient de recruter Magnus Jahnke comme directeur commercial pour les pays nordiques, a appris AMWatch. Il arrive de Jupiter Asset Management, chez qui il occupait un poste équivalent depuis six ans. Par le passé, il a travaillé chez Lancelot AM comme sélectionneur de fonds, et Nordea IM, tant dans la sélection de fonds que des fonctions commerciales.
Les hedge funds n’ont pas réussi à couvrir leurs investisseurs durant la baisse de juin. Le principal indice investissable du secteur, le HFRI 500 Fund Weighted Composite Index, a perdu 2,6% en juin, la plus forte baisse depuis mars 2020. La chute a principalement touché les fonds exposés aux marchés émergents (-4,90%), les stratégies actions (-4,54%), et les spécialistes event driven (-4,14%). Rares sont les processus d’investissement qui ont su rester positifs. On retrouve toutefois les fonds de trading macro (+1,71%), de forex (+1,76%) et surtout actions santé (+2,17%). Sur les six premiers mois de l’année, la macro est à l’honneur, avec +34 % pour les fonds de commodités, et +18,8% pour les fonds systématiques diversifiés. Au global, les gains se sont davantage concentrés dans les sociétés de grandes tailles, car la même composition d’indice pondérée par les encours, le HFRI Asset Weighted Composite Index, n’a baissé que de -0,9% pour le mois et a gagné +1,55% jusqu’à la mi-année 2022.
Amundi a annoncé ce 12 juillet le recrutement de Céline Boyer Chammard au poste de directrice de la transformation durable. Elle intègre à ce titre le comité exécutif. Elle arrive du Boston Consulting Group, où elle a passé 27 ans. Elle était dernièrement managing director et partner à Paris, chargée des institutions financières, des assureurs, et de l’avantage technologique. Elle y était aussi codirectrice Europe pour la finance durable.
Les campagnes y sont trois fois plus nombreuses qu’en 2016-2018. Malgré le contexte mondial les attaques ont progressé de 34% au premier semestre 2022.
L’avenir des investissements alternatifs liquides s’annonce «brillant» de l’avis des spécialistes qui ont composé ce mardi le panel du International Finance Forum de Paris Europlace consacré à l’avenir de cette classe d’actifs. Si le terme de «hedge fund» est très souvent employé pour la définir, le gestionnaire américain Bridgewater Associates, fondé et dirigé par Ray Dalio, ne se voit pas nécessairement comme un hedge fund, indique Jessica Oleson, directrice des partenariats de sub-advisory de Bridgewater. La société, dont le fonds phare est en hausse de 27% depuis le début de l’année, se qualifie d’abord comme un gérant du risque de diversification. Concernant l’avenir «brillant» des hedge funds, Jessica Oleson observe que les investisseurs reconnaissent de plus en plus la diversification et la valeur ajoutée par les stratégies alternatives liquides à condition de choisir la bonne stratégie alternative et le bon gérant. «Nous voyons un mouvement de sortie du modèle des fonds de hedge funds et un mouvement d’allocation plus qualitative vers les hedge funds», dit-elle. Outre leur rôle dans les portefeuilles, les hedge funds en ont un tout aussi important dans les marchés, soutient Emmanuel Gavaudan, co-fondateur et directeur général de Boussard et Gavaudan, qui se concentre sur les stratégies d’arbitrage et compte quelque 3 milliards d’euros d’encours. Les hedge funds ont la capacité de redémarrer des cycles financiers de manière vertueuse selon lui. «En mars 2009, les entreprises ne pouvaient pas lever d’argent, les marchés étaient fermés. Arcelor Mittal a réouvert les marchés avec un instrument financier hybride. Les hedge funds ont investi dans cet instrument qui a connu un grand succès et ouvert la voie à 19 autres émissions similaires dans la foulée pour un montant de 11 milliards d’euros juste pour l’Europe», rappelle-t-il, faisant également référence à la crise Covid de mars 2020 où les obligations convertibles de certaines sociétés désireuses de renforcer leurs bilans ont été massivement souscrites par les hedge funds alors qu’elles ne trouvaient aucun autre financement. «On dit parfois que les hedge funds sont en désaccord avec les régulateurs mais c’est une idée reçue. En 2008, après avoir réalisé que le système bancaire international était trop faible, on a demandé aux marchés des instruments pouvant absorber les pertes des banques. Les AT1 (Additional Tier 1) ont vu le jour grâce aux hedge funds car on leur a confié la mission de fournir un financement du risque que ne pouvaient pas fournir les marchés actions et obligations. Nous étions plus flexibles et agiles. Aujourd’hui, le marché des AT1 représente trois fois celui des convertibles en Europe», développe Emmanuel Gavaudan. La France à la traîne dans l’allocation aux hedge funds Pour leur distribution sur le sol européen, les stratégies liquides alternatives peuvent s’appuyer sur le format Ucits, propagé par la directive AIFMD, qui a constitué aux yeux de Nathanael Benzaken, responsable de la gestion alternative d’Amundi, l’événement le plus important en Europe pour le développement des hedge funds. «L’année 2022 pourrait être un catalyseur pour l’accélération de l’adoption des stratégies liquides alternatives en portefeuille. A date, le secteur est «flat» en moyenne bien que cela cache une grande dispersion de performances entre gérants. C’est une année fantastique pour la macro et les CTA, les fonds long-short s’en sortent bien», constate-t-il. Mais il faudra selon lui plus de produits et plus d’éducation à faire auprès des investisseurs. En France, particulièrement, ajoute Nicolas Gaussel, directeur général de Metori Capital Management, société de gestion quantitative française qui gère environ 800 millions d’euros. «Il y a une différence surprenante en termes d’allocations aux hedge funds entre régions. En Europe, l’allocation des investisseurs institutionnels est proche de 9-10% contre 15-20% aux Etats-Unis. En France, ce chiffre est de 4%, c’est beaucoup trop bas et je ne comprends pas toujours pas pourquoi c’est aussi bas. C’est déroutant dans la mesure où tous les investisseurs cherchant de la performance sur le long terme devraient avoir une allocation similaire à travers le monde. La question est donc de savoir qui a tort dans son allocation entre les deux rives de l’Atlantique», explique-t-il, exposant par ailleurs sa réticence à proposer ses fonds aux investisseurs particuliers même s’il a reçu des demandes. Débat sur les frais Dans l’industrie des hedge funds, les structures de frais peuvent faire l’objet d’âpres négociations entre les investisseurs institutionnels et les hedge funds. Si une baisse a été amorcée dans le secteur, Jessica Oleson indique que Bridgewater n’a pas changé la sienne même si des investisseurs continuent de faire pression sur la firme pour qu’elle les réduise. «C’est à l’investisseur qu’il convient de juger s’il paye un montant juste en termes de frais. De notre point de vue, il faut plus de trois ans pour évaluer un gérant. Nous conseillons aux investisseurs de bien comprendre notre stratégie, de regarder notre historique de performance qui remonte à 1999 et depuis quand notre équipe travaille ensemble». Nicolas Gaussel, chez Metori Capital Management, observe que la plupart des investisseurs sont «prêts à payer desfrais énormes» s’ils trouvent une stratégie qui apporte une vraie valeur ajoutée à leur portefeuille. Les limites de capacités d’encours sous gestion sont un autre élément clé dans les discussions. Bridgewater a fait le choix de fermer son fonds aux investisseurs (hard-close) depuis plus d’une décennie. «Nous avons déjà rendu de l’argent dans le passé, nous pourrions le refaire très prochainement. Les limites d’encours doivent être respectées car nous devons gérer nos coûts de transactions. Or, nous négocions sur 200 marchés différents et nous ne voulons pas compromettre notre budget de risque», précise Jessica Oleson. Chez Amundi, Nathanael Benzaken se méfie des réouvertures de stratégies de hedge funds pour grappiller un ou deux milliards d’encours en plus. Cela se fait en général au détriment de la performance du fonds concerné selon lui.
Les liquidateurs nommés par le tribunal pour le hedge fund en crypto-monnaies Three Arrows Capital ont déclaré que ses fondateurs, Su Zhu et Kyle Davies, ne peuvent pas être localisés et ne coopèrent pas à l’enquête sur ses actifs, rapporte le Wall Street Journal. «Nous ne savons pas où ils se trouvent, aujourd’hui», a déclaré Adam Goldberg, l’avocat des liquidateurs, lors d’une audience au tribunal mardi. Dans une déclaration au Wall Street Journal, Su Zhu et Kyle Davies ont nié l’allégation selon laquelle ils n’ont pas coopéré, étant donné qu’ils ont eux-mêmes demandé la liquidation du fonds spéculatif dans les îles Vierges britanniques.
« Il faut en France être les mieux-faisants et non les mieux-disants. » Yves Perrier, président d’Amundi et vice-président de Paris Europlace, s’est exprimé en marge du Forum Paris Europlace ce mardi sur le rapport Perrier qui livre des pistes pour fairede la place financière de Paris une référence pour la transition climatique. Selon Yves Perrier, les acteurs de la finance ont « deux à trois ans pour mettre en œuvre » la nouvelle façon d’analyser les sociétés, via le prisme de la transition climatique. « Nous devons faire en deux-trois ans ce qui a été fait en 20 ans pour l’analyse traditionnelle », a-t-il relevé. Pour le président d’Amundi, la réglementation verte actuelle n’est « pas stable ». Un système comptable lui apparaît primordial mais dit-il, l’industrie financière devra aller au-delà de ce qui a été ou sera fait par Bruxelles «pour savoir comment elle doit compter secteur par secteur». Yves Perrier a appelé à normaliser les méthodes et standards d’analyse sous peine de voir se poursuivre les soupçons d'éco-blanchiment (greenwashing) en cas de traitement différent des sociétés par les acteurs de la finance, notamment en termes de notation. Aussi faut-il selon Yves Perrier régler la problématique du climat avant les autres comme celle de la biodiversité car celles-ci dépendent du règlement de la première.
Épopée Gestion, entreprise d’investissement cofondée par Charles Cabillic et Ronan Le Moal, a levé 40 millions d’euros pour son deuxième véhicule de capital innovation, Épopée West Web Valley II. Ce fonds early stage venturesuccède au fonds West Web Valley I. Pour ce nouveau fonds, Epopée Gestion a pu compter sur ses souscripteurs historiques, au premier rang desquels Bpifrance via le fonds French Tech Accélération, Crédit Mutuel Arkéa, Sofiouest, Telegramme, ainsi que sur de nombreux family offices et entrepreneurs privés du Grand Ouest. La société de gestion spécialisée dans le Grand Ouest a aussi vu arriver de nouveaux investisseurs tels que Allianz France, les Régions Bretagne et Normandie. Comme son prédécesseur, Épopée West Web Valley II sera spécialisé dans les startups innovantes et ciblera plus particulièrement les entreprises des filières d’excellence dans lesquelles l’équipe de gestion a acquis des compétences : agriculture, agro-alimentaire, finance-assurtech, distribution, logistique, aéronautique, mer et immobilier, santé, télécoms… Épopée West Web Valley II, dont le hard cap a été fixé à 50 millions d’euros, a vocation à investir des tickets primo-investissements, compris entre 500.000 euros et 2 millions d’euros, en capital et quasi-capital. Avec un objectif d’environ 25 participations, le fonds entend financer des entreprises de rupture promises à une forte croissance, tout en gardant la possibilité de continuer à soutenir financièrement le développement des entreprises de son portefeuille sur une durée de 3 à 7 ans (moyenne à 5 ans). Le fonds Épopée West Web Valley II a par ailleurs aménagé une poche de «very early stage» correspondant à 5% de ses encours afin de rentrer très tôt au capital des entreprises les plus prometteuses du territoire. Cette poche vise à investir des montants maximums de 200.000 euros dans des entreprises dont le produit n’est pas encore sorti ou dont les premiers chiffres d’affaires ne sont pas encore atteints.
Axa IM a annoncé ce 11 juillet la nomination de deux analystes ESG: Mariana Villanueva et Matthieu Firmian. La première travaillera sur des sujets transversaux tels que la biodiversité et l’analyse d’obligations vertes et durables. Le second fournira une analyse thématique sur les sujets ESG, avec un accent particulier mis sur les sujets sociaux, en contribuant aux différentes initiatives d’engagement avec les entreprises. Mariana Villanueva était précédemment analyste crédit pour le groupe Axa. Matthieu Firmian arrive lui d’Aviva Investors France, où il était responsable produit.
Les perspectives économiques des analystes financiers et des investisseurs institutionnels en Allemagne se sont détériorées en juillet bien plus fortement qu’attendu, après une modeste amélioration en juin, selon les données publiées mardi par l’institut de conjoncture allemand ZEW. L’indicateur économique avancé ZEW a chuté à -53,8 en juillet, contre -28 le mois dernier. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal tablaient sur un recul de l’indice à -41 pour juillet. L’opinion des analystes financiers et des investisseurs institutionnels sur la situation économique actuelle de l’Allemagne s’est fortement dégradée, l’indice correspondant étant tombé à -45,8 en juillet, contre -27,6 en juin.
Dans sa cartographie des marchés et des risques, le régulateur relève la difficile compréhension de ces produits par le grand public et les risques de vulnérabilité des promoteurs.
Brendan Sullivan en veut à son ancien employeur Archegos. Cet ex-gérant du family office américain, dont la valeur est passée de 36 milliards de dollars à zéro en une semaine fin mars 2021, réclame plusieurs dizaines de millions d’indemnités en justice. Il reproche à Archegos de l’avoir obligé à réinvestir ses bonus dans la firme. Pour appuyer sa plainte, le manager a trouvé une clause dite de look-back dans les contrats de travail du hedge fund : tout salarié quittant la société touchait son plan d’intéressement à sa valeur arrêtée 30 jours auparavant. Brendan Sullivan est parti le 30 mars, quand ses avoirs ne valaient plus rien, mais veut qu’on les lui restitue à leur valeur du 28 février, lorsque celle-ci dépassait 30 millions de dollars. Cela ne coûte rien d’essayer...
Pression. Au 1er janvier 2023, l’obligation de publier un bilan des émissions de gaz à effet de serre (BEGES) s’étendra aux émissions indirectes significatives des organisations concernées, selon le décret du 1er juillet 2022 sur le sujet. Jusqu’à ce jour, seules les émissions directes et les émissions indirectes associées à l’énergie consommée (« Scopes 1 et 2 ») devaient obligatoirement être prises en compte dans les bilans. Or le « Scope 3 » représente souvent l’essentiel de l’impact d’une entreprise ou d’une administration sur le climat car il rassemble les émissions de la chaîne de valeur amont et aval des produits de l’entreprise. Cette mesure d’émissions permet ainsi de cerner le risque des acteurs via leurs liens avec des entités fortement émettrices de GES. Pour les banques, le Scope 3 recouvre notamment les émissions des actifs en portefeuille. Le décret précise aussi les obligations de la loi Energie et Climat de 2019 sur l’obligation d’avoir un plan de transition d’ici trois ou quatre ans. Les personnes morales de droit privé de plus de 500 salariés et les administrations publiques sont concernées par ces nouvelles obligations. La pression sur la prise en compte du Scope 3 va croissant, les stress tests climatiques de la Banque centrale européenne l’ayant notamment intégré. L’ensemble des bilans sont publiés sur une plateforme publique administrée par l’Ademe.
La politique budgétaire des pays de la zone euro en 2023, le plan d’investissement de l’UE pour se passer des hydrocarbures russes et l’aide financière à l’Ukraine étaient aussi à l’agenda de la réunion des ministres des Finances mardi.
Les perspectives économiques des analystes financiers et des investisseurs institutionnels en Allemagne se sont détériorées en juillet bien plus fortement qu’attendu, après une modeste amélioration en juin, selon les données publiées mardi par l’institut de conjoncture allemand ZEW.
BNP Paribas Asset Management a annoncé ce 11 juillet avoir levé plus de 700 millions d’euros pour son deuxième fonds de dette senior en immobilier commercial,BNP Paribas European Real Estate Debt Fund II.Cela portele total des actifs de BNP Paribas AM en dette immobilière senior à plus d’un milliard d’euros à travers deuxfonds.Le lancement d’unetroisièmestratégie de dette junior est prévued’ici lafin de l’année.
Nouvelle directrice générale pour le groupe Anaxago. La plateforme d’investissement privé vient de promouvoir Chloë Brun, qui était jusqu’ici directrice juridique. Elle remplace à ce poste le cofondateur François Cabrone, qui reste président. La juriste, titulaire du barreau, est entrée au sein du département juridique d’Anaxago en 2017, avant d'être promue en 2020.
Edmond de Rothschild AM vient de recruter Alexis Bossard et Guillaume Laconi en tant qu’analystes-gérants actions. Basés à Paris, ils sont rattachés à Caroline Gauthier et Jacques-Aurélien Marcireau, coresponsables de la gestion actions. Le premier va cogérer le fonds Edmond de Rothschild SICAV Green New Deal, un fonds actions internationales axé sur la thématique du changement climatique, aux côtés de Kevin Net. Il arrive du Crédit Mutuel CIC Asset Management, où il était gérant actions européennes depuis sept ans. Le second va cogérer le fonds Edmond de Rothschild SICAV Tricolore Rendement, fonds d’engagement soutenant les entreprises françaises depuis plus de 20 ans, aux côtés d’Ariane Hayate. Il arrive de CA Indosuez Gestion, dont il était dernièrement responsable de la gestion actions Europe & Impact. Par le passé, il a également été gérant actions européennes chez Flinvest et Neuflize OBC AM.
Axa IM compte faire goûter les investisseurs individuels fortunés au non coté. Sa filiale de gestion alternative, Axa IM Alts vient de nouer un partenariat stratégique avec la plateforme de distribution de fonds iCapital, spécialisée sur le segment de la gestion de fortune. Cet accord comprend également un référencement de ces fonds sur la plateforme Allfunds, qui est elle-même un partenaire stratégique d’iCapital. Au travers de cette nouvelle offre, Axa IM va désormais distribuer auprès de banquiers privés des solutions d’investissement jusqu’ici commercialisées auprès d’investisseurs institutionnels. L’une des mesures les plus importantes pour adresser ce marché a été l’abaissement du ticket d’entrée, à 125.000 dollars d’investissement par véhicule, comme nous l’a précisé Axa IM. La plateforme new-yorkaise, qui opère ici en marque blanche, fournira également un système d’appels de fonds pour le private equity et du reporting sur mesure dans un outil digital intégré. Le premier fonds référencé sera le Global Health Private Equity, une stratégie en actions non-cotées dans le domaine de la santé, et plus précisément sur les entreprises de dispositifs médicaux, de biophamarceutiques, de vaccins et de diagnostiques. Le processus d’investissement est aligné sur les Objectifs de développement durable des Nations unies numéros 3 (accès à la santé), 5 (égalité entre les sexes), et 10 (réduction des inégalités). Lancé en mars, et doté de 500 millions de dollars d’encours, ce fonds est également le premier catégorisé «article 9" au sens de la réglementation SFDR à intégrer la plateforme iCapital. Axa IM Alts compte actuellement 188 milliards d’euros d’encours sous gestion répartis entre la dette immobilière privée (88 milliards), la dette privée et le crédit alternatif (84 milliards), et enfin les infrastructures, le private equity et les hedge funds (16 milliards).
Après un crochet par l’Allemagne, Emergence revient en France. Le fonds de place d’accélération de sociétés de gestion entrepreneuriales a alloué 35 millions d’euros au fonds Eiffel NOVA Midcap ISR de la société de gestion française Eiffel Investment Group. Il s’agit du quatrième investissement pour son compartiment Emergence Europe, lancé en juillet 2021, après ceux dans les boutiques françaises Gay-Lussac et BDL Capital Management et, dernièrement, dans l’allemande First Private Investment Management. Au total, avec ce dernier placement, 185 millions d’euros ont déjà été investis. Il s’agit aussi du deuxième investissement d’Emergence dans un fonds d’Eiffel. Le fonds avait choisi la société française pour son tout premier investissement il y a dix ans. En l’occurrence, Eiffel Investment Group avait bénéficié d’une enveloppe de 30 millions d’euros. Un cinquième investissement en préparation Cette fois ci, Emergence et NewAlpha Asset Management, gérant délégataire de la Sicav, ont choisi le FCP Eiffel NOVA Midcap ISR. Lancé en juillet 2019, ce fonds est investi dans des actions cotées de PME et ETI européennes où l’innovation est un levier de création de valeur. Le périmètre d’investissement comprend près de 6.000 entreprises peu couvertes par les analystes financiers, en privilégiant les secteurs des technologies, de la santé et de l’industrie. Les sociétés en portefeuille (40 aujourd’hui) sont sélectionnées par l’équipe de gestion dirigée par Emilie Da Silva sur la base d’une analyse de type private equity qui prend en compte des critères extra-financiers. Le fonds dispose d’ailleurs du label ISR. L’apport d’Emergence dope les encours du fonds à 76 millions d’euros à fin juin 2022, sachant qu’Eiffel Investment Group gère au total 4 milliards d’euros d’encours. «Cet investissement va nous permettre de donner une impulsion forte au développement d’Eiffel NOVA Midcap ISR, notamment auprès des investisseurs institutionnels, pour dépasser le seuil des 100 millions d’euros d’encours», se réjouit Emilie Da Silva, directrice de la gestion actions d’Eiffel Investment Group. Un cinquième investissement doit être réalisé pour le compartiment Europe d’ici à la fin de cette année. Le fonds ayant réuni un total de 220 millions d’euros lors de son dernier closing en juin, la somme restant à allouer est de 35 millions d’euros. Plusieurs dossiers sont à l’étude par NewAlpha AM, aussi bien en France qu’au sein de l’Union européenne.
Schelcher Prince Gestion vient de recruter Stéphane Dumas pour prendre la direction des risques et des informations. Il arrive de Lutetia Capital, où il était directeur des risques depuis cinq ans. Il a commencé sa carrière dans l’analyse des risques de marché chez Crédit Agricole Indosuez, avant de rejoindre en 2001 Systeia Capital Management. Il a ensuite évolué au sein de HSBC Global Asset Management dans la gestion des risques, entre 2008 et 2016.
L’Institut de la finance durable, qui doit remplacer l’initiative Finance for Tomorrow, ne devrait pas voir le jour avant le 1er janvier 2023, a annoncé aux Echos Arnaud de Bresson, le délégué général de Paris Europlace. Sa création était pourtant prévue pour demain, date du sommet Paris Europlace International Financial Forum. Mais Paris Europlace, au sein duquel est né Finance for Tomorrow, souhaite prendre son temps pour organiser la gouvernance de cet institut, qui doit d’ailleurs être piloté par Yves Perrier, l’ancien patron d’Amundi. Le coût de la gestion opérationnelle de cet institut bloque aussi les avancées. Selon un document interne que s’est procuré Les Echos, le budget s'élèverait à 6 millions d’euros par an contre 2 millions pour Finance for Tomorrow. Cela se ferait notamment par l’augmentation des cotisations des membres les plus importants.
L’investisseur milliardaire William Ackman, qui avait levé 4 milliards de dollars pour son Spac (special purpose acquisition company), a annoncé aux investisseurs qu’il leur rendrait leur argent, n’ayant pas trouvé d’entreprise à introduire en Bourse, rapporte Reuters. Il s’agit d’un revers majeur pour le gérant de hedge funds qui avait initialement prévu que sa société chèque en blanc prenne une participation dans Universal Music Group. Le Spac, appelé Pershing Square Tontine, avait levé 4 milliards de dollars en juillet 2020 auprès d’investisseurs prestigieux comme Baupost Group, Ontario Teachers et T. Rowe Price Group. Il s’agissait de la somme la plus importante jamais levée pour ce genre de véhicule.