Selon Les Echos, ni l’Autriche, ni le Luxembourg ni la Belgique, ni même la Suisse ne figureront sur la liste noire des paradis fiscaux non coopératifs que menace d’adopter le sommet des pays du G20, à Londres. Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union ont décrété la fin des hostilités vendredi à Bruxelles, considérant que les engagements pris au plus haut niveau par les dirigeants de ces pays pour se conformer aux règles de l’OCDE, en acceptant l'échange d’informations entre administrations, étaient suffisants pour répondre à l’exigence de transparence et de moralisation de la finance mondiale.
Selon La Tribune, le régime des Sicaf - sociétés anonymes qui ont pour objet la gestion d’un portefeuille de valeurs sans être soumises à l’'obligation de rachat des parts à la demande du porteur - va être modernisé. Les dispositions majeures du nouveau dispositif sont notamment de faciliter la gestion à long terme et de définir un régime adapté à la cotation des fonds fermés.
Selon Les Echos, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde a remis en cause le principe même des stock-options et pointé les «faiblesses» du système. De son côté, le député UMP Christian Estrosi menace de plafonner à 40.000 euros par mois la rémunération des patrons d’entreprises aidées par l’Etat.Pour sa part, le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, espère pouvoir revenir à la charge sur son concept de «dividende salarial», lequel permettrait d’accorder une rémunération variable à tous les salariés si leur entreprise fait des profits. Jérôme Chartier, lui, travaille sur une proposition de loi pour accroître la taxation des stock-options émises au premier semestre 2009. Dans le cadre du collectif budgétaire adopté en fin de semaine dernière, le rapporteur général du Budget, Gilles Carrez, a fait voter à l’unanimité un amendement obligeant les banques aidées par l’Etat à préciser leur politique de stock-options et d’actions gratuites.
La Financial Services Authority va chercher à déterminer si les administrateurs non exécutifs de Royal Bank of Scotland ont fait l"objet d"intimidations avant que la banque ait été renflouée par les contribuables, rapporte le Financial Times. Le régulateur devra aussi examiner si l"établissement a cherché à faire croire que sa situation était meilleure qu"elle ne l"était réellement.
Die Welt rapporte que la Commission européenne a décidé de porter plainte contre l’Allemagne devant la Cour de justice des communautés européennes pour entrave à la liberté de circulation des capitaux et à la liberté d'établissement. Bruxelles reproche en effet à l’Allemagne de taxer davantage les dividendes des sociétés allemandes versés à des étrangers que ceux servis à des Allemands.
Contraints de s’adapter à un cadre réglementaire qui devient de plus en plus stricte, les acteurs du marché des contrats dérivés de protection contre le risque (CDS) s’engagent pour la création d’outils communs de marché. La Fédération bancaire française (FBF) et l’Association française des marchés financiers (Amafi) ont ainsi récemment transmis aux autorités françaises leurs différentes propositions, parmi lesquelles la création de chambres de compensation sur les grands produits dans chaque zone monétaire, «avec priorité aux CDS».Le projet de mise en place d’un cadre adapté à une chambre de compensation commune ne pourrait que difficilement se réaliser sans la participation des principaux acteurs sur ce marché. En février, les neuf plus importantes maisons du secteur des CDS (Barclays Capital, Credit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs, HSBC, JPMorgan, Citigroup, Morgan Stanley et UBS) ont donc répondu aux souhaits de l’Union européenne et se sont engagés à utiliser une chambre de compensation centrale basée en zone euro et ce, d"ici à la fin juillet 2009. Elles ont par ailleurs proposé de dialoguer avec la Commission européenne et les régulateurs pour préparer un certain nombre de détails techniques. En attendant, la nature stratégique du secteur suscite un certain nombre de convoitises, le marché de la compensation des CDS étant évalué à 60.000 milliards d’euros. LCH.Clearnet Limited, basée à Londres, qui pourrait être achetée par la chambre américaine DTCC, a fait savoir qu’elle prévoit de se lancer sur la compensation des CDS en zone euro d’ici fin 2009, par le biais de LCH.Clearnet SA, la branche française du groupe. Eurex, la filiale de dérivés de Deutsche Börse est pour sa part à la recherche de partenaires potentiels sur ce créneau. Des discussions seraient d’ailleurs en cours entre le groupe allemand et LCH.Clearnet SA, rapportaient récemment Les Echos. Les acteurs en provenance des Etats-Unis et de Londres ne veulent pas laisser passer la manne de revenu en provenance de la compensation et sont eux aussi sur le pied de guerre. The IntercontinentalExchange Inc. (ICE), qui a ouvert début mars sa plate-forme de compensation pour les credit-default swaps (CDS) aux Etats-Unis ICE Trust, veut rééditer le modèle en Europe, en lançant avant fin juin une chambre de compensation baptisée ICE Trust Europe, qui sera régulée par la FSA britannique.
F&C Investments a complété sa gamme disponible en Allemagne avec le F&C Active Return (lire notre dépêche du 20 octobre 2008) qui est censé générer une surperformance après frais de 200-400 points de base par rapport au taux sans risque. Le produit, compartiment d’une Sicav de droit luxembourgeois, est géré par Stephen Crewe et Chris Childs, de F&C Alternative Investments, et il affiche liquidité journalière ainsi qu’une structure de frais simple, ce qui le différencie d’un hedge fund. Les parts sont disponibles en livres et en euros pour les institutionnels, en euros uniquement pour le retail.Les gérants mettent en oeuvre trois stratégies principales : d’abord, ils peuvent utiliser les options dans une approche market neutral ; ensuite, ils travaillent la volatilité ; enfin, ils ont la possibilité de miser sur la dispersion, la corrélation et les dividendes implicites.Pour les particuliers, le droit d’entrée peut atteindre 5 % maximum et la commission de gestion ressort à 1,5 % (1 % pour les investisseurs institutionnels).
Les autorités fédérales américaines s"apprêtent à étendre leur enquête à des avocats et à des comptables en Suisse et aux Etats-Unis qui auraient avaient conseillé UBS sur les meilleures astuces fiscales pour ne pas déclarer des clients américains, affirme le New York Times sur son site internet. L"enquête se concentre sur trois personnes.
Le conseil d’administration de DekaBank a accepté jeudi la proposition du directoire de ne pas statuer sur le quitus aux membres du directoire tant que les deux enquêtes menées par PwC (pour le directoire) et Deloitte & Touche (à l’initiative du président du conseil d’administration) n’auront pas été entièrement bouclées. Jusqu'à présent, elles n’ont produit aucun indice d’entorse aux règles bilancielles, précise le communiqué.Le conseil d’administration du gestionnaire d’actifs des caisses d'épargne allemandes a par ailleurs approuvé les comptes de 2008 qui ont été révisés le 27 février et qui font apparaître un bénéfice économique de 71,5 millions d’euros au lieu des 167,9 millions annoncés le 12 février. Cette révision à la baisse du résultat a provoqué les deux enquêtes mentionnées plus haut.
Burkhard Dallosch, l’un des dirigeants de l’Office de promotion de la construction de logements résidentiels de la NRW Bank, a été nommé COO de la division gestion d’actifs/immobilier (AMI) de DekaBank. Il remplace Josef Schultheis, qui part diriger Modalis Management à Berlin pour se spécialiser à nouveau sur les dossiers de restructuration.
Plus d"un investisseur institutionnel sur deux (54%) affirme être prêt à remettre en cause ses investissements dans des fonds luxembourgeois, affirme un sondage d"Amadeis réalisé auprès de 60 investisseurs français -institutionnels et distributeurs- représentant plus de 500 milliards d’euros. L"affaire Madoff est passée par là? De la même manière, 50% des investisseurs avouent désormais une défiance vis-à-vis de la gestion alternative.Au-delà de cette escroquerie, la crise affecte les comportements des investisseurs institutionnels. Ainsi, même si la grande majorité des investisseurs institutionnels (81 %) apprécie ses relations avec les sociétés de gestion, 19 % des investisseurs sont aujourd"hui insatisfaits de leurs prestataires, contre 10 % en 2008 et 3 % en 2007. Et les mauvaises performances arrivent largement en tête des causes d"insatisfaction. Dans les mêmes proportions que l"an dernier (78%), les investisseurs s"estiment globalement mal informés des risques réels des produits commercialisés par les sociétés de gestion. A l"inverse, la crise a renforcé l"intérêt de 38 % des investisseurs pour les ETF et 29% pour l"investissement responsable.
Intesa Sanpaolo aurait décidé de ne pas verser de dividendes, a appris Il Sole ? 24 Ore. Cela ne serait pas lié aux résultats, qui devraient être bénéficiaires, mais plutôt à la décision de donner la priorité au renforcement patrimonial du groupe. Choix qui s"ajoute à celui de demander jusqu"à 4 milliards d"euros au gouvernement italien, via des obligations.
Le Handelsblatt rapporte que le dernier fonds de TPG, qui a levé 19 milliards de dollars, a accusé pour 2008 une perte de presque un demi-milliard de dollars sur la participation dans Washington Mutual (WaMu). Au total, le capital-investisseur avait placé il y a un an 1,35 milliard de dollars en provenance de trois fonds, mais cet investissement a pratiquement perdu toute sa valeur après le sauvetage de WaMu par JP Morgan en septembre.
Dans un entretien à L"Agefi suisse, Jacob Wallenberg, le président d"Investor, déclare que «nous sommes là pour le long-terme. Les fonds d"investissements pensent sur une échelle de 3 à 7 ans. Pas nous? Nous ne nous fixons aucune date de sortie. C"est cette particularité qui nous rend si originaux. Lorsqu"une de nos participations connaît de graves problèmes et que nous croyons toujours en son potentiel, nous continuons ainsi à la soutenir. On nous décrit souvent comme un dinosaure mais le dinosaure va très bien, merci pour lui». Investor possède notamment des paquets très importants d"actions dans le capital d"Ericsson, Electrolux, Saab (armement), Husqvarna, ABB, Atlas Copco, AstraZenaca et SEB.
La Cour d’appel a mis en délibéré sans date fixe son verdict sur le recours d’un des avocats de Bernard Madoff réclamant la libération de son client, rapporte The Wall Street Journal. Selon Me Sorkin, les autorités n’auraient jamais sérieusement pensé que Bernard Madoff risquait de se soustraire à la justice en quittant le pays.
Pensions & Investments rapporte jeudi que la SEC a porté plainte devant un tribunal de New York à l’encontre de David Loglisci, ancien CIO du fonds de pension New York Common Retirement Fund (138,4 milliards de dollars d’encours), et Henry Morris, un conseiller politique, pour avoir perçu entre 2003 et 2006 des pots-de-vin de plusieurs millions de dollars de la part de maisons de private equity et de hedge funds. Ces versements étaient destinés à inciter le fonds de pension à investir dans les fonds concernés. Henry Morris aurait perçu à lui seul plus de 15 millions de dollars de #kickbacks#.
José Oliu, président du Banco Sabadell, a indiqué lors de l’AG de jeudi que la banque dispose de 25,26 milliards d’euros de liquidités, dont 3,26 milliards de garanties de l’Etat, de sorte que le pire de la crise financière est passé, rapporte Cinco Días. D’autre part, le banquier a précisé que toutes les tombées de dette de cette année sont déjà couvertes. Le ratio de fonds propres de premier rang a été renforcé à 9,1 % par l'émission de 500 millions d’euros de titres participatifs préférentiels, contre 8,7 % fin 2008.
Le procureur général de l’Etat de New York, Andrew Cuomo, a reçu jeudi de Bank of America (BofA) la liste des 200 personnes qui ont perçu les primes les plus élevées chez Merrill Lynch juste avant que l'établissement ne soit acheté par BofA au 1er janvier, rapporte the Wall Street Journal.
Quantalys lance Quantalys Pro+ à destination des sélectionneurs de fonds. Cette offre «donne accès à tous les outils Quantalys, qu"il s"agisse d"un des moteurs de recherche multicritères les plus avancés du marché, d"un comparateur de fonds donnant accès aux corrélations, des outils de backtest, de diagnostic et d"optimisation de portefeuille», explique Quantalys. Elle donne accès à une base de données de plus de 13.000 fonds et de près de 50 contrats d"assurance vie.
cominvest Asset Management, qui est passée sous la tutelle d’Allianz Global Investors (AGI) au 1er janvier 2009, a annoncé jeudi la fermeture de huit fonds, dont trois luxembourgeois au 31 mai (CB World Funds EURO STOXX 50 Basket A, CB World Funds EURO STOXX 50 Basket cominvest I et CB World Funds USA DJI 30 Basket A). Cinq fonds de droit allemand seront liquidés au second semestre : le 30 septembre ce sera le tour du GlobalMastersFund et du cominvest Incofonds le 30 septembre puis, au 31 décembre, cominvest fermera le cominvest GreatSelection 50, le cominvest Kommunal-Corent et un produit de Main Kapital, le MK Asia-Pazifik.D’autre part, la société de gestion indique qu’elle a fusionné au 15 mars six de ses fonds à horizon de la gamme cominvest-Life-Liberty avec deux classes de parts du Commerzbank allstars-anlage Chance P.
Natixis AM a anticipé l'évolution réglementaire en cours sur la classification des OPCVM monétaires en adaptant ses produits. #Nous avons fait évoluer notre gamme#, a indiqué jeudi lors d’une réunion de presse Pascal Voisin, directeur général de Natixis AM. Outre la contrainte de sensibilité maximale à 0,50, les OPCVM monétaires devront obéir à une autre disposition, une durée de vie moyenne des produits inférieure à 1 an, avec une maturité maximale de deux ans. Pour s’adapter à la nouvelle donne, Natixis AM a travaillé sur des produits Eonia inférieurs à trois mois et sur des gammes sur quelques mois avec des risques de crédit un peu plus élevés.Alain Richier, directeur de la gestion monétaire, a par ailleurs estimé qu’il était possible de maintenir une rémunération minimale dans l’environnement actuel de taux monétaires proches de 0% en profitant notamment des spreads de crédit élevés via un allongement maîtrisé de la durée de vie des placements. Mais chaque fois en procédant à une analyse fine de son adéquation actif/passif et en étant très rigoureux dans le choix des émetteurs. Alain Richier suggère aussi de privilégier les placements à taux fixes pour les placements autres que le strict JJ.Cela dit, la situation tend à se stabiliser sur le monétaire. Le flight to quality s’est plutôt tari et l’on observe pas non plus de décollecte massive. La tendance serait à une migration vers des OPCVM plus rémunérateurs, avec une exposition un peu plus élevée au risque crédit (mais de préférence investment grade et plutôt dans le haut de la fourchette).
Natixis AM travaille actuellement sur des produits ouverts à échéance qui devraient être lancés autour du mois de mai. Dans le cadre de la gestion HTM (hold to maturity), Natixis AM a déjà mis au point des fonds dédiés à destination de sa clientèle institutionnelle.Selon Ibrahima Kobar, directeur de la gestion obligataire et CDO, la gestion HTM peut permettre de profiter des niveaux de rendement dans un environnement peu liquide. La hausse des coûts de transaction légitime une gestion plus stratégique que tactique. Par ailleurs, compte tenu de la révision à la hausse des primes de risques (de liquidité, mais aussi de contrepartie), les stratégies de portage retrouvent de l’attractivité. Enfin, les produits de performance absolue constituent une troisième voie intéressante.