Dans le cadre de son intégration au sein du groupe Blackrock, iShares a décidé de créer une filiale en Suisse. Celle-ci regroupe l’information sur les produits iShares et le service aux clients. Dans un long entretien au Temps, Christian Gast, directeur de iShares en Suisse, répond aux question du quotidien suisse sur l’expansion des ETF. Il s’attend à la poursuite de la formidable expansion de ces produits et de la gestion passive. En Suisse, iShares vise une croissance annuelle de 30 %. «Nous voulons nous renforcer dans les ETF liés à des secteurs d’activité et aux obligations ainsi que dans les matières premières», précise-t-il. La société de gestion a ajouté 24 nouveaux ETF en Suisse en juillet, rappelle Christian Gast. «En bourse suisse (SIX), on notera que le volume d’affaires en ETF s’est accru de 25,1% cette année à 53,1 milliards de francs (fin juin)», souligne-t-il. Concernant l’offre, le directeur de iShares en Suisse prévoit qu’une «certaine consolidation devrait survenir sur le marché des ETF, moins en raison du nombre d’ETF que de l’abondance de fournisseurs offrant le même indice». Pendant la chute des Bourses en été, les souscriptions nettes ont continué à prendre la direction des produits iShares, ajoute son directeur suisse. «Jusqu’au 5 août dernier, nous avions encore gagné 13 milliards de dollars d’argent frais dans les ETF (hors ETC), ce qui nous permet de maintenir notre place de numéro un en Europe, avec environ un tiers des actifs sous gestion».
Quelque 10.000 emplois du secteur bancaire suisse, soit 10% du total des effectifs, sont menacés, a estimé Eduardo Leemann, ancien vice-président de l’Association des banques étrangères en Suisse, dans le SonntagsZeitung. «Je m’attends d’ici la fin de l’année prochaine, à une suppression d’environ 10% des emplois dans le secteur bancaire suisse», a déclaré le banquier, par ailleurs directeur général de la banque privée Falcon Private Bank. Selon le banquier zurichois Thomas Matter, à la tête de la banque Neue Helvetische Bank, les filiales suisses des banques françaises et italiennes sont particulièrement menacées, rapporte le journal dominical.
La Banque cantonale de Zurich a annoncé le 26 août un résultat d’exploitation de 1 milliard de francs suisses pour le premier semestre 2011, en recul de seulement 2,3% par rapport au premier semestre 2010. Le bénéfice du groupe est demeuré stable à 357 millions de francs suisses.La collecte nette de la banque suisse s’est élevée à 2,4 milliards de francs suisses mais un effet marché négatif a amputé les actifs sous gestion de 1,7 milliard de francs. Par ailleurs, ce montant de collecte marque un ralentissement significatif par rapport au premier semestre 2010 qui s'était terminé sur une collecte nette de 5,4 milliards de francs suisses. Les actifs sous gestion ont augmenté in fine de 700 millions de francs suisses au premier semestre à 165,8 milliards de francs suisses, dont 79,6 milliards de francs suisses d’origine institutionnelle.
Edmond de Rothschild Investment Managers harmonise la dénomination de ses principaux fonds en référence au nom du Groupe Edmond Rothschild auquel il appartient. La dénomination « Edmond de Rothschild » (« EdR » en abrégé) sera désormais associée à chaque nom des fonds.Renforcer l’identité de marque autour du Groupe Edmond de Rothschild et offrir ainsi à ses clients une meilleure lisibilité de sa gamme sont pour Edmond de Rothschild Investment Managers les principaux objectifs de ce changement. Cette modification entrera en vigueur le 31 août et n’aura aucun impact sur les fonds en termes de caractéristiques techniques ou de gestion.
Selon nos informations, Sébastien Boulet vient de quitter la boutique de multigestion HDF Finance, où il était analyste et gérant de portefeuille, depuis 2007. Il va rejoindre Amundi pour travailler à l’inspection générale. Il s’agit d’un départ supplémentaire chez HDF Finance, renommée «Haute Définition Financière», après ceux - non volontaires - en début d’année d’Eric Debonnet, directeur de la recherche et de la gestion des risques, Thierry De Rycke, co-directeur de la gestion – taux et devises, et David Gilleron, co-directeur de la gestion - actions, lesquels ayant rejoint Theam, la nouvelle structure de BNP Paribas Investment Partners (lire article du 23 août 2011). Ils y ont retrouvé Gilles Guérin, qui avait également quitté la boutique après un passage éclair en tant que directeur général et vice-président du directoire. Erwan Duquoc, directeur des opérations, a aussi quitté la société, ayant été remercié, ainsi que Christophe Chouard, directeur général.
Les 23 mai et 1er juin, AllianceBernstein a lancé deux fonds de droit luxembourgeois qui disposent entre-temps d’un agrément de commercialisation en France : le RMB Income Plus Portfolio et le Emerging Markets Multi-Asset Portfolio (EMMA). Le RMB Income Plus Portfolio investit en obligations offshore libellées en yuans ainsi qu’en obligations asiatiques qui seront en principe couvertes du risque de change par rapport au yuan. Le fonds EMMA investira en actions, obligations et monnaies des pays émergents, l’objectif consistant à générer des performances similaires à celles des actions avec une volatilité nettement inférieure. Le premier est chargé à 1,10 % (part A2, LU0633139125), le second à 1,60 % (part A, LU0633140644).
L’équipe de gestion diversifiée que dirige Geneviève Werner chez IT AM changera de cadre et transférera ses actifs dans la société Efigest AM, «mieux appropriée au développement de son activité. Son style de gestion convexe , qui consiste à amortir les reculs boursiers tout en captant une partie de la hausse, va pouvoir s’épanouir pleinement» précise Geneviève Werner. Dès lors, le fonds IT Stratégie Convexe sera rebaptisé Pragmatis Convexe Patrimoine.Dans un premier temps, Geneviève Werner prend 34 % d’Efigest après avoir détenu 35 % d’IT Asset Management, où elle était entrée en novembre 2008.Le nouvel ensemble pèse environ 100 millions d’euros d’encours, dont quelque 50 millions apportés par la nouvelle arrivante.
Pål Haugerud, directeur général au ministère des Finances norvégien, prend en charge la tutelle et l’orientation stratégique du Government Pension Fund - Global (l’ex Fonds pétrolier, 600 milliards de dollars) qui est géré par une filiale de la Banque de Norvège, Norges Bank Investment Management (NBIM).L’intéressé succède à Martin Skancke, qui a démissionné de son poste de directeur général de la division gestion d’actifs pour créer un cabinet spécialisé dans le conseil aux fonds souverains. Selon le quotidien Dagens Næringsliv, Martin Skancke a l’intention de se focaliser sur la création et l’organisation de fonds souverains ainsi que sur les relations entre les détenteurs de capitaux et les gestionnaires.Parallèlement, Martin Skancke a aussi accepté un poste à temps partiel de conseiller spécial dans la société de gestion Storebrand Kapitalforvaltning.
Stefano Ferraro a été nommé market manager pour l’Italie de Merrill Lynch Wealth Management. Il sera responsable de la croissance des activités commerciales de la société en Italie. Stefano Ferraro vient de Crédit Agricole Corporate and Investment Bank, où il était responsable des relations avec les clients institutionnels.
Longfellow Investment Management, spécialiste de la gestion du risque, a été choisi par Touchstone Investments comme sous-conseiller du nouveau Touchstone Merger Abritrage Fund. L’objectif de ce nouveau produit long/short consiste à générer une performance absolue sur le long terme. Le fonds géré par Barbara J. McKenna, David W. Seeley Alexander R. Graham et Andrew A. Shafter investit principalement dans des valeurs mobilières de sociétés impliquées dans des opérations de fusion déjà annoncées ou dans d’autres formes de réorganisation.
L’ancien patron des matières premières asiatiques à Bank of America Merrill Lynch, Diego Parilla, vient de lancer son propre hedge fund dédié aux matières premières, rapporte Hedge Week.Le fonds basé à Singapour, Nareco Commodity Low Vol Alpha, ne devrait pas investir dans les marchés actions ou physiques mais plutôt dans les dérivés sur matières premières, a indiqué Diego Parilla qui espère lever quelque 500 millions de dollars au cours des trois prochaines années.
Le fonds de pension texan Employees Retirement System of Texas vient d’annoncer qu’il envisageait de consacrer 5% de ses capitaux, soit environ 1,15 milliard de dollars, aux hedge funds au cours des trois prochaines années.
Dans un article paru dans Option Finance, Bruno Lescuyer, directeur financier d’Aprionis revient sur l’intégration au sein du Groupe Humanis et la stratégie de placements d’Aprionis. Le groupe Humanis totalise 8.5 milliards d’euros d’actifs sous gestion à fin juin dont plus de 2 milliards pour l’assurance de personnes, plus de 2.5 milliards en épargne salariale et environ 3.5 milliards d’euros en retraite complémentaire. A l’heure actuelle, notre société de gestion interne (Inter Expansion) gère 80% de nos encours, mais ce pourcentage pourrait évoluer dans le futur. Nous travaillons par ailleurs avec six gérants externes significatifs (Natixis, Palatine, Rothschild, CPR, ...). Nous avons aussi souscrit à plusieurs OPCVM d’autres gérants comme Lazard Frères Gestion ou Comgest. Pour la partie assurance, nous fonctionnons avec des mandats de gestion financière confiés aux sociétés de gestion interne et externe. Pour la partie retraite, nous travaillons uniquement en OPCVM et la direction financière décide de l’allocation en suivant les orientations de l’Agirc Arrco. En assurance de personnes, nous sommes investis en moyenne à 20% en actions et 80% en taux, sauf pour l’assurance vie (5% en actions et 95% de taux). Solvabilité II va probablement faire évoluer à la baisse notre allocation en actions. En retraite, nous possédons aussi 25% d’actions et le reste en taux. Au sein de ces allocations, nous privilégions les actions de la zone euro à 95%. Nous avons droit à une petite diversification internationale, que ce soit pour l’assurance ou pour la retraite, que nous utilisons. Nous croyons par exemple aux actions des pays émergents à moyen terme même si leurs performances depuis le début de l’année ont été moins bonnes qu’en 2009 et 2010. Sur les obligations, nous privilégions aussi la zone euro. Nous apprécions les obligations convertibles qui représentent actuellement en moyenne 5% de nos portefeuilles, notamment pour la retraite. Cette classe d’actifs a affiché de bonnes performances en 2010 puisque le marché a bénéficié de hausse des taux et de la reprise des actions. Sur les thématiques un peu spécifiques comme les convertibles ou les pays émergents, nous n’investissons pas en interne, mais faisons appel à des gérants spécialisés. Nous possédons aussi marginalement de la gestion alternative. Notre fonds de fonds, Ionis Alternatif, sélectionne une vingtaine de fonds externes. Les performances en gestion alternative ont été correctes depuis trois ans. Il faut voir la gestion alternative comme une classe d’actifs de diversification. Les risques et les rendements ne sont pas les mêmes que ceux sur les actions, les obligations ou même le monétaire. Pour le moment, nous n’avons pas d’actifs en private equity sauf un petit investissement dans un FCPR. Avec Solvabilité II, cette classe d’actifs devient pénalisante en termes de coût en capital. Nous ne plaçons pas en immobilier même si nous avons de l’immobilier d’exploitation. Notre gestion est somme toute assez classique, mais nous n’excluons pas d’intégrer de nouvelles classes d’actifs lorsque notre fusion à trois sera effective. Nous pourrons ainsi faire évoluer notre politique d’investissement même si l’essentiel de nos lignes directrices de gestion devrait être maintenu compte tenu des contraintes réglementaires.
La CIEPP, Caisse Inter-Entreprise de Prévoyance Professionnelle (3.47 milliards de francs suisses d’actifs) a adhéré à la Fondation Ethos et à l’Ethos Engagement Pool (dialogue avec les entreprises) en début d’année 2011. Ethos donne ses recommandations à la Caisse pour voter sur les titres de sociétés suisses qu’elle possède en portefeuille. Des réflexions sont en cours pour étendre la couverture de l’engagement actionnarial aux sociétés internationales et pour signer les UNPRI. Le Fonds n’investit plus actuellement dans des Hedge Funds et ne prévoit pas de s’engager dans ce type d’investissement dans un futur proche. Une allocation de 2% en placements alternatifs est prévue. Mais pour l’instant la CIEPP n’a pas trouvé, que ce soit dans le Private Equity, les infrastructures ou les matières premières, un investissement qui convient. Le Fonds étudie toujours la possibilité d’investir dans le Private Equity mais trouve les frais trop prohibitifs. La Caisse essaie de réduire les frais de gestion qui représentaient en 2010, 0.24% du total des actifs. Les fonds des sociétés de gestion sont analysés non seulement à l’aune de leurs performances mais aussi en tenant compte de leur TER. Deux gérants, l’un d’actions internationales et l’autre d’obligations marchés émergents, ont été remerciés cette année à cause de leurs frais jugés excessifs. La stratégie d’investissement est la suivante: 25% en obligations internationales en francs suisses, 5% en obligations hypothécaires, 15% en obligations en devises étrangères, 12% en actions suisses, 23% en actions internationales, 18% en immobilier (13% en direct et 5% en indirect), 2% en alternatifs (incluant le private equity).
Les fonds immobiliers français dédiés aux institutionnels, les OPCI RFA, ont affiché une performance de 4,7% au premier semestre 20110 après 8% au second semestre 2010, d’après le fournisseur de données IPD et l’association professionnelle Aspim. Les fonds spécialisés ont surperformé les fonds diversifiés. Ils enregistrent respectivement un rendement global de 5,1% et 2,3%.
Les entreprises du secteur de l’industrie manufacturière ont revu en légère baisse leurs prévisions d’investissement pour cette année et tablent désormais sur une progression de 14%, montre l’enquête trimestrielle réalisée en juillet par l’Insee et publiée vendredi. Lors de la précédente enquête, en avril, les chefs d’entreprise du secteur prévoyaient d’augmenter leurs investissements de 15% cette année.
La croissance annuelle de la masse monétaire M3 a été moins forte que prévu en juillet dans la zone euro, à 2%, après 1,9% en juin (révisé de 2,1%). Le consensus Reuters donnait 2,2%. Selon les chiffres publiés vendredi par la Banque centrale européenne (BCE), la croissance de M3 ressort à 2,1% en moyenne mobile sur la période mai-juillet contre 2,0% (révisé de 2,2%) sur la période avril-juin.
Rome a vendu la totalité des 10,5 milliards d’euros de dette à court terme proposés vendredi avec un rendement en recul grâce au soutien de la BCE via son programme de rachat de dette italienne et espagnole. Le rendement des 8,5 milliards d’euros de bons (BOT) à six mois a chuté de 129 points de base (pdb). Il avait atteint 2,269%, soit quasiment un plus haut de trois ans, lors de l’adjudication de fin juillet.
Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a réaffirmé ce week-end l’attachement de la BCE à la stabilité des prix, qu’il juge « essentielle » pour promouvoir la croissance. « Nous considérons que le très solide ancrage de nos anticipations d’inflation est l’un de nos atouts majeurs », a-t-il déclaré lors des rencontres annuelles de Jackson Hole.
Le ministre irlandais des dépenses publiques, Brendan Howlin, a déclaré hier au Sunday Times que le gouvernement demanderait à ses bailleurs de fonds - le FMI, l’Union européenne et la BCE - que les fonds tirés de la cession d’actifs non stratégiques puissent être alloués à la création d’emplois plutôt qu’au remboursement de la dette.
D’après les données du Bureau national des statistiques, les profits des groupes industriels chinois ont bondi en glissement annuel de 28,3% sur les sept premiers mois de l’année pour atteindre 2.800 milliards de yuans (303 milliards d’euros). Leur chiffre d’affaires a progressé dans le même temps de 29,8% pour s'établir à 45.900 milliards de yuans.
Le président américain Barack Obama et la chancelière allemande Angela Merkel se sont entretenus samedi par téléphone de la crise dans la zone euro et des remous sur les marchés financiers, s’engageant à prendre des mesures pour relancer l'économie mondiale, a annoncé la Maison blanche.
Le sentiment du consommateur américain a plongé en août avec la perte de confiance dans la capacité des gouvernants à éviter une nouvelle récession, montrent les chiffres définitifs de l’enquête Thomson Reuters/Université du Michigan publiés vendredi. L’indice ressort à 55,7 après 54,9 en première estimation et 63,7 en juillet.
Dans un rapport que s’est procuré le journal Der Sonntag, le gouvernement suisse se dit prêt à communiquer à grande échelle des données relatives à la clientèle de Credit Suisse. Il pourrait ainsi répondre aux demandes des autorités américaines, y compris dans le cas où ces dernières se fondent seulement sur des comportements jugés suspects.
Le ministre de l’Economie estime dans un entretien au JDD que le rapport de l’Inspection générale des Finances sur les niches fiscales est « une très bonne base de travail ». Ce rapport, évoqué par Le Figaro, affirme qu’il serait possible d'économiser plus de 53 milliards d’euros. François Baroin exclut toutefois de revenir sur l’abattement de 10% sur les retraites.
La coalition de droite au pouvoir en Italie prépare d’importantes modifications au plan d’austérité présenté à la mi-août. Ce plan est examiné par le Sénat, où des amendements peuvent être déposés jusqu'à ce soir. A l’approche de cette échéance, les tensions sont vives au sein de la coalition, le ministre de l’Economie Giulio Tremonti se voyant reprocher les lacunes de la première version du plan.
Ecartant toute monétisation de la dette, les ministres laissent au nouveau gouvernement le soin de mettre en place des mesures pour contrebalancer l’impact du yen fort
Le gouvernement grec a rendu vendredi obligatoire le taux de participation de 90% des banques, dans le cadre de la transaction d'échange de dette qui fait partie du plan de sauvetage grec, alors que seulement 60% à 70% des investisseurs privés auraient exprimé à ce jour leur intention d’y participer.