L’agence Moody’s a achevé le 16 novembre l’analyse entamée le 1er juillet sur 12 banques publiques allemandes, et seule pour l’instant la Landesbank Berlin conserve sa note A1. La note de la WestLB (A3) reste sous surveillance, sans perspective précise.Par ailleurs, Moody’s abaisse d’un cran, à Aa3 contre Aa2, la note de DekaBank Deutsche Girozentrale, la banque/société de gestion centrale des caisses d'épargne allemandes.Les notes sont abaissées de deux crans pour trois établissements : la Helaba (à A1), la Landesbank Saar (à A3) et la HSH Nordbank (à Baa2).Elles le sont de trois crans pour six autres banques : BayernLB (à Baa1), Deutsche Hypo (à Baa1), LBBW (à A2), NordLB (à A2), Norddeutsche Landesbank Luxembourg S.A. (NLBL, à A3) et BremerLB (à A2).Ces dégradations ont été citées comme l'élément déclencheur de la baisse de Wall Street le 16 novembre.
Real I.S. a acheté pour 57 millions d’euros les immeubles de bureaux Lotus A et B de Rotterdam à l’allemand SEB Asset Management. Ces deux actifs du fonds immobilier offert au public SEB ImmoInvest (6,33 milliards d’euros fin septembre) ont été vendus à 2 % au-dessus de la dernière valeur d’expertise. Cette transaction fait partie des ventes de 14 immeubles pour 910 millions d’euros depuis le gel du fonds qui ont été annoncées le 3 novembre.Les remboursements du fonds (DE0009802306) sont en effet gelés depuis mai 2010, mais SEB AM envisage toujours de rouvrir le guichet des rachats pour la fin de cette année, sachant que la date butoir légale est le 5 mai 2012.
La cote du segment XTF de la plate-forme électronique Xetra (Deutsche Börse) a accueilli le 16 novembre deux nouvelles références, des ETF de droit allemand lancés par Source, l’un sur les actions émergentes, l’autre sur les actions américaines. Désormais, 891 ETF sont cotés à Francfort.En ce qui concerne les nouveaux produits, il s’agit du MSCI Emerging Markets Source ETF* et du S&P 500 Source ETF**. Le premier est chargé à 0,45 % et le second à 0,20 %.* DE000A1JM6G3** DE000A1JM6F5
Selon certaines informations, l’Etat belge pourrait indemniser le groupe coopératif Arco qui détient 14,2 % du capital de Dexia, sur la base d’un titre à 9,90 euros alors qu’il cotait hier 16 novembre 0,35 centimes d’euros. Interrogé par Newsmanagers, le ministère des Finances belge a toutefois précisé qu’aucune décision n’avait encore été prise compte tenu de la complexité du dossier et de la situation politique du pays. Mercredi 16 novembre 2011, dans un communiqué où les conseils d’administration des sociétés coopératives Arcopar, Arcoplus et Arcofin – qui font toutes partie du Groupe Arco – ont décidé de proposer une liquidation volontaire à leurs assemblées générales extraordinaires respectives fixées le 8 décembre prochain, l'établissement rappelait que «suite à la vente de Dexia Banque Belgique à l’Etat Belge le 10 octobre dernier, le groupe Arco est resté actionnaire de la banque résiduelle. Cette banque résiduelle a annoncé le 9 novembre dernier une perte brute exceptionnelle de 10,5 milliards d’euros pour les 3 premiers trimestres de l’année.Cela signifie pour le groupe Arco que la valeur de sa participation dans le groupe Dexia doit être comptabilisée à la valeur de marché. Fin 2010, Arcofin détenait 249,9 millions d’actions valorisées à 2,47 milliards d’euros, ce qui correspondait à la valeur des fonds propres du groupe Dexia. Au cours de bourse actuel – qui s’établit à moins de 0,5 euro par action Dexia –, cela réduit la valeur de la participation du groupe ARCO dans le groupe Dexia à 125 millions d’euros. Dans le cadre de la liquidation volontaire, le liquidateur sera à même de clarifier dans le futur les perspectives relatives à la valorisation de cette participation. Sur base consolidée, c’est un maximum de 1,7 milliard d’euros du capital coopératif du Groupe Arco qui est touché dont 1,5 milliard a été apporté par les coopérateurs particuliers.»
Syz & Co vient de recruter deux anciens d’UBP pour renforcer son équipe de Syz Fund Research, son service d’analyse de fonds et de sélection de gestionnaires «long only». Reto Gehring rejoint ainsi la société en tant que head of research. Chez UBP, à Genève, il était membre de l’équipe de multigestion et sélection de gestionnaires. Alexandre Potelle est quant à lui nommé au poste d’analyste senior. Il provient lui aussi de l'équipe de multigestion de l’UBP. Les deux arrivants retrouvent l’ancienne responsable de l'équipe de multigestion de l’UBP, Katia Coudray-Cornu, nommée à la tête de Syz Fund Research en juin 2011.
Au Luxembourg, State Street Global Advisors (SSgA), s’inspirant du SPDR® Barclays Capital Issuer Scored Corporate Bond Exchange Traded Fund lancé aux Etats-Unis le 7 avril dernier, vient de mettre sur le marché les produits indiciels SSgA US Issuer Scored Corporate Bond Index Fund et SSgA Euro Issuer Scored Corporate Bond Index Fund. Ces derniers qui répliquent les indices Barclays Capital à pondération «alternative» Issuer Scored Corporate Index (ISCI) excluent la dette subordonnée ainsi que la dette émise par les sociétés non cotées.La recherche de SSgA a contribué à la mise au point de ces indices pour l’utilisation desquels le gestionnaire obtient l’exclusivité pendant deux ans. La méthodologie consiste à projeter la solidité financière des émetteurs en repondérant de manière quantitative les indices d’obligations privées en dollars US et en euros en fonction de trois facteurs : le rendement de l’actif (RoA), la couverture des intérêts et du capital (levier) ainsi que le ratio de liquidité (current ratio).Cela permet de miser sur les émetteurs les plus solides financièrement, alors que les indices capi-pondérés conventionnels attribuent une prime implicite aux plus gros émetteurs, donc aux sociétés les pus endettées.Dès lors, SSgA pourra constituer des portefeuilles avec des caractéristiques sectorielles similaires à celles d’un indice traditionnel, mais qui offrira moins de volalitité et des performances supérieures une fois ajustées du risque.
La société de gestion japonaise Nikko Asset Management a annoncé mercredi qu’elle prévoyait de s’introduire sur la Bourse de Tokyo à travers une offre d’actions pour 45,5 milliards de yens (591 millions de dollars), rapporte Reuters.L’opération aura lieu le 15 décembre. Un total de 54,15 millions de titres, au prix de 840 yens par action, sera vendu. L’option de surallocation se monte à 2,98 millions d’actions.Sumitomo Trust and Banking Co, qui a racheté Nikko Asset à Citigroup en 2009 et détient 91,3 %, va vendre une partie de ses actions, selon Reuters. Nikko AM gérait à fin juin 162,4 milliards de dollars et employait 572 personnes dont 71 gérants, d’après son site Internet.
Sur les 600 millions de dollars de son appel d’offres, l’Office de la sécurité sociale (SSO) thaïlandais a attribué des mandats pour 200 millions de dollars à trois gestionnaires étrangers, rapporte Asian Investor. Il s’agit de Franklin Templeton (obligations internationales), MFS Investment Management (actions internationales) et AEW Capital (immobilier international). D’après le site asiatique, le SSO a retenu aussi le thaïlandais Thanachart Fund Management comme co-gérant et responsable du risque de change.Les mandats pour les 400 millions de dollars restants seront sélectionnés l’an prochain. En attendant, le SSO se cherche un consultant pour l’aider à bâtir l’appel d’offres.
Ancien gérant de portefeuilles chez Soros Fund Management et SAC Capital Adivsors, Aaron Cowen prépare le lancement au deuxième ou au troisième trimestre 2012 de la société de gestion alternative Suvretta Capital Management, qui se spécialisera sur les hedge funds long/short equity, selon Absolut Return + Alpha.Aaron Cowen sera le directeur des investissements et il devrait être rejoint par d’anciens collaborateurs de Soros FM ainsi que de Karsch Capital Management, un autre de ses anciens employeurs.
L’américain Neuberger Berman (183 milliards de dollars d’encours au 30 septembre) a annoncé avoir levé 720 millions de dollars pour son nouveau fonds de fonds de private equity, le NB Crossroads 2010 Fund. Ce portefeuille sera investi en fonds de private equity de la meilleure qualité (premier private equity funds) ou co-investi avec de tels fonds.Au 31 octobre, il était investi dans 19 fonds et dans 7 co-investissements ainsi que dans 15 placements secondaires de fonds de private equity.Depuis janvier 2010, Neuberger Berman a levé 1,5 milliard de dollars pour sa plate-forme de fonds de fonds de private equity. Au total, le groupe gère des engagements supérieurs à 12 milliards de dollars dans le private equity et 17 milliards dans l’alternatif (au 30 septembre). L'équipe dédiée au private equity est composée de 175 personnes basées à New York, Dallas, Londres et Hong-Kong.
Selon Les Echos, qui se fonde sur un document publié par la Securities and Exchange Commission, l’un des plus grands fonds activistes britanniques, The Children’s Investment Fund, est entré au capital de News Corp en achetant 53,8 millions de titres au cours du troisième trimestre pour une valeur de 833 millions de dollars. Cette offensive a été menée en parallèle avec d’autres fonds spéculatifs entrés au capital de ce géant des médias pesant plus de 43 milliards de dollars en Bourse (Eton Park Capital Management, Paulson & Co., Elliott Management) tandis que Lone Pine Capital et Maverick Capital Management ont chacun augmenté leurs participations. Ces fonds entendent tirer parti des difficultés de l’entreprise, minée par le scandale des écoutes téléphoniques pirates qui ont abouti à la fermeture du tabloïd «News of the World».
Le géant bancaire américain Citigroup se préparerait à supprimer près de 3.000 postes en raison de la crise, indiquaient hier plusieurs sources de presse que reprend le quotidien Les Echos. Environ 900 postes seraient situés dans les activités de courtage et de banque d’investissement, soit environ 5 % des effectifs mondiaux de ces deux divisions.
La crise de la dette pourrait permettre à la finance islamique de quasiment doubler ses actifs à 1.800 milliards de dollars d’ici 2016, selon une étude de Deutsche Bank,la stagnation du crédit corporate poussant les émetteurs à chercher des solutions de financement alternatives. L’industrie des obligations islamiques (sukuk), chiffrée à 50 milliards de dollars, qui représente actuellement 1% de l’émission totale de dette, attire un nombre croissant d’émetteurs et fournit des perspectives de croissance importante des revenus de commission pour les institutions financières islamiques. La liquidité du marché a éveillé l’intérêt d’acteurs de premier plan, à l’image de Goldman Sachs qui vient de créer un programme sukuk de 2 milliards de dollars. Deutsche Bank souligne par ailleurs que le pipeline d’émissions de sukuk pourrait être alimenté par le fait que de nombreux émetteurs européens sont détenus en partie par des fonds souverains du Golfe.
Le président du Conseil italien, qui s’est aussi réservé les Finances dans le gouvernement de techniciens formé hier, doit présenter son programme économique aujourd’hui.
Le 21st Century Business Herald, citant des sources proches du régulateur, indique que la Commission bancaire chinoise a interdit aux banques de distribuer des produits de gestion de fortune dont la maturité est inférieure ou égale à un mois. Avec pour objectif d’atténuer la volatilité.
Le chef de file des conservateurs grecs, Antonis Samaras, a annoncé qu’il votera cet après-midi la confiance au nouveau gouvernement d’unité afin de permettre le déblocage de la sixième tranche d’aide au pays, même s’il a refusé de signer l’engagement écrit de respecter les modalités du dernier plan de sauvetage de la Grèce. «Y a-t-il plus grand engagement que de voter la confiance au gouvernement qui a été formé pour cette raison ?», a-t-il déclaré au parlement. Le cabinet de Lucas Papadémos devrait remporter confortablement la confiance du parlement.
L’inflation est ressortie en hausse de 3,0% d’un an sur l’autre au mois d’octobre, a annoncé l’agence Eurostat. D’un mois sur l’autre, la hausse des prix s’est inscrite à 0,3%. Dans les deux cas, ces progressions sont conformes aux attentes. Le mois précédent, l’inflation avait déjà atteint 3,0% en rythme annuel.
Les fonds actions en Europe ont enregistré une décollecte nette de 17 milliards d’euros en septembre contre 26 milliards au mois d’août, a indiqué l’Efama, l’association européenne de gestion. En revanche, sur l’ensemble des fonds Ucits, la décollecte s’est fortement accélérée pour atteindre 49 milliards, soit plus du double des 20 milliards de sorties du mois précédent. Quant aux non-Ucits, les entrées ont été limitées à 4,9 milliards contre 8,1 milliards en août. L’ensemble des actifs gérés par l’industrie a baissé de près de 500 milliards depuis le début de l’année, à 7.478 milliards d’euros.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a transmis mercredi à la Commission européenne ses propositions pour l’application de la directive AIFM sur les gestionnaires de fonds alternatifs (hedge funds, fonds immobilier, private equity). Cet épais document précise les modalités de mise en oeuvre de la directive en matière de calcul du levier dans les fonds, de responsabilité des dépositaires, et d’application des règles aux acteurs non européens. Il reviendra à Bruxelles de les reprendre à son compte, dans le courant de l’année prochaine.
La légère accalmie de ce matin aura été de courte durée. A la mi-journée, l'écart de taux entre la France et l’Allemagne est remonté à un nouveau plus haut depuis la création de la zone euro. Sur le 10 ans, il atteint 195 points de base. De même, les taux italiens sont repartis à la hausse, à 7,189% pour le 10 ans, contre 6,839% hier, grâce aux achats d’obligations italiennes par la Banque centrale européenne.