Selon CNBC, les deux fondateurs du hedge funds Three Arrows Capital (3AC) qui a fait faillite en juillet ont l’intention de lancer une plateforme d’échange crypto qui se nommerait GTX. Kyle Davies et Su Zhu auraient réussi à lever en amorçage 25 millions de dollars avec un objectif de mise sur le marché fin février. Avant sa faillite, 3AC était l’un des fonds exclusivement crypto parmi les plus importants de l’écosystème avec l’équivalent de 10 milliards de dollars d’actifs sous gestion mi-juin selon le cabinet Nansen. La chute du fonds avait été controversée notamment parce que ses deux fondateurs sont accusés d’avoir «fourni de fausses informations» au régulateur singapourien (MAS) et pour avoir dépassé son plafond autorisé d’actifs sous gestion «entre juillet et septembre».
Connue pour sa gestion obligataire, Schelcher Prince Gestion se diversifie dans les actions. La société de gestion qui fait partie du groupe Arkéa Investment Services annonce la création d’une équipe actions et le lancement prochain d’une gamme sur cette classe d’actifs. L’équipe se compose de Loïc Tonnelier, qui vient de rejoindre la société après seize ans d’expérience chez Rothschild & Co AM dans la gestion actions de conviction, ainsi que de Mathieu Detouche, gérant alignant onze années d’expérience dans la gestion de fonds convertibles et diversifiés au sein de Schelcher Prince Gestion. «Ce binôme aura pour objectif de structurer cette expertise au bénéfice des partenaires de Schelcher Prince Gestion», détaille un communiqué. Cette diversification peut surprendre pour cette société de 8 milliards d’euros d’actifs, qui est identifié comme un spécialiste de la gestion obligataire depuis sa création en 2001. «Il s’agit d’une extension naturelle de nos expertises, car outre des fonds crédit, la composante actions était déjà clef pour nos stratégies convertibles et multi-asset», explique Adil Amor, directeur général de Schelcher Prince Gestion, cité dans un communiqué. «Les fonds actions gérés par Schelcher Prince Gestion, auront vocation à déployer un processus éprouvé ; conviction, calibration et soutenabilité de la performance seront les maîtres mots», ajoute-t-il. Cette nouveauté interroge aussi sur la stratégie d’Arkéa Investment Services. En avril 2022, François Deltour, président du directoire du groupe breton - il en était alors le directeur général -, n’avait pas caché sa volonté de se développer sur la gestion actions. «Tout n’est pas finalisé à date, mais l’élément important à mentionner est qu’Arkea IS a vocation à être plus présent sur cette classe d’actifs qui nous semble extrêmement importante (…)». Or, Arkéa Investment Services détient depuis 2017 une participation de 15 % dans Mandarine Gestion, la société de Marc Renaud, tournée vers les actions. Mais cette participation minoritaire ne semblait pas suffire pour assouvir les ambitions d’Arkéa Investment Services dans la classe d’actifs. Une décision devait être prise sur le devenir de cette participation. L’annonce d’un lancement d’une gestion actions chez Schelcher Prince Gestion pourrait donc présager d’une sortie de Mandarine Gestion. Interrogé par NewsManagers, le groupe Arkéa IS/Schelcher Prince Gestion a répondu :« nous n’avons pas de commentaire à faire sur Mandarine Gestion qui est une participation minoritaire d’Arkéa IS ».
Les encours supervisés et gérés par Goldman Sachs dans son unité de gestion d’actifs et de fortune ont atteint 2.547 milliards de dollars au 31 décembre 2022. Ce record d’actifs sous gestion, le groupe financier américain le doit avant tout à son acquisition du gérant néerlandais NN Investment Partners en avril dernier, qui lui a ramené la quasi-intégralité des 316 milliards de dollars provenant des rachats de gestionnaires d’actifs. En dehors de cet apport, la division de gestion d’actifs et de fortune de Goldman Sachs a vécu une mauvaise année comme la majorité des gestionnaires. Elle a perdu 305 milliards de dollars en raison de la chute des marchés actions et obligataires. Néanmoins, la collecte nette a été positive sur l’année 2022. La firme a observé des entrées nettes de 66 milliards de dollars dont 50 milliards sur les fonds de long terme et 16 milliards sur les produits monétaires/cash. Celles-ci se sont élevées à 33 milliards de dollars pour le quatrième trimestre 2022. Goldman Sachs fait face à une chute globale de ses revenus et avait présenté à l’automne son troisième plan de restructuration en quatre ans, qui donnait notamment un coup d’arrêt à ses ambitions dans la banque grand public pour recentrer sa marque Marcus sur la clientèle fortunée. Le groupe a, par ailleurs, décidé de réunir sa gestion de fortune et sa gestion d’actifs au sein d’une même entité.
Le groupe financier américain Morgan Stanley a enregistré une décollecte nette de 25,8 milliards de dollars dans ses fonds de long terme au cours de l’année 2022, dont 6 milliards sur le dernier trimestre, selon ses résultats trimestriels publiés mardi. La division de gestion d’actifs de Morgan Stanley avait collecté 26,4 milliards de dollars l’année précédente. Ses encours sous gestion ont baissé de 16;6% en 2022, ressortant à 1.305 milliards de dollars au 31 décembre 2022. Au quatrième trimestre 2022, le chiffre d’affaires net de la gestion d’actifs de Morgan Stanley s'établit à 1,46 milliard de dollars, en repli de 17% par rapport au quatrième trimestre 2021. Sur ce total, les commissions de gestion ont représenté 1,37 milliard de dollars et les commissions liées à la performance des fonds 90 millions de dollars. Sur l’année 2022, les revenus nets de la division de gestion d’actifs ont décliné de 14% à 5,37 milliards de dollars, provenant presque intégralement de la baisse des commissions de gestion.
BNP Paribas Asset Management s’apprête à lancer ses premiers ETF domiciliés en Irlande, peu après qu’Amundi ait commencé à proposer des ETF enregistrés à Dublin, rapporte le Financial Times. La filiale de gestion de BNP Paribas a indiqué qu’elle attendait le feu vert du régulateur irlandais, la Banque centrale d’Irlande, pour ses premiers ETF locaux. Elle espère l’obtenir «très rapidement». Jusqu’à présent, BNP Paribas AM a concentré sa gamme au Luxembourg et en France. La nouvelle gamme permettra de cibler des marchés comme le Royaume-Uni, la Suisse et les pays d’Europe du Nord, où les investisseurs ont une préférence pour les fonds basés en Irlande. L’Irlande offre aussi certains avantages fiscaux. L’information a d’abord été publiée dans Ignites.
Pictet Alternative Advisors (PAA) a annoncé ce 17 janvier avoir recruté cinqspécialistes pour renforcer ses ressources et son expertise dans le domaine des investissements directs en private equity. Basé à Londres, Edmund Buckley va exercer la double fonction de codirecteur mondial du private equity et directeur des placements en direct. Engagé en avril 2022 pour développer les activités liées aux placements directs en private equity, ce dernier a travaillé auparavant chez THI Investments. Nikolaus Hubmann est nommé directeur «DACH» (Allemagne, Autriche et Suisse alémanique). A ce titre, il est responsable des activités liées à la recherche, à la sélection, à la due diligence et au suivi des investissements pour le marché germanophone. Il couvrait précédemment la zone pour Sun Capital Partners. Sean Howard prend le poste de gérant. Il apportera un soutien à Edmund Buckley ainsi qu’aux responsables de région dans la sélection des opportunités d’investissement et le suivi des sociétés en portefeuille. Précédemment, il évoluait au sein du département spécialisé dans le private equity, aux opérations de rachat dans les secteurs des services interentreprises, de la santé et des technologies chez Ares Management. Jan Dreesen est nommé investment associate. II occupait précédemment le poste de spécialiste des investissements chez Aurelius Group. Hugo Hickson est recruté au poste de value creation principal. Il est chargé de l’optimisation de divers domaines, tels que la stratégie, la transformation numérique, la gestion opérationnelle, le développement commercial, la tarification et l’intégration ESG. Il travaillait depuis dix ans chez McKinsey.
Desiree Fixler, qui a lancé l’alerte sur de possibles pratiques d’éco-blanchiment chez le gérant allemand DWS, a exprimé son point de vue sur l’éco-blanchiment dans le secteur financier. L’intéressée, pour qui les craintes des gérants sur les suspicions d’éco-blanchiment sont saines, a répondu à l’appel à témoignages de l’Esma sur le sujet, comme l’a aussi fait l’association européenne de la gestion d’actifs.
Swen Capital Partners a annoncé ce 17 janvier le lancement du fonds Swen Mezz Flex 3, avec un premier closing de 53 millions d’euros. Ce fonds professionnel de capital investissement est dédié à la dette mezzanine pour les PME françaises et européennes. Il est classé Article 8 au sens de la règlementation SFDR sur la publication des informations durables, et s’adresse à une clientèle d’investisseurs professionnels avec un ticket minimum d’un million d’euros. Le fonds investira en direct dans trois secteurs jugés porteursque sont la production et les services pour demain, le bien-être et la santé, et la tech (données/software). Les entreprises cibles sont des small caps dont la valeur est comprise entre 10 et 100 millions d’euros. L’équipe de gestion envisage entre 15 et 20 deals sur la durée de vie du fonds pour des tickets situés entre 3 et 10 millions d’euros. L’équipe ESG de la maison accompagnera l’équipe dette mezzanine dans l’évaluation de la maturité des actifs par rapport aux enjeux de durabilité clé, dans l’identification des axes d’amélioration et dans leur accompagnement sur des indicateurs de performance spécifiques. Le fonds se fixe également un objectif minimum d’investissement durable fixé à 10% et respectera des critères stricts en matière de financement d’activités ayant un impact environnemental positif mesurés via le score Net Environmental Contribution de chacun de ses investissements (seuil minimum à l’investissement de 10% de score NEC).
HANetf vient de recruter Tim Darcy en tant que directeur des opérations. Il sera chargé de soutenir la croissance et le développement de l’activité ETP en marque blanche. Tim Darcy vient d’Emles Advisors, un fournisseur d’ETF aux Etats-Unis, où il était senior vice president, responsable des opérations ETF et directeur de la conformité. Il a aussi passé plusieurs années chez Invesco ou BNY Mellon. Il a déjà travaillé avec Nik Bienkowski et Hector McNeil, les fondateurs de HANetf, chez WisdomTree Europe à Londres pour bâtir la plate-forme ETF.
La société de gestion Aegon Asset Management vient de nommer Mike Tumilty en tant que directeur mondial des opérations, selon un post sur LinkedIn. Il arrive d’abrdn, où il occupait le même poste depuis 2019. Auparavant, il a travaillé chez Standard Life Investments entre 2010 et 2019 comme directeur des opérations. Il a joué un rôle clé lors de la fusion d’Aberdeen Asset Management et Standard Life Investments ainsi que pour la vente de l’activité d’assurance à Phoenix.
Les Vingt-Sept sont désormais engagés dans une course contre la montre pour dépenser les fonds de la relance post-pandémie avant l’arrivée à expiration de l’instrument budgétaire, prévue pour 2026.
L'éditeur de jeux vidéo sur mobile Voodoo, l’une des licornes françaises, a été condamné à 3 millions d’euros d’amende par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), pour avoir tracé des usagers sans leur accord. Selon les constatations de la Cnil, Voodoo a utilisé l’identifiant technique des appareils Apple pour suivre l’activité en ligne de ses usagers, même si ces derniers ont demandé expressément à ne pas faire l’objet d’un tel suivi. Voodoo doit également se mettre en règle dans un délai de 3 mois, en mettant en place une procédure de recueil en bonne et due forme du consentement de l’utilisateur, si elle souhaite utiliser l’identifiant technique de son smartphone. Tout retard sera sanctionné d’une astreinte de 20.000 euros par jour.
La société de gestion britannique M&G vient d’annoncer le recrutement et la nomination du Français Joseph Pinto comme directeur général de l’activité de la gestion d’actifs. Il prendra ses fonctions en mars prochain. Cette nomination constitue une surprise car Joseph Pinto avait été nommé, il y a tout juste un an et demi, directeur général de la distribution en Europe, au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique Latine chez Natixis, en plus de sa fonction de directeur mondial des opérations qu’il occupait depuis 2020. Il deviendra également membre du comité exécutif de M&G. Il sera rattaché à Andrea Rossi, directeur général de M&G, qu’il connait bien puisqu’ils ont travaillé ensemble chez Axa IM. Joseph Pinto y avait passé près de 13 ans à divers postes de direction avant de rejoindre Natixis IM. Cette dernière a choisi de confier les fonctions de Joseph Pinto à deux de ses hauts cadres. Fabrice Chemouny assumera les responsabilités de la distribution internationale. Christophe Lanne, directeur ressources et transformation, supervisera désormais les fonctions support post-vente de la distribution internationale ainsi que les équipes de Natixis IM Solutions.
Schroders Capital annonce la nomination de Hideki Kurata en tant que responsable de l’Immobilier pour la France et directeur des stratégies résidentielles. Il aura pour mission de diriger la croissance et le développement de l’activité immobilière de Schroders Capital en France et prendra ses nouvelles fonctions le 1er mars 2023, Il fera également partie de l'équipe de gestion immobilière mondiale de Schroders Capital et sera sera rattaché à sa responsable Sophie van Oosterom. «Conformément à la stratégie de Schroders Capital,Hideki Kurata se concentrera plus particulièrement sur des stratégies résidentielles à forte intensité opérationnelle, englobant les secteurs des seniors, des étudiants et de la cohabitation, ainsi que les soins de santé», indique un communiqué. Hideki Kurata vient de Greystar, un gérant mondial chez qui il a mis en place et développé l’activité en France depuis 2018, poursuit le communiqué. Auparavant, Hideki Kurata avait dirigé l'équipe Alternatives et Situations Spéciales chez Axa IM Real Assets. Avant cela, il a passé 12 ans chez GE Capital, où il a occupé différents postes dans les domaines des fusions et acquisitions et du développement commercial,chargéde l’origination, de l’exécution et de la gestion de transactions stratégiques. Avant GE Capital, il a travaillé pour la banque d’investissement en immobilier de JP Morgan et dans l'équipe de financement de projets de BNP Paribas. Hideki Kurata est titulaire d’une maîtrise en économie de l’université de Paris Nanterre, est diplômé de l’ESCP Europe et possède un MBA de l’Insead.
Natixis Investment Managers vient d’annoncer deux promotions, afin de remplacer Joseph Pinto, directeur de la distribution en Europe, au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique latine, et directeur général de Natixis IM International, qui rejoindra en mars M&G en tant que directeur général de l’activité de la gestion d’actifs. La société de gestion du groupe BPCE a nommé Fabrice Chemouny, jusqu’ici responsable Asie-Pacifique, en tant que responsable distribution internationale, chargé de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Afrique ainsi que de l’Asie-Pacifique et de l’Amérique latine. Christophe Lanne, directeur ressources et transformation au sein de la gestion d’actifs et de fortune, supervisera désormais les fonctions supports post-vente de la distribution internationale ainsi que les équipes de Natixis IM Solutions. Il gardera ses responsabilités actuelles des opérations et technologies, ressources humaines et responsabilité sociale de l’entreprise. Ils seront rattachés à Tim Ryan, responsable des activités de la gestion d’actifs et de fortune au sein du pôle Global Financial Services du Groupe BPCE. Ils restent également membres du comité de direction gestion d’actifs et de fortune. Fabrice Chemouny est arrivé en 2000 chez CDC IXIS Groupe en tant qu’analyste senior au sein du département stratégie. Il a été promu au poste de vice-président exécutif et responsable stratégie internationale et marketing chez Natixis IM en 2003. Il a ensuite occupé le poste de responsable du développement et de la coordination des affiliés, avant d’être promu en tant que responsable mondial des ventes institutionnelles en 2014. Il occupe son poste de responsable Asie-Pacifique depuis 2017. Christophe Lanne, pour sa part, travaille chez Natixis depuis 2010 comme directeur des opérations de la banque de grande clientèle, avant d’être promu au poste de directeur des risques en 2015. Nommé Chief Transformation & Talent Officer pour les activités de la gestion d’actifs et de fortune en 2017, il occupe son poste actuel de directeur ressources et transformation depuis 2021. Avant de rejoindre Natixis, il a travaillé chez Credit Suisse comme directeur général et directeur des opérations pour la banque d’investissement, de la banque privée et de la gestion d’actifs en France entre 2005 et 2010. Il y a également été membre du comité de management de la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique). Auparavant, il a été directeur général de Crédit Agricole Indosuez Securities Japan à Tokyo entre 2002 et 2005. Il a démarré sa carrière en 1990 à l’inspection générale de la Banque Indosuez, avant d’en devenir responsable des activités obligataires et de la trésorerie à Londres en 1995. Natixis IM comptait 1.095 milliards d’euros d’actifs sous gestion au 30 septembre 2022.
La société de gestion britannique M&G vient d’annoncer le recrutement et la nomination du Français Joseph Pinto au poste de directeur général de l’activité de la gestion d’actifs. Il prendra ses fonctions en mars prochain et arrive de Natixis Investment Managers où il est actuellement directeur de la distribution en Europe, au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique Latine depuis 2021. Il occupait également le poste de directeur général de Natixis IM International. Il remplace Jonathan Daniels, qui a annoncé en juillet 2022 son souhait de faire valoir ses droits à la retraite après avoir travaillé dans l’entreprise pendant près de 21 ans. La nomination est soumise à l’approbation des autorités réglementaires. Chez M&G, Joseph Pinto pilotera toutes les activités d’investissements dont les stratégies actions, obligataires, diversifiées, et actifs privés. Il sera également chargé de la distribution, des opérations et du développement et l’offre de produits au sein de la division de la gestion d’actifs. Joseph Pinto deviendra également membre du comité exécutif de M&G, rattaché à Andrea Rossi, directeur général de M&G qu’il connait bien puisqu’ils ont travaillé ensemble au sein d’Axa IM. Joseph Pinto y a passé près de 13 ans avant de rejoindre Natixis IM, dernièrement comme directeur mondial des opérations (COO) entre 2014 et 2019. Il a également occupé les postes de directeur mondial des marchés et la stratégie d’investissement ainsi que directeur de l’activité en Europe de Sud et au Moyen Orient. Natixis IM, pour sa part, a choisi de confier les fonctions de Joseph Pinto à deux de ses hauts cadres. Fabrice Chemouny assumera les responsabilités de la distribution internationale. Christophe Lanne, directeur ressources et transformation, supervisera désormais les fonctions support post-vente de la distribution internationale ainsi que les équipes de Natixis IM Solutions.
Apex Group, fournisseur de services aux fonds d’investissement, a annoncé, ce mardi, l’acquisition du tierce-partie marketeur luxembourgeois Alfi Partners. Ce TPM, établi en 2008, dispose de filiales en France et en Suisse. Il assure entre autres la distribution des fonds du gestionnaire britannique Jupiter Fund Management sur le continent européen. Quelque 20 milliards d’euros ont été investis dans des fonds de divers gestionnaires à travers Alfi Partners. Le TPMrejoindra FundRock Distribution, la ManCo rachetée par Apex Group en 2020. « L’accès aux investisseurs de l’UE n’a jamais été aussi complexe et coûteux pour les gestionnaires de fonds non européens, d’où la demande pour notre présence et notre connaissance du marché local (...) Cette acquisition témoigne de notre engagement continu à aider les gestionnaires à faire face aux exigences réglementaires de plus en plus complexes de la distribution transfrontalière de fonds et à soutenir leurs activités de collecte d’actifs. Avec l’ajout d’Alfi Partners, nous continuerons à faire évoluer notre offre de distribution pour les clients, en fournissant une solution flexible et économique de mise sur le marché, comprenant un accès simplifié aux plateformes de fonds, un soutien à la distribution de fonds et une représentation directe », a commenté Peter Hughes, fondateur et directeur général d’Apex Group, dans un communiqué.
Asmore a fait état d’encours sous gestion à 57,2 milliards de dollars à fin 2022, soit une hausse de 2% par rapport au trimestre précédent. Le groupe coté à Londres et spécialisé sur les marchés émergents a indiqué avoir enregistré une décollecte de 2,6 milliards de dollars sur les trois derniers mois de l’année, en recul de 2%. Le dernier trimestre de l’année civile correspond à son deuxième trimestre d’exploitation. Ashmore s’attend à ce que l’appétit des investisseurs pour le risque s’améliore au cours des 12 prochains mois, soutenu par un changement positif du sentiment des investisseurs, alors que les marchés se retournent un peu. «Certains des vents contraires de 2022, tels que le resserrement agressif de la politique de la Fed, s’estompent, (et) la réouverture de l'économie chinoise stimulera l’activité de manière plus générale», estimeMark Coombs, le directeur général.
Steve Pagliuca, le co-président de Bain Capital, prend sa retraite après une carrière de 34 ans au sein de la société de private equity. Il restera conseiller senior de la société et continuera d’être impliqué dans les entreprises du portefeuille dans lesquelles il est administrateur. Il sera un investisseur important dans les fonds de Bain. Les co-managing partners John Connaughton et Jonathan Lavine continueront à gérer Bain. Steve Pagliuca avait rejoint Bain Capital en 1989
Le feuilleton judiciaire de H2O AM va être décliné en plusieurs séries dérivées. Après le Collectif Porteurs H2O, le premier à assigner H2O AM en septembre 2021, et la plateforme d’actions collectives MyLeo, qui s’est fait connaitre tout début janvier, un troisième acteur entre dans la bataille, a appris L’Agefi. Il s’agit du cabinet Lecoq-Vallon & Feron-Poloni, spécialisé dans la défense des épargnants. Le cabinet compte assigner au civil H2O AM et son ex-actionnaire majoritaire Natixis Investment Managers d’ici fin janvier-début février. Les griefs de la partie civile seront principalement basés sur ceux retenus par la Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers dans sa décision du 3 janvier dernier, nous précise Hélène Feron-Poloni, associée du cabinet. «C’est une ancienne affaire pour moi car je travaille dessus depuis septembre 2020, dès la suspension de la cotation des fonds », assure Hélène Feron-Poloni. L’avocate a déjà tenté un recours à l’amiable avec Natixis et H2O AM pour le compte de plusieurs investisseurs, sans succès. Contrairement à d’autres actions collectives, le cabinet n’assignera ni le groupe BPCE ni le commissaire au compte KPMG, notamment pour des questions d’efficacité. Cette action en justice se distingue de celle du collectif sur deux principaux points: d’une part, le cabinet Lecoq-Vallon & Feron-Poloni va se limiter à des investisseurs particuliers, et d’autre part, elle ne se limite pas aux fonds cantonnés. Sur le premier point, le cabinet s’est fait la spécialité de défendre les petits porteurs. «Les intérêts des professionnels et des particuliers ne sont pas d’office compatibles. Le niveau d’information et de compréhension de la gestion n’est pas le même. Il peut être hasardeux de défendre ces deux catégories d’investisseurs ensemble », explique Hélène Feron-Poloni. Sur le second, les avocats vont également défendre des épargnants qui ont vendu des parts entre juin 2019 et août 2020, soit de la date de publication de l’article du Financial Times qui révélait l’existence des positions en portefeuille sur des obligations non cotées liées au groupe Tennor, jusqu’au cantonnement des fonds l’année suivante. Le cabinet estime que ces épargnants ont aussi subi des moins-values et va formuler des demandes à ce titre. Le cabinet se prépare à un contentieux âpre. « Il faut s’attendre à ce que la défense de H2O AM raisonne de la même manière que celle de Natixis dans d’autres dossiers. Ils ne paieront rien à personne spontanément. Ils diront que le préjudice n’est pas certain, pas indemnisable, pas déterminable», estime l’avocate. Celle-ci mène déjà un contentieux contre les mêmes avocats de Natixis IM, puisqu’elle défend l’UFC-Que-Choisir contre Natixis Investment Managers International dans un dossier de potentiels manquements dans la gestion de 133 fonds à formule. Dans ce dossier H2O AM, le cabinet représente plusieurs dizaines de clients, et compte accepter de nouveaux dossiers au fil de l’eau, sans date butoir, contrairement au Collectif qui arrêtera d’accepter des dossiers fin février. Maître Feron-Poloni visera notamment à obtenir des indemnisations pour perte en capital, manque à gagner, et préjudice moral. L’honoraire de base se situe entre 650 euros et 1 000 euros hors taxes, en fonction du dossier, avec un honoraire de résultat porté à 20% des sommes gagnées hors taxe. MyLeo dévoile un peu sa stratégie La plateforme d’actions collectives MyLeo a présenté par ailleurs ce 16 janvier au cours d’une visio conférence sa stratégie pour un éventuel contentieux dans le dossier H2O AM. La structure se donne jusque fin avril pour agréger au moins 500 plaignants avec un honoraire de base de 549euros TTCafin de démarrer la procédure (tout en se donnant la possibilité de démarrer avec moins de clients). Dans le cas d’une levée suffisante, elle mandatera l’avocat Christophe Leguevaques (par ailleurs fondateur de la plateforme) pour assigner H2O AM, ainsi que l’actionnaire de référence de la société de gestion et le commissaire au compte KPMG. L’avocat va alors chercher la responsabilité contractuelle pour H2O AM, et délictuelle pour les deux autres, avec une demande d’indemnisation solidaire. Pour le cas de l’actionnaire de référence, qui pourra être après réflexion le groupe BPCE ou une de ses filiales comme Natixis IM, l’avocat considère que cet actionnaire a failli dans son rôle de contrôle de sa filiale, alors que des signaux auraient existé depuis 2016. Pour KPMG, il estime que le commissaire au compte n’a pas joué son rôle en ne donnant l’alerte qu’après l’explosion du scandale. Le parcours juridique pourra varier en fonction du profil du panel défendu. Si MyLeo n’agrège que des personnes physiques, l’avocat assignera ces trois sociétés au Tribunal judiciaire de Paris. S’il défend également des personnes morales, il se tournera vers le Tribunal de commerce. L’avocat demandera le remboursement du montant nominal de la side pocket, ainsi qu’un manque à gagner. L’honoraire de résultat s’élève à 12 % TTC.
Allianz Global Investors vient de recruter Guillaume Baret au poste de responsable animation réseaux. Au sein de la direction commerciale, l’intéressé aura pour mission d’accompagner la région Paris Nord-Est des réseaux propriétaires, sous la responsabilité de Christophe Auget, directeur animation réseaux. Guillaume Baret vient de Candriam où il travaille depuis 2009 et il était dernièrement responsable de la coordination commerciale en charge des institutions financières globales. Avant cela, il était analyste et sélectionneur d’OPCVM au sein de Natixis à Londres.
Comment caractériser l’éco-blanchiment (greenwashing) dans les produits financiers? C’est en substance la question que pose depuis novembre le régulateur européen des marchés financiers dans un appel à témoignages des parties prenantes de l’industrie. L’association européenne des gestionnaires d’actifs, Efama, a donné sa définition du terme, qu’elle ne veut pas voir être dégainé à tout va tant il peut la desservir auprès de sa clientèle. Il faut dire que de nombreux gérants sont sur la défensive après les affaires DWS,Goldman Sachset une filiale de BNY Mellon mais aussi après les précisions des instances européennes sur le règlement SFDR qui les ont poussés à rétrograder à l’échelon inférieur (Article 8) un grand nombre de fonds qu’ils considéraient comme les plus verts (Article 9). Pour l’Efama, l’éco-blanchiment chez les gérants se pare donc de deux attributs. A savoir présenter consciemment de manière trompeuse les pratiques ou caractéristiques durables d’un produit financier et avoir l’objectif/l’intention de tromper le destinataire de la communication sur le produit durable. Le lobby des sociétés de gestion voit en outre une différence fondamentale entre le fait de tromper intentionnellement des investisseurs et celui de faire des erreurs ou des changements non intentionnels dans les données utilisées pour le reporting d’un produit. Un trio d’éléments doit être pris en compte dans l’approche de l’Esma sur l’éco-blanchiment, soutient l’association. Cela inclut les cadres réglementaires existants, la dépendance aux fournisseurs tiers de données et de notation ESG et la communication aux clients. L’Efama estime que toute nouvelle ligne directrice sur l’éco-blanchiment devrait être incluse dans les cadres réglementaires existants et qu’une approche harmonisée doit émerger tant sur le plan européen qu’international sur le sujet. Elle insiste sur la notion d’intentionnalité d’éco-blanchiment. Aussi l’Efama souhaite-t-elle qu’il soit clairement établi qu’un gérant indirectement impliqué dans une affaire d’éco-blanchiment ne soit pas tenu responsable pour les déclarations trompeuses émises par les sociétés investies dans leurs rapports financiers ou pour de mauvaises données ESG fournies par les agences de notations extra-financières. Comprenez, ce n’est pas la faute du gérant, qui doit quand même s’assurer de la véracité des données reçues. L’Efama argue cependant que si les acteurs des marchés financiers ne peuvent pas se fier aux données de leurs contreparties, chaque société finira par analyser indépendamment ces données, ce qui s’avérera coûteux. Pas de déclaration durable dans le temps Au sujet de la communication clients, l’Efama tacle la confusion réglementaire et ses concepts de taxonomie, principales incidences négatives ou encore le principe de ne pas causer de préjudice important (do not significant harm) difficiles à comprendre pour le particulier.Elle affirme que, du fait de cette confusion, un peu de jugement s’impose sur le fait qu’une communication clients ait voulu se montrer le plus clair possible pour le client ou s’il agit d’une intention caractérisée de tromper le client. L’association soutient également que les diverses interprétations par les gérants de la régulation durable européenne telle qu’elle existe actuellement ne doivent pas être considérées comme des pratiques intentionnelles d’éco-blanchiment. L’Efama dégaine néanmoins un argument surprenant sur le concept d’éco-blanchiment. Pour l’association, l’éco-blanchiment «doit prendre en compte les informations disponibles au moment où une déclaration de durabilité a été faite». «Il est raisonnable de croire qu’une déclaration de durabilité était correcte au moment où elle a été formulée mais qu’elle soit devenue incorrecte avec le recul en raison de la découverte de nouvelles informations, par exemple de nouvelles évidences scientifiques», poursuit l’association. Autrement dit, pour le lobby, les déclarations de durabilité des gestionnaires d’actifs ne sauraient être durables dans le temps, sauf à les actualiser dès la découverte de nouveaux faits scientifiques. L’un des problèmes de fond sur le sujet de l'éco-blanchiment reste la subjectivité des parties selon l’Efama, c’est-à-dire le fait qu’une personne pourrait voir un acte d’éco-blanchiment là où une autre n’en verrait pas. Il suffit de lire les débats enflammés sur le réseau social LinkedIn à propos de méthodologies et de portefeuilles ESG ou les études de diverses organisations sur la «vertitude» des gérants pour s’en convaincre. L’Efama fait ici référence au cas de fonds Article 9 exposés aux énergies fossiles, qui ont pu être considérés par diverses parties comme n’étant pas compatibles avec l’Article 9. L’association rappelle qu’il n’existe aucune demande explicite à ce que les fonds Article 9 bannissent totalement les énergies fossiles. Selon l’Efama, toute régulation sur l’éco-blanchiment doit s’abstenir de définitions absolues telles que «les fonds détenant des titres de sociétés impliquées dans le secteur minier ou énergétique font preuve d’éco-blanchiment». En revanche, l’Efama souhaiterait bien une autre définition sur l’investissement durable, qui prendrait en compte la notion de transition et reconnaîtrait les stratégies d’investissement positionnés sur la transition comme des stratégies durables. Le sous-entendu est clair, l’Efama évoque ici les stratégies qui investissent dans des secteurs considérés comme très polluants mais dont les entreprises sous-jacentes font des efforts et se transforment dans le cadre de la transition vers un monde bas voire zéro carbone.
Le conseiller en investissement et gestionnaire d’actifs Eurocorporate Asset Management a récemment été racheté par Nader Haddad, devenu à l’occasion nouveau directeur général de la société de gestion. Le capital de cette dernière était précédemment détenu en grande majorité par son président Gérard Saintenoy depuis sa fondation en 2002. Nader Haddad, docteur en économie et auteur d’une thèse dont le sujet porte sur la théorie des jeux (équilibre de Nash), a occupé plusieurs postes d’analyste d’affaires et de trader obligataire. Le repreneur d’Eurocorporate est passé entre autres par JPMorgan, BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole. «J’étais à Dubaï en mission pour une banque américaine. Au cours de cette mission, j’ai croisé quelques clients actuels d’Eurocorporate. J’ai appris que la société était à vendre et j’ai racheté Eurocorporate à 100% sur mes propres fonds», explique-t-il à NewsManagers. Nader Haddad ajoute que l’ancienne équipe d’Eurocorporate a été conservée. La firme a cependant enregistré le départ en novembre de son directeur de la gestion de taux et actions Pierre Allemane parti chez Philippe Hottinguer Gestion. Elle s’est renforcée sur la partie conseil en investissement et recherche actuellement un gérant obligataire. «Nous sommes une vingtaine de personnes et nous allons nous installer du côté de Montparnasse », précise Nader Haddad. L’objectif est de stabiliser l’entreprise d’ici fin 2023, indique-t-il. «A moyen terme, nous allons développer tant le conseil en investissement que la gestion de fonds. Nous sommes en discussions avec des investisseurs institutionnels saoudiens, émiratis et français qui vont soutenir le développement d’Eurocorporate en souscrivant notamment à ses fonds obligataires. Sur le long-terme, nous pourrions éventuellement imaginer un développement à l’étranger avec l’ouverture d’un bureau à Londres. Cela étant, Eurocorporate reste une marque française et c’est d’abord en tant que gérant d’actifs français que nous comptons le développer», poursuit le nouveau directeur général d’Eurocorporate AM. Celui-ci souligne que le marché obligataire est très concurrentiel et que la courbe des taux redevient très attractive. «Le timing est donc idéal pour une société comme Eurocorporate. L’idée est de se spécialiser sur une niche, sur des obligations qui restent hors des radars. L’ESG (les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance) jouera un rôle très important dans notre gestion. Nous développerons une notation interne», dit-il.
UBS Asset Management a recruté Narina Mnatsakanian en tant que responsable de l’investissement à impact, un poste nouvellement créé, a appris Citywire Selector. L’intéressée vient de Van Lanschot Kempen, où elle était directrice exécutive de l’investissement durable et à impact, tout en gérant le fonds Global Impact Pool. Elle est basée à Amsterdam.
Cardano Actiam a renforcé son équipe commerciale pour l’Europe du Nord, rapporte AMWatch. La société a recruté Barbara Kos et Bas Eestermans. L’équipe Europe du Nord a été créée en octobre de l’an dernier, suite à l’acquisition d’Actiam par Cardano.
Pelargos Capital, hedge fund japonais détenu majoritairement par l’assureur néerlandais Aegon, vient de se mettre fin en liquidation il y a une semaine, selon un billet LinkedIn de Richard Dingemans, founding partner et directeur général de l’entité. «Malheureusement, la stratégie d’investissement Japan Long/Short est devenue trop spécialisée pour que nous puissions poursuivre nos activités», a-t-il expliqué. La boutique d’investissement spécialisée dans le rendement absolu sur actions japonaise avait annoncé laliquidation de son fonds dénommé Pelargos Japan Alpha Fund le 30 novembre 2021. Le processus de liquidation avait démarré le 20 juillet 2022. La boutique a été créée en 2008.
Odey Asset Management a vu son bénéfice chuter à 18,8 millions de livres sur l’année au 5 avril 2022, par rapport aux 39,7 millions de livres enregistrés un an plus tôt, rapporte Investment Week. Les commissions de performance ont reculé de 39,8 millions de livres à 15,7 millions de livres. Les frais de gestion ont augmenté, de 16,9 millions de livres à 20,3 millions. Les encours sous gestion ont continué à croître, à 3,8 milliards de dollars.
Allspring Global Investments (Allspring) vient d’annoncer l’ouverture d’un bureau à Hong Kong. Sa direction a été confiée à Linda Luk, qui prend la tête du développement commercial pour l’Asie du Nord. Elle arrive d’Income Partners AM, où elle était directrice de la distribution. Par le passé, elle a notamment travaillé chez Vanguard, où elle était directrice de la distribution pour Hong Kong.
Loïc Féry, président-fondateur et co-directeur des investissements du fonds Chenavari détaille les ambitions de sa nouvelle antenne de gestion à Paris.